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Vixare
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4,0
Publiée le 3 avril 2016
Un très bon thriller psychologique dont l'efficacité tient surtout à l'ambiance pesante et troublante créée par le réalisateur et la prestation ultra-convaincante de Pierre Niney, qui parvient à humaniser un personnage qui se révèle être un tragique grand salaud. Dés les premières minutes on ne peut s'empêcher d'avoir une pensée pour le roman de Joël Dicker "La vérité sur l'affaire Harry Quebert", revisité à la française. Un thriller très plaisant et efficace.
À sa sortie le film n’avait pas eu une critique flamboyante et pour être honnête, après visionnage, je comprends un peu. En effet le film base son intrigue sur un thème déjà bien traité au cinéma et dans la littérature : l’usurpation d’identité, avec ici la variante de l’écrivain sans talent (ou sans inspiration) qui s’approprie l’histoire d’un autre et qui obtient ainsi le succès, mais est aussi piégé par le mensonge. Ce thème de thriller et la mise en scène classique, en font un film de bonne facture, mais peu original pour ne pas dire un peu insignifiant. Mais, contre toute attente, je dois avouer en toute honnêteté que j’ai passé un moment agréable. En fait, cette thématique rebattue et ce classicisme de la réalisation finissent par être plus des avantages que des inconvénients, si l’on n’est pas un cinéphile pointu, car on se retrouve devant un film finalement prenant. On est tout de suite dans le vif de l’action et le quasi huis-clos de cette villa dans le Midi de la France où l’existence de ce garçon rongé par l’ambition de devenir écrivain bascule dans le tragique et incroyablement addictif tant chaque solution à ses problèmes semblent en générer d’autres et l'entraîner de plus plus loin dans le crime. La partition de Pierre Niney sans être époustouflante et à l’image du film très professionnelle et permet une empathie immédiate avec ce personnage parti de rien qui par un coup du sort se retrouve bombardé nouvel star de la littérature française. Un film qui ne brille donc pas par son originalité certes, mais qui offre une histoire solide qui tient en haleine jusqu’au bout. À vous de juger.
Très intéressant cas d'école : un film qui traite du mensonge et vol d'œuvre qui lui même usurpé sens le nommer un film assez bon mais inédit en France : The Words (avec Bradley Cooper) Après il faut reconnaître que même s'il louche fortement sur Plein Soleil et cite Romain Gary à tout bout de champs, le film est efficace. Tous les comédiens excellents. Mais franchement, Pierre Niney en déménageur, quelle drôle d'idée...
Scénario assez classique d'un mensonge qui mène à une lente "descente aux enfers" où le scénariste semble s'être fait un plaisir d'accabler le personnage, d'ennuis tous plus graves les uns que les autres. Pierre Niney est, comme souvent, captivant. Il parvient à donner vie à ce jeune écrivain, qui bâtit sa carrière et sa renommée sur une imposture et est ensuite prêt à tout spoiler: (même à tuer ) pour la conserver. Son personnage inspire à la fois une certaine sympathie pour son coté affable et son ingéniosité, et de la répulsion devant son machiavélisme et son penchant pour la dissimulation. La finspoiler: , en forme de morale (officiellement mort, il contemple son succès "posthume", pour un livre qu'il a cette fois-ci réellement écrit, et dont il ne peut profiter) est une bonne surprise du scénario.
Pour son deuxième long-métrage Yann Gozlan signe un remake inavoué de "The Words" (2012), lui-même un remake de "Lila Lila" (2009), qui reprenait déjà l’intrigue de "Impostures" (2005). Quand on dit que toutes les histoires ont déjà été racontées…Heureusement pour le film je n'ai vu aucun de ces trois. N’empêche que pour un film dont le plagiat est au centre du synopsis, c’est assez ironique. La force du film c’est qu’on s’identifie tout de suite au personnage de Mathieu, salaud sans en être un, écrivain médiocre malgré ses efforts embarqué dans une spirale de mensonge et de violence tout ça pour conserver un confort de vie auquel il s’est habitué. Mathieu n’est clairement pas sans rappeler Tom Ripley, mais plus faillible, plus vulnérable, ou peut-être juste que le film le place davantage comme victime (spoiler: son premier meurtre est involontaire et sa deuxième victime est au fond un salopard qui ne vaut guère mieux que lui ). N’empêche que si vous avez vu "Plein Soleil" ou "Le Talentueux Mr Ripley" vous serez en terrain connu pour ce qui est du déroulement de l’intrigue qu'il s'agisse de la fille que le héros désire pour lui ou du fouineur encombrant (spoiler: qui finira d'ailleurs le crâne défoncé sur le tapis ), sans compter tout ce qui entoure la préparation méthodique de l'usurpation..."Un homme idéal" apparaît même comme un mix des deux sur certains points. L'effort d'humanisation du personnage couplé au jeu tout en subtil de Pierre Niney rendent tout de même l'histoire assez forte et prenante, et fait plus ou moins passer la pilule des ressorts scénaristiques faciles et nombreuses coïncidences qui font avancer l'intrigue du film. Avec un thème pareil, il est un peu dommage que ce film manque finalement d'imagination.
En 4 mots : j'ai beaucoup aimé. Je suis tombé dessus un soir un plein milieu, j'ai regardé 5 mns, et j'ai préféré attendre la redif du lendemain pour le prendre au début plutôt que de gâcher mon plaisir. Je vois que le film a eu pas mal de critiques sur l'invraisemblance du scénario, l'enchaînement "trop facile pour lui" des évènements qui frappent le héros du film. C'est certain qu'il joue son va-tout toutes les 5 minutes dans la 2e moitié du film, et qu'il a soit beaucoup de chance que ça passe (si l'on peut dire...), soit affaire à des flics pas toujours très doués ni très soupçonneux, ou dont les équipes scientifiques ne sont pas super au point. Mais la force du film, c'est qu'on l'oublie. On est pris dans l'engrenage. Pour 2 raisons à mon avis : sur le plan technique, excellente musique et excellente lumière: sur le plan scénaristique, la descente aux enfers du personnage est tellement crédible qu'on s'y attache immédiatement. On veut voir jusqu'où il va aller dans sa folie de maintenir son mensonge et comment il va y parvenir, car à chaque fois qu'il paraît avoir pris le dessus, une nouvelle catastrophe le guette, et on monte en puissance dans l'implacable, jusqu'à lui faire perdre totalement son humanité. La spirale dans laquelle Mathieu est enfermée est transposable à de multiples degrés, et c'est ce qui rend cette "banale" histoire de mensonge réaliste. Le changement de décor accompagne également très bien le déroulé du scénario : d'abord l'ascension, Paris, quand tout va bien; et puis la chute dans le huis-clos de cette propriété superbe qui s'avère pour lui le lieu de son cauchemar. La nage nocturne en pleine mer pour échapper aux garde-côtes est un temps extrêmement fort, à mon avis : on prend conscience de l'espèce de panique totale, de la tension extrême dans laquelle se trouve Mathieu, qui vient de commettre un acte horrible et irréversible, et met sa propre vie en danger parce qu'il n'a pas d'autre choix. Ce qui est très fort, c'est que l'on ressent la tension nerveuse insoutenable qui le ronge, et là, il faut dire un immense bravo à l'acteur. Il y a dans ces images, à des titres divers et par flash, des parentés aussi bien avec "Plein soleil" qu'avec "Harry..." par exemple. On reproche aussi la faiblesse des seconds rôles : mais je pense que c'est voulu et acceptable. Il s'agit de centrer tous les ressentis sur le personnage de Mathieu, pour mieux faire vivre au spectateur le calvaire qui s'est abattu sur lui, auquel les autres sont totalement étrangers. Car personne ne voit rien, en grande partie parce que la famille est enfermée dans sa vie de grands bourgeois qui se désintéressent en fait profondément des autres (Valeria Cavalli l'incarne remarquablement si l'on y regarde de près). Mathieu traverse leur vie comme une comète : il vient d'ailleurs et repartira ailleurs à la fin du film, sans qu'aucun n'ait rien su de son terrible secret. Le personnage de Stanislas, lui, est essentiel puisqu'il est l'un des déclencheurs qui fait franchir le point de non-retour : très bien incarné d'ailleurs, on a le sentiment qu'il perçoit une onde négative face à Mathieu dès le premier instant et le guette. Non vraiment j'ai accroché à 110 % et je ne pense pas que le film soit moraliste : le postulat de départ est tristement concevable, comment un acte simple, qui n'est pas correct même s'il ne lèse plus personne et établit un mensonge, détruit celui qui l'a commis parce qu'il ne peut pas revenir en arrière. Quant à la scène de fin, je la trouve plutôt d'une grande délicatesse : elle fait réfléchir sur tout le malheur que Mathieu va porter jusqu'à la fin de ses jours, en ayant tout mis en scène pour préserver celle qu'il aime, sa seule action vraiment dictée par un sentiment positif. Alors certes un mystificateur, un manipulateur, mais que l'on sent victime de sa propre faiblesse, totalement acculé, on aimerait l'aider à tout effacer parce qu'il n'a pas voulu mal faire, seulement atteindre un but qu'on lui refusait (à tort ? à raison ? qui peut le dire ?). C'est quand même un super boulot de faire toucher tout ça du doigt en 90 mns... Surtout quand il n'y a pas un seul temps mort, quand on attend la suite à chaque scène. Tous les goûts sont dans la nature, mais c'est pour moi un très bon film, un excellent moment. Regardez-le.
Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, "Un homme idéal" ne parle pas de moi. Non, il s'agit d'un thriller français ma foi plutôt bien fait même s'il utilise les ficelles habituelles et n'a rien de révolutionnaire. Et dont le côté "Barton Fink" me rappelle de très bons souvenirs, nous montrant que l'écrivain a souvent besoin d'être dans un état second pour vaincre le syndrome de la page blanche. Mais là, pas de soucis, les auteurs de ce film ont été bien inspirés.
J'ai été surpris par ce film. Je trouvais l'idée originale certes, mais je l'ai vu avec un certain à priori. Quelle surprise. Très bon film, avec un suspense haletant. On est partagé entre soutenir ce pauvre homme qui s'enfonce dans son mensonge et le bannir pour tout ce qu'il fait. Les acteurs sont excellents (en particulier Niney et Girardot). Bref, un très très bon film que je recommande vivement !
Pierre Niney, une fois encore magistral, s'enfonce dans une spirale de violence pour protéger un secret. Un polar froid sous le soleil de la côte d'azur.
Pierre Niney représente le cinéma français d’aujourd’hui. Malgré ses couacs, son talent est estimé et récompensé. Un Homme idéal est un peu à son image. Petit homme capricieux qui souhaite être entouré, il est certain que ce rôle lui collait à la peau. Cet homme idéal cache cependant de nombreux secrets, nous parlons-ici de son personnage. Voici ici un thriller assez séduisant dans la façon dont la mise en scène est menée. Certes, l’ensemble sent la saga télévisuelle à plein nez, mais le spectateur ne pourra pas dire qu’il a passé un mauvais moment. Le suspense est tenu tout le long du film et malgré quelques incohérences, le sujet tient la route. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Si il y'a bien un homme idéal c'est pierre niney, le futur de la comédie française! Très bien pensé,très bien ecrit ce film nous prouve que le cinéma français est capable de très bonnes choses! Bravo a Yann Gozian qui fait pour ma part un sans faute depuis ses débuts^^
Tout est téléphoné dans ce film. La réalisation n'est pas à la hauteur. Certes, Pierre Niney est très bon, mais il se fourvoie et sort débiteur de cette production hasardeuse Quelle déception. PEQ
S'inspirant de classiques hitchcockiens ou mêmes français comme "La Piscine", ce thriller au scenario incroyablement maitrisé, disposant d'une mécanique parfaite nous tient en haleine dés les premières minutes, et ce jusqu'au générique de fin. Respectant scrupuleusement les codes du genre, que ce soit dans la mise en scène ou dans l’écriture, le cinéaste installe une tension et un suspense quasi permanent, nourris par des rebondissements amenés avec beaucoup de talent. Pierre Niney est impeccable en imposteur pris dans un engrenage infernal dont l'issue sera elle aussi imprévisible et réussie, à l'image du film qui rend un bel hommage aux classiques du genre.
Admirablement inhibé derrière la personnalité et l’ingéniosité d’Yves Saint-Laurent, Pierre Niney l’est à nouveau dans UN HOMME IDÉAL, mais cette fois pour mieux dissimuler l’ingérable imposture d’un auteur dépourvu de talent. Yann Gozlan construit son film comme un thriller où la tension grandit au gré de l’impasse irrémédiable dans laquelle l’écrivain semble s’enliser. Prenant.
Le réalisateur réussit parfaitement à nous faire entrer dans cette histoire abracadabrantesque. J'en étais même arrivé à stresser pour le rôle principal parfaitement tenu par Pierre Niney. La fin est également très bonne et on passe donc finalement un très bon moment devant ce film...