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Un visiteur
0,5
Publiée le 28 décembre 2016
Alors la, je ne comprend vraiment pas la critique... Sous couvert de cinéma d'auteur, on crée un objet cinématographique insignifiant et ennuyeux au possible. Ce film ne dit rien, n'analyse rien, il sonne creux. J'ai regardé ma montre toutes les dix minutes pendant 2heures, je me suis forcée à rester espérant un rebondissement qui ne vint jamais. On me dira que je ne pas su percevoir la sensibilité du film, seuls les pseudos intellectuels disposant d'une culture cinématographique avancée le pouvant... Force est à contester alors que ces "intellectuels cultivés" n'ont pas grand chose à dire et aiment passer deux heures à se regarder le nombril, bercés par une ambiance poétique qui sonne plus faux que jamais. Le cinéma élitiste dans toute sa splendeur.
Il ne se passe rien, et c'est magnifique ! Avec une simplicité à ne pas confondre avec de la paresse (la mise en scène sait sublimer les détails), Jim Jarmush réalise un chef-d'oeuvre poétique avec PATERSON, nom de la ville qui semble aussi être le centre poétique du monde.
À la manière d’une musique, Jarmusch nous invite à méditer et joue sur les subtiles différences de ton et de situation. Toujours la même vie, mais elle ne se déroule jamais de la même manière. Enfin, les individus rencontrés dans un bar ou dans une laverie automatique sont marqués par l’amour du cinéaste pour chacun de ses personnages. Une empathie qu’il partage avec humour et tendresse au spectateur tout en décrivant une nouvelle facette de l’Amérique.
Paterson se prend pour un poète alors que ce qu'il écrit ne rime pas et n'est pas envers. Ce film est ennuyeux comme la pluie, comme les critiques étaient plutôt bonnes je me suis forcé à rester jusqu'à la fin du film espérant en vain qu'un trait de génie vienne éclairer cette oeuvre d'une grande nullité.
Je ne suis pas aussi enthousiaste que la plupart des critiques de ce film. J'y ai surtout vu un exercice de style un peu vain sous la forme de la répétition d'une journée ordinaire d'un couple pas si extraordinaire que ça. On peut en effet considérer que l'accomplissement quotidien d'un poème de mirliton - finalement du même niveau que ce que peut écrire une gamine de dix ans - par un jeune conducteur de bus ou l'expression artistique et culinaire "burenienne" de sa belle épouse ne constituent pas vraiment un sommet scénaristique. Un bouledogue mollasson complète la distribution sans apporter de réelle touche humoristique et encore moins d'énergie à ce film sans intensité dramatique. Sinon, les belles images, la belle actrice - mais encore une fois sous-employée - et l'intelligence des plans sauvent in extremis le spectateur de l'ennui et de la déprime.
Chaque jour, Paterson, le héros du dernier Jarmusch, se lève avec douceur avec sa bien-aimée. Chaque jour, Paterson conduit son bus à travers la ville de Paterson et écoute les conversations cultivées de ses passagers. Chaque jour, Paterson va boire une pinte dans un bar jazzy tenu par un vieux de la vieille au bagout inimitable. Mais face à cette apparente banalité du quotidien, Paterson se livre aussi à travers des poèmes qu'il écrit chaque jour et qu'il garde pour lui. Ces poèmes sont aussi les seuls indices qui nous permettent de déceler le formidable dans la platitude que laisse paraître le personnage. Ce qui fait la force du dernier film de Jim Jarmusch est aussi sa faiblesse. En choisissant de répéter le même schéma narratif au cours des sept jours de la semaine, le metteur en scène de "Only Lovers Left Alive" (qui plaçait aussi la notion de temps au centre de son intrigue) nous installe dans une sorte de monotonie apaisante où chaque personnage s'étoffe au fil des jours tout en s'enfermant dans ses propres caractéristiques. Chaque événement imprévu prend la forme d'un coup de théâtre mais Paterson, lui, reste Paterson, personnage secret magnifié par la performance d'un Adam Driver qui commence à se faire un nom sur le devant de la scène hollywoodienne. Si le concept soutenu par Jarmusch fait mouche dans sa tentative de nous prouver que l'exceptionnel et le poétique se trouve dans chaque recoin du quotidien, le film finit tout de même par lasser en ne cédant jamais aux sirènes du sensationnel. Un Jarmusch intéressant mais qui manque de folie dans sa mise en scène et qui finit par se mordre la queue lors d'un final trop facile.
Film très poétique qui embarque facilement le spectateur dans une exploration des petits bonheurs du quotidien. Belle performance des 3 acteurs, oui le chien est un élement essentiel du film! En revanche un peu long à mon goût...
Beaucoup de simplicité, de naturel, de lenteur, de beauté et d'humour dans ce film sur la vie, l'amour et tout ramène à la poésie dans sa version la plus épurée et la plus authentique.
Au commencement il y a les mots. Ceux que l’on agence, ceux que l’on écrit, ceux que l’on raconte et répète à celle qui préférait l’ami à l’amant. Ces mots qui redoublent le réel, qui s’organisent sur la page blanche selon des exigences autres, rien qu’à eux, et que métaphorisent ces couples de jumeaux qui parcourent Paterson, film et ville, identité individuelle et collective qui s’allume sur les autobus ou s’efface sur les murs de brique. Tout est double, et le monde devient une somme de signes à déchiffrer, à interpréter. Les rideaux se remplissent de cercles noirs, le tissu noir se charge de points blancs, les cupcakes affichent fièrement les vaguelettes sucrées sur leur corps chocolaté. Paterson n’est pas une œuvre sur la poésie, sa naissance, sa finalité ; Paterson est poésie en mots, en images, en mouvements et en sons. Paterson n’illustre pas, non Paterson incarne. Et le visage d’Adam Driver, son corps tout entier, sont les réceptacles banaux d’une réalité extraordinaire : « une page vide présente plus de possibilité(s) », indique l’inconnu venu du Japon. La marche du personnage principal aimante des avatars, comme cette jeune fille aux cheveux longs qui écrit sur une chute d’eau. Water Falls, en deux mots. Comme ce Japonais qui demande à s’asseoir et partage la vue, la même chute d’eau que Paterson a, chez lui, encadrée. Tout est double. Deux William dans William Carlos Williams, le fameux poète de la ville. Deux époux : le chauffeur de bus et le chien jaloux. Le personnage de Laura est une touche-à-tout qui rêve de country music en cuisinant des gâteaux, qui ne cesse de couvrir la surface habitable de ses motifs peints en noir, comme le poète griffonne des mots dans son carnet secret avant de prendre la route. Jim Jarmusch signe avec Paterson une œuvre fluide et tranquille, dont le calme paraît constamment sur le point de disparaître – les voleurs de chien, la panne du bus, le pistolet, la destruction du carnet – mais comme retenu, sauvé in extremis par l’écriture, par l’expression d’une sensibilité sur un monde sinon insignifiant et inhabitable. Car qu’est-ce que la poésie, sinon la recherche, à chaque vers rejouée, à chaque page tournée, de l’essentiel dans le transitoire, de ce qui permettra à l’homme d’habiter le monde, un jour après l’autre ?
Début intéressant mais très vite on s'ennuie car il ne se passe rien. Répétition sur les 7 jours de la semaine du réveil du "Héros"...Puis sa journée se passe morne et endormante. Sa compagne n'apporte rien au film et il en est de même des autres personnages. Film à voir si vous êtes fatigué et que vous voulez faire une sieste..............
Les films de Jim Jarmusch ont une ambiance particulière et s'avèrent toujours excellents. Ce film là le confirme. Cette histoire est délicate, poétique, très agréable. Et aussi mention spéciale au chien que j'ai adoré !
Premier film de 2017 et premier choc. Certes, le film est sorti fin décembre et aurait dû figurer dans mon best of 2016. Mais je vais lui réserver une place spéciale : celle du coeur et de l'amour de la vie. Jim Jarmush réussit l'impossible : faire émerger la plus totale poésie d'une vie qui pourrait paraître de la plus totale vacuité, faite de rituels répétitifs, de gestes routiniers, des petits riens du quotidien dont on dit pourtant qu'elle tue le couple. On se surprend à attendre désespérément qu'il se passe quelque chose mais, au final, on est terriblement heureux que rien n'advienne n'étaient ce les échanges de regards, les rencontres, les mots, les gestes qui illuminent nos vies. Une merveille absolue d'une délicatesse radieuse.
Paterson est un film qui rend heureux, Jarmusch réussit à sublimer le quotidien de manière hypnotique et très émouvante. Adam Driver et Golshifteh Farahani (sans oublier Marvin!) sont incroyablement attachants. Un chef d'oeuvre!!
Paterson, un film délicat, sensible, emprunt de philosophie, qui nous fait réfléchir sur notre condition d’homme dévoré par cette société moderne qui va vite, trop vite. Le tout sous la houlette d'un cinéaste qui sait parfaitement diriger ses acteurs et sa mise en scène.
Bon, que dire ? Ah oui, le chien joue bien son rôle de chien : un ou deux oscars pour lui. C'est bien filmé, bien joué, etc. Alors, que manque-t-il à ce film ? c'est simple : tout. On est au niveau du néant absolu avec, le pire, un chauffeur de bus qui se prend pour un poète en écrivant des phrases banales et sans intérêt. (Même en angliche, les gribouillages du poète n'ont pas le moindre intérêt.) Les critiques ont aimé ? s'ils connaissaient quelque chose au cinéma, ils en feraient plutôt que d'en causer. Détournez votre chemin de cette "oeuvre" ratée, voire minable, qui ressemble à un bon court-métrage qui ne finirait jamais.