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mem94mem
135 abonnés
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3,5
Publiée le 29 août 2014
Ce film est similaire à un documentaire légèrement scénarisé. Grande humanité et justesse des interprétations, les acteurs sont épatants, beaucoup de chaleur. Le scénario est un peu réduit, mais reste vraiment original, c'est là le principal intérêt du film. J'ai trouvé le film touchant, sans plus, faute d'avoir pu facilement m'identifier aux personnages. Pour le reste, la réalisation et la mise en scène sont réussies pour un premier film.
"Party girl" est une caméra d'Or particulièrement humaine, extrêmement touchante. On suit avec tendresse et intérêt les hésitations de cette femme qui hésite à tirer un trait sur son ancienne vie. C'est du cinéma réalité, parfois un peu voyeur, mais plutôt rythmé et toujours juste.
Magnifique. Un des meilleurs de 2014! Les acteurs sont troublants de vérité et l'histoire de cette femme tourmentée est touchante. A voir sans hésitation!!!
On est en plein dans une réalité qui émeut, dérange, qu'on ne comprend pas toujours. Cette femme qui ne veut pas faire de compromis et qui cherche de l'amour. A travers sa drole de vie, qu'elle choisit, en voulant garder une étrange liberté. C'est à partir du rapprochement de ses enfants que tout le scénario prend de l'ampleur et nous donne tant d'émotion. On la comprend, on ne la comprend plus, cette femme qui nous étonne à chaque moment de sa vie. On aurait peut etre aimé d'avantage d'info quand à sa vie de maman.
Un film tourné en grande partie avec des acteurs et actrices non pro, ce qui donne une dimension réaliste très profonde. Une histoire autobiographique . J'ai beaucoup aimé ce film touchant avec une histoire de femme pas banale. On sent l'amour à plein nez .
Un épisode de strip tease étiré sur une heure et demi. Femme attachante, l'héroïne porte le film sur ses épaules, elle est hélas très mal filmée (ils se sont mis à 3 pour la mise en scène !!!). Des moments touchants et d'autres très mièvres autour de la famille. Bon point le film donne envie de faire la fête !
Une histoire vraie qui fait froid dans le dos. Le réalisateur filme sans complaisance un épisode de la vie de sa mère jouée par cette dernière. Le film est bon et digne d'un des meilleurs "strip tease", mais l'impossibilité pour le spectateur de s'attacher à cette femme égoïste laisse un gout amère.
Un film atypique et hors des standards habituels, à voir, à la limite du documentaire avec des personnages pittoresques et attachants, le scénario est une plongée dans l'intimité de ces frontaliers alsaciens.
Portrait de femme tendre et émouvant, ce film qui se déroule en Moselle, à la frontière franco-allemande – les accents et l'utilisation du "platt", le patois du cru, l'attestent – est aussi une intéressante expérience de cinéma vérité. En effet l'actrice principale est bien la mère des quatre enfants du film, dont du co-réalisateur Samuel Theis, à l'origine du projet, et qui joue donc ici son propre rôle entouré des membres de sa famille pour le moins iconoclaste. Totalement hors norme et extravagante, Angélique, personnage central du long-métrage, est une femme de la nuit qui est entraîneuse dans un cabaret, jusqu'au jour où elle décide de se ranger, d'épouser un homme et de renouer le contact avec la plus jeune de ses filles, placée en famille d'accueil depuis ses 6 ans. Mais vouloir aller à l'encontre de sa nature profonde n'est pas toujours aussi facile qu'il n'y paraît... Inspirée de l'histoire vraie des Litzenburger-Theis, plusieurs séquences de réconciliation familiale sont particulièrement touchantes. Très belle musique de fin signée Michelle Gurevich alias Chinawoman. Caméra d'or méritée au Festival de Cannes.
Il s’agit là de chroniques familiales assez particulières puisque l’histoire se base sur l’expérience réelle vécue par la comédienne non-professionnelle Angélique Litzenburger. Entourée par les véritables membres de sa famille, inutile de vous dire que l’authenticité prédomine dans Party Girl et c’est ce qui fait sa force. Le portrait d’Angélique est touchant ; on ne peut pas rester insensible face à cette femme malgré les chances qui lui sont offertes semblent se refuser au bonheur. Projet mené à trois mains ; Marie Amachoukeli, Claire Burger, Samuel Theis signent avec leur premier long-métrage un magnifique portrait qui décroche le Coup de cœur Ciné2909.
Une démarche des plus intéressantes mais osées: mettre en scène sa propre famille. Les premières minutes sont un peu trop longues à mon goût, on ne sait pas trop où les réalisateurs veulent nous emmener. On pense au début à un portrait de famille mais il est bien plus question du portait d'une femme, Angélique. Au moment de l'annonce du mariage, on plonge alors dans le docufiction. C'est l'histoire d'une vie, d'un parcours, d'une femme. Pour ma part, je trouve très compliqué et dangereux de commenter ce film, si ce n'est de l'aspect plus technique (ce que je ne maitrise pas). On aime ou on aime pas!
Pourquoi suis-je sorti de cette projection avec un sentiment de malaise...ai-je eu le sentiment d'être simplement un voyeur, sachant que cette histoire était à peine scénarisée Angélique jouant son propre rôle dans la vie..c'est un film hyper réaliste, glauque dans la représentation de ces cabarets minables où des entraîneuses un peu défraichies font boire des hommes seuls contemplant des go-go girls plutôt peu inspirées...c'est un film quasi naturaliste dans son approche des milieux populaires de ce bassin lorrain sinistré...intérieurs kitchs à souhait, majorettes...fêtes populaires ..percings et tatouages..beuveries et tabagies ...ceci dit Angélique joue comme elle respire, à cent à l'heure et à coté Joseph Bour campe un Michel époustouflant et bouleversant quand de plus on sait qu'il a été casté par hasard dans un café...le reste de la famille est mis à contribution mais Samuel Theis se réserve quand même le beau rôle...quelques incongruités ...le mariage à l'église sonne faux... Angélique a roulé sa bosse, et quatre enfants de père parfois inconnu , ne lui redonne pas une virginité...c'est quand même un film fort, prenant mais dérangeant...et je l'ai été !!!
On peut difficilement douter de la sincérité des trois réalisateurs qui ont œuvré sur "Party Girl" : le film est clairement un bel hommage de la part d'un fils pour sa génitrice. Angélique Litzenburger est ainsi filmée avec amour sans que soient occultés les éléments troubles de sa personnalité, de même que ceux des autres personnages. On peut aussi louer la façon dont les difficultés sont abordées, les disputes étant frontales et réalistes, de façon à ce que toute tension soit perçue avec limpidité. Et pourtant, quelque chose de très gênant se dégage de "Party Girl", l'impression d'être un intrus au milieu d'une histoire de famille un peu encombrante. Cela est dû en grande partie au style naturaliste du métrage. En effet, le trio est loin d'atteindre le talent d'Abdellatif Kechiche : alors que ce dernier parvient à instiller avec brio beaucoup de lyrisme derrière des histoires terre-à-terre, l'atmosphère générale demeure ici écrasante. Il faut dire que les cinéastes usent de beaucoup d'effets maladroits (zooms sur les mains pour montrer le stress éprouvé, caméra à l'épaule qui change de point de vue afin de souligner l'émotion que le spectateur est censé ressentir, etc.) qui ne rendent pas du tout service à leur propos. Le film devient donc d'une certaine façon misérabiliste, comme si des Parisiens nantis avaient voulu se confronter au « vrai monde » en menant une « excursion en province »… Cette désagréable impression se renforce lorsqu'apparaît Samuel, le fils qui « a réussi » à Paris et qui vient donner des cours d'orthographe et des leçons de bonne conduite dans sa ville natale. Le malaise est d'autant plus éprouvant que le personnage est l'un des réalisateurs jouant son propre rôle et qu'il a tout de la caricature de l'adulescent parisien tête à claques... "Party Girl" n'est pourtant pas si mal, il dispose d'une bonne histoire et les réalisateurs ont tout de même du talent, mais il aurait pourtant été si facile d'éviter l'écueil d'un naturalisme si oppressant ou d'adopter un regard moins méprisant – même si je suis certain que ce mépris de la part des auteurs est inconscient : leur bonne volonté est manifeste, mais le choix d'un humanisme dégoulinant et d'un filmage proche de celui d'un reportage limitent fortement l'empathie éprouvée. On regrettera aussi la faiblesse de la fin : spoiler: Angélique s'en va tout simplement vers son destin, du sous-Velvet Underground en fond sonore . Choix paresseux qui semble bien plus inspiré par la mode que par une impulsion cinématographique...