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Un visiteur
5,0
Publiée le 12 avril 2017
authentique, on entre dans l'univers de cette famille grâce au personnage de Gelsomina qui transmet ses émotions, des acteurs qui jouent justes, sans fioritures.
Il y avait tout à craindre à regarder ce film. Grand prix du festival de Cannes qui n'est pas forcément synonyme de regardable par le plus grand nombre et souvent intello repoussant, les nombreuses critiques sur l'ennui mortel à essayer de regarder ce film, les remarques sur une qualité d'image désastreuse, le scénario incompréhensible et inintéressant fait de bric et de broc et se résumant à un pseudo documentaire sur l'apiculture. Et puis somme toute agréable surprise. Un film visionné sans ennui, sans enthousiasme délirant non plus mais avec comme fil rouge, comme point d'ancrage, la remarquable interprétation de la jeune ado de la famille, la jeune Gelsomina, le personnage fort de ce film, présente de bout en bout et portant à elle seule le destin de cette famille atypique, coupée du monde, travaillant dur, avec des méthodes traditionnelles d'apiculture au fond de la Toscane rurale. L'élément et événement totalement décalé d'un jeu télévisé kitch au possible apporte de la couleur,de l'espoir et du rêve à ce paysage pauvre et tristement dramatique avec en déesse antique virginale de pacotille, présentatrice et actrice de ce jeu concours télévisé de bas de gamme, Monica Bellucci, qui n'hesite pas à se moquer de son image et accentue le décalage de ces 2 mondes étrangers. Cette tranche de vie de cette famille attendrissante et attachante se laisse voir sans déplaisir avec une sorte de poésie omniprésente et sans doute des sens symboliques qui m'ont échappé et qui ont plu à ceux qui intellectualisent le moindre détail d'un film. Sans faire partie de cette tribu, regardant le film au premier degré, avec une vision tout public, je ne partage pas le point de vue du naufrage décrit par de nombreuses critiques et je ne m'extasie pas non plus sur le côté chef d'oeuvre de ce film. Un film moyen mais regardable et surtout remarquable par l'interprétation de la jeune adolescente Alexandra Lungu.
Wow, il est pas facile à commenter, ce film! Bon, l'histoire, un famille d'apiculteurs écolos qui vivent en Ombrie et parlent italien, allemand et français, qui essaie de s'en sortir, et c'est pas facile...Là-dedans arrive un ado visiblement en difficulté (autisme?) et une émission de télé qui peut sauver l'entreprise...Mais bon, l'intérêt du film, ce n'est pas tellement l'histoire, mais surtout les rapports entre tous les membres de la famille, notamment le père et la fille aînée, et ce garçon souffrant d'incommunicabilité...personne n'est contre personne, mais tous souffrent d'une situation socialement difficile, et pas toujours voulue...ajoutez à cela la vision documentaire sur l'apiculture, ça fait un film agréable, prenant surtout dans la deuxième moitié, plus curieusement dynamique.
Un film typique des prix de Cannes : long (1h50), ennuyeux et brouillon, sans vrai fil conducteur. J’ignore quel en est le sujet. La téléréalité ? L’insertion des jeunes délinquants ? En tout cas, c’est un bon documentaire sur le métier d’apiculteur. C’est l’histoire d’une famille avec 4 filles (dont l’ainée, Gelsomina, fait office de seconde mère), au père autoritaire (la mère est jouée par Alice Rohrwacher, sœur de la réalisatrice) et qui vit chichement dans une ferme délabrée en Ombrie (vraisemblablement près du lac Trasimène). Leur vie est perturbée par l’arrivée d’un jeune délinquant qu’ils hébergent et d’une émission de télé, « Le village des Merveilles », animée par Monica Belluci, déguisée en déesse étrusque (sic) et censée valoriser les gens simples de la campagne. N’est pas Visconti qui veut !.
On peut comprendre ce qui a séduit Jane Campion présidant le jury cannois pour avoir récompensé ce film : le portrait de jeunes filles marginales malgré elles, mais le film de la cinéaste italienne ne décolle vraiment jamais, manquant de tout, manquant de poésie, manquant d'humour. Les acteurs manquent incroyablement de charisme. Ni l'arrivée du jeune délinquant , ni le passage du tournage télévisé, ne soulèveront ce film qui n'offre qu'une chose aux spectateurs, l'ennui.
Il s’agit quand même d’un drôle de film que Les merveilles notamment parce qu’on a parfois du mal à suivre son scénario. L’histoire s’amorce avec cette émission de télévision à laquelle cette famille va participer et puis débarque le personnage de Martin qui vient un peu tout chambouler sans que le spectateur ne comprenne vraiment pourquoi. S’en suit alors de longues minutes où l’on assiste sans enthousiasme à l’émancipation de la jeune Gelsomina face à un père protecteur à l’extrême. C’est réellement dommage car il y avait une envie d’apprécier ce film animé par des personnages attachants (plus particulièrement le quatuor de filles) et c’est plutôt la déception qui prend le dessus au final.
Pour gagner le Grand Prix à Cannes, une seule explication: le jury s'est endormi comme moi! Minable! Un e honte de filer un prix à un déchet pareil! Je cherche encore ce que certains ont pu en tirer, où est ce que se trouve la magie du truc??? Je n'ai rien apprécié: ni le scénario (bien brouillon) ni la mise en scène (fade) ni le jeu des acteurs (ennuyeux) ... Après avoir gaspillé 1h30, pas envie d'encore perdre du temps à écrire dessus donc un seul conseil: Fuyez!
Difficile d'écrire sur ce film, qui ne ressemble à aucun autre. C'est parfois un peu ennuyeux, mais souvent envoûtant, à la fois réaliste et poétique. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le synopsis, ce n'est pas un film facile d'accès et je comprends qu'il ait laissé dubitatifs de nombreux spectateurs. Pourtant, c'est une riche œuvre de cinéma, tant sur la forme que le fond, ce qu'ont bien compris les jurés du festival de Cannes qui l'ont primé.
Grand prix du dernier festival de Cannes, "Les merveilles" est avant tout un grand film humain. D'une tristesse implacable également, avec cette famille reculée du monde et dirigée par un père... excentrique dirons-nous. Chaque personnage de la famille est différent et non moins intéressant. A commencer par l’aînée, Gelsomina, à la recherche d'évasion de cet environnement rendu irrespirable par son père, de loin la personnalité la plus intéressante du film. Venons-en aux événements "clés" du film, à savoir l'arrivée de Martin et le tournage du concours. Car c'est là que la détresse est la plus pesante, que cela soit avant ou pendant ce fameux tournage, leur quotidien va s'en trouver bouleversé et l'image de l'Italie du Sud va aussi en prendre un coup, nous en dévoilant ses plus bas-fond. Ces enfants, obligés de se raccrocher à cette ridicule "télé-réalité" pour s'offrir un peu de joie et de divertissement dans leur vie, l'apiculture étant un métier difficile pour un si jeune âge... Et donc la présence du jeune garçon, qui vient enfin compenser la déception du père de n'avoir que des filles... On ressort de la salle pas complètement indemne, avec cette impression d'avoir vu une oeuvre certes parfois un peu longue mais importante.
C'est ce sort de film qui te laisse perplexe par le contenu et par la forme, dense et inégal, étrange sur tout par sa mise en scène. Un particulier approche conceptuel de la nature au sein d'une famille, toute aussi particulière où les non dits sont aussi puisants que les parlés. Une chose est sûre, il faut aller voir ce film bien reposé et avoir tous les sens en éveille, autrement pourrait-on tomber dans un état soporifique, sinon serai une pure merveille d'originalité dérangeante et déroutante.
L'univers d'écolos marginaux autodidactes, qui se nourrissent de ce que la terre mère leur apporte.
Un univers qu'on se complaît à regarder vivre, une tendresse pour ces communautés qui vivent du naturel, des gros plans sur les nuques, les corps gorgés de soleil...
Mais des longueurs, peu d'enjeux, pas vraiment d'histoire... Plus un univers et une relation père-fille assez touchante, mais on finit par s'ennuyer...
C'est dommage que le scénario n'ait pas été plus creusé et n'est pas allé plus loin...
A l'image de sa photo, délicatesse et humanité sont les maîtres mots ici. Purifiant, autant d'intelligence le temps d'un film en choquerait plus d'un en cette société peu cultivée.