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Un visiteur
5,0
Publiée le 26 novembre 2014
Une ode à la vie, à la liberté et à l'amour - ces merveilleuses femmes dépassent l'indépassable et expriment leur désir de vivre à travers beaucoup de légèreté et d'humour.
Vous avez vu la bande annonce, alors vous avez tout vu. c'est creux, mal ficelé, plat, sans relief, et surtout sans émotion, et terriblement mal joué. Une vraie déception, la direction d'actrices est vraiment loupée. Quant à la mise en scène, elle est tout bonnement inexistante.
Le film pouvait aisément être condensé en 44 minutes, il y a donc une heure de trop. Absence de rythme, légèreté du scénario à partir d'un sujet sensible et riche qui est seulement effleuré; tout devient paresseux et mollasson dans ce film qui impatiente le spectateur et comme d'habitude lorsque l'on n'a pas grand chose à dire, on fait du remplissage à base de repas partagés, de promenades sur le sable, de chansons psalmodiées en choeur avec nostalgie. Tout juste une petite amourette entre un graçon de plage et Julie, frustrée de vivre mariée à un homme stérilisé dans les camps. Bref, un film qu'on peut ne pas voir.
Que dire de ce film assez lunaire de part l'interprétation des 3 actrices, les décors et la reconstitution des décors années 60 , mais je reste sur une impression de non abouti, et de manquer de profondeur, il manque un liant à toutes ces scènes et ces évocations
Un film qui aborde les séquelles de la déportation dans la France d'après- guerre sans tomber dans le tragique mais avec délicatesse. Le trio d'actrices emmené par Julie Depardieu signe une belle performance.
Un film tiré de l'histoire de la mère du réalisateur traitant le sujet de "l'après déportation", la reconstruction, la vie après, ce qui fait la différence avec les nombreux films nous montrant la déportation et ses horreurs. Dans ce film, les horreurs, ne nous sont pas épargnées, elles nous y sont distillées par touches lors de l'évocation des souvenirs douloureux des personnages. On évite tout de même le pathos de certains films. Les 3 actrices sont parfaites, même si j'ai une préférence pour Julie DEPARDIEU que j'ai trouvé très investie (à noter sa maigreur pour ce rôle) . Ce qui m'a gêné et c'est pourquoi ma si note basse, c'est le rythme du film, en fait il n'y a pas grand chose qui se passe. Dommage pour cela sinon bonne reconstitution de l'époque des années 60
J'avoue être, non seulement profondément déçue d'un film dont la trame laissait espérer beaucoup, mais heurtée. On dénote presque un manque de respect autant envers les personnes qui ont vécu cette violence, qu'envers les spectateurs qui y sont confrontés. En effet, je suis heurtée par la violence des premières images qui, très fortes, ne doivent/peuvent être utilisées que si on est sûr de, ensuite, leur rendre hommage, ce qui n'est, de loin, pas le cas. Ce ne sont pas les scènes d'ouvertures qui sont à bannir, mais leur exploitation dans le reste du film qui est terriblement mauvaise. Les références au traumatisme sont de mauvais goût, le jeu de Julie Depardieu, pitoyable et aucune profondeur n'en ressort alors qu'on est plus qu'en droit d'en attendre dans un tel film. Quand au titre, rien n'est plus absurde car ce film est tout sauf ce qu'il promettait, soit: un hommage au passé et un hymne à la vie. L'exploitation d'un traumas collectif doit se faire prudemment, et si l'angle choisi paraissait intéressant, on semble avoir oublié un point central: Ce n'est pas parce qu'on est au plus près du traumatisme qu'il nous appartient.
Une légèreté mal choisie qui dessert l'hommage au traumatisme mais ne sert en rien l''ode à la vie" qui nous était promise.
sur un rythme lent les retrouvailles de trois amies rescapées d'un camp de la mort. chacune essaye d'oublier sans y parvenir, certaines veulent en parler une autre non. elles vont tout doucement essayer de comprendre et de repartir dans une nouvelle vie. il manque la grosse émotion malgré quelques scènes mélos.
Malgré l'intérêt du sujet et le talent des comédiens, malgré (à cause de ?) une reconstitution maniaque des années 60, le film peine à nous intéresser pendant toute sa durée. Les instants d'émotion sont trop fugaces et téléphonés, les dialogues parfois laborieux et la trame romanesque un peu mince..Dommage...
Les films sur la déportation des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale se sont multipliés ces dernières années en cohérence avec la position officielle des autorités françaises qui au bout de 50 ans ont reconnu la participation et la responsabilité de l’Etat français dans ce crime. Mais si les épisodes et le déroulement de ce douloureux épisode sont bien documentés, le retour et la réadaptation des déportés sont des sujets qui n’ont jamais vraiment été traités dans une fiction au cinéma. C’est cet aspect des choses que le cinéaste Jean-Jacques Zilbermann, aidé par des souvenirs familiaux, traite dans ce long-métrage. Il porte à l’écran une fiction basée sur la propre histoire de sa mère déportée à 20 ans à Auschwitz et qui va continuer de voir les amies qu’elle s’est faite dans l’horreur des camps des années après la fin du conflit. De ce matériau est né un film sous forme de chronique de vacances où trois femmes rescapées de ce camp exorcisent sur la plage de Berck leurs souvenirs et essayent de se construire un futur au milieu de ce champ de ruines et de souffrance. Le film évoque à peu près toutes les horreurs du milieu concentrationnaire, mais il le fait avec beaucoup de délicatesse et parfois avec beaucoup d’humour (noir évidemment). On s’intéresse immédiatement à ces trois femmes qui, vivant dans trois pays, ont reconstruit leur vie de façon très différente, mais toujours avec le poids d’une culpabilité protéiforme. L’intrigue légère, comme des souvenirs de vacances, nous tient sans mal et permet l’évocation de ces souvenirs sans tomber dans le didactisme historique, ni dans un effort de mémoire culpabilisant. Au contraire toute l’horreur des camps est évoquée avec beaucoup de liberté et de naturel, ce qui rend l’exercice très digeste et donc très efficace. Une évocation du retour et de la reprise de la vie des déportés qui offre une chronique touchante et un hymne à la vie vraiment réussis. À voir sans hésitation.
Le cinéma français est formidable ! Voici un film intimiste dans une France des années 60 méticuleusement restituée. Un film d'époque qui a dû coûter beaucoup d'argent. Avec hélas, vu le sujet, la quasi certitude que le film ne rentrera pas dans ses frais. Et pourtant, le film existe et c'est tant mieux !... Le réalisateur Jean-Jacques Zilbermann nous raconte une histoire ancrée dans son histoire familiale. Il le fait avec tact et pudeur, soutenu par le jeu parfait de trois actrices formidables. Raconter le retour à la vie de trois déportées d'Auschwitz est un exercice, on s'en doute, difficile. Mais ce film est une grâce, une ode à la vie qui sait vous transporter, malgré le rythme lent du scénario. L'histoire progresse par petites touches, des moments de grande sensibilité. C'est le contraste entre des vacances joyeuses de bord de mer et les souvenirs brûlants du passé qui rend ses femmes un peu inaptes au bonheur. On sent qu'elles ont du mal à croquer dans la vie; elles se retiennent avec ce sentiment d'être des imposteurs par rapport à toutes celles qui ne sont pas revenues. Tout cela est touchant et émouvant. Julie Depardieu fait une très belle composition, dans le rôle d'une femme frustrée, empêtrée dans les douloureuses solidarités qu'elle s'impose. Hippolyte Girardot est aussi saisissant de densité en tant qu'ancien déporté marqué dans sa chair. Quant aux deux autres, une belle hollandaise Johanna ter Steege et la québéquoise Suzanne Clement, elles sont aussi très convaincantes dans leurs rôles et leurs différences pour affronter la vie après une telle épreuve. Alors, certes, il faut aimer voir se former et déformer la pâte à modeler de l'humain pour apprécier un tel film. Ce n'est pas un film qui fera un carton. Mais passer à côté, serait vraiment dommage. Alors, allez-voir ce film, juste pour permettre que de tels petits miracles de la pellicule puissent se reproduire à l'avenir....
Ce n'est pas un grand film, c'est un film maladroit parfois et touchant le plus souvent. Ces trois femmes rescapées de l'horreur et tentant de retrouver du goût à la vie nous donnent une leçon de courage, sans démonstration, sans pathos. On découvrira la blessure inguérissable de Rose (Suzanne Clément remarquable) à la fin du film et on comprendra son obstination à rejeter le passé, à refuser toute évocation des camps. Elle paraît la plus légère des trois amies et elle se révèle la plus mutilée. Hélène (Julie Depardieu) par amour, met un sourire sur l'abime. C'est elle qui des trois amies tente avec le plus de volonté d'accueillir les petits et les grands bonheur de la vie. Son visage doux et blessé nous hante bien après la projection. Lili a trouvé un sens dans la foi, une fidélité à un judaïsme "féministe" vécu avec générosité, au nez de la barbarie et de l'intégrisme. Un mot de Berck. La ville a les couleurs joyeuses des congés payés, du divertissement populaire et bon enfant. Elle est le décor des retrouvailles des trois amies, le contrepoint d'Auschwitz, tout y est possible, la gourmandise au Cornet d'amour, l'ivresse des promenades dans l'immensité et la liberté de l'estran, la rencontre passagère et brûlante avec la sexualité. Voilà. J'aime ce film pour sa simplicité et la gravité sans emphase de son propos. Il a la politesse de ne pas peser malgré son sujet. Je crois que son succès est assuré par le bouche à oreille et c'est justice. On n'a pas souvent l'occasion de rencontrer de telles personnes qui donnent du courage à ceux qui ont été blessées par leur passé et qui cependant lèvent leur verre "à la vie".