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Vincent T.
29 abonnés
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3,5
Publiée le 10 septembre 2016
Une œuvre intelligente, émouvante et sincère qui signe le retour en grâce de la légende Mel Gibson. A travers son personnage et surtout son regard d’une puissance monstre, le réalisateur lui rend un hommage fort avec deux scènes d’action qui rappelle Mad Max, l’Arme Fatale et ses déboires personnels touchant à l’alcool.
Jean-Francois Richet convoque l’imagerie des polars "hard boy" des années 70 pour livrer sur un récit ultra codé tourné sur fond de western désenchanté. La mise en scène est épurée et sans artifices mais quand il s’agit des fulgurances, les scènes d’actions sont très bien découpées, dynamiques et percutantes.
Un film qui sonne juste et qui sur un scénario de série B, simple en apparence traite de façon subtile la relation père-fille, le fossé générationnel et la repentance. Les plans souvent serrés sont utiles puisqu’ils permettent aux spectateurs de rentrer dans l’intimité des protagonistes et nous montrer de façon frontal leurs dilemmes (rôle du père notamment).
Erin Moriarty peine à exister à coté de Mel Gibson qui bouffe littéralement l’écran à chaque apparition mais elle parvient quand même à être touchante.
Bref, ce n’est pas un enchaînement de scènes d’actions débiles mais bien un thriller efficace à voir.
C'est un bon film malgré un scénario conventionnel. Il est toujours très agréable de retrouver Mel Gibson disparu du grand écran depuis un petit moment. Il est toujours aussi attachant et le retrouvons avec grand plaisir.
J'ai été ravi de retrouver Mel Gibson sur grand écran dans un rôle de père protecteur près à tout pour protéger sa fille empêtrer dans de graves problèmes ! Les scènes d'actions sont bien filmées, le scénario bien ficelé. Malgré tout cela la fin du film reste prévisible c'est pourquoi je donne un 3,5 sur 5 à ce film.
Ca commence fort, très fort, trop fort! La première scène, filmée caméra à l'épaule, est ultra intense, speed, folle, brillante. Violente et viscérale, on est tout de suite happé par l'histoire et je n'ai pas choisi ce mot par hasard. Vraiment, le film s'attaque à notre palpitant avec cette première scène. Cut. Titre du film. Seconde scène. Mel, en gros plan qui se met à parler. Comme dans "Riddick", l'idée est bonne. On fait parler le personnage interprété mais les propos peuvent tout aussi bien être ceux de Gibson. Il avait tout pour lui mais il a tout perdu. Femme, enfants, amis, par sa faute, il est devenu un paria en quête de rédemption. Le regard de Gibson , cette voix française qui lui colle à la peau, ces rides qui en disent long, j'ai eu des frissons à le voir ainsi porté à l'écran.
Et c'est à peu près tout ce qu'il y a à retenir de ce film. Le reste, et c'est malheureux, est ultra convenu, ultra classique, ultra prévisible. Les méchants veulent la fille alors les gentils fuient et se cachent dans le sempiternel motel où ils se feront quand même débusquer alors ils vont dans le désert etc.. etc... jusqu'au dénouement auquel nous nous attendons tous. Même la réalisation est classique.
Alors oui, il y a deux ou trois bonnes idées comme la poursuite en moto qui impressionne par sa conclusion ou la façon de communiquer en prison mais à part ça... et c'est dommage franchement parce que Gibson crève l'écran, parce que sa complicité avec Erin Moriarty est crédible, parce que le dernier quart d'heure est cool mais quand même, on est déçu. Voilà, le mot est lâché!
N'importe qui peut légitimement s'attendre à mieux de la réunion de Richetet de Mel Gibson. C'est tellement cousu de fil blanc que le fil scénaristique est une corde. Dommage sincèrement car ce film aurait pu être 100 fois mieux.
Pour autant et en conclusion, je ne peux pas me résoudre à bâcher ce film. Il a de bonnes intentions, un bon début et une fin sympathique. Maintenant, c'est vrai que dans le même genre - père qui sauve la fille - "Taken" c'est mieux. (J'ai les doigts qui saignent à écrire ça). Pour le retour de Gibson, on attendra "Tu ne tueras point".
Au tour de Mel Gibson de se faire son Taken - comprendre: le papa à la cinquantaine qui part sauver sa famille - et bien lui en pris car ce Blood Father s'en sort plutôt pas mal côté action, l'acteur jouant également sur un registre émotionnel plus fort que d'accoutumée. Certes ça sent le déjà-vu, mais quand c'est bien fait on dispose d'un divertissement de qualité, ce qui est ici le cas.
Mise à part l'esthétique de certaines scènes et le plaisir de revoir la gueule de Mel Gibson façon Mad Max, pas grand chose à retenir de ce film. Le scénario est minimaliste, les acteurs vraiment pas top et les dialogues souvent à la limite du ridicule (sans doute pas arrangé par la VF).
Ces dernières années, Mel Gibson avait une carrière assez faiblarde. On sentait que l'acteur ne savait plus trop comment trouver sa place après tout les débordements et les polémiques qui entouraient sa personne. Non seulement il ne savait plus comment faire son trou à Hollywood mais il semblait aussi que Hollywood ne veuille plus de lui. Il n'avait pas trouvé le succès dans le petit drame The Beaver et il s'est trouvé réduit au rôle du méchant de service dans le délirant Machete Kills et le catastrophique The Expendables 3. L'acteur n'avait plus l'allure de l'actionner badass qu'il était dans les années 80-90 et le navrant Get the Gringo soulignait bien cet état de fait. Pourtant, tout espoir ne semble pas perdu car en 2016 il semble signer son grand retour, à la fois dans un rôle badass pour Blood Father mais aussi en renfilant sa casquette de réalisateur pour son cinquième long-métrage, Hacksaw Ridge. Ici, on voit facilement pourquoi l'acteur s'est laissé séduire par le film de Jean-François Richet, tellement celui-ci livre un ode à la star, on retrouve les meilleurs hits de Mel Gisbson dans une oeuvre taillé à sa mesure. Cela fait le défaut mais aussi la qualité de ce long métrage.
Niveau scénario, il ne faudra pas espérer avoir trop de choses avec ce film, qui pourtant mise plus sur ses personnages que l'action. Même si il se centre beaucoup sur la relation entre le père et sa fille, qui est classique mais réussie, ce qui l'entoure est trop attendu pour vraiment passionné. Les autres personnages sont très stéréotypés, surtout ceux qui font office de bad guys, les rebondissements sont prévisibles et il y en a même un qui se paye le luxe d'être assez ridicule, sortant tout droit d'un nanar. On est dans un récit de rédemption vraiment commun qui prend des allures de road trip au cheminement linéaire et trop balisé -pas aidé sur ce point par un montage trop didactique- pour ce qui n'est rien d'autre qu'une série B plaisante mais vite oubliable. Ce qui fera vraiment son sel c'est ses répliques sévèrement burnées qui font souvent mouche, le film prenant les contours par moments d'un actionner des années 80 et le fait avec une certaine efficacité. De plus la mise en scène de Jean-François Richet accompagne bien le récit, elle est sans génie mais parfaitement maîtrisée, sachant être lisible et nerveuse dans les moments d'actions -avec des morceaux de bravoures vraiment solides- comme être plus posé et proche de ses acteurs durant les moments plus intimistes. Acteurs qui sont tous impeccables par ailleurs, même si l'on retiendra surtout le duo formé par Erin Moriarty et Mel Gibson. L'actrice fait preuve d'une justesse de jeu appréciable, même si elle ne livre pas exactement une grande performance, elle a tout se qui faut pour trouver sa place dans le cinéma de genre. Elle partage une bonne alchimie avec Mel Gibson mais elle reste trop cloisonné dans son rôle de femme en détresse par moments. Tandis que Mel Gibson est la vraie attraction du film. Et il faut reconnaître que l'acteur signe vraiment son retour ici. On retrouve l'acteur badass et qui se donne à fond frôlant sans gêne le surjeu mais qui apparaît vraiment imposant et charismatique. Il prend du plaisir dans ce rôle et le rend bien au film, qui est vraiment gratifié de la présence magnétique de son acteur.
Blood Father est donc une série B sympathique mais qui aurait vraiment été anecdotique sans son acteur principal. Mel Gibson trouve un retour inespéré et assez flamboyant dans son rôle de badass de service, même si il le fait dans un film qui n'a rien de vraiment exceptionnel. Malgré une réalisation solide, le long métrage s'embourbe dans un scénario classique et trop balisé pour faire émerger la moindre fulgurance et il tire le maximum de sa star ce qui en fait sa grande qualité. Malheureusement, il n'arrive jamais à s'émanciper de l'étreinte de celui-ci et c'est aussi sa faiblesse, car il ne parvient jamais à être plus qu'un Best Of pour Mel Gibson même si il prétend parfois à plus. Blood Father reste un divertissement convaincant et même plaisant pour un petit samedi soir.
Simple et efficace. Le nouveau film de Jean-François Richet raconte l'histoire de Lydia, une jeune femme fugueuse qui va être amenée malgré elle à descendre son petit ami et à fuir son gang, avant d'aller chercher l'aide de son père John, ancien taulard et alcoolique anonyme. Blood Father est un film très noir, qui fonctionne surtout grâce à l'émotion. On se prend très vite d'affection pour Lydia et on a vraiment envie qu'elle raccroche les wagons avec son vieux papa qui n'a plus personne (on pourrait dans cette optique reprocher au scénario d'être un peu cliché). Certains passages sont vraiment très touchants d'un point de vue familial spoiler: (lorsque John doit choisir entre aider sa fille et éviter la prison, ou la fin quand il lui dit de fuir par derrière pendant qu'il occupe le sicario) ou amical spoiler: (ce vieux contact qu'il a en prison avec qui l'amitié est très bien représentée) , tandis que d'autres retranscrivent avec brio tout le mal enfoui en l'homme spoiler: (son ami qui décide de le trahir pour empocher la prime, ou le petit ami gangster qui veut forcer sa copine à descendre une pauvre femme) . Blood Father se rapproche du western de ce point de vue-là, d'autant plus que l'action se déroule dans un milieu désertique au climat très aride. Je reprocherai juste au réalisateur de ne pas avoir plus accentué le côté géographique avec pourquoi pas un peu plus de plans panoramiques sur le désert mais bon c'est vraiment pas grand-chose. Pour parler de la réalisation, Richet utilise beaucoup la caméra épaule et on peut remarquer qu'elle tremble très souvent surtout dans les moments de tension spoiler: (la scène d'ouverture avec la fuite de Lydia) . Les retournements de situation arrivent de manière très brusque si bien qu'on ne les voit pas venir, et c'est très bien joué spoiler: (lorsque Lydia apprend que Jonah est en fait encore vivant, le moment où l'on réalise que Jonah a capturé Kirby (le parrain de John) pour lui livrer Lydia, ou lorsque Preacher et sa femme décident de retourner leur veste et de livrer Lydia) . Le casting du film est plutôt bon dans l'ensemble, avec en tête la belle Erin Moriarty qui joue très bien l'ado un peu paumée que campe son personnage, mais surtout l'excellent Mel Gibson, badass et touchant tout au long du film, illustrant à merveille le vieux père noyé dans toutes les erreurs qu'il a commises. Pour les amateurs de films noirs et émouvants, d'histoires familiales tragiques et touchantes, et de thrillers efficaces avec une grande marque de western.