Le procès de Viviane Amsalem
Note moyenne
4,1
788 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

133 critiques spectateurs

5
17 critiques
4
78 critiques
3
27 critiques
2
6 critiques
1
4 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 juillet 2014
Après avoir vu ce film, j'ai trop envie de voir les deux précédents métrages cités par mes "amis" : les sept jours et "prendre femme". J'avais un peu peur de ne pas tenir 2h00 par r apport au résumé de l'histoire, je sentais le truc venir.... et je me suis heureusement, bien trompé! Malgré la durée et l'environnement qui ne change jamais, je 'ai pas décroché une seconde et me suis même surpris à m'agiter dans le fauteuil! Superbe interprétation des deux protagonistes, particulièrement Roni Elkabetz absolument stupéfiante de crédibilité. Ce film dresse un portrait d'une femme d'aujourd'hui en Israël qui n'a pas encore totalement toléré qu'une femme puisse décidé de son destin sans le consentement de son mari. C'est très révélateur et c'est là toute la force du film qui m'a beaucoup ému. A VOIR
Nicolas L.
Nicolas L.

118 abonnés 2 085 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2018
Tres bon film qui trace à travers un divorce un portrait acide sur l'Israel. Pays à la fois moderne mais archaïque en ce qui concerne la condition de la femme, irréductiblement liée au bon vouloir des hommes. C'est absurde, cruel, injuste et pourtant le film a l'intelligence d'éviter le manichéisme féministe primaire.
Roub E.

1 314 abonnés 5 393 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mai 2015
Tombé sur ce film par hasard je suis aussi tombé à la renverse à sa vision. Ce film est glaçant, on est pétrifié par la situation de cette femme qui ne peut divorcer de son mari qu elle n aime plus dans la très religieuse Israël . Plus que le couple c est elle qui est jugée devant se justifier face à un mari auquel il n y a "rien à reprocher", les témoins défilent face à des juges aussi sourds qu aveuglés par leur doctrine religieuse. Les rôles sont parfaitement écrits et interprétés de manière formidable. En première ligne Ronit Elkabetz qui joue une femme d une volonté incroyable et qui paraît menacer de s écrouler à tout instant, face à elle Simon Abkarian terrible d obstination incarnant cette société patriarcale terriblement arriérée sure de son fait. Mais ce qu il y a de plus effrayant ce sont les juges qui mettent des années à statuer sur une situation qui paraît évidente au bout de cinq minutes car suivant des préceptes dépassés mais surtout incapables de réfléchir par eux mêmes. Le seule défaut du film c est son côté austère dans la mise en scène, ce n est pas parce que c est "un film du tribunal" qu il n aurait pas pu être plus dynamique, plus vivant. Il n empêche qu il a réussi à me captiver pendant les quasi deux heures que dure se plaidoyer pour la liberté des femmes et ce réquisitoire sur le ridicule des "lois divines".
elriad

522 abonnés 2 048 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 janvier 2015
De semaines en mois, de mois en années, ce huis-clos kafkaïen nous décline en long et en large l'effrayante main-mise de la religion sur le fonctionnement de l'état israélien. cinq années pour qu'une femme puisse obtenir le divorce, cinq années d'humiliation et de déni car oui la femme semble bien quantité négligeable aux regards des règles hébraïques, dans une société qui se dit par ailleurs moderne.
Charles Enderlin l'a souvent décrit finement dans les analyses de ses différents essais, on est ici bel et bien dans une religion d'état, avec ses codes stricts et ses lois d'un autre âge. Une femme porte une perruque car elle ne montre pas ses cheveux pour n'en citer qu'une. Comme toujours, Ronit Elkabetz livre avec ce troisième volet une performance impeccable et pose avec intelligence le problème d'une société tiraillée entre l'évolution et les codes ancestraux confinant à l'absurde où le divorce au 21eme siècle apparaît comme un parcours du combattant et dépend de l'homme seul qui décide ou non de répudier son épouse dans un accomplissement de gestes effrayants digne d'un autre âge. Un film passionnant de bout en bout qui révèle mal-être d'une société perdue entre évolution et conservatisme, nécessaire à la compréhension de ce si joli pays.
Pascal
Pascal

256 abonnés 2 476 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 août 2022
Troisième et dernier opus du formidable triptyque de la sœur et du frère Elkabetz et sans doute le plus accompli ( les deux autres opus sont de très bonne qualité).

Ronit Elkabetz, formidable actrice israélienne, était déjà, lors du tournage, en train de lutter contre la maladie qui finira par l'emporter prématurément deux ans plus tard en 2016, à 51 ans.

Tres émouvant et critique sur les règles du divorce en Israel qui n'assurent pas l'égalité des droits entre l'homme et la femme : l'homme peut bloquer le dispositif et empêcher le divorce.

Le titre dit tout du dispositif du film. Du debut à la fin, il s'agira du procès religieux en divorce de Viviane Amsalmen.

Tres bien écrit, filmé et remarquablement interprété par l'ensemble de la distribution, on imagine la maturation et la quantité de travail pour aboutir à un tel degré de perfection .

Dans les années 60, les frères Taviani abordèrent aussi le sujet dans leur film " les hors la loi du mariage".qui traitait la situation du divorce en Italie toujours interdit au début des années 60.

Ronit Elkabetz laissera une place irremplassable dans le cinéma israélien mais pas seulement.

Dotée d'une énergie, d'un talent, d'une volonté de liberté, d'un charisme, d'un charme, d'une beauté, d'une intelligence qui en font une des actrices parmi les plus exceptionnelles qu'il m'ait été donné de voir au cinéma.

Sa disparition résonne comme un vide immense.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 6 octobre 2015
J’ai toujours été intéressé par les films israéliens, on y apprend toujours quelque chose surtout sur la condition de la femme comme « Kadosh »par exemple. Seul pays du proche Orient qui applique un régime pseudo-démocratique ; oui "pseudo" car un pays qui ne reconnaît pas le mariage civil peut-il être taxé de « régime démocratique » ? Je ne crois pas. Certes, la femme à les moyens de s’émanciper, mais dès qu’il s’agit de se marier, elle a affaire à une institution religieuse. Et par nature, le mot religieux est antinomique au mot démocratie. Tribunal de dupes, tribunal fantoche sur lequel reposent des juges de façades ! Ils écoutent sans entendre la souffrance muette, contenue, et parfois explosive de Viviane, femme qui veut divorcer de son mari psycho-rigide qui se dit tolérant mais qui en vérité fait montre de harcèlement moral. Juges fantoches qui jouent les pères-la-morale, pseudo-conciliateurs conjugaux ! Mais la sentence du divorce, la décision finale même du divorce revient au… mari ! Tant que celui-ci refusera le divorce, c’est le cas d’Elisha, mari de Viviane, le divorce ne sera pas officialisé. A quoi servent les juges ? C’est ce que dénonce entre autres Ronit Elkabetz, co-réalistarice et actrice toujours aussi formidable, dans ce film. Souligner l’absurdité de l’institution, de ce tribunal en carton. Et pourtant, combien ce « carton » fait mal ! Mise en scène sobre, efficace, implacable de force dans les plans, et dans les dialogues. Parfois cocasses, normal, c’est tellement absurde que l’on parvient à rire ; et souvent poignant, normal, ce tribunal ne raisonne pas « justice », mais « religieux ». Non seulement Viviane se heurte au refus de son mari, mais se heurte aussi à un tribunal rabbinique composé d’hommes ! Et pourtant Viviane, femme seule parmi les hommes, est bien déterminée à reconquérir sa liberté. Et que dire du protocole quand enfin le divorce est enfin admis ? Tout ce rituel ridicule qui semble d’un autre temps et qui ajoute à la femme l’humiliation à la souffrance. Et que dire encore dans ce rituel, ces mots terribles où le mari doit accepter que sa femme puisse être libre de refaire sa vie avec un autre homme ? En soi, ce qui est douloureux, inacceptable pour le mari, ce n’est pas la séparation en elle-même, c’est le fait que sa femme, sa future ex-femme puisse retrouver un homme, de l’imaginer dans les bras d’un autre, de l’imaginer tout simplement heureuse. Terrifiant ! A quand le mariage civil pour qu'Israël soit vraiment une démocratie ?
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 17 mars 2018
De l’intelligence du synopsis pour de moments forts qui font réfléchir sur la croyance ancienne qui perdure, une découverte de la culture israélienne indissociable du judaisme, en adéquate avec la société démocratique moderne, les acteurs livrent d’excellentes prestations, le caractère borné puis versatile m’a marqué, de moment drôle à la tristesse, la tyrannie de l’austérité se cachant derrière la foi ne doit pas chercher à emprisonner l’esprit libre.
clamarch
clamarch

16 abonnés 219 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2014
R Elkabetz toujours actrice souveraine . Il fallait oser nous traîner dans ce prétoire ingrat pendant 2 heures qui représentent 5 années d'une vie à attendre que l'homme, le mari, et les hommes, les juges religieux, accordent le droit de disposer d'elle-même à une femme. J'ai décroché à certains moments, mais l'ensemble m'a plu ; j'ai surtout appris avec sidération et consternation ce fait qu'en Israel, que je croyais plus accompli dans sa démocratie, les femmes ne peuvent divorcer que si les hommes les y autorisent. Un vrai remède contre le mariage.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2020
Film horrible très poignant et terriblement triste, un vrai huis clos ultra féministe et anti talmudique mis en scène par des israéliens. Des dialogues dignes d une pièce comique, car on n oublie pas qu on rigole bien et même beaucoup de temps à autres. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 4/5
Ciné2909
Ciné2909

94 abonnés 1 670 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2014
Voilà un film plutôt osé proposé par Ronit Elkabetz et son frère Shlomi tant par son sujet que par la forme empruntée. Le procès de Viviane Amsalem est en effet un huis-clos dressant un constat édifiant sur le statut de la femme dans le couple en Israël. Cloitrés dans cette petite salle d’audience en compagnie des deux partis, en tant que spectateurs nous devenons ainsi les témoins privilégiés voire même un jury devant leurs échanges empreints de colère, amertume mais aussi d’amour. Bien que sur la fin on peut déceler quelques longueurs, ça n’en reste pas moins un film intense et passionnant porté par une belle interprétation.
Paul F.
Paul F.

13 abonnés 246 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2014
Ce film est un petit bijou d’intelligence dans sa mise en scène et dans ses dialogues. On craint de s’ennuyer dans ce huis clos, il n’en n’est rien bien au contraire, les joutes verbales entre tous les acteurs sont un vrai régal. Et il faut voir la prestation de la sœur de Viviane en tant que témoin, on est stupéfait de son insolence et son franc-parler, le tribunal va avoir beaucoup de mal à s’en débarrasser. Ici l’hypocrisie des juges / Rabbins est flagrante, l’homme décide, la femme obéit, tout le film et le procès repose sur cette simple phrase. Il est très intéressant de voir, d’un point de vue psychologique, comment les juges vont s’employer à faire revenir Viviane auprès de son mari et d’éviter ainsi le divorce, et c’est là que l’on perçoit toute la force de la religion, au sens large du terme. 4,5 étoiles.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 748 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juillet 2014
Le Procès de Viviane Amsalem . "Elle demande le divorce depuis trois ans, et son mari, Elisha, le lui refuse. Or en Israël, seuls les Rabbins peuvent prononcer un mariage et sa dissolution, qui n'est elle-même possible qu’avec le plein consentement du mari. Sa froide obstination, la détermination de Viviane de lutter pour sa liberté, et le rôle ambigu des juges dessinent les contours d’une procédure où le tragique le dispute à l'absurde, où l'on juge de tout, sauf de la requête initiale". .

Il s'en suit un film austère, dérangeant, voir excédant...c'est un huis clos de près de deux heures sensé couvrir une procédure qui s'est étalée sur cinq ans, dans un espace épuré, un décor sans charme, d'une administration bureaucratique... tableau réaliste d'une société cadenassée dans ses préceptes religieux...une charge plus violente que "Dans le coeur a ses raisons" ou "Les voisins de Dieu" une charge qui même à une certaine ambiguïté dans la mesure où certains aspects caricaturaux peuvent flatter l'antisémitisme ....le film en dit long sur la "moderne" Israël où la condition de la femme tient encore trop du bon vouloir des hommes et où le mariage civil n'est accepté que si il a été contracté à l'étranger . Ce film est magnifiquement interprété, et les acteurs sont tous excellents même les plus irritants....suscitera-t-il un débat en Israël ou dans les communautés juives à travers le monde ...on peut l'espérer ?
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2014
On observe pendant près de deux heures, médusés, ce véritable cirque judiciaire magnifiquement mis en scène et joué à la perfection par des acteurs libérés. Viviane Ansalem face à son mari, dans un même tribunal et ce pendant cinq ans. Cinq trépidantes années regroupées en un film pour nous faire vivre à nous, spectateurs, le maximum en émotion révoltée sur cette vraie farce. Il faut être patient car le temps ne passe pas vite, à cause d'une multitude de répétitions expliquées par le huis-clos qui se révèle être un four aux bonnes idées, où se mélange saveur et authenticité pour un final... énigmatique. Un art de la mise en scène d'une très grande beauté visuelle mais parfois qui ne parvient pas à passionner.
Nico591
Nico591

54 abonnés 800 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2015
Chronique d'un divorce sous la forme d'un huis clos judiciaire absolument virtuose qui ne relâche jamais l’étreinte sur le spectateur.
Montrant avec brio l'absurdité de la loi religieuse dans la société israélienne, ainsi que la condition de la femme durant près de deux heures intenses qui doit essentiellement à sa mise en scène prodigieuse et à ses acteurs totalement investis dans leur rôle.
crachou94
crachou94

26 abonnés 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 juillet 2014
Un très beau film, le pendant israélien du film iranien "une séparation", un huis clos éprouvant avec des acteurs magnifiques.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse