1132 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
171 critiques spectateurs
5
15 critiques
4
69 critiques
3
47 critiques
2
24 critiques
1
7 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Fritz L
220 abonnés
767 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 3 septembre 2014
Voilà un film que n’aurait renié ni Pasolini, ni Fassbinder tant cette manière d’appréhender le sujet se rapproche d’un réalisme exacerbé. Car « Party Girl » est un film sur la douleur. Douleur d’une femme et d’une vie dont l’univers tant personnel que professionnel se résume au monde un peu glauque de la nuit, version Cabaret sordide. Et le film commence à un moment charnière où Angélique (interprétée par la magnifique Angélique Litzenburger), entraineuse de 60 ans se décide de raccrocher. Mais cela est-il possible ? Peut-on vraiment inverser l’empreinte d’une vie ? Avec un sujet aussi difficile, « Party Girl » se révèle être d’une incroyable pudeur. On découvre peu à peu, en même temps que son univers, le parcours d’Angélique avec ses envies, ses doutes, ses frustrations et ses rêves. Tout l’enjeu du scénario repose sur ces questionnements. Pas de pathos, ni de discours Bobo, les 3 réalisateurs ont choisi l’option d’une narration abrupte, parfois improvisée, mais qui résonne toujours juste. Que l’on soit d’accord ou non avec le comportement d’Angélique, il n’empêche qu’elle représente un des plus beaux personnages du cinéma français. On pense parfois à la poésie extra-terrestre de « Quand la mer monte », à la gouaille chaleureuse d’une « Paloma » mais surtout à l’intensité d’une Magnani dans « Mamma Roma ». Et même si « Party Girl » puise ses références dans le patrimoine cinématographique, il n’en reste pas moins un film incroyablement libre, personnel, fragile et dur, à l’image de son héroïne.
J'ai vu film... qui m'a totalement mis son charme, par l'histoire, le jeu des comédiens, et par ce qu'il dégage de "vérité vraie" de la vraie vie... Les dialogues sont tellement forts... On suit cette femme sexagénaire qui quitte son travail du monde de la nuit, touchée par la "limite d'âge et par la grâce de sa rencontre avec un homme qui l'aime... Et ce qui est beau dans ce film, c'est la manière de voir sa "reconstruction" après tant d'année à avoir été belle, le centre de sa vie... Et là, on la suit, on la voit vouloir reprendre pied dans sa vie, et de voir les circonvolutions de son chemin vers elle-même... Elle tente de renouer avec ses enfants, renouer avec son passé et tâche de se "faire" une nouvelle vie, avec à la fois beaucoup de volonté, d'incertitudes, de frayeurs et une immense immaturité... La réalisation se fait au plus près en mode naturaliste, à tel point qu'on ne peut s'empêcher de penser que l'improvisation dans un tel film doit être importante, et en même temps, la part de l'écriture ne peut être tant que ça minorer... Une surprise, donc...
Angélique, la soixantaine bien marquée, est hôtesse dans un bar de nuit. Toujours payée au bouchon, elle ne fait pourtant plus recette auprès de cette clientèle masculine morne et pas toujours tendre avec cette femme vieillissante. Pourtant, un homme va s'intéresser à elle et même lui proposer de l'épouser ! S'en suivra le parcours classique des fiancés vers le mariage : installation, présentation à la famille, ici bien décomposée et disparate, les hésitations de la mariée, la noce et la nuit qui suit. Party girl est un film aux aspects charmants mais bancal, La caméra suit cette femme trop maquillée, trop bijoutée, trop coiffée. L'amour et une certaine tendresse circulent dans les scènes même si Angélique n'est au demeurant pas très sympathique. Fleur bleue à jeun et pleine de sensibilité, elle devient vite insupportable après quelques verres.. Le scénario ne cache rien ses diverses facettes, la rendant ainsi plus humaine et voire un peu plus complexe. La première moitié du film finit par emporter l'adhésion à l'arrache, malgré cette volonté un rien agaçante de jouer les bobos filmant le vrai peuple. Malheureusement la deuxième partie va tomber dans le mélo un peu lourd. Si le personnage d'Angélique arrive à nous toucher par son intégrité et sa résistance aux moules, le scénario, lui, emprunte un peu trop des chemins sirupeux, parfois de manière un tantinet too much, comme dans la scène des déclarations d'amour durant le mariage, où la vérité des protagonistes est un peu surjouée et rate complètement sa cible tellement c'est risible. Les mouchoirs restent dans la poche devant cet alignement de bons sentiments. À vouloir filmer au plus juste, avec les vraies personnes, en imposant cette fiction/documentaire rejouée, les réalisateurs signifient par là même le silence aux critiques .... Puisqu'on vous dit que tout est vrai ! Vrai oui, mais à la sauce téléréalité, faut des larmes pour emporter l'adhésion du public coco ! Ok pour l'hommage filial et pour le partage de cette vie non exempte d'émotions, mais non merci pour cette dose de cuculterie béate. Puis bizarrement, alors que l'on est quand même dans un registre impudique, le film le devient nettement moins lorsqu'il s'agit d'aborder la sexualité de la maman. Le scénario n'ose pas aller jusqu'au bout, comme si soudain cette femme à la vie sexuelle bien remplie devait devenir une sorte d'icône. La fin sur le blog
Merci ARTE pour la découverte de ce 1er film fort intéressant de ces trois jeunes réalisateurs. La mise en scène n'a rien d'extraordinaire à part la scène des montgolfières qui sort du lot. Par contre le scénario est très original et très bien écrit. Il fallait y penser à nous faire le portrait de cette femme de cabaret qui tente une lancée dans une nouvelle vie plus "ordinaire". Le casting est très bon et très bien dirigé avec cette petite particularité d'être situé près de la frontière allemande où donc les deux langues s'affrontent dans des dialogues parfois percutants. Deux séquences sont émouvantes et nous font trépigner d'impatience à connaitre le choix que va faire Angélique. La fin est habile...
Dans ce premier long-métrage, Samuel Theis posait déjà les bases de son cinéma : un regard tendre sur sa Lorraine natale et ses habitants. Il livre une oeuvre autobiographique pleine de sensibilité, une histoire simple et juste sur l'amour, portée par des non professionnels très à l'aise, qui aurait cependant mérité un peu plus de corps.
Une fiction se déguisant en documentaire des bas fonds de l'est de la France avec l'accent AOC et des dialogues rocailleux. Dans les décors gris et des situations lessivées par la banalité, on découvre des gens s'accrochant à la vie au travers de l'amitié et de l'attachement amoureux. En terme d'approche scénaristique, de choix des acteurs amateurs qui jouent leur propre rôle ainsi que leur liberté de ton et de texte, le film fait penser à "'entre le murs" Palme d'or de 2008. La symbiose fiction/réalité est tellement évidente que l'on repart avec une seule question en tête : quelle est la part exacte de l'une et de l'autre ? Le parcours de vie de la Mamy-Cabaret était intéressant à dépeindre. A voir.
Entre le compromis et la liberté, la responsabilité et le désir, le personnage principal, une sexagénaire émouvante se cherche, sous des faux airs d’adolescente égocentrique, ne laissant jamais le spectateur insensible. Cette histoire, à forte densité sociale, filmée avec beaucoup d’empathie et au plus près d’une région populaire de l’est, est porté par cette femme, forte de son excentricité et de ses zones d’ombre. Ce conte désabusé met en effet en lumière l’inadéquation entre ses propres rêves et une réalité moins glamour. Si « Party Girl » se prévaut d’une réalisation soignée mais classique, c’est pour mieux éclairer le portrait de cette femme-enfant qui ne cherche qu’à étancher sa soif de vie jusqu’au bout de la nuit, au risque de passer à côté de son propre bonheur et de celui de son entourage. C’est à la fois très beau, émouvant, triste, avec également quelques rôles secondaires tout aussi vrais. Belle découverte dont on sort un peu étourdi.
Un épisode de "strip tease" (la série de doc) un peu longuet, qui joue sur les mêmes aspects réaliste et naturaliste pour se rapprocher au plus prêt de la réalité. Caméra à l'épaule, acteurs non professionnels qui improvisent les dialogues, volonté de montrer les bons comme les mauvais cotés des gens sans jamais juger... Alors oui, le résultat est réussit, mais la démarche n'est pas tout à fait convaincante, malgré la qualité de l'ensemble, et le film reste entre deux eaux, ne sachant s'il doit aller dans la fiction ou le doc.
un film qui sonne vrai avec une bonne histoire et de bons acteurs tous convainquants aussi bien les personnages primaires que secondaires. il y a de l'émotion de l'amour des rires et des larmes qui en font un film frais délicat original émouvant et surprenant, m'a fait passer un bon petit moment en salle obscure.
Le film est à mi chemin entre la fiction et le documentaire, il ressemble à l'émission "Striptease" et même par moments (malheureusement) à l'émission "Confessions intimes".
Un excellent moment de cinéma proche du docu-fiction avec des séquences émotionnelles très réussies, d'autres un peu moins... Mais, dans l'ensemble, un film très réussi et riche de promesses...
Ce qui est impressionnant c'est le jeu des acteurs qui n'en sont pas en fait. Sinon l'histoire n'est que moyennement intéressante, on n'éprouve pas de sentiments pour cette femme:ni bons ni mauvais. on ne sait juste pas quoi en penser.
Party Girl c’est l’histoire d’Angélique, la soixantaine, qui n’est pas résigné par être vieille. Elle aime encore les hommes et veut les séduire. Elle se maquille encore et se refuse d’être une femme mûre. Le film réside dans son combat à être une femme libre et sans complexe. Mais cette femme de cabaret doit faire face à la société qui l’entoure et qui la rejette, ou du moins souhaite la remettre à sa place. Filmé avec des plans très rapprochés, la bande de réalisateur délivre un portrait de femme unique et actuel. Certainement influencés par John Cassavetes, les cinéastes font de leur drame un pseudo documentaire de ce que pensent les vieilles femmes qui sont encore jeunes et le regard des autres sur leur envie de liberté. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Un film d'auteur à la française, social et réaliste. Réalisation et mise en scène sobre et épurée, direction d'acteurs efficace, et scénario à forte connotation sociale. Il n'en faut pas plus pour faire de ce "Party Girl" une jolie réussite, formidablement interprétée par des acteurs inconnus mais convaincants. Les thèmes représentés ici sont forts, de l'amour à la notion de parenté. Le tout sans en rajouter dans le mélo ou le dramatique. Un film à la Dardenne dont beaucoup devraient s'inspirer.
Bravo aux interprètes de ce superbe film ,"qui sent le vécu"! Pourtant pas comédiens de métiers, ils sont tous excellents de sincérité tout comme le film qui dresse en second plan, un portrait de notre société où le monde de la nuit par exemple sert d'échappatoire à certains pour oublier les soucis et les misères! Pourtant, c'est bien de cet environnement qu'Angélique voudrait sortir pour faire "comme tout le monde", pour être enfin la mère que ses enfants aimeraient qu'elle soit. Mais on oublie pas une vie comme ça simplement par envie. Le metteur en scène nous donne justement à voir combien il est difficile pour cette femme, sa propre mère en l'occurrence, de rentrer dans la normalité. On y croit jusqu'au bout même si on sent que c'est difficile malgré le soutien de ses enfants dont celle qu'elle aura "abandonnée" pour mener sa vie comme elle l'entendait, un peu égoïstement d'ailleurs. C'est ce qui fait de ce film une oeuvre sincère, on nous dresse le portrait d'une femme avec ses défauts, ses choix, bons ou mauvais et forcément une "mère courage". Très bon film. A voir!