Les Merveilles
Note moyenne
3,0
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73 critiques spectateurs

5
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30 critiques
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16 critiques
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nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 février 2015
Peut on vivre encore aujourd'hui différemment ? Encore croire qu'il est possible de s'occuper de sa famille en dehors de tout système, dans une petite communauté patriarcale héritée des années 60 ? Certes l'idée par d'un bon sentiment et essaye de brosser les portraits des personnages sans fioritures, mais le film, trop expérimental dans la forme et le fond, rate sa construction scénaristique et ne réussit jamais à embarquer le spectateur. En effet le scénario, maladroit, ne raconte au final pas grand chose et ne rentre jamais dans le cœur du sujet pour faire réfléchir, se contentant d'empiler les images et les scènes sans grand intérêt, emballées dans une ambiance pseudo poétique ratée qui ne fonctionne jamais et plombe le peu de crédibilité de l'ensemble. Bref, on comprend où le réalisateur veut nous emmener, mais on se contente de regarder dans la direction indiquée sans jamais y mettre les pieds, faute de savoir faire, faute de scénario construit, et on s'ennuie terriblement (le film dure presque 2h et on les sent passer !) et, pire, on se désintéresse des personnages dont on ne connaîtra finalement presque rien. Juste mauvais !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 février 2015
Film à l'ambiance singulière, mi-chaleureuse (ou plutôt tiède), mi surnaturelle voire féérique.
J'ai passé un bon moment, quoique un peu désorientée dans l’histoire avec les ellipses, les métaphores, les différents personnages et les langues (italien, allemand, français) qui se mélangent.
Mais c'est ça qui fait un peu le charme: le récit, la psychologie des personnages est à plusieurs reprises suggéré, libre au spectateur de relier tout ça. J'apprécie le fait que tout les personnages échappent au cliché, ils présentent des facettes plus complexes que leur simple rôle dans l'histoire
à découvrir si vous aimez prendre le temps d’imaginer les choses et de découvrir un univers!!
Cat P.
Cat P.

14 abonnés 24 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 février 2015
Un lourd malaise du début à la fin, l'environnement est glauque à tous niveaux, l'image sombre comme le personnage du père tyrannique . On plaint tous les autres rôles sans s'y attacher et on a hâte que l'histoire évolue mais rien, elle s'empêtre dans ce miel visqueux, aucun espoir n'en émerge, aucune morale n'est issue de cette soi-disant " fable" qui ne dénonce rien...
Courage, fuyons !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 17 février 2015
film inutile et insipide avec une atmosphère très lourde
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2015
Un joli film, d'une sensibilité originale qui s'exprime entre naturalisme et mystère poétique, presque fantastique à la fin. On songe à un autre film italien, Respiro, dont le réalisme finissait par tutoyer une dimension légendaire. Deux façons de transcender en douceur une réalité plutôt insatisfaisante : le quotidien galère d'une femme de pêcheur dans Respiro ; le quotidien d'une fillette menée à la dure par un père irascible et impulsif dans Les Merveilles. Dans ce dernier film, la réalisatrice Alice Rohrwacher prend le temps de décrire les travaux et les jours d'une drôle de famille à la campagne, avec son multilinguisme (italien, allemand, français), ses joies, ses problèmes. Une chronique paysanne marquée par la singularité d'un homme qui impose son ordre au groupe tout en proclamant la liberté de chacun, ancien militant pour on ne sait quelle cause, dormeur à la belle étoile, et capable d'autant de furie que de tendresse à l'égard des siens. Une tendresse farfelue qui peut se manifester par l'achat improbable d'un chameau... Face à ce père aimé et craint, qui maintient son monde dans une bulle, le personnage de Gelsomina va poursuivre un rêve, chercher une échappatoire en même temps qu'une forme de reconnaissance sociale pour elle et sa famille, via la participation à un jeu TV, grand moment de kitscherie entre carnaval étrusque et foire à la saucisse. Grand moment d'imaginaire factice qui contraste avec de "vrais" éléments merveilleux : les abeilles qui sortent de la bouche de Gelsomina, le sifflement étrange de Martin, le garçon recueilli. On peut être dérouté et charmé par cette étrangeté diffuse et volatile. En suivant cette famille qui apparaît à la fois plongée dans une réalité concrète et hors du monde, on avance sur un terrain délicatement mouvant et émouvant, nimbé d'un onirisme qui a sa drôlerie et sa mélancolie, celles des souvenirs réinvestis par l'imagination. Souvenirs personnels de la réalisatrice, qui disent, dans une troublante ellipse finale, le passage du temps, le passage des rêves. Souvenirs qui disent aussi la belle capacité du cinéma à tout réinventer.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 février 2015
Le charme du film tient à peu de choses, essentiellement à l'interprétation de la jeune Maria Alexandra Lungu (Gelsomina, l'aînée des quatre filles) qui campe une adolescente qui, en dépit de sa vie atypique dans cette famille néo-baba cool, rêve d'ailleurs, comme tous les ados du monde. (...) On avait envie de voir Alice Rohrwacher creusait les prémices du passage à l'âge adulte ou les doutes d'une mère (l'excellente Alba Rohrwacher, grande sœur de la réalisatrice) dépassée par les événements. Le film laisse, malgré ses qualités, un goût d'inachevé, et on regrette une photographie "sauvage" vraiment pas jolie.

LA SUITE :
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2015
Ce film est une véritable imposture dans le palmarès du festival de Cannes. Le portrait de cette famille nombreuse à la dérive tourne singulièrement en rond. Le père est irascible et désagréable sans aucune raison. Ce n'est que vers la fin du film qu'il change et fait preuve d'un peu d'amour. L'image est laide en permanence, les couleurs de l'affiche sont particulièrement trompeuses. Le film patine et le scénario est régulièrement composé de scènes apicoles illustratives et sans intérêts. Je n'ai jamais su ce qu' Alice Rohrwacher a voulu nous faire comprendre dans le film, tant le propos manque de conviction. Certaines ficelles sont énormes (le chameau, l'enfant autiste). Je peux rajouter que c'est mal filmé, que la bande son est inappropriée et la direction d'acteur moyenne. Grosse déception.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 février 2015
Personnellement,si il y a bien un genre de film qui m'exaspère, c'est celui de l'hyper naturalisme mâtiné d'une symbolique lourdingue et d'une poésie très light. Les merveilles ne décolle vraiment que très peu en s'enfermant dans un rythme très lent, posé et souvent ennuyeux. Les personnages, bien que très bien joués (voir les deux filles, l'une boulette qui bouge bien dans le plan et l'adolescente qui s'ouvre à l'amour ; deux actrice en devenir) ne sont pas bien écrits, sans compter le père qui se balade en slip immonde. Les femmes adultes sont assez inconsistantes et le rôle de Monica Belluci, est ridicule. Coiffée ainsi, on la croirait emperruquée d'un poulpe. Les scènes avec la télévision sont ratées complètement. Saluons cependant les plans avec les abeilles, parfois bien trouvés, assez poétiques et qui évitent le piège du spectaculaire. Le symbole du miel (la nature, l'amour et sa gluance charnelle) est trop appuyé. Un film médiocre dont l'aspect le plus intéressant se trouve au début dans la manière dont a la cinéaste de filmer la famille bien qu'elle n'insiste pas trop et c'est dommage, sur le problème des langues à travers la recomposition familiale.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 février 2015
Un seul bon écho pour plusieurs autres très mauvais qui annonçaient un film ennuyeux au possible. J'ai donc voulu me rendre compte. Malheureusement, la majorité avait raison. Il y a bien longtemps que je ne m'étais pas ennuyé comme cela au cinéma. Il n'y a vraiment rien à sauver de ce deuxième film de l'italienne Alice Rohrwacher couronné d'un incompréhensible Grand Prix au dernier Festival de Cannes (enfin pas tant que ça quand on voit le reste du palmarès). Sauf peut être l'interprétation. Tous les enfants sont très naturels, le belge Sam Louwyck et Alba Rohrwacher (Amore, Ce que je veux de plus), sœur de la réalisatrice, sont comme d'habitude très biens. Sans compter la belle Monica Belluci qui joue une mystérieuse animatrice télé. A côté de cela, je n'ai pas accroché une seule minute, ni à l’histoire, ni aux personnages. La réalisatrice dit vouloir dénoncer la perte d'identité des régions de son pays, certes, on le ressent bien, mais pourquoi engager un acteur belge, mettre des personnages allemands, faire parler italien, français, allemand... A moins qu'elle n'ait voulu parler de L'Europe. Et puis c'est vraiment foutraque. On retrouve pêle-mêle : des abeilles, un chameau, un jeune délinquant, de la télé réalité, une crise de couple, une crise d'adolescence, etc, etc...L'image est laide et bouge tout le temps, j'ai fini avec la nausée. Visuellement, on a donc rien à quoi se raccrocher non plus. C'est sans doute fait exprès pour mieux appréhender le destin de la famille. La mise en scène n'a rien de transcendant et les quelques moments de poésie qui effleurent n'aboutissent jamais vraiment. Bref, j'ai fini par regarder ma montre toutes les cinq minutes attendant la fin avec impatience. On est pas loin de la purge...
nikko60
nikko60

6 abonnés 48 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 février 2015
Quel ennui... Les images sont laides, on ne s'attache pas aux personnages, il n'y a pas d'histoire, pas d'enjeu, juste un immense mépris du spectateur. Un film qui a obtenu le Grand prix à Cannes, sans doute pour donner au Jury un alibi intello.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 février 2015
Voici enfin sur nos écrans ce film âpre et magnifique qui a décroché à juste titre le Grand Prix au dernier festival de Cannes. La réalisatrice nous fait voir une famille qui doit ressembler peu ou prou à la sienne, une famille installée en Ombrie, vivant un peu en marge et s'activant à la récolte de miel. Une famille d'apiculteurs donc, dont le père est un allemand colérique qui tâche de mener à la baguette ses quatre filles, au grand dam de la mère. Il est vrai que le travail est rude et que les soucis et les tracas ne manquent pas. Une famille plus ou moins excentrique cependant et quelque peu hors norme où l'on use tour à tour de trois langues: l'italien bien sûr, mais aussi l'allemand et même le français!
Bien qu'il soit nécessaire de beaucoup travailler et bien qu'il faille le concours de tous pour mener à bien tous les travaux, la famille s'accorde aussi, de temps à autre, des petits moments de détente. La mer est proche et l'on en profite en s'y baignant allégrement. Et c'est au cours d'une escapade que ce petit monde découvre, médusé, le tournage dans la région d'un concours télévisé ayant pour titre "Le pays des merveilles". Fascinée, la plus grande des filles, Gelsomina, ne rêve plus dès lors que de faire participer sa famille à ce concours. Ce qui déclenche, au moins dans un premier temps, la colère du père.
Gelsomina parviendra-t-elle à ses fins, malgré le refus obstiné du père? Et le pays des merveilles tant vanté se trouve-t-il vraiment derrière les caméras de télévision? Par petites touches très subtiles, la réalisatrice fait percevoir d'autres merveilles, plus discrètes, plus humbles, mais sans aucun doute plus réelles: une fillette qui boit avec ses mains un rayon de lumière, un garçon d'origine allemande accueilli par la famille dans le cadre d'un programme de réinsertion et qui siffle comme personne, et Gelsomina elle-même qui se montre capable d'apprivoiser en quelque sorte les abeilles... Et Wolfgang, le père intransigeant de cette famille, ne cache-t-il pas sous ses apparences un coeur capable de merveilles, capable quoi qu'il en soit de faire le cadeau le plus farfelu à ses enfants?
Ce film, qui ressemble lors de certaines scènes à un véritable documentaire sur l'apiculture, nous fait aussi aimer ses personnages. Gelsomina en premier lieu, mais aussi chacun des autres membres de la tribu! Et quand s'achève le film, c'est avec regret qu'on les quitte: on aurait bien aimé rester un peu plus longtemps avec eux! 8,5/10
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 février 2015
Si je faisais un concours des films qui m'ont le plus ennuyé, Les merveilles disposerait de sérieux atouts.

D'abord, je l'avoue, j'ai dormi durant sa projection à Cannes. Alors, allez-vous me dire, de quel droit puis-je juger le film ? Mais à l'inverse, le film ne m'a-t-il pas lui-même anesthésié, sachant que même à Cannes, je m'endors rarement ?

J'ai dormi. Mais pour mon excuse, on voit des gens dormir dans Les merveilles (cf ci-dessus). On voit aussi des gens manger, et participer à une émission de télé. On voit aussi (il me semble) des abeilles et Monica Belluci en animatrice égyptienne. Mais je n'en suis pas certain, tant le projet d'ensemble m'a échappé.

Le grain de l'image est très moche. Je me souviens avoir pensé que je voyais les films super 8 d'une lointaine tante italienne un peu défoncée, en ne comprenant rien à ce que je voyais : des phares dans la nuit, un trampoline, des artisans charcutiers.

Il y avait peut-être un sens à toutes ces images projetées vers moi. Mais lequel, je ne sais pas trop : au milieu de ma torpeur n'a surnagé qu'un inénarrable ennui, baigné dans un océan d'incompréhension ensommeillée.

Bonne nuit.
Sosof l
Sosof l

21 abonnés 23 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 février 2015
Un film qui parle de ce que peut être ou non la liberté, de la famille comme une tribu, de l'amour pudique entre un père et sa petite fille qui devient une femme. Beaucoup de moments de poésie: se cacher pour faire boire un rayon de lumière à sa petite soeur, faire sortir les abeilles de la bouche de Gelsomina sur le sifflement magnétique de l enfant oiseaux. Dommage que la qualité de l'image ne soit pas toujours au rendez vous et le son parfois moyen...
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2015
Après Corpo Celeste, Alice Rohrwacher a tourné son deuxième film dans une région qu'elle connait bien : la Toscane. Mais Les merveilles, également à hauteur d'adolescent, est réalisé sous une même forme, entre réalisme documentaire (l'apiculture) et fiction familiale, voire onirisme (l'émission de télévision). Ce cinéma peut laisser sur le bas-côté tant il semble parfois difficile de s'intéresser à tous ses aspects lesquels se marient plus ou moins bien. Le film se rachète dans sa deuxième partie une fois le dispositif assimilé, quand le spectateur est lui aussi entré totalement dans le jeu et ne cherche plus absolument un scénario linéaire. La récompense que Les merveilles a obtenu à Cannes laisse tout de même perplexe, eu égard au nombre d'oeuvres plus que passionnantes qui en sont reparties bredouilles.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 février 2015
Il y a quelque chose de suranné dans « Les merveilles »… Peut-être est-ce simplement à cause des personnages, qui semblent tout droit sortis d’une Italie qui n’est plus, celle qui résonne encore des grandes heures du régime d’il calaviere Berlusconi, (famille très pauvre stigmatisée par la précarité, une Ondine défraichie et pailletée en présentatrice toute droit sortie de 5, un maire prêt à tout pour être corrompu, le pouvoir de l’argent…). On comprend aisément la démarche d’Alice Rohrwacher de vouloir en dénoncer les dérives et d’opposer cette famille qui vit en état de nature à cette société qui dévore le sens des traditions, le poids de l’histoire et les âmes pures.… En ce sens, le personnage très parabolique de Gelsomina, adolescente qui rêve de ville, de garçons et de confort, est très bien cerné et posé. Elle fait le liant non seulement dans le récit (elle se voit affublée du rôle de chef de famille) mais également entre ces deux mondes (préservant l’un coute que coute tout en lorgnant avec envie sur l’autre). La satire, même si elle est un iota caricatural, se tient. Et il aurait fallu s’en tenir là. Car la où le film perd de sa force, c’est bien dans la complexité des rapports qui unissent la mère, le père, leurs filles et la tante. Rohwarcher esquisse une série de portraits, sans jamais s’y atteler vraiment et l’on finit par se perdre dans l’anecdotique. Là où la famille devait se faire le faire de lance d’une idéologie, d’un combat pour la défense du terroir, elle n’apparaît que marginale et ne peut être prise au sérieux. Reste toutefois quelques belles scènes peine de charme et de poésie et la magnificence des paysages de l’Ombrie (ex territoire des Etrusques) pour nous faire passer un doux moment.
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