A girl at my door
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Florie
Florie

35 abonnés 109 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2014
Un film lent dans sa méthode de contemplation introspective de l'épais abrutissement qui peut régner dans les régions rurales, isolées et incultes. La finesse du traitement de thèmes délicats (homosexualité, alcoolisme, pédophilie, violences familiales, préjugés, loi du silence) est à signaler. L'ensemble est nimbé de l'éclairage fade des néons. A voir!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 octobre 2014
Premières impressions :
Au sortir de l’avant-première, je me souviens avoir été bouleversé. Tant de choses sont présentes dans ce film, sexisme de la société coréenne, enfance maltraitée, immigration illégale, alcoolisme, pédophilie, homophobie… Il me suffit d’ailleurs de regarder une bande-annonce pour me replonger dans mes pensées. Nous étions trois pour voir le film et nous en avions finalement peu parlé en sortant de la séance.

Je ne vais pas m’étaler sur la réalisation, après quatre mois, je n’en ai plus les détails en tête. Je me souviens juste du style très asiatique, les scènes de vies alternant avec les scènes faisant avancer l’histoire. Au-delà du scénario, c’est aussi la campagne coréenne que nous raconte July Jung, ce monde si peu connu, loin des grandes métropoles.

Côté jeu, je suis absolument fan de la petite Kim Sae Ron (14 ans) qui me fait frissonner à chacun de ses films (une vie toute neuve, The man from nowhere –???…). Encore une fois, elle campe un rôle très difficile et s’en sort à merveille, je la compare souvent à Nathalie Portman dans Léon, je pense vraiment qu’elle a au moins autant de talent.

Impossible également de passer sous silence la performance de Bae Doona (Sympathy for mister vengeance, Air Doll, The Host), transcendant « un personnage faussement convenu de femme flic alcoolique. Une vraie femme supérieure qui, dès son arrivée dans ce village de neuneus, arrête le crime d’une seule main sans jamais perdre son sang-froid » (film de culte).

Pourquoi il faut voir ce film :
Tout d’abord parce qu’il sort sur nos écrans le 5 novembre prochain et qu’il est suffisamment rare de voir un film coréen qui ne soit pas ultra-violent dans les salles obscures françaises. Ensuite, parce que les 7 nominations au festival de Cannes derniers ne sont pas pour une fois injustifiées. Parce qu’il s’agit peut-être du seul film Coréen qui ose parler d’homosexualité féminine sans la juger, la condamner ou la stigmatiser, surtout avec des stars comme Bae Doona et Kim Sae Ron. Enfin, parce que la fin, déstabilisatrice, nous laisse longtemps réfléchir sur ce que nous aurions fait, à la même place.
Brady20
Brady20

10 abonnés 140 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 novembre 2014
Très bonne surprise que ce " A girl at my door" ! Un film est bien plus subtile qu'il n'en parait car tout y est en nuance ... magistralement interprété par deux comédiennes exceptionnelles (Doona Bae (Air Doll, The host, Cloud Atlas ...) ... sans oublier les seconds rôles qui sont également formidables ! Au delà de l'aspect sociale, le film tourne autour de la manipulation et d'autre thème que je ne dévoile pas ici ... Le scénario été supervisé par Lee Chandong en personne (Secret Sunshine, Poetry ...) ... Certes quelques petites longueurs deci-delà mais cela n'enlève rien à ce premier film très original réalisé par une femme coréenne, ce qui est encore rare de nos jours ... Un premier film vraiment bien maitrisé ! Surement pour cela qu'il était présenté au dernier festival de Cannes.
Blog Be French
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48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 mai 2014
En somme A girl at my door est un film touchant, qui s’avère parfois drôle, avec des acteurs éblouissants de vérité mais dont l’histoire ne révolutionne vraiment pas le genre. Si la réalisation assez simple peut être perçue comme un atout, on ne peut pas en dire autant de la construction du scénario. Pas extraordinaire, mais un bon cru tout de même…

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Julien D

1 340 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2014
Après de magnifiques films sur les drames féminins, posant les bases d’une réflexion quasi-inédite sur la place de la femme en Corée du Sud, Lee Chang-Dong produit le premier film d’une jeune réalisatrice qui, elle aussi, semble vouloir explorer la question. Mais July Jung n’a pas pensé son scénario comme un quelconque porte-étendard de la cause féministe, mais comme une façon d’évoquer de nombreux problèmes tels que la maltraitance des enfants, l’alcoolisme, l’intolérance envers les homosexuels ou encore le travail clandestin d’ouvriers immigrés. Cette multiplication des sujets est à la fois la force et le handicap du film car, s’il arrive à donner une image étoffée du monde rural et rétrograde sud-coréen (aux antipodes des images du Séoul moderne que l’on a l’habitude au cinéma), il ne prend pas le temps de creuser pleinement toutes ses pistes thématiques. La principale d’entre elles, la relation entre une policière solitaire et une gamine battue, est développée d’une telle manière qu’elle finit par apporter au public un sentiment de malaise insidieux alors que les rapports de force entre elles en viennent à s’inverser. Mais la force émotionnelle de ce rapprochement entre ces deux femmes marginalisées réussit à être particulièrement émouvante grâce aux interprétations de Doona Bae (découverte dans The Host et Cloud Atlas) et de la toute jeune et déjà si prometteuse Kim Sae-Ron. On peut toutefois reprocher au surjeu de Song Sae-Byeok de rendre ses coups de colères trop risibles pour être dramatiques. Au final, si A girl at my door peut sembler parfois vouloir partir dans beaucoup de directions, il n’en reste pas moins un film décriptant astucieusement les travers d’un microcosme loin d’être aussi tranquille qu’il n’y parait et sur un portrait de femmes captivant dont la délicatesse est porteuse du regard très dur que sa réalisatrice sur son pays victime de sa croissance à deux vitesses.
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