Toni Erdmann
Note moyenne
3,7
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291 critiques spectateurs

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vincent c
vincent c

13 abonnés 64 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 août 2016
Plus chronique sociale que comedie, plus sourire qu'eclat de rire, touchant mais pas passionnant. Soyez prevenus pour apprecier son intelligence son humour et sa longueur
tixou0

787 abonnés 2 046 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 août 2016
Ai tenté le "coup de coeur" de la critique bobo, lors du dernier Cannes (voir, en rappel racoleur, le bandeau de l'affiche) - qui a d'ailleurs reçu le "Prix de la critique internationale" ou "FIPRESCI", en accessit, lors dudit. Ce "Toni Erdmann" (und Fraulein Schmuck), soit Toni (à peu près "l'homme de la terre" - Der Mann von der Erde) et "Mlle Bijou", un père et sa fille. Sous alias, puisque ces deux Conradi se prénomment Winfried pour le premier (70 ans très fatigués au compteur - marginal par inclination), et Ines pour la seconde (presque 40 ans, pas très frais, carriériste fébrile dans une multinationale teutonne). Quel genre ce 3e long métrage de la déjà très célébrée Maren Ade prétend-il illustrer ?.... C'est une sorte de fable, au ton qui se veut décalé, mais n'arrive que très peu (et très peu de temps - sur un pavé indigeste de presque 2 h 45.....) à se hausser plus haut que le farcesque (rudimentaire). Est-ce, à défaut d'être léger donc, au moins divertissant ?... Pas franchement. Le père est une sorte de Paillasse de la paternité, un personnage hautement pathétique, avec perruque, dentier, voire plâtras de maquillage. La fille, une caricature d'"executive woman" pour soap opera. La scène est surtout à Bucarest, ville laide et triste. Pas de mise en scène. Des saynètes souvent malsaines (voir, en particulier, "onanisme et petits fours"), toujours ampoulées, voire grotesques, une symbolique lourdingue (cf, en "apothéose", "anniversaire et naturisme", après "peintures sur oeufs de Pâques"), un acteur principal (l'Autrichien Peter Simonischek) peu convaincant, des interprètes secondaires à l'unisson (seule "Ines"/Sandra Hüller tirant son épingle du jeu - au global côté casting). On ne rit pas (sauf, rarement, et nerveusement), et on s'ennuie beaucoup.
Romain M
Romain M

10 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 août 2016
Attention ovni ! Burlesque, intimiste, social, psychologique... c'est drôle, triste, dur, réaliste, même si parfois inégal et un poil long. L'acteur principal est incroyable et sa fille s'en sort très bien. Meilleur costume ever :)
alain-92

351 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 août 2016
Si le film aurait gagné à être amputé de quelques minutes, il n'en reste pas moins un formidable moment de cinéma d'un genre tout à fait particulier, oscillant en permanence entre rires et émotions. Dans un Bucarest envahi par les multinationales, les carriéristes et la réussite à tout prix, une femme se veut être l'égale des hommes qui l'entourent. Entre hôtels au luxe clinquant, galerie marchande réservée aux fortunes étrangères, appartements design ou boîtes de nuit dans lesquelles le champagne coule à flot, un père s'imposera sous des accoutrements divers et variés pour partager l'univers de sa fille. Celle-ci s'est éloignée des valeurs dans lesquelles elle semble avoir été élevée. Le bonheur, ou une simple question "es-tu heureuse ?" se heurteront à son incompréhension totale. À la belle écriture du scénario s'ajoute à une mise en scène parfaitement maîtrisée. Un excellent casting à la tête duquel deux immenses comédiens que je découvre dans ce film, Peter Simonischek et Sandra Hüller. La réalisatrice a déclaré : "Mon film est moins un appel au lâcher prise qu'une injection à s'assumer pleinement." Elle y réussit pleinement en plongeant le spectateur dans un questionnement permanent. Ce film est à la fois perturbant et magnifique.
Pauline_R
Pauline_R

195 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2016
Un film étonnant, qui arrive à mêler humour, tendresse et critique de la société. Sous ses airs parfois potaches, le film se révèle d'une rare finesse sur les rapports et différences entre deux générations, entre deux façons de (conce)voir la vie, mais qui sont pourtant liées. Je craignais les 2h42 d'images mais ça passe bien, même très bien. Il y a bien une ou deux longueurs en primevère partie de film mais qui ne font pas "sortir" le spectateur du film, l'émotion (et le rire) montant crescendo. On sourit souvent, on a parfois la larme à l’œil... Et de mémoire de spectatrice, j'ai rarement eu un tel fou rire devant une des scènes appelée à devenir culte. Et que dire des deux acteurs principaux, Sandra Hüller et Peter Simonischek, tous deux époustouflants. Le cinéma outre-Rhin s'est trouvé Maren Ade une sacrée réalisatrice.
Kubrick's Club
Kubrick's Club

43 abonnés 694 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 8 novembre 2020
Médiocre à se masturber dans un petit-four (scène authentique) ! Si l’idée initiale n’est pas dénuée d’intérêt (un père qui multiplie les facéties pour faire prendre conscience à sa fille de la vacuité de son existence), tout pèche dans un scénario trop peu étoffé, pétri de clichés sur le monde du travail sans compter sur une réalisation fainéante, prétentieusement longue (2h30) et dépourvue du moindre travail de mise en scène autre qu’un hyperréalisme factice.
Alors, que retenir ? La bonne prestation de l’acteur principal, qui s’en sort assez bien dans le double rôle de Winfired et Toni, ainsi que de convaincantes scènes d’improvisation où l’acteur se glisse avec joie dans son second rôle. Et à part ça ? Rien, si ce n’est qu’avec une diffusion Arte c’est encore une partie de notre redevance à 138 euros ; qui finance ce genre de nullité non seulement vide et chronophage mais en plus prétentieuse.
alpha-pixel
alpha-pixel

35 abonnés 41 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2016
En Allemagne, de nos jours, une étrange famille… Le père, d’aspect peu reluisant, sorte d’ours mal léché et rentre-dedans. La mère abattue et le chien à piquer (ou l’inverse). La fille, executive woman d’une multinationale, sans cesse en partance.
Le père un tantinet provocateur adore jouer avec son dentier postiche et avec les gens. La fille vit claustrée au moins à triple tour : dans l’obsession de ses négociations financières, dans la froideur psychorigide de sa solitude, dans une planète coupée des vrais gens...
D’ailleurs, vit-elle ? C’est toute la question que veut lui poser son ours paternel. Pour cela, il va la poursuivre et la harceler de sa présence incongrue, l’encombrer jusque dans les étages dirigeants des entreprises, jusque dans les soirées et les cocktails, partout où il peut lui dire l’importance vitale des râpes à fromage, des coussins péteurs et des blagues à deux balles. À sa manière des plus farfelues, il démontre à sa fille la vacuité primaire de son univers entrepreneurial, de ce moderne travail, avec force champagne, cocaïne et limousines camouflant mal misère sexuelle et coups fourrés.
Au début, elle évite son envahissant sdf de père, lui demandant s’il « veut l’achever, ou quoi ? ». Puis, peu à peu, l’insolite et absurde humour paternel va atteindre Inès (oui, elle a un prénom), lui faire comprendre que c’est sa facétieuse manière de la toucher, de se l’attacher, quitte à prendre de vraies menottes. Oui, Inès a une fragilité, et elle détient quelques larmes tout au fond d’elle-même ! Magnifique scène, où se tortillant et luttant contre une robe hyper ajustée et des talons aiguilles, elle finit par se rebeller, par se mettre à nu, rejetant résolument ces armures et sa servitude.
« Comment retenir les instants ? » «On fait ceci, on fait cela, et pendant ce temps la vie passe », ce sont les questions posées par le père. Il finit aussi « à poils » dans son titanesque déguisement d’orang-outan bulgare, tirant une outrageuse langue au capitalisme décomplexé et à l’isolement mortifère qu’il engendre.
Gentilbordelais

404 abonnés 3 582 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 4 février 2017
une mise en scène qui fait amateur, un style empesé, des scènes à rallonge, du bavardage inconsistant par des acteurs maladroits... quel ennui, je n'ai pu atteindre la 1ère heure!
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 695 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2016
Les relations parents-enfants fascinent depuis longtemps l'art. Au cinéma, on en a vu des films sur le sujet. Mais comme celui de "Toni Erdmann", beaucoup moins. Déjà, les personnages sont plus âgés qu'à l'ordinaire : la fille a plus de 30 ans et le père approche la soixantaine. Ce père terriblement drôle car il ne sait communiquer que par des blagues et cette fille terriblement triste car elle ne vit que pour son travail et s'oublie. Leur rencontre fait des étincelles car l'un s’inquiète pour l'autre et l'autre refuse son aide. Et petit à petit... Bref, vous avez compris. C'est touchant car tout est fait en subtilité et chaque personnage apprend de l'autre par petite touche. La réalisation est très sobre pour laisser place aux acteurs qui sont vraiment très bons. On voit un peu partout que ce film est la palme du public et de la presse à Cannes et ça se comprend car il est original, traite des problèmes générationnels et fait beaucoup rire dans des situations qui nous mettraient d'ordinaire mal à l'aise.
cylon86

2 838 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 juin 2016
Ines est accro au travail. Incapable d'en décrocher, elle mène une vie de business-woman très réussie (elle a une assistante, un bon job, de l'influence, des responsabilités et un amant) mais qui lui prend tout son temps. Quand son père, farceur invétéré, débarque sans prévenir à Bucarest où elle travaille, il bouleverse ses habitudes et met un peu de piment dans une vie occupée mais sans bonheur. Son père décide alors d'inventer un personnage nommé Toni Erdmann pour mettre un peu de fantaisie dans la vie de sa fille, apparaissant çà et là pour lui montrer combien la vie a besoin de fantaisie. Oublié par un palmarès cannois décevant, "Toni Erdmann" n'est pas exempt de défauts à commencer sa longueur de 2h40 alors qu'il aurait pu être amputé d'une bonne demi-heure. Mais malgré tout, voilà devant nous une œuvre imprévisible et atypique qui nous mène toujours là où on ne l'attend pas, à l'image de Toni Erdmann qui surgit aux moments les plus improbables pour sauver sa fille d'un ennui profond et d'une vie morne sans intérêt. Filmé simplement et sans artifices, le film repose beaucoup sur ses deux acteurs principaux et la façon dont la relation évolue entre leurs personnages, de la gêne à la tendresse. Belle relation entre un père et sa fille, critique acerbe d'une société privilégiant le travail et la réussite sociale par dessus-tout (on y parle de challenge et d'esprit d'équipe), "Toni Erdmann" est ponctué de scènes aussi hautement improbables que réussies (Ines demandant à son amant d'éjaculer dans un petit four, une reprise de "The Greatest Love of all" de Whitney Houston par Ines et surtout la soirée anniversaire qu'elle organise en recevant les gens chez elle complètement nue) qui viennent donner une jolie émotion à un film longuet mais bourré d'idées, assurément une belle surprise fantaisiste dans cette morne vie.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 308 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2016
Toni Erdmann est laid et peu drôle. Cet ovni multifonctions est pourtant l'un des meilleurs films de 2016: inspiration pour les DG souhaitant renforcer le team building lors de leur staff day, source d'espoir pour les artistes à la voix faillible, innovation dans sa relecture de la recette des macarons et Carpe Diem unique au cinéma. La création de Maren Ade est une relecture de l'injonction à profiter de la vie d'Amélie Poulain, le merveilleux en moins, l'absurde en sus. Ce film rare nous donne sur le tard quelques clefs de ce qui vaut la peine d'être vécu même si le réalisateur via Winfried avoue la difficulté à savoir ce qui donne sens à la vie. Les relations humaine, la famille, l'amour, l'art, l'importance de conserver son âme d'enfant ces exemples peuvent paraître évidents mais le monde d'aujourd'hui nous prouve chaque jour qu'il n'est pas vain de se répéter. D'ailleurs je suis resté assez circonspect sur certains exemples proposés (la peinture des œufs, l'humour très primaire entre perruque et coussin péteur). Même si la réalisatrice ne s'y engage pas on peux aussi penser que des succès professionnels, des fêtes entre collègues (avec ou sans cocaïne) peuvent constituer de beaux moments de vie. Je n'ai pas non plus aimé la sensation d'être pris en otage au moment de l'anniversaire d'Ines. Si la scène est hallucinée elle s'étire sans raison jusqu'au sacrifice de sa crédibilité via le retournement de l'associé (Gerald). Les rires étaient éparses mais sonores et j'ai eu l'impression que si je ne riais pas c'était parce que je n'avais pas conservé mon âme d'enfant et ne savait profiter de la vie. Toni Erdmann compte quelques baisses de rythme mais j'ai eu du mal à croire que le film faisait près de 3H en en ressortant. On ne voit pas le temps passer. Il faut dire que la palette thématique est riche. A tout niveau. D'abord à l'échelle globale via la mondialisation. Ce film m'a rappelé et illustré cette étude qui nous indique que les valeurs partagées entre européens d'une même tranche d'âge sont plus proches que les ressortissants d'un même pays mais de génération différente. On aborde également la société et notamment ce monde du travail qui dévore la vie, les journées, les soirées, les nuits, les week-ends. Les temps au bureau bien sûr mais aussi ceux chez soi ou lors d'une sortie, d'un dîner. A tout moment le travail peut faire irruption dans le quotidien et à chaque fois, il est prioritaire sur le reste, sur la vie. On touche du doigt les relations humaines et notamment celle entre le père et sa fille et enfin le plus intime : la relation à soi et son corps. Je me suis forcément identifié à Ines. Cette acharnée de travail d'une rigueur et d'une froideur inhumaine (la scène de la rencontre avec Tony est incroyable). Son job de consultante est dépeint de manière relativement crédible même si elle n'échappe pas aux exagérations. Son métier est le point de départ de la perte de sens de son existence, de l'engrenage qui fait qu'elle puisse désormais ne goûter à la satisfaction que via un massage à 100€. Bien sûr les hôtels 5 étoiles, limousines et champagne en boite de nuit font rêver mais s'il faut pour cela sacrifier sa vie, en valent-ils la peine ? On vit ce film dans la continuelle inquiétude que le père embarrasse sa fille (et ruine sa carrière) pour s'apercevoir que l'objectif de l'auteur est justement de nous montrer qu'Ines doit changer de job. C'est beau mais tout le monde ne peut pas se payer le luxe de démissionner. D'ailleurs j'ai bien aimé que la fin évite le manichéisme en envoyant Ines élever des moutons dans le Vercors. Par contre je doute qu'elle puisse changer de rythme chez Mc Kinsey ou réellement profiter de la vie au grade d'associé dans un cabinet de conseil. La pression et les 60 heures semaines ne sont pas miscibles avec les réceptions naturistes. J'ai trouvé très touchant le lien père - fille et leur difficulté à communiquer, symbolisé par le silence gênant devant l'ascenseur. Le problème pour Ines est qu'elle est devenu un semi robot incapable de mettre de coté son travail 15 minutes d'affilé. Winfried quant à lui est dépassé par le rythme infernal de sa fille et cherche désespérément à la toucher à travers des gags auxquelles elle reste insensible. Devant cette difficulté il décide de devenir quelqu'un d'autre et d'opposer, même si c'est souvent avec maladresse, un humour absurde à un monde du conseil d'un cynisme et d'une froideur toute capitaliste. De la même façon père-fille sont tellement différents qu'ils vivent les vivent les scènes à l'opposé. Sur le champ de pétrole le père conseille à son hôte de garder son humour. Incompréhension d'Ines, l'homme va perdre son emploi. Mais elle fait erreur en sous entendant le cynisme de son père, celui-ci accorde simplement une valeur sincère et vitale à l'humour, peut-être davantage qu'au travail. Si on ne voit pas le temps passer c'est aussi parce que la réalisatrice ne nous laisse jamais dans notre zone de confort, elle joue avec nous (Toni suffoquant sous son masque qui s'écroule dans le parc) et comme Kechiche, enchaîne sans coupure des scènes que des mois séparent. Je n'ai pas eu la sensation de voir un chef d'oeuvre mais Maren Ade a créé un film riche, réussi et qui sonne parfois tellement vrai que je me suis surpris à vouloir applaudir à la fin de la chanson. En bref : "Faut faire ci faut faire ça et pendant ce temps la vie passe". Le conseil du jour est en Allemand et il est délivré avec plus de talent que les cabinets de conseil ne pourront jamais en déployer.
SansCrierArt
SansCrierArt

60 abonnés 434 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2016
Ines est consultante en restructuration d'entreprise dans une société de conseil. En mission pour un gros client à Bucarest, elle voit son père débarquer d'Allemagne à l'improviste. Cette visite va chambouler sa vie et leurs certitudes.
Plus qu'un conflit père-fille, Toni Erdmann oppose deux visions de la vie. Elle, toute en ambition, soucieuse du profit, implacable et rigide jusque dans sa physionomie, maigre et anguleuse, respectée pour son efficacité mais incapable de créer de la sympathie auprès de ses interlocuteurs. Lui, tout en rondeur, occupant toute la place tant physiquement que par ses élucubrations, provoquant plus souvent le rire et l'étonnement que l'exaspération, cherchant l'inattendu au quotidien, écolo-baba cool soucieux du bonheur. Tous les deux borderline mais ne naviguant pas sur les mêmes lignes. Si le pitch semble convenu et peut inquiéter, le savoir-faire de Maren Ade bouscule tous les a priori. Son récit est maîtrisé affichant 2h40 sans ennui, ménageant les surprises régulièrement avec des situations étonnantes, alternant les ambiances, burlesque, comédie, drame psychologique, politique... Car si on rit beaucoup, le malaise ne lâche jamais prise. Ainsi, la partition est complexe et demande de la précision dans l'interprétation. Peter Simonischek (assurément le cousin germain de Jacques Weber) et Sandra Hüller sont tous deux excellents notamment dans le jeu des corps et des regards, inquiets et rigolards pour lui et froids et désespérés pour elle.
On ne comprend pas bien comment le jury de Cannes a pu passer à côté de ce bel ouvrage, original et finalement audacieux. Une occasion ratée de récompenser, auprès des grands, une jeune cinéaste.
Acidus

877 abonnés 3 957 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2016
Même s'il n'a pas remporté la Palme d'or au festivalde Cannes de 2016, "Toni Erdmann", le troisième long métrage de la cinéaste allemande Maren Ade, a été vivement remarqué et salué par la critique.
Cette reconnaissance est justifiée puisque "Toni Erdmann" est un très bon film qui se veut à la fois touchant et drôle. Les 2h45 passent à une vitesse folle sans que l'on puisse s'ennuyer. Il y a bien deux/trois passages à vide mais ils sont courts et peu nombreux.
Toute l'intrigue repose sur l'excellent duo Peter Simonischek/Sandra Hüller qui est en fait une transposition du duo circassien clown auguste/clown blanc. Ines (clown blanc) s'investit sérieusement dans sa carrière professionnelle que vient chambouler les pitreries de son père Winfried (clown auguste).
Une comédie dramatique plus marrante que réellement triste qui vous fera un effet agréable.
missfanfan
missfanfan

112 abonnés 888 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 août 2016
Sans être nul ce film est interminablement long et un peu ennuyeux l'histoire pas très intérressante l'actrice principale joue mal mais j'ai réussie l'exploi de ne pas dormir c'est déjà pas si mal
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mai 2016
J'ai pu voir ce film à l'occasion de la présentation au festival de Cannes, j'ai été agréablement surpris par la partie comique de ce film le tout sur un fond plutôt dramatique d'une relation difficile entre un père et sa fille. Je conseillerai fortement ce film car dès les premières minutes le ton est donné et les interprètes sont vraiment très bien dans leurs rôles. 4/5 bien mérité !
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