Jamais de la vie
Note moyenne
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143 critiques spectateurs

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ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 avril 2015
Nouveau film de Pierre Jolivet, qui depuis bientôt trente ans nous offre une filmographie éclectique, alternant le bon (Force majeure...) et le moins bon (Je crois que je l'aime). Jamais de la vie nous paraît d'abord un peu entre les deux, un peu en demi-teinte. La mise en scène est plutôt élégante. Le personnage principal est bien écrit, les seconds rôles aussi. On s'attache d'emblée à eux. Les acteurs sont tous impeccables. De Olivier Gourmet, toujours parfait, à Marc Zinga ou Julie Ferrier, en passant par Valérie Bonneton, toujours excellente dans les drames (Propriété interdite). A côté de cela, on a souvent l'impression d'être à la limite de l'ennui. Tels les protagonistes, on regarde un peu le temps passer. Certes, on a là un constat social assez désespéré, l'ambiance est bien sombre, bien lourde. Mais l'action est lente (ce qui n'est pas rédhibitoire en soi) et il ne se passe pas grand chose. Par contre, la « happy end » que l'on pressent (que l'on espère) n'est pas vraiment là, et c'est tout aussi bien. Cela rattraperait presque le coup et l'on sort de la salle avec une boule au ventre. Avec le recul, on en apprécierait presque le film différemment...
Guiciné
Guiciné

206 abonnés 1 340 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2015
Un film brillant par son interprétation, mais franchement décérébré par son scénario vide et sans intérêt, qui ne fait que rappeler ce qu'on peut voir ou entendre au quotidien aux informations. Plombant, mais du travail de pros!
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 avril 2015
Après visionnage de la bande annonce de "Jamais de la vie", je m'attendais à un thriller psychologique. Dès les premières minutes du film, j'ai compris que l'intrigue policière n'était que secondaire et qu'en réalité ce film était un drame social. Je dois dire que cela m'a un peu déconcerté
Le film débute très lentement, l'atmosphère que véhicule le film est pesante, et nous fait bien ressentir la misère de son personnage principal.
Mais à part les personnages de Valérie Bonneton et d'Olivier Gourmet, dont la prestation est absolument impeccable dans la peau de cet ex-syndicaliste à la dérive, les seconds rôles manquent d'épaisseur et d'intérêt (je pense surtout à la soeur et son compagnon).
La vraie surprise de ce film pour moi c'est Valérie Bonneton qui est d'une simplicité étonnante dans son jeu en incarnant une agente administrative dans la galère. Ce portrait de femme est réaliste car bon nombre de ces gens qui sont au service de personnes en situation difficile sont eux mêmes confrontés à la précarité, et tout ce qui va avec.
En cela, le film atteint son but : nous montrer la misère de ces gens ordinaires qui tentent de garder la tête haute jusqu'au jour où ils décident de déposer les armes comme Franck. Mais cette intrigue pseudo -policière et spoiler: cette lutte désespérée et quasiment suicidaire contre le 'Mal" incarné par ces pitoyables voyous
n'est pas très bien fagotée et la fin est décevante. .
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2015
Pierre Jolivet a sans doute réussi ici, son meilleur film, mais il ressemble un peu trop à un documentaire façon Arte pour nous faire rejoindre l'enthousiasme béat de la "critique unanime ". Certes, Olivier Gourmet porte bien le costume de loser, certes les personnages secondaires sont plutôt bien campés - mis à part un Bénabar un peu perdu -, mais il manque un vrai scénario. On navigue sans cesse entre le réalisme social et tire-larmes d'un côté et le simili-polar de banlieue, affligeant dans ses enjeux, et filmé comme une série télé germanique. Les Dardenne et autres Loach peuvent dormir tranquilles.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2015
Je qualifie ce film d'excellent parce qu'il constitue quasiment un film militant à une époque comme celle que nous traversons. Olivier Gourmet y est excellent. Ce film me rappelle le film "La braconne" disparu, hélas, trop vite des écrans. Le syndicalisme est fortement décrédibilisé, les politiques également. La fragilisation des populations s'accentue, les retraités se retrouvent souvent précarisés. C'est comme si la réplique "Salauds de pauvres!" était quasiment disciple sans plus aucune distanciation. "Jamais de la vie" proclame qu'il faut qu'il se passe quelque chose. Le recours à la violence semble la seule issue possible et c'est terrifiant que les voies et les voix de la contestation soient aujourd'hui si invalidées. "Jamais de la vie" est un film sombre, mais lucide. L'argent du capital semble placé en bourse, ne reste plus que de dérober l'argent aux malfrats, aux criminels, aux délinquants... Voilà l'une des lectures possibles de ce film, qui se déroule soit dans les cités, soit au temple de la consommation, que constituent les centres commerciaux.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 avril 2015
Rédemption humaine, le genre de film qui va être prolifique dans les années à venir. Une condition sociale dès plus lamentable, le sujet principal veut envoyer tout valdinguer. En vain. Gourmet est à son meilleur. Jolivet l'est quand il se concentre sur le parking. Une fin bâclée, mais un contenu digne de louanges.
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2015
Beau film sur la désespérance et l'abnégation, sur des vies embourbées, des horizons bouchés et sur un coup de folie.
ogerardin
ogerardin

17 abonnés 176 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2015
Olivier GOURMET est parfait comme à son habitude. Le film a du mal à se lancer mais cette ambiance banlieue est parfaitement dépeinte.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 avril 2015
Il y a vingt ans déjà qu'Olivier Gourmet est apparu sur nos écrans. C'était dans "La Promesse", le tout premier film des Frères Dardenne et, déjà, on pouvait parier qu'on avait affaire à un grand acteur. De film en film, cela s'est confirmé et ce film de Pierre Jolivet en est une éclatante démonstration.
Olivier Gourmet y tient le rôle principal, il apparaît quasiment dans toutes les scènes et il porte ce film vers l'excellence. Il est vrai que le personnage qu'il interprète lui va comme un gant, celui d'un vigile de grande surface à la mine désabusée, ancien syndicaliste qui s'est fait virer de son premier travail parce qu'il était un "fouteur de merde"!!
Le voilà donc vigile et témoin d'allers et venues d'hommes louches auxquels il va devoir se confronter. Un beau rôle, bien écrit, qui révèle plusieurs facettes du personnage, depuis l'homme revenu de tout jusqu'au bon samaritain en passant par le justicier...
Un film captivant, plein de péripéties! 7,5/10
islander29

1 028 abonnés 2 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2015
à l'inverse de certains internautes, ce que j'ai aimé dans le film c'est la mise en place du personnage d'Oliver Gourmet, plus tourmenté que déchiré, naviguant dans une zone de non lieu, autant socialement qu'émotionnellement.....La description des turpitudes sociales, comme l'a souligné justement un internaute lorgne du coté de Ken Loach, du cinéma anglais ......A tout prendre je préférais le Jolivet de Fred avec Lindon, moins sombre mais tout aussi paumé, c'est vrai qu'on n'était pas vraiment à l'époque dans la crise sociale ce qui peut justifier ceci et cela......C'est vrai aussi que Gourmet impressionne, mais je ne dirais pas comme certains que c'est son meilleur rôle....Après la partie règlement de compte est beaucoup moins claire et assez mal scénarisée......Le film a aussi des longueurs, il fallait pour une question de lisibilité en faire un film de 80 minutes pas de 95......La tension du film est elle aussi sur courant alternatif et le spectateur pas toujours interpellé......Je reprocherais aussi la légèreté du rôle accordé à Julie Perrier, beaucoup trop court à mon avis, car elle avait des choses à dire la "frangine" de Gourmet, et sa dispute avec Olivier Gourmet est sans foute le meilleur moment du film......Valérie Bonneton elle aussi est irréprochable et pose un excellent second rôle dans un jeu qu'on le nui attribue pas assez souvent je pense......Au total le film a des hauts et des bas dans l'attention qu'il provoque mais c'est aussi dans la nature humaine ....Le résultat est très "honnête" et intéressant......
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 13 avril 2015
Film lent sans histoire, glauque à vouloir décrire le glauque. Trop de gros plan de cigarettes fumées.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2015
En dehors de l'intrigue "policière" qui présente au final bien peu d'intérêt, ce polar social propose une immersion dans des vies de gens de peu touchants et attachants.

Un grand Olivier Gourmet.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 avril 2015
Spécialiste du policier sur fond de drame social, Jolivet reprend son éternel personnage de Robin des Bois et construit son histoire autour d'un personnage d'ancien syndicaliste qui n'a jamais retrouvé de travail après la disparition de son usine à cause de son rôle de leader de troupes... on appréciera la crédibilité de l'argumentation ! Du coup tout le scénario semble tiré par les cheveux et poussif, avançant avec une mollesse un peu rebutante malgré des personnages attachants mais forcément tous paumés. Bref, le film avance à l’économie et on s'endort un peu, comme le personnage principal (Gourmet, toujours impeccable), d'autant que tout est téléphoné et vraiment prévisible.
benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2015
"Jamais de la vie" fait part d'une vision très juste et sans concession de la misère sociale d'une banlieue sans avenir, d'un monde désespéré et désespérant...
C'est en effet, à travers le regard de Franck, ancien ouvrier agitateur et véritable syndicaliste engagé, devenu ainsi et malgré lui veilleur de nuit dans un centre commercial, que l'on observe de façon dure et à la fois humaine, les conditions de vie de ces hommes et de ces femmes qui luttent sans cesse pour joindre les deux bouts !
Un nombre infini de petites choses nous est détaillé dans ces vie de misère par des petits détails, quelques mots ou expressions qui émanent de ces visages aux regards fatigués qui en disent long !
Olivier Gourmet, tout en finesse, excelle véritablement à ce niveau en homme désabusé, résigné et à la fois révolté, du sort qui lui est et sera réservé ! Il est le reflet d'un mal être qui se généralise chez les uns et les autres, de manière exponentielle...
Car en effet, sa future (?) retraite semble bien mal se présenter même si un prochain CDI se profile apparemment !
Ce qui est très beau, très juste et émouvant tient aux liens tissés avec quelques personnages comme le jeune Chad ou Ketu ce collègue inquiet pour sa famille restée en Afrique, puis cette conseillère sociale presque complice,...
De très bons moments en découlent et on se dit alors que ce cinéma réaliste est de plein fouet avec la vraie vie des vrais gens qui en bavent sans pouvoir croire à un horizon meilleur, comme cet ancien collègue retrouvé qui explique qu'on n'est pas au cinéma et qu'après une mauvaise chute, on ne se relève pas en forme avec juste un peu de sang, mais au contraire avec la hanche abîmée et une claudication bien réelle !
Cette peinture très noire est réalisée avec une extrême sensibilité et la souffrance comme la colère se font écho, tel un hurlement sans fin ou un geste violent et destructeur !
Les acteurs sont plus d'une fois surprenants, sincères comme Valérie Bonneton que je découvre enfin dans le bon sens, Marc Zinga ou même Bénabar...
Au milieu de ce désespoir, comme une histoire dans l'histoire, Franck depuis son parking, se met à observer un drôle de manège de ses jumelles, ce qui va le pousser à sa petite enquête qui va l'amener à découvrir ce qu'il attendait ou pensait fatalement dans un tel milieu...
Et le gros bémol concerne à mon avis, ce dénouement dont on ne dira absolument rien mais qui n'est pas cohérent par ce coup d'éclat qui ne semble pas du tout dans l'esprit du film, qui apparaît saugrenu, invraisemblable et dont les suites supposées sont peut-être bien loin de ce que le réalisateur veut laisser croire ou imaginer...
Dès lors, ce film très beau et délicat de Pierre Jolivet perd beaucoup d'intérêt, et c'est un peu dommage finalement alors qu'une toute petite lueur d'espoir et d'amour aurait donné un minimum de légèreté à ce tableau social très sombre, mais cruel et évident !
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2015
Pierre Jolivet est un Ken Loach à la française. Son dernier film est une tranche de vie très sombre et actuelle, dont les décors sont un parking de supermarché sous les avions, une antenne de pôle emploi et une barre d'immeubles recouverte de graffitis. Le personnage principal est un ancien ouvrier syndicaliste de 52 ans vivant de petits boulots et bricoleur de génie.
On se demande tout au long du film vers quoi il nous emmène. Cela pourrait déboucher sur une romance sur fond social à la "my name is Joe" entre Olivier Gourmet et Valérie Bonneton, tous les 2 excellents dans leur rôle. Tout suinte le renoncement et la déréliction avec des éclairs d'humanité. Les dialogues sont d'une grande qualité et tout sonne désespérément vrai.
A éviter les soirs de blues.
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