"A Girl at My Door" aborde avec une rare justesse des sujets aussi complexes que la violence familiale, les préjugés et la difficulté à trouver sa place dans une société qui juge plus vite qu'elle n'écoute. Une commissaire solitaire et discrète est mutée dans un petit village côtier. Elle s'intéresse rapidement au sort d'une adolescente victime des violences de son beau-père et de l'indifférence générale. En voulant protéger la jeune fille, elle se retrouve elle-même confrontée aux rumeurs et aux non-dits qui empoisonnent la communauté. Bae Doona est absolument remarquable. Toute en retenue, elle compose un personnage blessé, mais profondément humain. La jeune Kim Sae-ron impressionne par la maturité de son interprétation. Son regard, tour à tour apeuré, malicieux ou déchirant, donne au film une puissance émotionnelle constante. July Jung filme ses personnages avec compassion sans jamais les idéaliser, et laisse le spectateur face à ses propres interrogations. La violence n'est jamais spectaculaire, mais elle est omniprésente, insidieuse, profondément ancrée dans le quotidien. Une œuvre sensible et bouleversante.
“A Girl at My Door” est un film coréen intéressant qui aborde plusieurs thèmes profonds et complexes. Il dépeint une Corée du Sud où l’homosexualité est souvent mal comprise et comparée à la pédophilie, révélant ainsi une société très patriarcale où les femmes ne bénéficient pas des mêmes considérations que leurs homologues masculins.
L’intrigue suit l’histoire d’une fillette maltraitée par son père qui trouve refuge auprès d’une policière récemment transférée d’une grande ville, Séoul, vers un petit village, pour des raisons mystérieuses. On devine rapidement que son homosexualité a joué un rôle dans ce transfert.
Ce film mérite d’être découvert, surtout pour ceux qui apprécient le cinéma coréen. Il offre un regard poignant sur des problématiques sociales tout en maintenant une tension dramatique et une sensibilité touchante. 7/10 .
Un drame intimiste coréen qui dresse un portrait complexe de deux femmes, l’une cheffe de police mutée d’office dans un petit village et l’autre, adolescente battue par son père. Au travers ce récit, c’est une image peu flatteuse de la campagne sud-coréenne qui est renvoyée car en filigrane le long-métrage traite des préjugés sur l’homosexualité. Outre la qualité remarquable de la mise en scène, le film est porté par une interprétation d’une grande justesse.
Je suis tombé sur ce film complètement par hasard et je n'en n'avais jamais entendu parler avant. Franchement, une bonne surprise, surtout qu'il a un peu plus de 10 ans et ça ne se voit pas du tout. J'ai bien aimé l'histoire de manière générale, les actrices et acteurs jouent vraiment très bien, il n'y a pas trop d'artifices inutiles et c'est assez touchant de manière générale. Le rythme est bon et il n'y a pas particulièrement de temps malgré quelques petites répétitions mais c'est pas bien grave. Fait un peu triste mais qui relève de l'anecdote, la petite du film a hélas, vécu la suite de sa vie un peu à l'image de son personnage pour une fin tragique. Dans l'ensemble, malgré quelques longueurs, j'ai bien aimé "A girl at my girl" et si vous aimez le cinéma asiatique (entre autre), je vous le conseille vivement. 14/20.
film coréen. très vite ont se rend compte qu'il s'agit d'un film a routine, ont voit une jeune fille perdue qui essaye de s'en sortir, une policière, les soiré e entres amis, les moment de prendre le bain, les moments de manger, les scènes de disputes, les scènes où la policière est en vaccance a la plage......etc etc.... c'est super long pas intéressant.
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1,0
Publiée le 25 septembre 2020
A girl at my door est une tranche de misère filmée allumée qui nous vient de à la Corée du Sud. C'est un petit film typiquement controversé de ce pays. Le film essaie de vous mettre sur un accord empathique envers la petite fille et d'une manière il réussit à le faire mais c'est au prix de vous cracher au visage je vous garantis que vous vous sentirez à la fois maladroit et insulté après avoir vu ça. Si vous voulez voir un film non conventionnel avec des personnages dégoûtants et malades dont les existences ne sont pas justifiées mais plutôt défigurées dans cette masse gigantesque de maladresse sexuelle stupide, de tristesse et de présentations idiotes d'une empathie appréciée. Si vous voulez voir un film où les idéaux subjectifs d'un scénariste se transforment en vérité indéniable illogique irritante et enfantine. Si vous voulez voir une ambiance qui est psychopathique atmosphérique mais incroyablement flagrante et élective alors regardez ce film...
C'est simple : je ne comprend ni ne sait parler le Coréen. Pourtant j'ai vu ce film en version originale non sous-titrée. Et le langage cinématographique l'emporte tellement sur les dialogues dans ce petit bijou, qu'au bout de 15 minutes j'avais complètement oublié l'obstacle de la langue et j'étais parfaitement immergé dans l’intrigue. Utiliser le langage cinématographique comme langage universel qui permette de comprendre un film dans n’importe quelle langue originale est certainement le but que devrait se fixer n'importe quel cinéaste de la planète. Tout mon respect aux deux actrices qui tiennent des rôles d'envergure, certainement très difficile à porter. Je suis avec passion le cinéma coréen depuis ma première claque en 2003 avec Old Boy, et je pense qu'il a encore de très beaux jours devant lui.
Un film qui donne envie de pleurer toute les larmes de son corps, un univers réaliste et froids et surtout le talent des deux actrices principales tout en subtilité et en nuances.
Conçu comme une brute immersion dans un village de campagne sud coréenne, davantage régi par les normes implicites qu'explicites et où la force des habitudes fait loi, A Girl at my Door repose sur la complexité de la réalité, dans laquelle divers éléments s'entrecroisent sans cesse pour créer et redéfinir inlassablement l'environnement dans lequel tentent de survivre tous les personnages du film. En résulte une grande intensité émotionnelle, habilement mise en valeur par la distanciation, voire la retenue, de la réalisatrice, qui semble se poser comme simple porte-parole sans jamais chercher à user d'aucun effet de style pour souligner les efforts des acteurs. Chaque émotion est ainsi présentée en toute sobriété et avec grand respect, faisant de cette première réalisation un film d'autant plus poignant qu'il dénonce subtilement les travers d'une société aux mœurs intolérantes et archaïques aux conséquences dramatiques.
Le Cinéma Coréen n’en finira pas de nous surprendre. Fièrement, ce premier film de la jeune et talentueuse July Jung, parvient à s’introduire dans les salles sombres françaises. Une rareté scénaristique et de mise en scène pour un scénario simple. Avec la touche grinçante propre aux films coréens, A Girl at My Door s’attaque au rejet et la violence chez l’enfant différent, mais en filigrane, traite aussi de l’impossible acceptation de l’homosexualité dans cette société encore très traditionaliste représenté par ce village de pécheurs.
Des personnages féminins forts, en présence et en émotions
Do-hee, interprétée par Sae-ron Kim, est cette jeune fille, marginale et rejetée de son village. En plus d’être maltraitée par son père alcoolique (Yong-Ha) et sa grand-mère, elle est martyrisée par des jeunes de son collège. Muette et si chétive que sa silhouette spectrale fait penser au fantôme de films d’horreur tel que Sadako dans The Ring. Son seul refuge se situe dans l’art et l’imaginaire. L’image s’adoucit, et entre en accord avec sa danse aliénante et onirique au bord de l’eau.
Un bon mélo porté par deux actrices formidables et la sensibilité de la réalisatrice. On découvre certains aspects de la société sud coréenne : homophobie, exploitation des immigrés, passivité de la police devant toutes sortes d'abus. Seul le happy end final, soulageant mais peu réaliste, affadit un peu le propos.
bien loin des thrillers violents esthétiques assumés et pour la plupart d'une grande réussite formelle, ce petit film coréen réalisé par une femme se regarde sans déplaisir et nous entraîne dans une petite ville rurale. Si le film est plein de bonnes volontés, il apparaît cependant un peu éparpillé et donne le sentiment de vouloir aborder trop de thèmes (immigration clandestine, homosexualité, maltraitance sur enfant) et finit par se déliter sans approfondir aucun des sujets survolés. Une réalisatrice à suivre cependant...