A girl at my door
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Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 novembre 2014
Voilà un premier film de grande qualité. On voyage, on s'interroge, on s'identifie à aux agresseur, aux victimes. Il est difficile de rester indifférent à ce qui se déroule sous nos yeux. La protection de l'enfance n'est pas une mince affaire. Lorsqu'une procédure accusatoire s'engage, il est difficile de se positionner clairement dès lors qu'on doit répondre de ses actes en étant soupçonné(e). La frontière ou le glissement homosexualité versus pédophilie est un travers toujours à portée de main. Ce film permet de faire un sort à ce type de confusion nocive et absurde, pour ne pas dire déloyale. Le fameux article du psychanalyste hongrois Sandor Ferenczi sur la confusion des langues entre le langage de la tendresse et celui de la passion, entre le langage des adultes et celui de l'enfant date de 1932, sa lecture pourrait constituer un bon complément pour les spectateurs désireux de poursuivre la réflexion... Les acteurs sont fantastiques et l'ovation cannoise est plus que méritée. Bravo pour ce film poignant, dérangeant et bousculant, qui de surcroît, nous emmène voyager au coeur de la ruralité portuaire en Corée du Sud.
joelle g
joelle g

102 abonnés 948 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2014
C'est la première fois que je vois un film coréen et j'appréhendais un peu . Mais finalement même si je trouve des longueurs dans la première heure , au final on ne s'ennuie as . Un film très réaliste je pense de la vie coréenne . Un film à suspens fort et poignant servi par deux sublimes comédiennes .
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 novembre 2014
(...) Le Cinéma Coréen n’en finira pas de nous surprendre. Fièrement, ce premier film de la jeune et talentueuse July Jung, parvient à s’introduire dans les salles sombres françaises. Une rareté scénaristique et de mise en scène pour un scénario simple. Avec la touche grinçante propre aux films coréens, A Girl at My Door s’attaque au rejet et la violence chez l’enfant différent, mais en filigrane, traite aussi de l’impossible acceptation de l’homosexualité dans cette société encore très traditionaliste représenté par ce village de pécheurs (...) Très naturellement, A Girl at My Door aborde frontalement les problèmes actuels de l’acceptation de la différence dans cette société occidentale qui rejette les vices et démons. Mais le cinéma coréen retransmet bien cette noirceur dans leurs anti-héros diaboliques qui fatalement font payer dix fois le prix de leur rejet. Si ce film n’est pas à proprement dit du genre « horrifique », il montre le monstre viscéral et caché sans artifice. Un démon refoulé qui sert ici de sauveur et justicier. Une fin intrigante mais qui laisse le spectateur avec une sorte de soulagement indéfinissable. Au final, des figures de femmes fortes et triomphantes face à une campagne troublante et oppressante.
César D.
César D.

39 abonnés 616 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 novembre 2014
j'aime beaucoup le cinéma coréen, en général, mais là, je dois dire que j'ai été assez déçu. l'ennui guette à chaque scène et le scénario est creux, même si pleins de thèmes sont abordés (alcoolisme, maltraitance, homosexualité féminine encore tabou dans la police, exploitation des sans papiers). il y en a trop, ça fait trop fourre-tout. la jeune actrice qui joue la gamine est formidable, tout le contraire de celui qui joue son père, qui lui, est risible.
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2014
Pour une fois, voilà une bande-annonce qui tient toutes ses promesses. On a du mal à croire que A girl at my door soit un premier film tant il est réussi de bout en bout et sur tous les plans. Le scénario est une petite merveille. Il brasse de nombreux thèmes (famille, violence, homophobie, alcoolisme...), un mélange de drame social et de polar nous contant une histoire beaucoup moins simple qu'elle n'en a l'air. Si on s’attache très vite aux personnages, même s'ils ne sont pas spécialement aimables, on en sait peu sur leur passé, quelques brides seulement, et ce n'est pas plus mal. Une sorte de mystère s'installe et le film se déroule à la manière d'un thriller. De rebondissements en coups de théâtre, on a bien du mal à savoir qui manipule qui et comment tout cela va se terminer. La mise en scène de Julu Jung est aussi sensible et fluide qu'elle est maitrisée. Tout comme sa direction d'acteurs. Doona Bae (The Host, Cloud Atlas), tout en retenue, forme un très beau duo avec la jeune Kim Sae-Ron, parfaite en jeune adolescente beaucoup plus complexe qu'elle n'en a l'air. Deux très beaux portraits de femmes, magnifiquement mis en image, dont on ressort ébranlé et ému. Un très beau film. Et une jeune cinéaste sud-coréenne à suivre.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 novembre 2014
Un film coréen sortant en France et ne jouant pas sur les terres du thriller ou du film de genre c’est plutôt rare et à souligner. Une aubaine dont on est impatient de découvrir la teneur : on y voit une Corée du Sud rurale où une femme flic est mutée pour d’obscures raisons. Elle se prend d’affection pour une gamine qui semble être battue par son père et sa grand-mère et c’est le début des ennuis… Le premier film de la réalisatrice July Jung ne choisit pas la facilité en abordant de nombreux sujets tabous et/ou (très) difficiles, d’ailleurs peut-être un peu trop : ruralité, immigration, alcoolisme, chômage, inceste, pédophilie, homosexualité féminine, … Rien que ça ! Étonnement son propos reste malgré tout fluide car elle fait le choix de ne pas traiter en profondeur chacun d’eux mais plutôt d’en faire les rouages du drame qui se joue. On pourrait donc reprocher le survol de ces thèmes mais ce serait idiot : le courage de les inclure dans une fiction n’oblige pas à un traitement poussé tant que cela reste adroit, et ça l’est. On apprécie également la découverte de la campagne coréenne où les soucis de chômage et de vieillissement de la population dû à l’exil des jeunes en ville est prégnant. Une peinture réussie du pays, qui sert de toile de fond à ce drame joliment filmé. Maintenant « A girl at my door » est trop long, notamment dans la seconde partie. Et le dévoilement d’une part cachée de la personnalité de la petite fille y est de trop. Cela reste cependant un beau portrait de femme différente dans un pays qui n’accepte pas encore complètement toutes les différences.
Anne M.
Anne M.

86 abonnés 663 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2014
Nouvellement affectée dans un village portuaire en Corée du Sud, la responsable du commissariat vient en aide à une adolescente persécutée à l’école et maltraitée depuis l’enfance par son père et par sa grand-mère.

La jeune fille va parvenir à se hisser par-delà sa condition de victime. Elle n’y parviendra pas sans heurter parfois violemment, sans parfois détruire, les adultes qui l’entourent.

Si ce sujet est central, la cinéaste pose en contexte détaillé, une vie provinciale étouffante avec ses préjugés et ses petits arrangements.

Le film m’a fait penser au film des frères Dardenne « Le gamin au vélo ». On y retrouve cet amour bienveillant et rédempteur donné gratuitement par un adulte à un enfant profondément meurtri.

C’est un beau film, touchant.
nikolazh
nikolazh

75 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 novembre 2014
Un film dérangeant à bien des égards. Déjà parce qu'ils se passe dans un pays moderne (la Corée du Sud) mais qui, à la différence des pays européens, semble fonctionner à deux vitesses (grande ville et campagne sont comme deux mondes séparés qui ne sont pas régis par les mêmes règles). Ensuite parce que les personnage des policiers sont étrangement inefficaces (ils sont là pour vaguement maintenir l'ordre mais en aucun cas pour appliquer la loi !) et réagissent d'une manière qui semble pour nous incohérente (une femme flic qui est témoin de maltraitance et qui au lieu d'en référer à ses supérieurs et aux organismes de protection de l'enfance va simplement l’accueillir chez elle). Et enfin choquant par son sujet même : une jeune femme punie par sa hiérarchie parce qu'elle est homo, et tout l'amalgame naturel fait par la société entre homosexualité et pédophilie !!! Forcément révoltant. Et si le film réussit son pari de faire réagir (au point de vouloir quitter la salle devant tout ces personnages à coté de la plaque), il manque par contre d’efficacité dans sa réalisation et son écriture, trop lente et maquant un peu d'élégance et de finesse, jusque dans son final pour le moins douteux. Du coup l'émotion ne vient jamais vraiment contre balancer la dureté du propos et faire décoller le film faire des cieux plus poétiques.
vidalger

378 abonnés 1 314 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2014
Le cinéma coréen nous fait découvrir régulièrement quelques pépites dans des registres différents et nous démontre ainsi sa qualité et son originalité. A girl at my door, en explorant les thèmes de l'homosexualité, des sans-papiers, de l'alcoolisme, de la violence, de la crise économique ne flirte pas avec le romantisme ou la comédie et ne cherche pas vraiment la facilité. La réalisatrice, July Jung, réussit ici pour son premier long métrage, l'exploit de nous captiver avec des thèmes aussi peu sympathiques. On le doit à des acteurs magnifiques et à une direction toujours sobre et précise. L'image et l'éclairage sont parfois médiocres mais on passe sur ces défauts ( ? ) tant il est évident qu'ils participent à la description d'un pays triste, gris et pluvieux, image on l'espère pas complètement exacte de ce lointain pays asiatique. L'office du tourisme va avoir un gros travail pour nous donner envie de le visiter...
traversay1

4 502 abonnés 5 400 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
Une femme réalisatrice en Corée, ce n'est pas habituel et l'on s'en réjouit au vu de A Girl at my Door. Ce premier film de July Jung est d'une grande richesse narrative avec un attachement progressif envers ses deux personnages principaux qui loin d'être d'une pièce se révèlent très complexes entre solitude et perversité. July Jung ose parler d'homosexualité féminine au pays du matin calme, s'affranchissant au passage d'un véritable tabou. Loin de Séoul, le film permet de découvrir bien d'autres facettes de la Corée et si l'on retrouve quelques thèmes récurrents du cinéma national, ils bénéficient ici d'un regard différent, moins radical qu'à l'accoutumée malgré leur gravité : la maltraitance, la manipulation, l'intolérance, entre autres. La subtilité du récit, sa fausse linéarité, son art de la déstabilisation dans ses portraits psychologiques, son interprétation exceptionnelle, sa fluidité de mise en scène : autant d'atouts pour un film au ton aigre doux qui laisse une empreinte persistante.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2014
Premier film d'une réalisatrice Corèenne (ce qui est quand même à soulever). S'avère un long métrage haut en couleu, avec un scénario riche en émotion et abordant plusieurs thèmes (dont certains qui peuvent être assez dur). LEs acteurs jouent avec grâce et interprètent des rôles complexe avec finesse et fasse à une mise en scène assez habile. LA réalisatrice arrive à mettre en avant le sens du détail et faire monter les émotions quant il se doit (alors qu'il y a une certaine complexité entre les personnages mais ici, cela passe sans que cela ne nous pertube trop). Pour une réalisation Corèenne, certains sujets sont quasiment inédits au niveau de leur cinéma (l'homosexualité entre autre. Mais met le doigt sur d'autres thèmes tout aussi touchant et difficile). Bref, il n'y a pas à dire ; la maitrise est là! Tant au niveau de la narration (ou l'aspect des personnages est dévoilés petit à petit) qu'au niveau de la mise en scène ou le relief donné et pour le coup. Necessaire pour l'avancer, mais aussi pour la réussite du film. Bon je reconnais quand même quelques lenteurs sur certains sujets et des cas par cas, parfois un peu "ambigue", nous laissant lors de cela ; passer le film pour un simple polar (Coréen bien sur^^). Alors que ce n'est pas du tout le cas. Une superbe surprise que j'ai l'occasion de découvrir dans mon cinéma qui habituellement ne diffuse pas ce type de production. J'espère que les cinés qui le diffuseront et ceux qui iront le voir ; y feront un bon bouche à oreille pour que ce cinéma qui a du potentiel vienne sur nos écrans nous montrer ce dont il est capable!^^. Mais pour celui-ci, qui est une première en plus ; c'est une réussite!





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L'Info Tout Court

465 abonnés 1 025 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
Premier long-métrage au sein d'une production coréenne riche de fabuleuses découvertes, A girl at my door révèle une violence jamais frontale mais palpable. Un grand écart rendu possible par un regard patient et sensible de sa réalisatrice, July Jung, et à un casting absolument impeccable. Qui plus est, le récit dévoile progressivement sa grande ambition, teintant ce portrait de l'horreur humaine d'une dimension plus large que son cadre rural restreint. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète:
islander29

1 036 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
le cinéma coréen a une façon unique de rencontrer la réalité....il le fait souvent avec une émotion débordante et détaillée......ce film dramatique, simple apparemment se révèle plus complexe dans son scénario et finit par interpeler la conscience du spectateur, ses propres fantasmes.....Le film balance entre perversité et maltraitance.....Il est habilement construit pour que le spectateur en même temps que les trois personnages passe du statut de victime à celui de coupable, la boucle ne s'arrêtant pas vraiment.....C'est au niveau stylistique très bien filmé, cadrages esthétiques, alternance de paysages et de débats houleux, visite en prison, au commissariat, intérieurs sud coréens, le film n'a pas de temps faible, un bon rythme dans les dialogues et dans la caméra, bref montre le professionnalisme et la performance du cinéma coréen.....Au final, sur une sombre histoire de mœurs, le film s'inscrit dans une qualité bien coréenne....A voir.....
gjolivier1982
gjolivier1982

71 abonnés 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2014
A Girl At my Door est un film plutôt étonnant et fait partie de ces bonnes surprise que Cannes réserve encore parfois. Le sujet est plutôt très original et son traitement est très pudique. Le film bénéficie également d'une interprétation de très grande qualité surtout de la part des 2 actrices principales. Dommage qu'il y ait de petites maladresses notamment une fin qui s'enlise car c'est un film qui vous habite longtemps.
velocio

1 543 abonnés 3 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2014
A l'instar du cinéma français, le cinéma sud-coréen est un des rares à concurrencer le cinéma américain sur son propre sol. Souvent très violent, ce cinéma sait apporter également sur les écrans des films dans lesquels la réflexion est voisine de l'émotion. Premier long métrage de la jeune réalisatrice July Jung, "A girl at my door", présenté à Cannes 2014 dans la sélection Un Certain Regard, fait partie de cette dernière catégorie et ce, avec beaucoup de qualités. En effet, July Jung a frappé très fort en amalgamant de façon très habile les genres très différents que sont le policier, le social, le sociétal et le sentimental. Brillamment interprété par Doona Bae (The Host, Air Doll, Cloud Atlas), Kim Sae-Rom (Une vie toute neuve) et Song Sae-Byeok (Mother), "A girl at my door" marque probablement pour July Jung le début d'une carrière très prometteuse. Beaucoup à Cannes ont regretté que la Caméra d'Or ne soit pas attribuée à ce très beau film.
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