Derniers Avis : The Big Short : le Casse du siècle - Page 16
The Big Short : le Casse du siècle
Note moyenne
3,8
12117 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
655 critiques spectateurs
5
52 critiques
4
215 critiques
3
210 critiques
2
105 critiques
1
49 critiques
0
24 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 mars 2016
Ce film raconte avec brio la face cachée de l'iceberg qui a fait couler l'économie mondialespoiler: , mais qui en 2015 comme cité a la fin, qui recommence
J'ai particulièrement aimé les scènes expliquant les notions qui peuvent manquer a un néophyte tel que moi, tout en cassant le 4ème mur à la manière de House of Cards !!
Bref, un vrai chef d'oeuvre, qui ouvre les yeux sur la corruption du monde des finances.
La morale du est discutable, mais elle se tient : puisque le système est corrompu jusqu'à l'os, autant essayer d'en tirer parti avant l'effondrement final. Bon... Après les acteurs cabotinent franchement, ce qui est souvent le cas quand il y a trop de têtes d'affiche réuni au même endroits. Et sinon ? Bah j'ai pas appris grand-chose côté expertise financière, à part que les Banques enfument tout le monde et viennent pleurer auprès de l'Etat (donc nous) pour refaire leur magot... mais ça, je l'savais avant au fait ! Allez, soyons bon prince, on s'amuse bien, le rythme est foufou malgré la longueur et certaines scènes sont vraiment marrantes. Entre autres friandises appréciables, l'intervention des peoples dans leur propre rôle pour donner des cours d'économie !
Pas toujours évident à comprendre, la finance. Et malgré la pédagogie dont fait preuve ce film sensationnel, on arrive pas forcément à tout comprendre ce qu'il se passe ici. Toutefois, le CDO synthétique devient quand même beaucoup plus clair quand il est expliqué par Selena Gomez. Et cette histoire n'en reste pas moins passionnante, nous montrant l'aveuglement, la cupidité et le mensonge des banques (qui ont par ailleurs financé cette petite merveille hollywoodienne) qui ont provoqué la crise des subprimes. Si ette évocation boursière s'étiole un peu sur la fin, on n'en ressort pas moins le souffle coupé par le propos, la réalisation malicieuse et un Steve Carell qui n'a jamais été aussi bon (Ryan Gosling étant lui toujours aussi classe). Au fait, Selena, on pourrait se voir pour que tu me précises la fonction exacte des CDS, des options à termes et des swaps de devises ?
Mi documentaire mi fiction, un peu trop survolé pour être un documentaire, et un peu trop terre à terre pour être une fiction, le film peine a trouver sa place, et semble fragilement hétéroclite. Mais je ne cris pas du tout au navet, le film se laisse amplement regarder, et fait le triste constat d'un système financier nauséeux, corrompu, au dessus des lois, et par dessus tout très dangereux pour le citoyen lambda, qui en paye à cette heure si encore les pots cassés. C'est la crise qu'on nous dit. 3/5
Certes assez ardu à suivre pour le néophyte, ce Big Short rend au moins par son refus d'une vulgarisation grossière l'impression de marasme et de chaos qu'aurait eu une personne lucide en contemplant avec une vue d'ensemble le Wall Street pré-crise des subprimes (si cette personne avait existé, car même les visionnaires que l'on suit perdront par moments la maîtrise de leurs mouvements boursiers, ayant sous-estimé l'absurdité du système). Par son exigence, ce scénario rappelle sa volonté profonde de s'éloigner de la comédie pure et de mettre à jour de façon ambitieuse le monde de la finance. En restituant celui-ci dans toute son opacité, tout en maintenant de justesse assez d'éléments pour comprendre les enjeux économiques et moraux de la trame dans laquelle ces personnages sont pris, Adam McKay permet à son film de laisser parler son récit de lui-même sans porter un regard accusateur trop grossier et caricatural. Redoutablement écrit, le scénario aurait quand même pu devenir un peu solennel sans le cynisme plein d'amertume qu'il adopte par son style publicitaire et une certaine dialectique de l'argent et du pouvoir. En jouant de l'image de certains comédiens (Ryan Gosling, Margot Robbie et son apparition rapide qui tend un parallèle vers le cynisme sans scrupule du Loup de Wall-Street) et en brisant sans arrêt le quatrième mur, le film atterrit dans un entre-deux où il fait mine de se draper dans le cynisme du monde égoïste qu'il décortique. Ce faisant, je trouve qu'il retourne assez bien la moquerie contre ce système en roue libre qui se fout du citoyen lambda ; en riant à travers le rire même de ces spéculateurs inconscients qui se moquent de toute conséquence, The Big Short parait leur refuser toute supériorité. En pleine conscience que nous sommes tous bernés par des marchés tellement déconnectés de toute notion morale qu'ils laissent aller librement la puissance presque divine qu'ils ont sur nos vies, McKay arrive par le rire à trouver une dignité magnifique, qui évite de faire de ce film l'objet pleurard et moralisateur que je redoutais. Toujours en retenue, il rappelle par quelques apartés qu'au bout de la chaîne, des gens perdent leur logement et des vies sont brisés. Encore une fois, cette partie du propos est pleine de dignité : les apartés sont brefs et n'en font pas des caisses sur la tristesse du sort des gens directement impactés. D'une part, pour bien montrer l'infinie impuissance des fourmis que sont tous les individus lambda au regard de ces marchés tentaculaires, d'autre part parce que dans un film, toute détresse visant à imager une détresse sociale réelle se doit d'être cachée pour éviter de faire des personnages choisis pour l'illustrer de simples exemples plantés là avec un voyeurisme tout aussi cruel que ce qu'il prétend dénoncer. Ainsi, à les laisser dans l'ombre et loin d'un monde qui les dépasse du haut de son arrogance, The Big Short rappelle l'impuissance des gens ordinaires face à la crise et met le monde de la finance directement face à lui-même. Le Monde vous regarde, semble calmement dire The Big Short à Wall Street, et nous verrons très bien si à nouveau, vous persistez à en faire un enfer.
Dommage que les performances des acteurs soit gâchées par la complexité absolue du sujet. Ce film est plaisant a voir mais il faut s'armer de paracetamol et d'un paperboard pour prendre des notes et faire des schémas. Malgré un ton décalé, du second degrés et le cassage du 4eme mur a plusieurs reprise ce film reste englué dans la difficulté de son sujet. Les acteurs principaux notamment Bale sont très bons. Attention SPOILER !!! Mention spéciale également aux phrases de conclusion finale qui sont un coup de poing en pleine figure et donne un coup de fouet a la fin de ce film. Au final, film a voir si vous n'êtes pas sujet aux migraines.
Je suis sorti de ce film avec un avis très partagé. Adam McKay s’attaque à un sujet complexe, il en fait un traitement mêlant humour décalé avec le drame de la situation. Un cocktail casse-gueule, mais qui est plutôt bien géré dans l’ensemble.
C’est surtout sur la mise en scène que mon avis est plus mitigé. C’est très (trop !) speed, en plus d’accumulé des infos sur la finance, les situations s’enchainent avec un montage brut. Bien sur c’est voulu de la part du réalisateur, mais peut être qu’il valait mieux ralentir la cadence. Techniquement, il y a des choses dont je ne comprends pas trop l’intérêt. Les zooms et dézooms parfois mal adaptés à certaines situations et casse un peu la dynamique. En dehors de ça, il y a de belles qualités ! La façon d’amener l’abattement du quatrième mur et très bien amené, cela nous offre même d’excellentes scènes (les deux jeunes investisseurs ou les explications de Margot Robbie et Selena Gomez). Les petites fantaisies (définitions, petits dessins) incrustées à l’écran sont efficaces.
Au niveau de l’écriture, le sujet est retranscrit de manière respectueuse à l’histoire. Les termes du milieu sont omniprésents, cela peut déranger à cause notamment du rythme imposé par McKay et le fait d’avoir plusieurs point de vue sur la situation. Les dialogues sont de qualité, McKay s’autorise d’y mettre son humour décalé et cela nous donne à l’écran de très bonnes scènes. Le seul reproche que je puisse faire à McKay, c’est de n’avoir pas assez rendu plus accessible certaines notions complexes. Parfois, on perd vraiment le fil…
La bande originale est vraiment bien assortie au sujet, cela donne le côté rock n’ roll qu’on attend. J’ai un faible pour pour la reprise de Lithium (Nirvana) par le groupe Polyphonique Spree.
En clair, la bande annonce ainsi que la promo autour du film, nous avait vendu un film à la « Ocean’s Eleven » version Wall Street. Ce n’ai pas vraiment le cas, certains ne vont pas du tout accrocher à ce blabla financier et c’est en même la qualité et la faiblesse du film.
La critique complète et détaillée est disponible sur notre blog =)
"Big Short" ou "La crise des subprimes pour les Nuls". On ne dira jamais à quel point Hollywood peut se montrer imprévisible, voire surprenant par moment. Difficile, en effet, d’imaginer, à l’heure des remakes en tout genre et des adaptations de comics, qu’un producteur mise sur un film censé expliquer au public les origines de la crise économique mondiale (soit un sujet a priori imbitable et sans grand potentiel divertissant) en un peu plus de 2h. Difficile, également, d’imaginer qu’un réalisateur habitué aux grosses comédies puisse être associé au projet et qu’un casting de stars puisse être réuni. C’est pourtant cet exploit qu’est parvenu à accomplir Adam McKay qui peut se targuer d’être le principal artisan de la réussite de ce "Big Short" grâce à l’inventivité de sa mise ne scène. En refusant de se cantonner à l’habituelle austérité de ce genre de productions "politiquement orientées", McKay prenait le risque de na pas être pris au sérieux. Mais il a su pallier ce risque à grands coups d’idées incroyables, que ce soit l’angle adopté pour raconter son histoire (raconter la crise à travers l’enrichissement d’une poignée de petits malins qui ont senti le coup venir, il fallait oser !), la segmentation du récit qui suit le plan de plusieurs personnages sans forcément les faire interagir (ce qui évite les temps mort et permet de balayer un spectre narratif assez large en s’intéressant à toutes les strates du désastre), l’utilisation d’images d’archives en rapport avec la crise mais, également, avec l’évolution de la société (tant politique que technologique ou culturel) pour évoquer le temps qui passe et mettre le récit en perspective ou, encore, l’idée de génie du film qui s’adonne à des explications techniques habituellement incompréhensibles en donnant à la parole à des vedettes dans des positions inhabituelles pour un cours spoiler: (Margot Robbie dans son bain de mousse reste longtemps accroché à l’esprit) . La réalisation de McKay n’est pas le seul motif de satisfaction du film qui peut compter sur l’interprétation époustouflante de ses stars venues faire de la pédagogie économique en soignant leur look (Christian Bale en génie autiste, Ryan Gosling en trader cramé aux UV, Steve Carrell en gestionnaire de fonds aux bords de la crise de nerfs, Brad Pitt en ex-banquier dégoûté du monde de la finance mais, également John Magaro et Finn Wittrock en jeune investisseurs opportunistes...). Enfin, le scénario parvient à rendre l’économie et le système des subprimes quasiment compréhensibles (tout n’est pas non plus parfaitement clai pour un non-initié) et appuie sur l’absurdité du système et le cynisme, teinté d’ignorance, de ces acteurs, aveuglés par leur soif d’enrichissement rapide et leur invraisemblable inexpérience. C’est peut-être la limite de "Big Short" qui, bien qu’il traite d’un sujet difficilement défendable (comment défendre des gens qui ont mené l’économie à sa perte ?), se montre parfois un peu trop manichéen ou, à tout le moins, un peu trop moralisateur spoiler: (le banquier campé par Carrell qui craque face à un jeune yuppie arrogant, la remarque de l’ancien banquer joué par Brad Pitt qui ordonne à ses deux protégés, qui viennent d’empocher un pactole, d’arrêter de danser au vu des futures conséquences de la crise…) . Ce n’est pas tant que cet aspect de la crise aurait dû être éludé mais peut-être aurait-il mérité un traitement un tout petit peu plus subtil. C’est vraiment chercher la "petite bête" car ce petit défaut apparaît indispensable au vu de l’angle adopté (les héros s’enrichissent sur le dos de la crise) et du désamorçage régulier auquel il s’adonne spoiler: (voir le personnage de Gosling qui reconnaît ne pas être un gentil, face caméra) . Et puis, "Big Short" ne cesse de rappeler que l’humain n’a pas sa place dans le monde de la finance, ce qui est un réalité difficilement contestable... de sorte qu’une petite crise de conscience ponctuel ne fait pas de mal. Ainsi, sans pour autant être un chef d’œuvre (le sujet est trop limité et la réalisation trop marquée pour ça), "Big Short" est un film incroyablement pédagogique qui rappelle que Hollywood sait se montrer militant, y compris avec des sujets contemporains ! Si seulement tous les films à message pouvaient être aussi divertissants…
Tiré d’une historie vraie, et plus précisément du livre Le Casse du siècle, The Big Short prend le même parti que Le loup de Wall Street, à savoir traiter par la farce et le cynisme un sujet très sérieux et pas forcément très glamour à la base. Mais autant Scorsese s’intéressait d’abord à ses personnages en racontant un sucess-story ultra romanesque et dopée par une mise en scène survoltée et des scènes d’anthologie, autant Adam Mc Kay lui semble vouloir à tout prix nous expliquer comment ces as de la finance se sont rendu compte que les marchés allaient exploser. Il met donc en scène quelques spécialistes bien barrés dans un film qui, malgré les efforts déployés pour nous faire comprendre les mécanismes du système financier, peine à nous passionner. La faute sans doute à l’utilisation de termes beaucoup trop techniques utilisés par ces traders plus antipathiques les uns que les autres, très puérils, coupés du monde et des réalités qui, d’un côté, s’inquiètent de l’avenir de millions d’américains et de l’autre espèrent empocher des millions. Toute l’ambigüité d’un film qui prend le spectateur à rebrousse-poil avec ces traders juste plus malins que les autres incarnés assez brillamment par Ryan Gosling, Christian Bale, Brad Pitt et un Steve Carell qui se révèle plutôt bien dans un rôle à contre-emploi.
The Big Short est un film étonnant qui en déroutera sûrement plus d'un. Brillant par l'originalité de sa mise en scène, il nous propose une plongée à la fois drôle et cynique dans le monde opaque de la finance. Alors mettre en scène les milieux financiers est loin d'être une chose facile, car c'est prendre le risque de perdre une partie du public dans l'explication de mécanismes obscurs. Cependant, cela ne refroidira pas forcément la curiosité du spectateur et son désir de suivre des personnages qui malgré l'immoralité de leurs actions, restent toujours plaisants à voir évoluer dans un milieu qui nous dépasse autant qu'il nous fascine (à ce propos revoir le Wall Street d'Oliver Stone ou plus récemment Le Loup de Wall Street de Martin Scorcese). Avec ce film, Adam McKay a la volonté de monter d'un cran en terme de mise en scène, en réalisant une transposition intelligente des codes de la finance par des procédés cinématographiques. En gros, l'idée est ici de berner le spectateur avec le même type de procédés que ceux utiliser dans les milieux commerciaux et bancaires. Il va ainsi utiliser les différents artifices propres au cinéma (jouer sur le montage, la mise au point, briser le 4e mur, etc.) afin de mettre en lumière les artifices du monde de la finance. Les acteurs financiers ne font plus qu'un avec les acteurs des plateaux de cinéma (tous très bons par ailleurs), retranscrivant le cynisme d'un monde ou tout n'est qu'illusion et profit. À ce titre The Big Short s'en sort plutôt bien, d'autant plus qu'il a l'intelligence de ne pas faire de ses personnages des héros, mais plutôt des êtres désabusés de découvrir l'immoralité toujours plus grande de leurs actions. Un film intéressant, clairvoyant et bourré d'originalité ! 16/20
Extrêment instructif et effrayant à la fois, The Big Short permet de se rendre compte de l'ampleur de la crise et de son possible retour. Adam McKay met en scène une brochette d'acteurs qui jouent tous à l'unisson avec une mention spéciale à Christian Bale. Le point qui dérange est l'héroïsation de certains personnages alors qu'ils ont profité de la situation pour s'enrichir au lieu de dénoncer ce système.
The Big Short ou "Casse du siècle" se veut d'être un cours sur un pan de notre histoire financière, la crise des subprimes (2007-2008). Pourtant si la pédagogie est de mise notamment à travers les interventions de Gomez et de Robbie, le film permet d'offrir au spectateur lambda (celui qui n'a pas un doctorat d'économie) de ne pas s'ennuyer. Prouesse scénaristique tant les propos d'un cast alléchant (Christian Bale en tête, excellent) se base autour de discussions alambiqués sur les transactions financières, les AAA et j'en passe et des meilleurs ! Pourtant, être pédagogue ne permet pas nécessairement de faire un bon film. Les ingrédients sont pourtant là : un casting 4 étoiles, une réalisation classique mais qui offre une belle dynamique.... Cela reste convenu à partir du moment où il y a un faible objectif tout au long du film, une pléiade de seconds rôles inutiles et des interactions qui parfois manquent de punch ! Ce n'est pas le film du siècle à défaut de son casse.
En 2005, plusieurs gestionnaires de fond spéculatif découvrent que les obligations immobilières reposent sur un montage extrêmement instable et risquent de s'effondrer. Ils investissent dans des assurances (swap) qui leur rapporteront des sommes faramineuses quand les obligations chuteront. En 2007, avec la crise des subprimes leur donnera raison. En racontant comment ceux qui avaient anticipé la crise ont découvert le pot aux roses, The Big Short nous éclaire-sur les magouilles qui ont menées les banques à La ruine. C'est tout simplement effarant et terrifiant.
Un film qui peut nous faire détester le monde de la finance, tant le cynisme de ses acteurs nous révolte. Mais pour ceux qui prédisent l'explosion de la bulle immobilière, pour autant en profitent pour s'en mettre plein les poches. Les laissés pour compte de la crise financière, n'ont pas voie au chapitre dans ce film. Dommage.