Toni Erdmann
Note moyenne
3,7
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291 critiques spectateurs

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44 critiques
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velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2016
Voilà un film dont les avis entendus ou lus à droite et à gauche laissent perplexe. Lorsqu’on le présente comme étant la Palme du Public et de la Presse, force est de reconnaître la véracité d’une moitié de l’affirmation : en effet, rarement a-t-on vu à Cannes une presse, qu’elle soit étrangère ou hexagonale, aussi unanimement enthousiaste à propos d’un film ; par contre, il y a des contre-vérités qu’il faut dénoncer : à la fin de la projection de ce film dans la salle de la Licorne, à Cannes La Bocca, la salle où se pressent les cinéphiles, la salle qui réunit un public proche de celui qu’on peut trouver toute l’année dans les salles de cinéma autres que celles des multiplexes, l’enthousiasme était loin d’être de mise, la plupart des spectateurs ayant trouvé le film beaucoup trop long et souvent répétitif. Maren Ade avait tout pour faire de Toni Erdmann un très bon film : un thème très peu abordé au cinéma, une aptitude certaine à faire intervenir la farce dans un film dont le sujet est, par ailleurs, très sérieux, etc. Elle avait tout, sauf un « détail » important : la science du montage, l’art de couper une scène au bon moment, l’art, surtout, d’éviter de se répéter. Toni Erdmann n’est pas un mauvais film. Il est même très bon pendant près d’une heure. Malheureusement, répétons nous, nous aussi, il est trop long et très souvent répétitif.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 août 2016
Alors voilà le film qui aurait du avoir la Palme d’Or cette année selon une bonne partie de la presse mais également – et soi-disant - une bonne partie des festivaliers présents. Et l’affiche ne manque pas de le souligner en gros caractères bien vendeurs scandant « La Palme d’or de la presse et du public ». Et bien, défions quiconque (ou disons la majorité du public) d’être en accord avec ce slogan publicitaire. Car ce « Toni Erdmann » risque fort de creuser encore une fois et encore plus le fossé entre les critiques professionnels et les goûts du public. On s’est plaint que le film n’ait rien eu comme récompense lors de ce festival de Cannes 2016 (en même temps la sélection n’était pas la meilleure qui soit cette année) mais on aurait été encore plus étonné du contraire !

On est censé rire et être ému par ce qui est qualifié comme une comédie humaine et naturaliste. Pas une seule fois un sourire ne s’esquisse et encore moins un éclat de rire devant ce film balourd et empli de symboles convergeant vers un retour à la vraie vie et au bonheur. Soit un père qui tente de redonner un sens à la vie de sa fille obsédée par sa carrière et son travail en s’immisçant de manière imprévue dans sa vie, grimé en un alter ego qu’il nomme Toni Erdmann. Mais les situations sont tellement improbables voire grotesques puis graveleuses qu’il est bien difficile de trouver quelque chose de comique là-dedans. Surtout que les situations censées être propice aux malentendus et quiproquos sont bien trop répétitives et redondantes. De plus si le jeu de Sandra Hüller est plutôt bon, celui du père joué par Peter Simonischek est proche de la caricature et de la bouffonnerie. Le sous-texte anti-capitaliste est bien présent mais déjà maintes fois vu ailleurs et en mieux.

Si ce film est censé redorer le blason du cinéma allemand c’est vraiment mal parti alors que celui-ci regorge d’autres films et cinéastes bien plus pertinents (au hasard « Le Labyrinthe du silence » de Giulio Ricciarelli). Mais en plus d’être mauvais et très laid à regarder, « Toni Erdmann » se paye le luxe de durer près de trois interminables heures. Alors quand une comédie jamais drôle ou même un drame très rarement émouvant dont le sens réel est si sibyllin réussit l’exploit de faire presque le double de durée d’un film quelconque, on vous laisse imaginer le sommet d’ennui et le nombre incalculables de longueurs qui le parsèment. L’exemple typique du film d’auteur autarcique et clairement chiant qui plaira aux pseudo-intellos de tout bord. Allez voir oui revoyez plutôt « Elle » dans les films oubliés par le palmarès.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 18 août 2016
Voilà un film qui ne correspond pas du tout à ce qu'on en dit... Drôle ? Certainement pas. Aucun rire dans la salle pleine à demi dans laquelle j'étais. On assiste plutôt à une série de moments gênants entre deux personnages complètement désaxés qui n'arrivent absolument pas à entrer en communication. Les situations sont toutes plus ineptes les unes que les autres et l'acteur principal ne joue vraiment pas bien. Pas vraiment de mise en scène, pas de musique, pas de second rôle intéressant... Reste juste l'actrice principale qui a un vrai pouvoir d'incarnation. Que s'est-il passé à Cannes et dans la presse pour arriver à cette cascade d'éloges ?
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 août 2016
Face aux critiques dithyrambiques que ce film a suscitées à Cannes, je dois être un spectateur extrêmement basique pour avoir gouté aussi peu ce spectacle.
Toni Erdmann, c’est le nom du personnage inventé par Winfield pour côtoyer sa fille, consultante à Bucarest, plus ou moins à son insu. Un grand échalas emperruqué et pétomane qui prend un malin plaisir à faire honte à sa fille lors des cocktails et autres "pince-fesses".
On croit un moment que par l’absurde, il va la ramener à une vie moins cruelle, on pourrait croire qu’il se sauve lui-même … rien de tout cela. Le scénario évite le didactique, évite de donner des leçons.
Parce que, l’art du décalage, d’être toujours là où personne ne l’attend, doit être le ressort comique du film … et je n’ai pas ri une seule fois !
J’ai bien senti les 2 heures 40 …
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

148 abonnés 544 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2016
Qu’il est beau, ce fameux Toni, sa fausse coupe de cheveux noire dansant avec les agitations du vent, ces fausses dents qu’il dissimule dans une poche de sa jacket ou derrière ses lèvres, puis ce coeur fatigué propageant des émotions fortes (belles et bien vraies, quant à elles), partagées comme lors de cette scène entre frustration et énervement. Les sentiments de Windried, second personnage interprété par le démentiel Peter Simonischek, dévorent alors tout lorsqu’il voit sa propre fille sniffer de la drogue sous les yeux excités de ses collègues de bureau. Maren Ade, réalisatrice et scénariste de son propre projet d’une durée de presque trois heures, propose un véritable tourbillon cinématographique, entre rires et pleurs, joie et tristesse, et nous fait parcourir un pays (la Roumanie) mais en même temps un monde de l’entreprise et de la finance à vomir, déprimant à cause d’une non-humanité ambiante et de personnages détestables. Et dans ce lot d’ordures, un père y retrouve sa fille. S’ensuit alors une aventure poignante et inattendue, entre soirées dans lesquelles des membres de la « haute communauté » se réunissent pour boire des verres et des rencontres avec la population locale, au détour d’un pommier. La mise en scène est assez attrayante et assez intuitive pour laisser le spectateur baigner, soit dans un sentiment puissant, soit dans le rire. Il n’est pas simple de parler d’une oeuvre qui joue sur très peu de tableaux mais qui sait en même temps nous faire vivre autant d’émotions différentes et nous offrir une palette de couleurs aussi luxuriante qu’originale, et ce en si peu de temps. Rien que la première scène reflète très bien cet état d’esprit; rien que la première apparition de Simonischek laisse sans voix tellement que cette dernière est maîtrisée et surtout réussie. C’est qui plus est une joie d’entendre la magnifique langue allemande dans un film palpitant, attachant et aussi spirituel. Entre jeu de regards et d’apparences se créé sous nos yeux une véritable bataille, durant laquelle nos deux combattants tentent de retrouver quelque chose qu’ils avaient perdu depuis bien trop longtemps. L’une, son assurance dans ses actions en rapport avec son métier (chose qui lui importe le plus au monde), l’autre, une fille devenue trop vite femme, cette dernière ne sachant plus vivre que dans la certitude de son travail et sans la luxure superficielle offerte par les bons soins du patron. Sandra Hüller confirme son talent, une fois de plus, en interprétant cette fleur fanée trop vite, trop à l’ombre d’une lumière vacillante. « Toni Erdmann » est une fabuleuse réussite sur les relations entre nous, humains, femmes et hommes, pères et filles, et sur notre capacité à nous adapter à la surprise liée à l’inattendu. Autant bouleversant que magnifique. Bref, Maren Ade a signé un chef d’oeuvre. Merci à elle.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 août 2016
S'il y a un message philosophique dans cette histoire navrante et frappadingue, ce film est alors le plus prétentieux de l'année. S'il n'a rien à nous dire, c'est juste un film mortellement ennuyeux. Armez-vous de patience pour subir ces 2h40 de pensum ! Seulement si vous avez beaucoup de temps à perdre.
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2016
Pour Maren Ade et son Toni Erdmann (grand favori du public cannois et des critiques), nous n'avons toujours pas compris l'engouement qu'il soulevait. Les singeries d'un père (interprété par Peter Simonischek) tentant d'éclaircir le quotidien désolant de sa fille, ne suffisent pas à sauver 2h40 de vide, d'ennui, et d'idioties boostées au rire gras. Lorsque Fassbinder rencontre Patrick Sébastien, on tente tant bien que mal de crier au génie…
folyr
folyr

37 abonnés 72 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 11 septembre 2016
Quelle déception ! Encensé par les critiques et autres bobos, ce film interminable ne m'a pas décroché un sourire. Le scénario est totalement incrédible : Pourquoi la fille carriériste invite-t-elle ce père embarrassant à l'ambassade ? Par quel merveilleux hasard connaît-il l'emploi du temps de sa fille, ce qui lui permet d'être toujours là où elle se trouve ? C'est mal écrit, mal réalisé, les personnages sont insupportables… J'avoue que je suis partie au bout d'une heure et demie, incapable de supporter une heure dix de plus.
keser
keser

24 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2016
Film vu en avant première, je ne m'attendais absolument pas être captivé pendant les 2h40 que durent le film. Au début du film on ne sait pas très bien ou cela va nous mener. Mais au fur et à mesure on se laisse emporter par ce film sur la relation père-fille avec en toile de fond une uniformisation des modes de vie de culture de travail où les personnages perdent pied...
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2016
Compte tenu de la quasi unanimité de l'enthousiasme des critiques professionnels, on aurait pu s'attendre à un nouveau chef d’œuvre, à l'invention d'une nouvelle forme cinématographique, à la découverte d'images extraordinaires. Rien de tout ça !
Toni Erdmann est cependant un très bon film que je vous recommande pour d'autres excellentes raisons, pour la qualité du jeu des acteurs en premier lieu, pour la transgression d'un scénario volubile et drôle, pour l'originalité et l'invention permanente de scènes toujours surprenantes, pour la qualité des dialogues aussi, qui alternent réflexions philosophiques et humour potache.
Mais, surtout, ce film nous étreint d'une forte émotion dans les échanges entre un père pas si foutraque qu'il veut bien le laisser croire et une fille pas aussi sûre finalement de la nécessité de la mission qu'elle s'assigne en tentant de "réussir dans la vie" au risque de perdre son âme.
C'est cette relation filiale que l'on perçoit de plus en plus au fil d'un scénario à rebondissements qui fait le prix de ce petit bijou allemand. Confirmation, si nécessaire, que ce pays dispose d'énormes ressources cinématographiques de grande qualité,
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2016
Ce film est une hype comme je n'en avais pas vue depuis longtemps. Toute la presse nous ordonne d'aller le voir, c'était la sensation de Cannes, il aurait du avoir la Palme.

Une fois sorti de la séance, je me trouve dans l'obligation de faire redescendre tout le monde sur Terre et de relativiser la qualité de ce film. Oui on rit à gorge déployée, oui le film va parfois dans des directions totalement dingues. Mais se taper près de trois heures de film pour avoir une morale du genre, ah oui, on est trop pris par notre routine quotidienne et on passe à côté des bons moments sans s'en rendre compte. Bah merci, j'étais pas du tout au courant de ça avant de venir voir ce film...

Mais ce qui sauve la chose, ce n'est pas le fond. C'est la forme. Et là, quelle audace ! Amener ce personnage de Toni Erdmann totalement dingue devant cette jeune femme qui semble être plus coincée et rigide que Geneviève de Fontenay, c'est quelque chose qui vaut le détour. Le père et la fille ont de succulents dialogues, se trouvent dans des situations les plus inattendues les unes que les autre, je retiens notamment cette chanson totalement folle chantée par Inès lors d'une fête, l'anniversaire qui vaut le détour aussi. Et finalement, on se rend compte que les grands moments de la vie, les plus mémorables que l'on retient à la fin, on les vit avec Ines et son père, et c'est ça le plus fort. Et vous savez quoi, on est touché à un moment et on ne peut que fondre.

Maren Ade mène son film d'une main de maître, ne se laisse jamais dépassée par son sujet, sait quand mettre de la tension, quand la faire redescendre, comment susciter l'émotion, comment amener ses événements. Le scénario a un grain de folie, les acteurs sont habités et on en sort avec l'un des films les plus intelligents de cet été.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 mai 2018
La psychologie des personnages sonne juste, on s'attache très vite aux deux personnages. En toile de fond, la situation roumaine est habilement évoqué.Les moeurs de l'époque sont montrés entre éloignement géographique, isolement et surmenage... Pourtant, peu à peu, tout cela se distend, et malgré une fantaisie salutaire et constante et une liberté de ton, l'ensemble perd de sa force et l'histoire ne sait plus quelle direction prendre. Si tout ca est un peu long, le film continue quand même à offrir émotion et sourire et les deux acteurs principaux (surtout Sandra Huller) demeurent excellents.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2016
Comédie dramatique de moeurs, chronique familiale où a fille est un pion capitaliste froide et amère, voire frigide aussi dépressive que déprimante tandis que le père est un clown austère, presque triste mais qui lutte pour que la vie soit aussi synonyme de bonheur et de liberté. On le rappelle rien dans ce film est hilarant, c'est une chronique douce-amère où un père fait des gags plutôt pitoyables pour tenter de rendre heureux sa fille malgré sa propre solitude. Une déception suite à une promo mensongère mais ça reste un beau et bon film sur le fond de son sujet.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 août 2016
Il s'appelle Toni, il est vieux, son cœur est usé, il vit avec son chien moribond, loin de sa fille, Inès, qui, elle, habite Bucarest, il est séparé, vaguement enseignant, et il améliore son existence avec des farces plus ou moins drôles et des travestissements sortis de son imaginaire. Autant dire que ce Toni, c'est un original ! Il doit attendre la mort de son chien pour se rendre compte que le temps passe, que surtout l'essentiel passe, avec le risque de faire oublier le pourquoi de l'existence. A commencer par sa fille, addictive au téléphone, à l'argent et au business, en dehors de tout sens moral. Alors, il décide de rejoindre sa fille à Bucarest et de s'intégrer dans son univers professionnel en revêtant l'habit d'un certain Toni Erdmann, un consultant loufoque. "Toni Erdmann" est un film étrange. Etrange parce qu'il sort des sentiers battus, tout en regardant avec tendresse le couple père-fille se séparer, se reconstruire, et se séparer encore. Le ton emprunte parfois le ton du Marivaudage, tant l'art du travestissement est là pour dénoncer un monde capitaliste qui précipite ses salariés cadres dans un gouffre de folie et d'indifférence. Rien n'est normal dans ce récit, à commencer par les gens normaux comme cette Inès qui peine à cacher ses origines simples avec sa dent de travers et son pas maladroit. Elle est une sorte de robot désarticulé au sang froid, affamée de profit et de carrière. Et son père joue avec ses nerfs, tout en tentant doucement de l'apprivoiser. Si le film est touchant, souvent comique, il pèche par excès de longueur. Le spectateur finit par se demander quand cette histoire invraisemblable de faux consultant qui persécute sa fille se terminera. Sans révéler la fin du film, il faut attendre une scène absolument incroyable de soirée d'anniversaire pour que le spectateur se rende à l'évidence d'une œuvre profonde, attachante et cocasse. "Toni Erdmann" est un joli cadeau d'originalité dont on aurait préféré que le producteur procèdent à quelques raccords.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 août 2016
Maren Ade a un sens certain du comique de situation (...). Malheureusement, le film enchaîne les situations, justement, avec une mécanique qui s’épuise vite et tourne à vide. (...) Beaucoup, beaucoup trop de longueurs gâchent le plaisir.

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