Paterson
Note moyenne
3,6
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253 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 août 2022
Autant j'adore Jim Jarmusch quand il met son univers au service d'un propos intéressant, autant j'ai un peu plus de mal avec ses films à sketches. Pourtant son concept avec Paterson avait de quoi me séduire - une semaine dans la vie de Paterson à Paterson - mais le format le voulant, comme pour Night on Earth j'ai trouvé ça fortement inégal et globalement longuet à bien des égards.


J'entends la proposition de cinéma originale qui ne compte pas se baser sur une histoire centrale et préfère nous immerger dans la vie d'une personne l'espace d'une semaine, entre sa vie de couple, son métier, ses rencontres au bar, son chien et ses poèmes. L'espace d'un temps, lors de la journée du lundi, j'ai même totalement été happé par ce personnage. Mais je pense surtout que c'était la découverte qui faisait le charme, ce après quoi la répétitivité se transforme rapidement en lassitude à mesure que les jours défilent et que le renouvellement se fait rare.


Cette constance dans le ton, entre la drôlerie et la mélancolie, instaure une redondance un peu balourde. À vrai dire le film ne m'a séduit que partiellement, lorsque les petits hasards de la vie, heureux comme malencontreux, donnent davantage de relief à la vie de Paterson.

spoiler: Puissent-ils être une rencontre avec une jeune poète, une sempiternelle scène de rupture au bar, une sortie au cinéma et le malheur de retrouver son carnet secret dévoré par le chien en rentrant, ces petites variations qui ne payent pas de mine donnent néanmoins plus d'épaisseur au récit car dans un film qui se veut aussi naturaliste la moindre fluctuation dans la routine du héros se repère et marque.


L'intérêt de Paterson est sa manière de dépeindre toute une vie en sept jours, nous mettant dans les bottes de quelqu'un d'autre. Si en soi je ne suis pas contre ce genre de démarche très réaliste j'ai du mal quand c'est une fin en soi, sans réellement développer autour, et c'est là que le film a attisé mon ennui. Oui, on comprend que Paterson est quelqu'un d'autosuffisant, un peu isolé qui garde ses écrits pour soi et qui préfère observer la vie autour de soi. Mais au bout d'un moment la mécanique s'épuise et je ne demandais qu'à rebondir sur un second souffle qui ne surviendra que dans sses deux derniers chapitres.


Mais bon, il y avait quand même quelques petites choses auxquelles je me raccrochais. Laura, la compagne de Paterson, est typiquement le genre de personnage que j'adore dans les films naturalistes. Éternelle rêveuse, des ambitions plein la tête, très supportrice envers son amant et surtout immensément amoureuse, les moments de tendresse partagés avec elle sont des plus réjouissants.

spoiler: Le plus parlant pour moi a été la sortie au cinéma, alors que le couple se tient la main pendant la projection. Le reflet de l'écran sur les yeux de Laura fait presque ressortir des larmes que l'on soupçonne être de joie.


C'est en cela que parfois Paterson m'emporte gentiment, par son couple attachant et des moments d'humanités au détour du bar, d'un groupe de jeunes dans une voiture qui s'arrêtent pour lui dire de prendre soin de son chien, Paterson est une ville qui se meurt mais dont les habitants vivent comme dans une utopie. On prend du plaisir à écouter une conversation anodine dans le bus, à entendre Paterson lire ses poèmes en pleine confection, le film touche par moments à la quintessence de notre existence.


Mon regret avec Paterson est que pour autant que je puisse lui trouver des qualités et disserter dessus pendant encore un petit bout de temps, ce ne serait qu'évoquer les instants de vie qui m'ont réellement marqué et non tout le reste qui s'est très vite fait oublié en moi. Car il y a de sacrés bons moments (susmentionnés) dans ce film, mais c'est surtout à côté des banalités sans réel intérêt à part nous faire vivre une vie de conducteur de bus indépendant bien peu excitante. Les scènes de composition de poèmes deviennent elles aussi lassantes arrivé à un stade, alors que c'est ce qui me séduisait dans ses premiers pas !


On pourrait énumérer les qualités habituelles du cinéma de Jim Jarmusch, le cadrage, l'esthétique soignée beaucoup plus naturelle que son précédent Only Lovers Left Alive incroyablement abouti sur ce domaine, ce goût pour les petites choses, mais ça n'accroche pas avec moi pour des raisons de rythme et d'inégalité. C'est cependant intéressant de voir ce que les autres sont allés piochés, ce qui les ont plus marqués que nous, car l'air de rien c'est un film riche qui propose beaucoup de contenu pour sa durée moyenne. Même moi j'ai approché la grâce vers la fin.

spoiler: La conversation avec le poète japonais et la phrase "Lire un poème traduit c'est comme prendre une douche avec un imperméable" qui est valable pour bien des choses, et le retour aux fondamentaux avec la transmission d'un nouveau carnet, c'est honnêtement une très belle conclusion toute en douceur qui donne une nouvelle chance à Paterson. Cette fois, on espère vraiment fort qu'il va photocopier ses poèmes et aller de l'avant. Cette note d'espoir m'a laissé dans un état assez conquis.


Dans sa finalité, il y a beaucoup de choses à dire à propos de Paterson, à tel point que ma note de 3 étoiles peut sembler trompeuse. Ce n'est pas le résultat d'un film correct au mieux mais l'équation d'instants de vie plus passionnants que d'autres. C'est un beau film, avec un couple très attachant et une atmosphère de réjouissance convaincante, mais ça n'excuse pas l'ennui qui m'a été partiellement infligé. C'est frustrant, mais c'est le propre des films à sketches.
Marko P
Marko P

3 abonnés 19 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 juin 2022
“Je respire la poésie”

Paterson est chauffeur de bus dans la ville du même nom. Il est très amoureux de sa femme artiste amateur qui voudrait devenir une reine de musique country. Il aime la poésie d’Emiky Dickinson, de Frank O’Hara et surtout de William Carlos Williams, originaire lui-même de Paterson, dont il s’inspire pour écrire ses propres poèmes (composés pour les besoins du film par un autre poète Ron Padgett)… Tous les jours il travaille, discute avec sa femme et se rend dans un café en sortant leur chien bulldog Marvin. Il croise la route de poètes en herbe: un rappeur dans un lavomatic, une gamine qui voit le monde dans une flaque d’eau après la pluie, un japonais qui vient découvrir le berceau de William Carlos Williams et d’Allan Ginsberg mais aussi plein d’anonymes dont les dialogues sont souvent de petits morceaux de poésie urbaine et de tranches de vie. Et il croise enfin beaucoup de jumeaux depuis que sa femme a rêvé qu’il leur en était nés...

J’ai beaucoup aimé ce film un peu planant (musique de Sqürl, groupe dont Jarmush fait partie) qui transforme la vie quotidienne et banale en moments poétiques pour peu qu’on prenne le temps de regarder les choses et les gens avec patience, curiosité, bienveillance et enchantement. C’est très beau, très doux, et une transposition visuelle réussie de l’univers poétique de Williams.
Henri M
Henri M

60 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mars 2022
Ce film m'a plu dès le début, et et à la fin je lui est dit à bientôt avec un sourire reconnaissant et un hochement de tête de tendresse. c'est un film différent dans le meilleur sens du terme : hypnotique, étonnant , tendre et joli. Un film aussi parfait qu'un palindrome qui a hérissé ma peu d'un frisson délicat, chaud, et surprenant .
Peu de films ont su mettre en images le processus créatif d'un poète d'une manière aussi simple et belle, comme si chaque plan était un mot écrit dans l'eau.
kingbee49
kingbee49

53 abonnés 642 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 19 décembre 2021
Encore un film en trompe l'oeil, qu'on nous vend parce que le sujet est tout mignon : un chauffeur de bus qui écrit de la poésie et ça se passe devant la caméra de Jim Jarmush avec le très réclamé Adam Driver et son physique atypique et la mimi Golshifteh Farahani... Bah non, franchement, à part la sincérité du geste, je me suis quand même assez ennuyé. Le film aurait gagné à être beaucoup plus fantaisiste, la , on a l'impression que ça dort (c'est d'ailleurs l'affiche du film !)... Jarmush a su faire ça a une époque tout en restant minimaliste (je pense a "Mystery Train", "Down by law", etc...) Là, je trouve que son dispositif ne bouge pas, n'est pas transcendé par quoi que ce soit... De jolis moments, certes, mais globalement une déception...
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2021
On retrouve une ambiance façon Brooklyn Boogie empreinte de poésie, mais le rythme lent rend parfois le film ennuyeux.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 juin 2021
Elégant, doux et poétique, le Paterson de Jim Jarmusch est une forme d'élévation du quotidien, qui se transforme en une véritable source de bonheur. Des bizarreries, des détails amusants, des personnages insolites : pour peu que vous soyez réceptif à cette forme de cinéma paisible, écrit avec tact, et un peu à contre-courant des tendances actuelles, le résultat final risque bien de vous ravir. A noter l'excellente interprétation d'Adam Driver, un acteur au charisme rare.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 avril 2021
On suit la vie d'un couple composé de Paterson (Adam Driver), chauffeur de bus et de sa petite amie dans une petite ville du New Jersey du même nom que l'acteur principal: Paterson. Le film dépeint une semaine de la vie quotidienne avec toutes ses péripéties, ses anecdotes: les conversations des passagers du bus, les discussions dans le bar du quartier, le chien du couple qui aboie à chaque fois que le couple s'embrasse et surtout les poésies écrites par Paterson. Des poésies sans rime et assez quelconques mais le jeune homme est passionné c'est ce qui compte pour Jarmusch. Il tourne parfois ses personnages en ridicule, certains passages sont très drôles. De plus, le film est ultra esthétique avec la prédominance de noir et blanc sur tout le décor de l'appart, les habits, les pancakes, etc....La petite amie de Paterson se passionne pour ces deux couleurs et on les retrouve partout où elle se trouve, c'est sa marque de fabrique. Ce Jarmusch est beau, poétique, drôle, singulier. Une réussite
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 avril 2021
Peut-on vivre heureux dans la médiocrité? Oui, si l’on transcende la banalité de la vie quotidienne par l’amour, la poésie et les rêves ! C’est le sujet de cet anti-film d’action atypique.
Yvette Y
Yvette Y

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 janvier 2021
Aaaaaah, un excellent film, à revoir en 2021 où promener son chien est une de nos ultimes libertés. Ca nous fera d'autant plus savourer la sagesse de Paterson.
Pierre N
Pierre N

2 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 décembre 2020
Ce film de Jim Jarmusch relate le quotidien routinier de Paterson, chauffeur de bus et poète dans la ville éponyme. Si cet exercice de style audacieux (ou pas) est loin d'être extraordinaire, il est loin d'être déplaisant. Il est servi par une photographie lumineuse et des interprètes justes (Adam Driver dans le rôle principal). Il s'agit d'un long-métrage d'ambiance, il ne faut donc pas s'attendre à de l'action.
TheMadCat
TheMadCat

2 abonnés 16 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2020
Pas de zombies ni de vampires cette fois : avec Paterson, c’est une exploration poétique de la banalité du quotidien que nous propose Jim Jarmush. Deux heures durant, le spectateur suivra la méticuleuse et proprette routine de Paterson, chauffeur de bus dans la ville de… Paterson, New-Jersey. Un homme à la vie réglée, qui, chaque jour, remplit son carnet secret de poèmes destinés à sa femme Laura, une pétillante artiste fascinée par les motifs noir et blanc et adepte de la confection de cupcakes.
À l’écran se suivront sept tableaux. Sept jours rythmés par la routine réconfortante dans laquelle les personnages semblent se couler sans protester. Le synopsis laisse entrevoir des écueils nombreux, et l’on pourrait craindre un long-métrage naïf et contemplatif . Il n’en est rien.
D’abord parce que Jarmush n’idéalise pas, et que son personnage est loin d’être un doux rêveur agaçant et lunatique. Ensuite parce que le film dépasse la plate et vaine évocation de rituels quotidiens, et que l’ennui ne pointe jamais. Au contraire, on s’attache vite à ce Paterson - incarné avec justesse par un convaincant Adam Driver - qui semble rester hermétique à la légèreté de ce qui l’entoure, impuissant à exprimer sa communion avec les infimes nuances du monde qu’il foule quotidiennement. Et l’on se plaît à se laisser embarquer dans cet environnement rassurant - on ne manquera pas de saluer la photographie et l’esthétique du film - et à guetter la minuscule péripétie qui viendra différencier une journée d’une autre.
Mais si Paterson séduit, c’est aussi par son propos. Car, avec une grâce et une élégance rare, Jarmush nous parle de ces éclats de beau qui émaillent la routine, d’une imagination qui transcende la monotonie et la trivialité du quotidien pour les investir d’une délicate poésie. Nous parle aussi de la communion entre un homme et une ville où se meuvent encore les derniers spectres du rêve américain.
Paterson certes, pourra parfois intriguer et dérouter. Mais les interrogations qu’il sème en font justement sa richesse. Certains y verront une métaphore du travail de cinéaste. D’autres l’expression de l’inventivité de la classe-moyenne américaine, qui s’affranchit de la platitude de l’existence qui lui est imposée. Mais tous, sûrement, se laisseront porter par la douceur d’un « film-haïku » qui se déploie lentement et célèbre tout en délicatesse et en sobriété une esthétique du petit-rien quotidien.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 août 2020
Plus ou moins manqué à sa sortie, sa diffusion télévisuelle était une belle occasion de voir l'un des Jim Jarmusch les plus appréciés de ces dernières années. À raison, car c'était vraiment pas mal. Bon, évidemment, on reste chez le dandy aux éternels cheveux blancs, donc ne pas s'attendre à un rythme trépidant, mais en définitive, cela s'inscrit pleinement dans la logique du film : le quotidien sur une semaine d'un chauffeur de bus poète à ses heures perdues (ou gagnées, d'ailleurs!), où il ne se passe rien de vraiment extraordinaire, mais où les différentes rencontres, les échanges, notamment ceux avec son épouse, forment une harmonie touchante, séduisante, renforcée par ces balades en bus à travers la ville où l'on prend plaisir à écouter les conversations des uns et des autres pendant quelques minutes. Le trait n'est ainsi jamais lourd ou caricatural, prenant constamment en affection ses personnages (parmi lesquels le chien Marvin trouve pleinement sa place, la lucidité de ses « interventions » lorsque les discussions de ses maîtres deviennent trop ennuyeuses étant à saluer) rarement épargnés par les galères diverses, tous joliment interprétés : à ce titre, il fallait bien la beauté, le charme et le talent de Golshifteh Farahani pour rendre aussi séduisante cette héroïne légèrement perchée (euphémisme) et aux goûts pour le moins étranges dans tous les domaines. Quant à Adam Driver, il se montre toujours aussi « expressif dans son inexpressivité », composant un protagoniste résolument attachant et d'une grande délicatesse. On sent, quand même, le poids des minutes dans le dernier quart, notamment à travers cette (trop) longue spoiler: conversation avec le poète japonais
, si bien que j'avais une certaine tendance à décrocher sur la fin. Mais bon, excepté ce léger ennui final, il serait dommage de passer à côté de cet élégant portrait, donnant l'étrange impression que Jarmusch aurait pu raconter presque n'importe quelle semaine de la vie de ce couple que cela n'aurait pas changé grand-chose au récit, ce qui, dans la logique de l'œuvre, s'avère bien plus une force qu'une faiblesse. L'un des meilleurs films de son auteur.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 juillet 2020
Film très lent, un peu ennuyeux où il ne se passe pas grand chose mais que j'ai bien aimé ! La poésie du quotidien, les petites histoires banales des uns et des autres, les liens du héros avec sa femme... et puis surtout un film sur la création, la poésie, les mots, la musique, la peinture... ces gens font rentrer l'art de façon simple dans leur quotidien ! Créer c'est vivre .
TUTUR29
TUTUR29

46 abonnés 1 336 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 juin 2020
J'ai vu Paterson ce soir et j'ai personnellement passé un excellent moment. Paterson n'est pas un film très accessible : il se passe très peu de choses et le film est surtout très contemplatif. Beaucoup vont donc sûrement s'ennuyer devant. J'avais peur que ce soit mon cas, et pourtant, pas du tout. Le film a quelque chose de très réconfortant : même si on sent bien que Paterson est frustré par certains aspects de sa vie, il arrive à trouver du bonheur dans des choses simples de la vie, comme le fait d'avoir une petite amie, promener son chien ou écouter les discussions des gens dans le bus. Le personnage de Paterson est tout à fait compréhensible et notamment grâce au jeu d'acteur d'Adam Driver, même si ce personnage est très silencieux, on comprend parfaitement tout ce qu'il ressent. L'esthétique du film est aussi très jolie et même s'il ne montre rien d'extraordinaire, le film est visuellement très agréable à regarder. Paterson est un film qui capture un instant de vie d'un homme, en nous dévoilant tous les aspects de sa vie. Cela nous permet de parfaitement nous identifier à ce dernier, car comme nous, il oscille entre le fait de vouloir changer sa vie en atteignant un objectif (ici, devenir un poète reconnu, même s'il ne s'en donne pas trop les moyens) et rester dans sa routine qui a quelque chose de réconfortant. Bref, un film très particulier dans lequel je me suis parfaitement reconnu, même si son rythme très lent en fera décrocher plus d'un. Je recommande quand même à tout le monde, ce film est une véritable expérience, qu'il faut vivre. 
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 882 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 juin 2020
Paterson est un film original.
On pourrait dire que c'est poétique mais vu que cela raconte l'histoire d'un chauffeur de bus, poète à ses heures, c'est un peu facile.
Le chauffeur ou conducteur s'appelle Paterson, vit et est né à Paterson, ville ouvrière du New Jersey.
Il a une vie bien rythmé dans le sens où il a une routine, donc il n'y a pas grand chose pour faire saliver un spectateur à première vue.
Pourtant le réalisateur arrive à nous plonger dans cette atmosphère, cette vie simple.
En couple avec une fille aimante, et au sens artistique développé, Paterson contraste un peu, lui qui est aussi artiste avec ses poèmes mais c'est de l'intérieur que tout vient, au contraire de sa copine, qui affiche tous les jours de nouvelles créations. Elle est obnubilée par un type de motif noir et blanc qui revient partout.
Les petits poèmes qui rythment le film sont le fil rouge de celui-ci, le réalisateur rendant hommage à ses poètes favoris.
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