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Freakin Geek
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2,5
Publiée le 21 janvier 2017
Il faut être familier de l’univers de Jim Jarmusch et aimer les films lents sur le quotidien pour vraiment s’extasier devant Paterson. Les gens plus terre à terre qu’ils veulent profiter d’une bonne histoire sans avoir à analyser chaque plan pourront en revanche trouver le temps long devant ce long métrage. Il faut cependant reconnaître qu’Adam Driver et Golshifteh Farahani forment un couple attachant bien secondé par le bouledogue qui n’a pas volé son prix à Cannes. [lire la critique complète sur le site]
Habitant de la ville de Paterson, car il en en porte également le nom, Paterson est conducteur et poète. Alors qu'il profite de ses moments libres pour écrire des poèmes, on le suit du début de sa journée, quand il se lève pour laisser sa jeune femme amoureuse et partir travailler dans son bus, jusqu'à la fin de la journée, quand il rentre retrouver sa femme et le chien de celle-ci qui va entreprendre une vilaine vengeance. Bien joué,un film un peu ennuyeux et qui ne m' a pas emballé autant que je l'aurais souhaité.
Je suis passée un peu à côté de cette chronique poétique, y aller un lendemain de fêtes dans un état de fatigue avancé expliquant peut-être que je me sois quasi assoupie le mercredi pour me réveiller le jeudi matin (le film se déroulant sur 7 jours en mode "bus-bar-dodo"). Mais il faut dire aussi que le film est lent, tourne en rond, entrecoupé de jolis moments de poésie et de drôlerie qui n'ont cependant pas suffi à me sortir de mon indifférence face à l'écran. De tous les plans, Adam Driver est impeccable dans ce rôle de chauffeur quasi mutique, dont les émotions et les sentiments ne s'expriment qu'à travers un carnet de note. C'est très épuré, peut-être trop.
Pas mal, mais j'ai vraiment du mal avec la poésie de Parterson et donc avec 60% de l' argument du film. .-.-.-. Vu le 20161222, avis le 20170211 .-.-.-. J'ai beaucoup apprécié tout l'esthétisme autour de Laura, sa poésie à elle. Je l'ai trouvé bien plus poète que Paterson. J'ai eu l'impression que son personnage avait quelque chose à dire qui m 'intéressait, que j'avais envie d'écouter, de comprendre. Paterson est pour moi tout le contraire, je ne suis pas du tout sensible à sa poésie. Pour moi la poésie c'est lorsque 1 1=3, en associant deux mots, on en fait émerger une idée, un ensemble des deux mots éloigné de chacun des deux mots pris isolément. Avec Paterson, j'ai eu l'impression que 1 1=0,5, je comprenais les deux mots pris séparément mais l'ensemble des deux me semblait pauvre, inintéressant, prosaïque, ..... .-.-.-. Il y a des tentatives d'humour, mais je n'ai pas accroché : la boite aux lettres, le contrôleur du dépôt de bus, ...
Film plat... sans relief... aucun interet... vide. Il ne s'y passe rien. 2 heures d'ennui.. Le couple sonne faux, ils ne sont pas connectés, adam driver est ... amorphe... bref, je n'ai pas aimé ( du tout ) .
Tout est plat, insipide, répétitif, ennuyeux. Le chien était plus expressif que le personnage principal du film. De quelle poésie s'agit-il? Tous les poèmes du héros n'atteignent pas le niveau et la beauté de celui de la gamine de 10 ans qu'il croise après son service. Hormis une belle mise en scène (d'où le 1/5), ce film est une véritable purge, d'un nombrilisme consternant. Quelle arnaque !!
Ce film marque le retour du cinéma de Jarmusch dans une mélancolie citadine que l'on apprécie particulièrement chez le cinéaste. En effet, avec Only lovers left alive, le réalisateur américain se perdait dans une critique acide et prétentieuse de la société, oubliant la poésie simple et efficace de ses films précédents. Avec Paterson (qui est à la fois le nom de la ville où se déroule l'histoire et le prénom du personnage interprété par Adam Driver), la poésie devient le sujet central du film, mais aussi sa périphérie par le biais des choix esthétiques faits par Jarmusch. L'histoire de ce chauffeur de bus, griffonnant sur son carnet quelques poèmes lors de ses pauses, est rythmée par l'amour qu'il porte à Laura (Golshifteh Farahani en un personnage de fausse artiste qui essaie de multiplier ses domaines de prédilections à la manière d'un rayon Ikea), les déboires que lui fait vivre son bouledogue Marvin, ainsi que les discussions entendues lors des ses voyages en bus. Au milieu d'Allen Ginsberg et de William Carlos Williams, Paterson garde son calme, sa sensibilité, son humour, pour transformer une bribe de vie en un florilège de poésie. Avec son douzième long-métrage, Jarmusch prouve qu'il revient au meilleur de son cinéma !
Jarmusch raconte la vie ordinaire des gens, ici un jeune couple, qui, quelque soit leur talent, vivent leur “talent”… et ne font pas “le choix” de sombrer dans la télé-réalité, le consumérisme, le sexe en bande, la violence, l’alcool, etc.. Au contraire, ca reste bien sage. L’un sublime son quotidien par des poèmes, l’autre décore son intérieur et prépare avec amour le “bento” de son husband chéri.
Ok. Je trouve cela facile et énervant, décalé dans le monde que nous vivons et ca m'a fichu en boule ! Précisément, parce que le film a pour décor le quotidien dans le monde que nous vivons.Ce choix de vie des gens ordinaires où chacun s’adonne à sa passion, ce qui est cool mais surtout décide qu’il n’y a plus de croix à porter.
La suite>>>http://zbrelion.tumblr.com/post/154992206294/paterson-ou-lautisme-au-monde
Ni détestable, ni franchement enthousiasmant, le dernier Jarmusch ne se classe clairement pas parmi ses réussites fulgurantes, mais le contenu même du film ne pouvait guère déboucher sur autre chose tant l’auteur se complaît à filmer le quotidien le plus banal, en évacuant systématiquement tout ressort dramatique. Il fait ainsi reposer l’intégralité du métrage sur une douce poésie, légèrement léthargique et des personnages attachants à force de naïveté face à la vie. On est parfois touché au détour d’une scène, d’un geste, d’un regard et l’on apprécie toujours l’atmosphère cotonneuse des films de l’auteur, à la lisière de l’indolence. Toutefois, l’aspect répétitif du script et la durée de deux heures épuisent un peu la patience du spectateur. Du coup, le métrage ne tient pas toutes ses promesses sur la longueur.
Jim Jarmusch. Rien qu’à la lecture du nom du réalisateur, vous saurez ce que « Paterson » va vous présenter. Le quotidien de quelques personnages, aux côtés desquels nous allons évoluer en toute simplicité l’espace d’un instant. Le sexagénaire a d’ailleurs toujours su prendre son temps, dans son cinéma comme dans la vie. En plus de trente ans de carrière, il n’a proposé qu’une dizaine de longs-métrages parmi lesquels, les mémorables « Coffee and cigarettes » et « Broken Flowers ». Ses adeptes verront donc la venue de « Paterson » d’un très bon œil, d’autant plus qu’il a fait chou gras lors de sa projection à Cannes en mai dernier. Amateurs de ces instantanés de vie, nous nous sommes donc laissés aller à la découverte de Paterson, chauffeur de bus et poète amateur, évoluant dans une ville fantôme du New Jersey.
Paterson, c’est l’excellent Adam Driver ! Le comédien, qui possède déjà une longue liste de rôles hétéroclites, a rarement déçu. De Kylo Ren (personnage emblématique de la saga « Star Wars », bien connu des plus jeunes) à Paul Sevier (dans « Midnight Special »), Adam Driver a revêtu de nombreux costumes en gardant une constante : sa voix grave et son jeu impeccable. Bientôt à l’affiche de « Silence » (le dernier film de Martin Scorsese), le jeune trentenaire voit sa carrière décoller et des rôles plus importants lui sont confiés. Il faut dire que le comédien donne de sa personne. Pour « Paterson », l’acteur a pris des cours de conduite de bus, histoire d’apporter un maximum de crédibilité à son personnage.
Paterson, le héros éponyme/homonyme, est le prétexte pour faire des rencontres de vie, du couple qui se déchire aux étudiants ambitieux. Le microcosme filmé par Jarmusch s’anime avec une authenticité rare en ces temps de scénarii abracadabrantesques. Qu’il est bon de revenir à une simplicité rassurante, au quotidien qui enchante. Ce qui nous charme et fait l’intérêt du film pourra au contraire agacer les fans d’action, qui ne comprendront pas une seule seconde l’intérêt d’un tel film. Et si ce n’était finalement que prétexte à prendre une bouffé d’oxygène, à se poser et à prendre son temps ? Dans cette vie de tumulte, c’est plutôt rare, non ? D’ailleurs, le personnage d’Adam Driver reflète la fracture que l’on peut avoir avec la vie ultraconnectée. Dans « While we’re young » (de Noah Baumbach où il partage l’affiche avec Ben Stiller), il incarnait déjà un jeune homme rétro, fuyant la technologie et préférant l’authenticité à la modernité. Ici, Paterson préfère manier le stylo plume plutôt que le stylet tactile. Il se laisse vivre par un quotidien bien rôdé, fait de réveil à la lueur de l’aube à la promenade nocturne du chien, prétexte à pousser la porte d’un bar cocooning où il rencontre un tas de gens.
Si l’histoire raconte le quotidien banal d’un couple ordinaire, elle laisse une grande place aux mots, aux émotions qui prennent corps sous la pointe d’un stylo pour s’envoler sur l’écran dans une traduction subtile et mélodieuse. Les mots ce sont ceux de Paterson (écrit en réalité par Ron Padgette, un des poètes favoris de Jarmusch), maladroits, sans rime (mais ce n’est pas important soulignera le personnage) et pourtant le reflet sincère de son quotidien qu’il affectionne. L’ombre de la poésie est d’ailleurs présente partout : dans son carnet, sur son établit, même chez les badauds qu’il rencontre et celle de William Carlos Williams (originaire de Paterson) plane plus que tout. Sa compagne, Laura (la séduisante Golshifteh Farahani – vue dans « Exodus » ou « Go Home ») l’encourage d’ailleurs a publié son carnet intime, afin qu’il partage ses mots avec le monde entier.
Vous l’aurez compris, les amateurs de l’univers de Jim Jarmusch retrouveront tout ce qui fait son cinéma atypique. Les autres trouveront probablement le film très très long. Les instantanés de ces sept jours de vie de travail et de couple n’apporteront rien au public qui les suivra, si ce n’est un peu de poésie qui permettra au temps de se suspendre l’espace d’un instant. Nous ne sommes pas sûrs de revoir « Paterson » mais revivriez-vous une semaine quelconque de votre vie ?
Je suis tombée sous le charme de cette histoire qui raconte le quotidien simple et tranquille d'un couple et de leur chien. Ce film présence une nonchalance bienvenue. C'est frais, reposant, sensible. J'ai complètement adoré.
Plus ou moins manqué à sa sortie, sa diffusion télévisuelle était une belle occasion de voir l'un des Jim Jarmusch les plus appréciés de ces dernières années. À raison, car c'était vraiment pas mal. Bon, évidemment, on reste chez le dandy aux éternels cheveux blancs, donc ne pas s'attendre à un rythme trépidant, mais en définitive, cela s'inscrit pleinement dans la logique du film : le quotidien sur une semaine d'un chauffeur de bus poète à ses heures perdues (ou gagnées, d'ailleurs!), où il ne se passe rien de vraiment extraordinaire, mais où les différentes rencontres, les échanges, notamment ceux avec son épouse, forment une harmonie touchante, séduisante, renforcée par ces balades en bus à travers la ville où l'on prend plaisir à écouter les conversations des uns et des autres pendant quelques minutes. Le trait n'est ainsi jamais lourd ou caricatural, prenant constamment en affection ses personnages (parmi lesquels le chien Marvin trouve pleinement sa place, la lucidité de ses « interventions » lorsque les discussions de ses maîtres deviennent trop ennuyeuses étant à saluer) rarement épargnés par les galères diverses, tous joliment interprétés : à ce titre, il fallait bien la beauté, le charme et le talent de Golshifteh Farahani pour rendre aussi séduisante cette héroïne légèrement perchée (euphémisme) et aux goûts pour le moins étranges dans tous les domaines. Quant à Adam Driver, il se montre toujours aussi « expressif dans son inexpressivité », composant un protagoniste résolument attachant et d'une grande délicatesse. On sent, quand même, le poids des minutes dans le dernier quart, notamment à travers cette (trop) longue spoiler: conversation avec le poète japonais , si bien que j'avais une certaine tendance à décrocher sur la fin. Mais bon, excepté ce léger ennui final, il serait dommage de passer à côté de cet élégant portrait, donnant l'étrange impression que Jarmusch aurait pu raconter presque n'importe quelle semaine de la vie de ce couple que cela n'aurait pas changé grand-chose au récit, ce qui, dans la logique de l'œuvre, s'avère bien plus une force qu'une faiblesse. L'un des meilleurs films de son auteur.
Il y a dans Paterson, ce frisson du quotidien, cette infime vibration de lumière qui nous surprend et nous enveloppe pour nous caresser la joue et nous dire, "va-s-y, lève-toi, ça va aller." Il fallait une écriture assez précise dans cette infinie variation d'une quotidien banal et balisé. Il s'en dégage une atmosphère onirique, dûe pour beaucoup à Adam Driver, d'une méticulosité naturelle assez bluffante. Evidemment le procédé a ses limites et le film, s'il ne s'enlise jamais, a parfois un peu de mal à transcender sa poésie évidente et naturelle. Une bulle de savon doux.