L'Ombre des femmes
Note moyenne
3,1
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77 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 30 mai 2015
J'ai trouvé ce film vain et crade; Garrel tourne en une seule prise, dans chaque mouvement des acteurs il m'a semblé entendre le metteur en scène dictant le jeu, tant il manque de naturel. Le héros masculin joue de sa démarche chaloupée jusq'à donner le vertige, Courreau est filmée rabaissée physiquement. Et le pire c'est la voix off qui se voudrait Truffaut.... Hélas n'est pas Truffaut qui veut.
La vacuité du sujet est abyssale lorsque l'on sort de voir "L'épreuve" et "La sapienza".
L'extase qui revient sans cesse c'est savoir que le metteur en scène ne fait qu'une prise....Alors, soyons snob et extasions nous!!!! Pauvre prétexte
Fêtons le cinéma

857 abonnés 3 693 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 avril 2019
Entre le noir et le blanc naissent mille et une nuances de couple qui s’éprend, se prend et se disloque au gré des circonstances. L’intrigue, resserrée sur trois protagonistes, semble rejouer le triangle du désir entendu ici comme passion et manque : l’adultère, on se l’accorde pour soi mais pas pour l’autre, surtout si c’est une femme. La figure masculine va donc apprendre l’ombre des femmes, ce soupçon qui leur colle à la peau, qui lui colle à la peau, et que seul le temps pourra lever. Chaque scène d’intérieur fonctionne en huis clos qui ne tarde à exploser à l’extérieur : la rue devient un espace où se rejouent les destins, où se reprogramment les existences ; car tantôt on y marche seul tantôt à deux tantôt rattrapé par l’une ou par l’autre. Ce qui est certain, c’est que tout avance et que rien ne se répète. Un documentaire sur la résistance, un film sur la cession du vivre-ensemble, ne serait-ce que pour quelques instants. Car brille, à terme, une lueur d’espoir qui ouvre tous les possibles. Entre le noir et le blanc filtre une lumière chaude et humaine dont nous demeurons fascinés, incapables de détourner le regard. L’Ombre des femmes est une œuvre où rien n’est de trop, une œuvre-somme d’à peine 1h10 qui embrasse l’existence dans sa complexité fondamentale par un baiser des plus langoureux. Sublime.
Septième Sens
Septième Sens

99 abonnés 762 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mai 2015
Après A trois on y va, le triangle amoureux est de nouveau à l'affiche sur les écrans français. Bien moins drôle mais tout aussi intéressant, L'ombre des femmes reprend l'histoire de Pierre et Manon. Tandis qu'ils travaillent ensemble et réalisent des documentaires, le mari commence à tromper sa femme. Mais, ce qu'il ne sait pas, c'est que celle-ci fait la même chose avec un autre homme.

Certes, le schéma de L'ombre des femmes ne peut être plus classique. Mais il est doté d'une puissance narrative indéniable. La justesse des dialogues, le réalisme des confrontations et la conviction des interprètes en font une histoire prenante, et tragique. Car un couple, au bout du conte, n'est pas fait pour durer. Un moment ou à un autre, une période de doutes et de lassitude s'installe dans ce quotidien intimiste. Difficile à combattre, cet obstacle peut s'avérer fatal pour les deux amoureux. Mais le couple que nous avons sous nos yeux, unique et faisant partie d'un tout, ne peut se dissoudre. C'est pourquoi il se reformera tôt ou tard. Peut-être pour reproduire les mêmes erreurs, ou peut-être pour créer quelque chose de neuf.

Ce noir et blanc brouille la perception du spectateur par rapport à la contextualisation du film. Les portables, ordinateurs et autres objets électroniques ont quasiment été bannis du script pour inscrire le scénario dans le passé. En plus de rendre cette histoire universelle et presque atemporelle, Garrel ajoute un brin de nostalgie mélancolique à l'ensemble (le couple fait un documentaire sur un héros de guerre). Il filme une passion usée, triste et destructrice qui semble inéluctable. Cette poésie urbaine issue de la Nouvelle Vague, renforçant la théâtralité de l'œuvre, accompagne adroitement ces trois âmes en peine. Un beau film plein de tact.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2015
Une petite pépite. J'avais déjà beaucoup aimé le précédent film de Philippe Garrel (La jalousie), j'ai encore préféré celui-ci qui arrive à nous prendre aux tripes sans grands effets de mise en scène. Le film arrive à nous montrer et à nous faire ressentir la souffrance des personnages, leurs incertitudes, leurs non dits, on est vraiment avec eux, dans leurs peaux. On ne peut être qu'en empathie avec les deux personnages principaux féminins du film, magnifiquement interprétés par Clotilde Courau, peut être dans son meilleur rôle, et Lena Paugam, très touchante. Il faut dire aussi que le personnage masculin, joué par Stanislas Merhar, est (volontairement) assez détestable et tête à claques les 3/4 du film (on a envie de le secouer) puis au final émouvant.
Emile Strogonoff
Emile Strogonoff

61 abonnés 98 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2015
Prenez un ménage qui bat de l'aile, deux trois comédiens dépressifs. Donnez au rôle principal un air de poète maudit et servez la soupe avec une cabotine sous les feux de l'actualité. Ah j'oubliais, tournez le tout en noir et blanc... Voilà
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 3 décembre 2015
Après le catastrophique LA JALOUSIE qui ne savait pas de quoi il parlait et qui était horriblement poseur, Garrel remonte un peu la pente. Au moins ici les choses sonnent justes. Maintenant, excepté la splendide Clotilde Courau, ça reste très anecdotique. On n'apprend rien sur le couple et sur le plan scénaristique on est vraiment sur le strict minimum (d'ailleurs le film a été étiré à 1h09 alors qu'avec un bon montage c'était claqué en 40 minutes). Bref, Garrel va un peu mieux mais de là à lui donner 2 millions d'euros tous les 2 ans pour faire ses petits films...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 mai 2015
Le plus beau film de Philippe Garrel. Clotilde Courau est éblouissante.
karadik
karadik

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 mai 2015
film a eviter sans sentiments, banal , decors moches
que fait clotilde courau dans un tel film !!! elle peut pretendre a mieux
colombe P.
colombe P.

145 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 mai 2015
Excellent film dramatique et très touchant.
Ce qui peut rebuter : le film est court, on nage en plein drame sentimental, c'est en noir et blanc.
Il ne faut pas s'arrêter à cela et se laisser prendre par les émotions dégagées et bouleversantes.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 28 mai 2015
Décors moches, acteurs inexpressifs, dialogues indigents, scénario écrit en 5 minutes sur un coin de table et le tout d'une banalité affligeante et déprimante ... une catastrophe !!!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 novembre 2020
Quelques longueurs malgré une esthétique toujours aussi réussie. Philippe Garel saisit là encore la beauté des images, les émotions de ses personnages, avec une réelle justesse à l'image de son précédent film La jalousie.
Mais dans ce film, même si le scénario s'avèrait plein d'intérêt, on s'ennuie par moments à cause de plans qui n'en finissent pas, on est énervé par un Stanislas (Paul) sans assez d'expression. Le film se sauve par la puissance de ses images.
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2015
Aimer n'est pas chose facile. Bien aimer, s'entend, dans le respect, la confiance et la sincérité. Avec son noir et blanc austère et la description minutieuse de la vie d'un couple, Philippe Garrel reprend dans L'ombre des femmes des figures qui lui sont familières. Malgré un scénario étique, le film se révèle bien moins ennuyeux que La jalousie, dans une épure stylistique qui reste toutefois ingrate tant les péripéties de L'ombre des femmes manquent cruellement de fantaisie. Stanislas Mehrar, regard buté et sourcils froncés, ne se déride pas une seconde. Tout l'opposé de Clotilde Courau qu'on a rarement vu aussi épanouie dans une palette très large d'expressions. Féministe, L'ombre des femmes ? Assurément, tellement le comportement masculin semble ici aussi mufle que peu "concerné" par les choses de l'amour. Avec sa voix off et son aspect littéraire, le film est aussi intemporel que parfois terriblement désuet. Sauf que le couple et ses mécanismes intimes est un sujet éternel et qu'il y aura toujours un cinéaste pour vouloir apporter sa pierre à la construction de sa mythologie mystérieuse.
pierrepp
pierrepp

14 abonnés 301 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2015
j'ai beaucoup aimé pour la beauté du noir et blanc de ce Paris des gens simples, pour le scénario assez rythmé ce qui est pour une fois une agréable surprise chez philippe Garrel , et surtout pour la bouleversante prestation de clotilde Coureau.
Laurent C.
Laurent C.

295 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2015
Il faut être bien osé pour superposer la Grande Histoire à travers le récit de résistants et la petite histoire d'un couple en dérive amoureuse. Il faut surtout un grand talent, ce qui ne fait pas l'ombre d'un doute s'agissant de Philippe GARREL. En l'occurrence, Pierre prépare avec sa femme, Marion, un film sur un ancien résistant valeureux, pendant qu'il la trompe à ses heures perdues avec une jeune doctorante, Elisabeth. Cette dernière, curieuse de voir avec qui Pierre vit, se rend compte que Marion elle-même a un amant qu'elle fréquente surtout dans les brasseries des grands boulevards parisiens. Il n'y a aucune vacuité dans ce film qui échappe avec brio au risque du mélodrame bourgeois, parisien et bobo. Au contraire, le film traite avec gravité et profondeur, l'usure normale des couples, l'engagement du mariage, le doute amoureux qui n'est jamais du marivaudage. La grande réussite du film se concentre sur les deux acteurs principaux, Stanislas MEHRAR et Clotilde COURAU, qui resurgissent de l'oubli médiatique dans un jeu assez époustouflant. Les visages, la crispation des bouches, le clignement des yeux, dépassent le jeu dialogué, faisant de ces acteurs deux cœurs mis à nu, troublants de vérité et de détresse. Clotilde COURAU brille dans son sourire de façade, Stanislas MEHRAR est saisi de tremblements de souffrance. Il y a du TRUFFAUD dans ce film avec la voix de Louis GARREL qui porte l'image dans un récitatif subtil et délicat de la séparation amoureuse. Il y a du TRUFFAUD aussi dans l'image noire et blanche, volontairement abîmée et granuleuse. La lumière est splendide, renforçant ainsi le talent du réalisateur à montrer la violence ou l'amour d'un couple dans l'ellipse et la suggestion. Un mouvement de caméra vers une fenêtre, le montage d'une porte à l'autre, sont autant d'exemples de la grande richesse du film qui fonctionne à coup d'implicites narratifs. "L'ombre des femmes" est un beau film féministe, où les femmes subissent la violence terrible d'un homme, orgueilleux et solitaire, et en même temps, où les femmes font gagner la vérité sur le mensonge. On ne révèlera pas la fin, drôle et nécessaire, qui donne au film une tonalité moins lourde et pompeuse qu'il ne pourrait faire supposer. On y apprend avec beaucoup de rires qu'il est préférable de pisser là on se douche que de se doucher là où on pisse !! C'est la preuve que même un réalisateur de génie comme Philippe GARREL est capable de beaucoup d'intelligence et d'autodérision.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 mai 2015
Un poème en images d'1h10. Simple, beau, poignant. Une histoire de marivaudage revue par un des plus grands cinéastes français. Un triangle amoureux qui se déchire sans le vouloir. Assurément une des plus belles histoire d'amour de l'année, tous sexes confondus.
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