Un film tourné en grande partie avec des acteurs et actrices non pro, ce qui donne une dimension réaliste très profonde. Une histoire autobiographique . J'ai beaucoup aimé ce film touchant avec une histoire de femme pas banale. On sent l'amour à plein nez .
Putain ils l'ont fait ! Ce film n'est pas un film porté sur la vie d'une cabarétiste de lorraine se produisant de l'autre côté de la frontière à Sarrebruck. Ils ont dépeint une fresque de toute notre communauté, ni vraiment allemande, ni vraiment française. L'est mosellan transpire un accent instranscriptible, une manière de sortir les mots, une éloquence brutale qu'aucun français de l'intérieur ne peut se targuer d'avoir.
Tout au long du film, on voit que le dialogue entre les protagonistes choque. Il est empreint d'un caractère trempé, quasi barbare qui rend les rapports entre les gens plus destructifs que constructifs. Il n'y a qu'a le comparer par exemple à celui du fils, ou bien à celui de la mère adoptive de cynthia qui vient de Metz (qui se situe déjà en france profonde pour nous) qui se veulent rassurants et bienveillants. Dans Party Girl, peu de place est laissé au mystère ou à une hypothéthique part d'ombre: on nous met devant la fratz le charisme brut de laurent et d'angélique.
La trame permet surtout de nous montrer les lieux, récurrents dans le film comme dans notre vie. On a tous été à ce vieux match de freyming, on a tous été les petits ratz avec une casquette bleue habillés n'importe comment et jouant dans le jardin de ces grandes batisses épaisses toujours en chantier. Bref, qu'on soit lorrain ou pas, ça nous laisse pas indifférent, loin de là.
"Party Girl" a fait souffler un vent d'air frais sur le festival de Cannes 2014 où il a reçu la Caméra d'or comme 32 ans avant lui "Mourir à trente ans" un autre magnifique film français où Romain Goupil nous emmenait dans ses souvenirs de révolutionnaire soixante-huitard à la recherche de son copain de lutte suicidé, Michel Recanati. Certains ont reproché à Samuel Theis, un des trois réalisateurs de mettre en scène de manière impudique sa mère prostituée et ses propres frère et sœurs pour une fiction nettement inspirée de la vie privé de la famille. Les mêmes s'extasient sans doute devant le cinéma-vérité de John Cassavetes qui tentait de prendre la vie sur le vif avec une bande d'acteurs dont son épouse, dans des films où il criait son désespoir sur la difficulté d'être artiste ou tout simplement de vivre. Le tour de force de "Party Girl" est ailleurs, parvenant à nous faire croire que nous sommes devant une fiction et que les membres d'une même fratrie sont capables de rejouer pour de vraie certaines situations de leur vie commune. On est estomaqué par la performance de chacun de ces acteurs amateurs qui sont tous justes que ce soit dans la gestuelle ou dans les dialogues. La Nouvelle Vague tant encensée se faisait fort elle aussi d'aller chercher la vérité en improvisant des inconnus devant la caméra. Le plus souvent les dialogues étaient ânonnés avec une morne platitude qui figeait le film dans un ennui prétentieux. L'intellectualisme très prisé des réalisateurs phares du mouvement suffisait à mettre un beau ruban autour des films souvent abscons de leurs congénères moins connus, tous disparus depuis des écrans radars. Rien de tout cela ici, le trio de réalisateurs-scénaristes ayant pris soin de placer ses acteurs novices dans un cadre et des situations qu'ils connaissaient bien. Très bonne idée qui donnait toutes ses chances à ce projet ambitieux mais aussi un peu risqué. Angélique est une femme de la nuit qui a eu son heure de gloire, affolant la clientèle dans différents clubs de striptease à la frontière allemande. La soixantaine venue, elle passe plus de temps à boire qu'à faire boire et c'est souvent ivre qu'elle termine ses nuits. Autant dire qu'elle n'est plus très rentable. Il serait temps de raccrocher mais quoi faire quand on n'a été qu'un "papillon de nuit" comme le dit elle-même Angélique. Quand Michel, un ancien mineur à la retraite et fidèle client lui propose le mariage, elle se dit comme tout son entourage et sa famille que l'occasion est trop belle. Mais paradoxalement et en dehors de tous les lieux communs sur la tragédie du destin de prostituée, Angélique est attachée à la vie qu'elle mène, faite d'imprévus et d'une certaine forme d'insouciance qui vous donne longtemps l'impression d'être jeune et désirable. En réalité sous le rimmel et les rides se cache une jeune fille qui rêve du grand amour. Le fantasme de beaucoup d'hommes d'attraper le cœur d'une femme de joie, Angélique y a toujours été prête et elle l'est encore malgré le troisième âge qui guette. Michel sera t'il celui-là ? Telle est la question du film où vers ce mariage qui se prépare, convergent les espoirs et les doutes de chacun. Les enfants qui espèrent voir leur mère entrer dans la normalité, Michel et Angélique qui rêvent du grand amour. Il faut dire un mot d'Angélique Litzenburger, impériale pour sa première et peut-être unique apparition à l'écran sans doute aidée par son métier qui s'apparente par certains de ses aspects au jeu d'acteur. Sa vitalité, sa malice mais aussi ses doutes et son désarroi crèvent l'écran, entrainant tout le monde derrière elle, chacun ayant à se déterminer par rapport à son rôle de mère, d'amie ou de future épouse. Toute proportion gardée, il y a un peu de Gena Rowlands et d'Anna Magnani chez cette curieuse femme. Plus surprenant encore la performance de Joseph Bour dans le rôle de Michel, repéré dans un bar par le trio de réalisateurs qui affronte avec assurance les scènes intimes les plus délicates. Expérience forcément éphémère pour la plupart des protagonistes, "Party Girl" démontre que le talent d'acteurs sommeille chez beaucoup d'entre nous. Cela a forcément quelque chose de gênant quand on sait que les métiers du cinéma sont qu'on le veuille ou non réservés à une petite élite de jeunes gens qui ont eu le temps de se chercher et dont les parents connaissent quelqu'un qui connait quelqu'un. D'où peut-être la réticence de certaines personnes du métier à admettre "Party Girl" comme un film à part entière. N'en déplaise, c'est une réussite totale.
Pour son premier film Samuel Theis a décidé de prendre comme acteurs les membres de sa famille et de tresser, à partir de la vie de sa mère, une fiction. On suit donc une femme de soixante ans qui, ancienne artiste de cabaret et maintenant hôtesse chargée de faire boire les clients, décide de changer de vie en acceptant la demande en mariage d'un de ces habitués et de reprendre contacte avec ces 4 enfants. Filmé comme un épisode de feue la très belle émission ''Striptease'', le film est interprété par des comédiens non professionnels. La conjonction de ces deux facteurs donne un supplément d'âme et de sincérité à ce qui se joue devant nous. Malheureusement, si l'on s'intéresse sans mal à ce qui se passe sur l'écran, on se lasse vite de ce qui ressemble à un reportage sur le petit peuple alsacien (c'est d'ailleurs une bonne idée de montrer que l'alsacien y reste encore vivace) ou à une rediffusion de ''Tellement vrai'', sujet: je n'arrive pas à laisser derrière moi ma vie de ''Party girl''... L'ensemble reste un peu déprimant, même si quelques moments lumineux éclairent quand même de temps en temps le film. Peut-être aussi parce que le personnage principal : Angélique, n'est pas des plus sympathiques et est même parfois carrément franchement antipathique. Un premier long-métrage plein de sincérité donc, mais dont l'intrigue et les acteurs restent trop proches du documentaire pour offrir autre chose qu'une plongée un peu déprimante dans une vie brûlée par les lumières de la nuit et de la fête auprès d'une femme perdue dans un rêve de vie que l'âge n'a pas émoussé. Pas inintéressant donc, mais loin d'être passionnant.
J'ai vu film... qui m'a totalement mis son charme, par l'histoire, le jeu des comédiens, et par ce qu'il dégage de "vérité vraie" de la vraie vie... Les dialogues sont tellement forts... On suit cette femme sexagénaire qui quitte son travail du monde de la nuit, touchée par la "limite d'âge et par la grâce de sa rencontre avec un homme qui l'aime... Et ce qui est beau dans ce film, c'est la manière de voir sa "reconstruction" après tant d'année à avoir été belle, le centre de sa vie... Et là, on la suit, on la voit vouloir reprendre pied dans sa vie, et de voir les circonvolutions de son chemin vers elle-même... Elle tente de renouer avec ses enfants, renouer avec son passé et tâche de se "faire" une nouvelle vie, avec à la fois beaucoup de volonté, d'incertitudes, de frayeurs et une immense immaturité... La réalisation se fait au plus près en mode naturaliste, à tel point qu'on ne peut s'empêcher de penser que l'improvisation dans un tel film doit être importante, et en même temps, la part de l'écriture ne peut être tant que ça minorer... Une surprise, donc...
Voilà un film entièrement porté par son sujet, son héroïne et sa sincérité, ce qui suffit ici à le rendre plutôt appréciable. On sent d'emblée beaucoup d'implication chez le trio de réalisateurs, tout comme chez Angélique Litzbenburger dans le premier rôle, qui compense son amateurisme évident par une belle honnêteté sur elle-même. Si l'œuvre met un peu de temps à trouver son rythme, son ton, et que l'aspect très « cinéma amateur » se fait ressentir trop régulièrement, il n'est vraiment pas interdit d'être touché par cette femme que l'on ne cherche jamais à idéaliser, ce qui la rend d'autant plus intéressante et crédible. Notons d'ailleurs que tous les personnages sont assez finement dessinés, ce qui rend cette peinture familiale et sentimentale d'autant plus convaincante, à défaut d'être enthousiasmante. Comme quoi, avec de petits moyens et beaucoup de cœur (et un minimum de talent), on peut parfois parvenir à de jolies choses : « Party Girl » en est une agréable démonstration.
Bravo aux interprètes de ce superbe film ,"qui sent le vécu"! Pourtant pas comédiens de métiers, ils sont tous excellents de sincérité tout comme le film qui dresse en second plan, un portrait de notre société où le monde de la nuit par exemple sert d'échappatoire à certains pour oublier les soucis et les misères! Pourtant, c'est bien de cet environnement qu'Angélique voudrait sortir pour faire "comme tout le monde", pour être enfin la mère que ses enfants aimeraient qu'elle soit. Mais on oublie pas une vie comme ça simplement par envie. Le metteur en scène nous donne justement à voir combien il est difficile pour cette femme, sa propre mère en l'occurrence, de rentrer dans la normalité. On y croit jusqu'au bout même si on sent que c'est difficile malgré le soutien de ses enfants dont celle qu'elle aura "abandonnée" pour mener sa vie comme elle l'entendait, un peu égoïstement d'ailleurs. C'est ce qui fait de ce film une oeuvre sincère, on nous dresse le portrait d'une femme avec ses défauts, ses choix, bons ou mauvais et forcément une "mère courage". Très bon film. A voir!
Un portrait de femme authentique qui vaut surtout pour sa mise en scène naturaliste qui rappelle à la fois les Dardenne et Bruno Dumont, et ses acteurs pour la plupart amateurs qui débordent de naturel. Dommage que l'actrice principale ne soit pas cinegenique et ne suscite guère d'empathie.
Un film plutôt émouvant, sur une femme libre. Libre de sa vie, de son parcours, de ses choix. Mais en prenant de l'âge Angélique se rend compte que la vie n'est plus aussi facile, que l'opportunité de se marier lui offrirait la sécurité, le confort et une vie dont elle aura besoin. Seulement chassé le naturel et il revient au galop ! Angélique est touchante (autant le personnage que l'actrice), sensible et humaine. Elle paraît hors du temps et sûre d'elle, alors qu'il n'en est finalement. Une belle histoire de famille, avec ses hauts et ses bas, j'aurais aimé en apprendre davantage, mais s'est mon côté analytique qui parle. Finalement je trouve que sa m'est davantage l'accent sur la réalité le fait de voir au casting les vraies personnes, un fait assez originale et touchant. On vit un peu le film comme une thérapie familiale, comme si pouvoir traiter de ses faits enlevaient un poids. En tout cas, cela a été mon sentiment. Un très beau film que je recommande, pour briser les tabous, les normes et pour le côté humain de cette famille et de cette mère/femme libre.
"Party girl" est une caméra d'Or particulièrement humaine, extrêmement touchante. On suit avec tendresse et intérêt les hésitations de cette femme qui hésite à tirer un trait sur son ancienne vie. C'est du cinéma réalité, parfois un peu voyeur, mais plutôt rythmé et toujours juste.
Un film sur la vie pathétique d'une hôtesse de bar de 60 ans, c'est glauque et ennuyeux, trop réaliste, une femme de 60 ans qui ne veut pas vieillir, surtout une hôtesse (pour ne pas dire entraîneuse), c'est vraiment affligeant,
L'histoire d'Angélique, "hôtesse" de 60 ans dans un cabaret de la frontière franco-allemande, arrive à nous émouvoir de bien des façons. C'est drôle, touchant, et surtout très bien incarné par la pétillante Angélique Litzenburger. L'histoire n'est peut-être pas des plus renversantes, mais l'ambiance fait le boulot.
Un film atypique et hors des standards habituels, à voir, à la limite du documentaire avec des personnages pittoresques et attachants, le scénario est une plongée dans l'intimité de ces frontaliers alsaciens.
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1,0
Publiée le 19 janvier 2015
Un film de famille très intimiste peut-être trop avec des acteurs qui jouent leur propre rôle tout ça dans un style proche du documentaire voir du reportage télévisuel digne de certaines mauvaises émissions. Je n'ai pas du tout accroché, je ne suis jamais rentré dans l'histoire, il n'y a aucun rythme ni intrigue ce qui fait que je me suis ennuyé du début à la fin.