Prix du scénario Cannes 2014. Le jury ne doit pas avoir une grande culture cinématographique : Tous les clichés, tous les poncifs se retrouvent et s'entre mêlent. La gentil exproprié par le méchant La femme fatale (belle évidemment), qui veut quitter son quotidien et par qui le malheur (et l'adultère !) arrivent L'ado en révolte Les flics stupides..
La photographie est triste, plate et grise, à l'image du ton général du film.. La scène dans la chambre après l'amour est caractéristique de cet 'atonisme' (j'invente..) La lenteur est parfois insupportable (le sermon
L'intérêt du film est (heureusement) ailleurs : C'est un documentaire saisissant (et utile) sur la Russie d'aujourd'hui et voir le portrait de Poutine accroché à la marie, ou encore une brève sur les Pussy Riot - en anglais à la TV, est à ce titre impressionnant).. et la vodka coule (c'est bien le mot) à flots..... aussi bien dans les gosiers masculins que féminins....
On ressort avec la certitude que les gens et les problèmes sont partout les mêmes.. et que ça ne vaut pas une prime à Cannes
C'est bien réalisé, les décors sont beaux, les acteurs convaincants, les personnages intéressants, la dénonciation des travers de la Russie subtile mais implacable... Qu'est-ce qui ne vas pas alors ? Deux choses surtout. La première : Léviathan peine à susciter l'intérêt et à le conserver. Le film est long. La progression de l'intrigue est lente et laborieuse. La deuxième : Léviathan peine à susciter des émotions. Les personnages sont peu loquaces, difficile d'avoir de l'empathie pour eux. Le film est un désert glacé : beau mais vide.
Beaucoup trop long, un scénario mal ficelé et plein d'incohérences. Malgré tout, les acteurs vivent leurs personnages (à moins qu'ils ne soient comme eux ?!)
Ce film désespérant de réalisme est une ode aux alcooliques anonymes. Car à y regarder de près, le bourreau comme la victime sont des intoxiqués. Tout le monde boit, sauf les hommes d'Eglise. Et si la morale dans tout ça, ce n'était pas tout simplement "Rapproche-toi de Dieu et lâche la bouteille!"? Car en dehors du drame qui secoue le film, boire une infusion devant ces magnifiques paysages, c'est possible, non? En tout cas, c'est un beau film qui mérite d'être vu pour plonger dans le quotidien de ce grand pays.
Du cinéma Russe bien surprenant! LEs acteurs jouent chacun avecbrio et l'histoire pourrait être historiquement vraie. A la fois intelligent et à quelques moments drôle. Tout se trouve en plus de la magnifique interprétation, un film magnifiquement filmé. Ce qui permet de voir "plus large" ; nous montrant une richesse ou l'on peut voir divers thème de reflexion. LE scénario nous fait quasiment un sans faute et pourtant on est loin des blockbuster et j'en passe. Comme quoi, les pays outre que ceux que l'on voit nous sortir des films à outrance ; on autant de qualité que les grandes productions. De plus quelques surprises, ou certaines séquences sont vraiment émouvante et touchante (ajoutant un plus à l'ensemble). Et pourtant, il y a un peu de poésie, de tendresse ; mais il y a ce petit coté "drame" qui nous remet clairement dans le film et dans la réalité mais qui nous a permi de ne pas rester dans le coté seulement "obscure" et d'essayer d'empathir le public. Un ensemble donc réusit de bout en bout une fois le film et les personnages lancés (poutant il atteint presque 2h30), mais on ne voit pas vraiment le film passer (dés que cela est lancé et sauf si le film ne nous interpelle pas^^). A la fois superbe, percutant comme on pourrait l'être quant on voyage à bord d'un navire de peche (exemple^^) ou la beauté, l'imagination, peut passer en un rien de temps à quelques choses de plus froids et durs. ET ici, le tout est parfaitement maitrisé. Apres faudra t-il accrocher au sujet (même si celui ci est bien mis en scène et traité avec finesse sans en faire trop). Un sujet qui ne touchera pas tout le monde, mais qui mérite d'être vue et qui nous montre qu'on ait pas les seuls (surrtout coté US) à pouvoir faire une production presque docu / réalité^^ et à la réussir. LE cinéma Russe devrait se booster pour passer coté France et nous faire des films à ce niveau qui est égale voir supèrieur à certaines autres productions. LE cinéma Russe à tout pour réussir et pour une fois, que l'on peut en visionner un, pourquoi pas.
J'aurais bien aimé écrire avoir adoré ce film, ce qui fût presque le cas ! Plus d'une fois je me suis répété " j'adore ce film " ... mais quelques instants plus tard je me disais que, décidément, certaines scènes étaient un peu longues. Tout le monde ne peut pas apprécier le rythme de ce film, c'est certain. Et puis il y a cette histoire... le prix du scénario à Cannes ? En ayant vu cette récompense je m'attendais à plus de subtilités dans le déroulement de l'histoire... cette dernière reste relativement simple, quoique... elle me semble avant tout réaliste.
L'ambiance, la beauté des paysages... que j'ai aimé cette atmosphère !
La Russie vue de l'intérieur, avec un réalisme qui fait froid dans le dos. Andreï Zviaguintsevr a beaucoup de talent, et on imagine le courage dont il a dû faire preuve pour réaliser ce film dans la Russie de Poutine. Oui, c'est du grand cinéma comme le dit l'affiche. Entre maffia, violence, bêtise, injustice, hypocrisie religieuse, on comprend la tendance marquée pour l'alcoolisme de nos amis russes. Ce film est presque un documentaire sur la Russie actuelle, avec l'émotion du cinéma de fiction en plus, servie par des acteurs irréprochables. C'est sûrement aussi un film engagé, dont j'ai trouvé le seul espoir dans la bande annonce: il a été subventionné par le ministère de la culture russe! SVP, ne me dites pas que j'ai mal lu! Allez vraiment voir ce film magnifique, mais glisser une bouteille de Vodka dans le congélateur avant, vous risquez d'en avoir besoin au retour.
À la découverte de la société russe et toutes ses composantes. Le pouvoir local, la police, la justice, l'église orthodoxe. La vie difficile, la passé lourd, l'avenir et l'espoir absents... Le tout baignant dans la vodka et la corruption. C'est une recette réussie. Le scénario est celui d' une tragédie. Les images sont très belles, et le paysage enserre cette tragédie dans un lieu et une ambiance qui nous envahit en profondeur. C'est un film puissant.
Le réalisateur Andreï Zviaguintsev a confié dans un entretien "Heureusement ou malheureusement, oui, c'est ça, c'est la Russie. Je n'avais pas l'ambition de décrire tout un pays, je n'ai filmé qu'un segment de la population dans la Russie rurale, mais ce que vous voyez est vrai. Après avoir vu le film, le ministère de la Culture russe est sorti abattu et a dit : "Ce n'est pas possible de boire autant en Russie." Bien sûr que c'est possible !
D'emblée, la musique de Philip Glass s'impose et se mélange aux bruits des vagues de cette mer de Barents, près du cercle polaire. La photographie de Mikhaïl Krichman est remarquable. Désespérée, aussi.
Je ne connaissais d'Andreï Zviaguintsev que son précédent film, Elena. Sa mise en scène était déjà magnifique. Dans ce dernier long-métrage elle est tout simplement remarquable.
Le scénario, justement récompensé à Cannes, est inspiré d'un fait divers qui s'est déroulé en 2004, aux États-Unis, dans le Colorado, plus exactement, et transposé dans cette région reculée de Russie
Des acteurs incroyables de justesse, complètent la totale réussite de ce film.
Je suis sorti de la salle, écœuré par tant d'injustices. Désespéré aussi par cette misère envahissante. Mais davantage encore par l'hypocrisie de ces êtres humains, corrompus jusqu'à la moelle, "à genoux" devant le discours religieux.
Un film que j'ai trouvé sans âme. Dur. Méprisant. Comme le sont les téléréalités. Donc cynique. Mais une téléréalité avec décors pompeux. Beaux . Mais pompeux. Film propagande ? AntiPoutine ?? Peut être. Pourtant le film aurait été subventionné en partie, par la Russie. Rien ni personne ne sauve quiconque.La seule qui échappe à ce regard affreux: une jeune femme, la seule "occidentale", décorant sa maison façon Carl Larsson (peintre suédois).Tout est tellement "trop" que l'on n'est touché par rien.
Je vois ici beaucoup trop de commentaires élogieux sur ce film ! REVEILLEZ VOUS ! Pour crier au "chef d'oeuvre" il ne suffit pas de voir un réalisateur russe, de présenter une histoire sombre et amorale et de filmer ouvertement l'alcoolisme ni de constater que la vie des russes est très dure et baigne dans la corruption.
En fait, ce film est du niveau d'un très bon téléfilm, un soir pluvieux où l'on a envie de se laisser aller à la déprime. Et ne vous méprenez pas, j'ai apprécié Leviathan pour la qualité de ses acteurs, sa mise en scène impeccable et le parfait réalisme de l'histoire et des personnages.
MAIS...en trois arguments, je me permets de remettre ce film gentiment à sa place : 1. Le scénario est vraiment ordinaire et ne mérite aucun prix particulier. Il faut arrêter de crier au génie (prix du meilleur scénario à Cannes? mais c'est une blague!). Le scénario est bon mais reste très classique à part qu'il ne révèle pas clairement les clés de l'intrigue et laisse le soin au spectateur de démêler le vrai du faux comme le font et l'ont fait des dizaines d'autres réalisateurs. 2. La "beauté des paysages" dont tout le monde parle ici est filmée 2 minutes chrono au début du film et 2 minutes à la fin !!!! (alors que tout le monde ici en fait un argument majeur...) 3. Le film est beaucoup trop long. Il aurait été plus efficace et incisif avec 30 à 45 minutes de moins
Donc, chers amis cinéphiles et critiques cinématographiques parisiens, franchement, redescendez un peu sur terre... il y a tellement de films qui méritent que l'on s'extasie.. mais pas celui là.
Un film de très grande qualité. À des années-lumière de Mommy's bien qu'ayant pourtant des points communs (la violence présente, les portraits psychologiques, l'émotion, l'enfance maltraitée). Mais que de profondeur ! Tout en suggestion et où le spectateur est laissé à son travail intérieur. Des images sublimes... Un quotidien dur... Le réel n'est pas mis de côté du tout et pourtant aucune facilité n'est de mise ou recherchée. Film cru qui donne accès à une autre réalité sous-jacente. Superbe ! Je regrette de ne pas comprendre le russe.