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    Toni Erdmann
    note moyenne
    3,6
    2088 notes dont 273 critiques
    répartition des 273 critiques par note
    41 critiques
    82 critiques
    56 critiques
    46 critiques
    34 critiques
    14 critiques
    Votre avis sur Toni Erdmann ?

    273 critiques spectateurs

    EricDebarnot
    EricDebarnot

    Suivre son activité 150 abonnés Lire ses 1 262 critiques

    4,0
    Publiée le 6 septembre 2016
    Qu'on aime ou pas "Toni Erdmann" - et au sortir de ces presque trois heures de cinéma singulier, on ne sait pas forcément très bien si on a aimé ou non -, impossible de nier que le film de Maren Ade va vous travailler, longtemps et souterrainement. Car cette sorte de fable atonale et terriblement désenchantée - qui se conclut magnifiquement et pertinement par le "Plainsong" de Cure - affronte sans baisser les yeux les maux les plus cruels de notre époque impitoyable : la barbarie du capitalisme qui broie ses esclaves mais asservit aussi ceux qui s'en croient les maîtres, le dessèchement des relations humaines (familiales, amoureuses, sexuelles, amicales) au point de les vider du moindre sens. Et face à l'horreur, Maren Ade imagine et filme les stratagèmes passablement idiots d'un père vieillissant, plaisantin absurde et limité, qui va interférer avec la vie de sa fille, combattante moderne depuis longtemps perdue pour lui, dans l'espoir de provoquer entre eux une sorte d'étincelle de vie. On rit beaucoup devant l'accumulation de scènes embarrassantes, pitoyables parfois, excellemment filmées par Maren Ade qui démontre un sens de la durée remarquable - sans doute la principale qualité du film, avec son interprétation : mais ce rire, un peu comme devant les strips de Pierre la Police auquel la scène de "la peluche bulgare" et de l'anniversaire nu fait clairement penser, est surtout l'expression de notre malaise, et, au final, de notre désespoir. Car la dernière scène de "Toni Erdman", la plus triste, nous murmure que nos minuscules victoires ne sont qu'éphémères.
    btravis1
    btravis1

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    3,5
    Publiée le 27 septembre 2016
    Au vu de l'engouement suscité par le film à Cannes, j'attendais peut-être un peu trop de ce film, surtout qu'il était vendu comme une comédie, ce qu'il n'est pas vraiment. Une fois donc passée cette petite frustration, Tony Erdmann reste un bon film, culotté, surprenant, touchant, certes un peu long ou répétitif par moment, mais le pari de la réalisatrice est, dans tous les cas, gagné. Au-delà de la relation père-fille, le film réussit à dénoncer un certain monde du travail, capitaliste, hypocrite, individualiste et propose un autre regard, avec la vision détachée du père sur ce monde, dans lequel vit sa fille, et qu'il ne connait ni ne comprend, mais parvient pourtant à s'y immiscer en s'inventant un personnage atypique. Les 2 acteurs principaux sont remarquables et certaines scènes sont assez inoubliables. Pour le moment, le meilleur film sélectionné à Cannes parmi les films déjà sortis en salle.
    Alligator 427
    Alligator 427

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    3,0
    Publiée le 19 août 2016
    Très surévalué par la critique cannoise et faussement présenté comme une comédie très drôle, Toni Erdmann est le portrait aigre-doux d'un père en déphasage complet avec sa fille et son époque et qui tente maladroitement de se refaire une place dans sa vie. A la fois bien joué et très justement mis en scène, le film souffre de sa lenteur et de sa longueur (2h30). Dommage, le travail de Maren Ade et de son équipe aurait mérité un meilleur montage.
    poet75
    poet75

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    1,5
    Publiée le 18 août 2016
    J'ai beau me creuser les méninges, je ne parviens pas à comprendre l'engouement suscité par ce film que la plupart des critiques encensent. Certes "Toni Erdmann" est doté d'un sujet pas franchement original mais intéressant: un père qui s'immisce dans la vie surbookée de sa fille, consultante à Bucarest et obsédée par sa carrière, afin, pourrait-on dire, de la reconquérir. C'est un sujet touchant, mais un sujet ne suffit pas à lui tout seul à faire un bon film. Car, pour le reste, ce long-métrage (très long puisqu'il dure 2 heures 40!) de Marin Ade m'a paru uniformément médiocre. Pas de véritable point de vue de la réalisatrice, une mise en scène constamment banale, pas un plan doté d'originalité, un acteur et une actrice dénués de tout charisme, des dialogues d'une consternante platitude... Quant à l'humour qui, paraît-il, a séduit les festivaliers de la Croisette, je l'ai trouvé tour à tour balourd, grossier, voire carrément vulgaire. Ce film interminable n'a pas réussi un seul instant à me plaire, pas même pendant la dernière demi-heure qui propose une succession de loufoqueries qui tombent toutes à plat. 3/10
    Hey Jude
    Hey Jude

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 14 critiques

    4,0
    Publiée le 26 août 2016
    Un film original aux trouvailles surprenantes porté par deux acteurs réellement attachants et touchants. C'est surtout une histoire sur le manque de communication d'une fille et de son père, la première enfermée dans son travail, le second ne s'exprimant qu'à travers des blagues et des déguisements. Au départ on se dit que c'est le père le plus fou des deux, et il est vrai qu'il ne manque pas de culot en inventant le personnage de Toni, ("coach" spécialité, heu, vie) qui s'immisce parmi les collègues d'Inès, allant jusqu'à se créer des cartes de visite et louer des limousines... Mais sa fille ne tarde pas à nous surprendre, notamment lors d'une fête d'anniversaire mémorable (un moment excellent de cinéma qui m'a laissée tantôt inconfortable, tantôt hilare, tantôt touchée par le mélange d'audace et fragilité d'Ines) et on ne sait plus vraiment qui est le plus fou... C'est un film sur les convenances sociales, aussi, sur l'humour. J'ai rarement vu un film avec autant de personnages gênés, parce qu'ils ne comprennent pas une blague, parce qu'ils ne comprennent pas que quelqu'un puisse faire quelque chose d'inattendu... Cela s'exprime beaucoup par le comique de situation (et quelles situations!), Le film est très théâtral. Mais réaliste car rien n'est attendu, il ne nous emmène jamais là où on s'imagine.
    Bernard D.
    Bernard D.

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    4,0
    Publiée le 11 juillet 2016
    « Toni Ederman », le 3ème film de Maren Ade a reçu le Prix de la Critique internationale à Cannes. Il doit sortir mi-Août mais a été projeté en avant-première dans 3 villes françaises ce Dimanche. Pour ma part, le film ne ressemble pas du tout à l’affiche qui le présente comme une comédie hilarante « à hurler littéralement de rire » ou « l’un des plus beaux fous rires de Cannes » (sic) … C’est un film très grave qui confronte Winfried Conradi alias Toni Erdmann (Peter Simonischek) et sa fille Ines (Sandra Hüller). Le premier, artiste et écologiste arrivant au terme de sa vie et cardiaque, compense sa vision pessimiste du monde par des farces et attrapes, des déguisements et des reparties volontairement sans queue ni tête. Il regrette d’être loin – dans les deux sens du terme - de sa fille qui est une féroce femme d’affaires, conseil de gestion dans les sphères du pétrole en Roumanie. Suite au décès de son chien, Toni va à Bucarest et demande à sa fille « si sa vie a un sens ». Il va alors s’immiscer dans sa vie professionnelle et personnelle et progressivement via toute une série de situations cocasses, lui permettre de réfléchir et – après un « brunch » donné à l’occasion de son anniversaire, dans des conditions que je vous laisse découvrir –modifier sa vision du monde et de la vie. La dernière scène est émouvante : de retour en Allemagne suite au décès de la mère de Toni, Ines va « montrer » au vrai sens du terme la valeur du message de son père qui disparaît du champ de la caméra pour – je pense – aller rejoindre son chien suite à une crise cardiaque annoncée par un malaise à Bucarest. A côté de cette histoire d’amour entre un père et sa fille malgré des concepts de vie qui les opposent, le film nous montre également la dureté du monde des grandes entreprises capitalistes face à la réalité de la vie sur le terrain en Roumanie. Je ne dois pas avoir le même humour que les festivaliers de Cannes et pour moi ce film poignant n’a – à mon avis – qu’un seul défaut : sa longueur (2 h 42) mais il est à voir car les rires et sourires qui en émanent ont un goût amer mais réaliste sur le monde actuel.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 18 août 2016
    Il fallait bien que j'aille voir au moins un bon film cet été au cinéma... et si je raterai sans doute rester vertical, autant voir Toni Erdmann... Je n'en attendais rien et pour tout dire j'étais un peu craintif, c'est super long, je ne connais pas la réalisatrice et je n'avais aucune idée de quoi ça pouvait bien parler et se fut une véritable surprise. C'est ce qu'on pourrait appeler le bon film qui fait du bien. J'ai lu le synopsis juste avant de partir au cinéma et j'avoue que j'ai encore plus pris peur, je sentais le récit sur la vie bien artificiel où une jeune femme se met à douter de manière bien lourdingue sur sa vie, avec des monologues et des pleurs surjoués... Mais il n'en est rien du tout. Toni Erdmann est un film simple et qui montre la vie, qui ne s'amuse à pas déformer, à être manichéen, à tricher... Le film prend son temps pour montrer les moments de malaise absolus causés par le père, il prend le temps de montrer la relation entre le père et la fille, toujours de manière subtile... sans jamais trop en faire... et surtout il montre des personnages qui existent, qui ont une consistance, se ne sont pas de simples artifices de cinéma. Et j'ai donc pris un grand plaisir à suivre ce père et cette fille, leur vie, leurs "aventures", leur rapprochement... et si au niveau de l'âge je suis plus proche de la fille (mais aussi sur le fait que je vis loin de mes parents et que d'une certaine façon je les abandonne), au niveau du caractère, des idéaux, je suis proche du père, ça me permet de prendre en empathie les deux personnages et de me projeter, moi, vieillissant, avec mon chien mourant à aller emmerder ma fille en Roumanie pour lui redonner le sourire et la joie de vivre. Toni, c'est un peu Amélie Poulain, en plus sobre, en plus réaliste et en plus vrai. On a plein de scènes magnifiques, notamment lorsque la fille lâche un peu prise et redevient la fille à son papa, la fille qui se souvient qu'elle a besoin d'un père. Je ne veux pas trop en dire, mais c'est un bon film pour sa simplicité, pour le fait qu'il n'en fait jamais trop, qu'il ose faire durer les scènes et surtout car il est très bien écrit, avec des personnages qui sont vrais... un petit bol d'air frais au cinéma.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 330 abonnés Lire ses 1 443 critiques

    4,5
    Publiée le 15 septembre 2016
    Acclamé à la quasi unanimité par la presse à Cannes, "Toni Erdmann" de la réalisatrice allemande Maren Ade arrive sur nos écrans en étant présenté comme une "comédie hilarante". S'il est vrai que le film est très drôle, surtout à partir du moment où Winfried Conradi se déguise et devient l'ambassadeur Erdmann, il est surtout traversé par une réflexion père-fille grave et touchante. Car sous ses airs de clown-farceur, Winfried apparaît comme un homme malheureux et seul qui tente de dérider sa fille absorbée par l'entreprise capitaliste dans laquelle elle travaille, triste reflet de notre monde économique actuel, mais le fait finalement moins dans l'idée de la sauver d'un environnement dont il ignore tout que dans l'espoir de retrouver en elle la petite fille qu'il a connue autrefois et qu'il ne reconnaît désormais plus. Ainsi, le film nuance sans cesse l'idée du bonheur en réfléchissant sur la perception que chacun en a tout en maintenant que le rire en est l'illustration la plus forte, un passage vers la dérision qui conduit à une mise à nue littéralement exprimée sur la fin, avec une "naked party" drôlissime et totalement imprévisible dans son déroulement. En plus de faire valoir une grande originalité dans son écriture, "Toni Erdmann" est aussi d'une grande précision dans sa mise en scène, déroutante par le fait que les scènes comiques sont filmées avec une austérité qui se rapprocherait plutôt d'un ton dramatique, un effet qui crée un décalage efficace et qui n'annule en aucun cas la proximité avec les personnages; au contraire, cette façon de filmer à l'inverse du scénario permet une projection inattendue du spectateur dans les diverses situations, toutes intéressantes sur la durée de 2 h 40 amplement justifiée. Film sur un père qui n'accepte pas de voir sa fille grandir et sur une fille qui comprend peu à peu l'amour paternel en rentrant dans le jeu que Winfried lui propose, "Toni Erdmann" se garde bien d'expliquer toutes les réactions de ses deux personnages principaux, les regards que l'on ne veut dérober et les sentiments indicibles, afin de mieux laisser le spectateur accomplir un processus d'identification ample et complexe devant cette proposition singulière sur le plan cinématographique mais universelle sur ses subtilités émotionnelles. Porté par deux immenses acteurs que sont Sandra Hüller et Peter Simonischek, "Toni Erdmann" est un bijou d'inventivité qui évite sans cesse le tire-larmes pour mieux être lucide sur les effets dévastateurs de la mondialisation et les rapports difficiles père-fille, s'achevant sur l'idée que chacun voudrait réaliser : celle de "retenir les instants", illusion magnifique qui permettrait un bonheur permanent, impossible remède au malheur qui clôt le film d'une manière pessimiste et bouleversante.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 16 août 2016
    Voici donc le film qui a fait se gondoler Cannes et dont l'absence au Palmarès a ému tus les festivaliers. Sa réputation n'est absolument pas usurpée avec une multitude de scènes délirantes qui ne sont pas loin de provoquer des fous rires irrépressibles. Mais Toni Erdmann est bien plus que cela et ses 2 heures 42, qui passent très vite, sont d'une très grande richesse thématique. Outre la mondialisation, et les rapports entre une puissance occidentale (l'Allemagne) et un pays émergent (la Roumanie), le film est d'une lucidité et d'une justesse impressionnantes lorsqu'il s'attaque à la vie en entreprise, et notamment dans les multinationales. Stress, sentiments "Corporate", défoulement, dérives, tout y est. Sur le plan émotionnel, Toni Erdmann s'impose avec un éclat tout particulier, dans une relation père-fille puissante et jamais convenue. Le film semble parfois improvisé comme si la réalisatrice Toni Erdmann avait laissé une grande latitude à ses interprètes, à moins que tout soit écrit, au cordeau. Les deux acteurs principaux sont éblouissants : Peter Simonischek et Sandra Hüller, dans des partitions variées et inspirées. Si le jury de Cannes, plutôt que de couronner un Ken Loach honnête mais attendu, avait voulu prendre des risques et souligner une écriture et une mise en scène brillantes et singulières, c'est Toni Erdmann qu'il aurait choisi sans hésiter.
    ouadou
    ouadou

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    2,0
    Publiée le 18 août 2016
    Voilà donc l'objet Cannois tant salué... Une première heure merveilleuse, drôle, touchante, originale et puis ensuite une cinéaste qui a égaré son monteur et qui nous promène dans un film qui devient un peu lourdingue, très fabriqué, un film qui se veut être Très Intelligent et qui commence à poser à prendre des temps infinis pour ne surtout pas être un objet commercial. Ce n'est pas parce qu'on fait 2h40 qu'on signe un chf d'œuvre. C'est justement tout ce qui manque à ce film de l'humilité, de la simplicité. Et pour nos critiques qui crient à l'hilarité... ??
    SebLefr3nch
    SebLefr3nch

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    3,5
    Publiée le 23 août 2016
    Les relations parents-enfants fascinent depuis longtemps l'art. Au cinéma, on en a vu des films sur le sujet. Mais comme celui de "Toni Erdmann", beaucoup moins. Déjà, les personnages sont plus âgés qu'à l'ordinaire : la fille a plus de 30 ans et le père approche la soixantaine. Ce père terriblement drôle car il ne sait communiquer que par des blagues et cette fille terriblement triste car elle ne vit que pour son travail et s'oublie. Leur rencontre fait des étincelles car l'un s’inquiète pour l'autre et l'autre refuse son aide. Et petit à petit... Bref, vous avez compris. C'est touchant car tout est fait en subtilité et chaque personnage apprend de l'autre par petite touche. La réalisation est très sobre pour laisser place aux acteurs qui sont vraiment très bons. On voit un peu partout que ce film est la palme du public et de la presse à Cannes et ça se comprend car il est original, traite des problèmes générationnels et fait beaucoup rire dans des situations qui nous mettraient d'ordinaire mal à l'aise.
    islander29
    islander29

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    4,0
    Publiée le 7 septembre 2016
    J'ai beaucoup aimé ce film de toutes les ambiguïtés....Une jeune femme allemande est "harcelée" par son père qui se déguise plusieurs fois, pendant qu'elle fait un voyage d'affaires en Roumanie....On va dire qu'il y a un humour sous jacent à beaucoup de scènes, de l'autodérision des valeurs de la vie et de l'entreprise.... La scène , la "naked party" vaut son pesant d'or, du comique , du pince sans rire, ainsi que la très belle chanson en anglais , qui hélas pour certains n'était pas sous titrée......C'est un film original sous beaucoup d'aspects, provocant aussi, un film presque fellinien dans l'esprit, et qui supporte assez bien ses 2h40, je conseille.....
    L'Info Tout Court
    L'Info Tout Court

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    4,5
    Publiée le 27 août 2016
    La mise en scène de Maren Ade est l’incarnation de la sobriété. Elle enlève les barrières entre les personnages et le spectateur. Du rire au larmes, c’est par ce mélange des tons, mais aussi par la richesse de l’écriture et le talent des deux comédiens que Toni Erdmann réussit à marquer le cinéma de son empreinte.
    labellejardinière
    labellejardinière

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    0,5
    Publiée le 22 août 2016
    "Toni Erdmann", encensé par la critique mainstream, quésako ? L'Allemande Maren Ade a écrit une histoire-démonstration laborieuse, à la recherche de l'amour filial perdu entre une fille quadra et son père âgé, sur un mode "kocasse Finesse", qui peut laisser : perplexe/consterné (et plus, par manque d'affinités...). Et ça dure presque 3 heures.... Moralité : en cet été finissant, il n'est pas indispensable de s'infliger une telle épreuve.
    alpha-pixel
    alpha-pixel

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    4,0
    Publiée le 3 septembre 2016
    En Allemagne, de nos jours, une étrange famille… Le père, d’aspect peu reluisant, sorte d’ours mal léché et rentre-dedans. La mère abattue et le chien à piquer (ou l’inverse). La fille, executive woman d’une multinationale, sans cesse en partance. Le père un tantinet provocateur adore jouer avec son dentier postiche et avec les gens. La fille vit claustrée au moins à triple tour : dans l’obsession de ses négociations financières, dans la froideur psychorigide de sa solitude, dans une planète coupée des vrais gens... D’ailleurs, vit-elle ? C’est toute la question que veut lui poser son ours paternel. Pour cela, il va la poursuivre et la harceler de sa présence incongrue, l’encombrer jusque dans les étages dirigeants des entreprises, jusque dans les soirées et les cocktails, partout où il peut lui dire l’importance vitale des râpes à fromage, des coussins péteurs et des blagues à deux balles. À sa manière des plus farfelues, il démontre à sa fille la vacuité primaire de son univers entrepreneurial, de ce moderne travail, avec force champagne, cocaïne et limousines camouflant mal misère sexuelle et coups fourrés. Au début, elle évite son envahissant sdf de père, lui demandant s’il « veut l’achever, ou quoi ? ». Puis, peu à peu, l’insolite et absurde humour paternel va atteindre Inès (oui, elle a un prénom), lui faire comprendre que c’est sa facétieuse manière de la toucher, de se l’attacher, quitte à prendre de vraies menottes. Oui, Inès a une fragilité, et elle détient quelques larmes tout au fond d’elle-même ! Magnifique scène, où se tortillant et luttant contre une robe hyper ajustée et des talons aiguilles, elle finit par se rebeller, par se mettre à nu, rejetant résolument ces armures et sa servitude. « Comment retenir les instants ? » «On fait ceci, on fait cela, et pendant ce temps la vie passe », ce sont les questions posées par le père. Il finit aussi « à poils » dans son titanesque déguisement d’orang-outan bulgare, tirant une outrageuse langue au capitalisme décomplexé et à l’isolement mortifère qu’il engendre.
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