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crachou94
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4,0
Publiée le 22 janvier 2016
Un excellent film, témoin de la guerre froide.On y apprend beaucoup de choses sur cette époque. Tom Hanks est excellent dans son rôle d'avocat pétri d'humanisme et animé d'un esprit de justice inébranlable.
Tom Hanks et Steven Spielberg de quoi allécher tous les cinéphiles. Le résultat est à la hauteur de l'attente, le film bien que très long n'est jamais ennuyeux, même si l'issue heureuse est pressentie. Tom Hanks est comme toujours remarquable. Un mention particulière doit être fait pour Mark Reliance qui interprète l'espion Rudolf Abel que défend Tom Hanks qui interprète l'avocat Donovan. Allez voir ce film vous ne le regretterez pas.
Je ne sais pas trop quoi dire sur le pont des espions, sans doute car je ne connais pas l'histoire vraie derrière les faits (et elle ne m'intéresse pas), mais disons que si c'était que pure fiction je taillerai le film sur pas mal de points (qui sont néanmoins des défauts au film), mais après c'était peut-être la réalité, donc je ne sais pas trop...
Après le film est dans l'ensemble vraiment bon, vraiment bien réalité, sans doute même trop... Je ne pensais pas dire ça un jour, mais à un moment il y a un plan, un travelling si je me souviens bien, avec des gens qui veulent monter par dessus le mur et qui se font fusiller... ça fait vraiment Kapo, avec tous les reproches qu'on pouvait faire à Kapo qui s'appliquent ici également et ça m'a même plus dérange que dans Kapo où honnêtement je n'aurai sans doute pas fait gaffe. Disons que ça n'a pas l'humilité de la sobriété... Et à certains moments c'est tellement trop que ça en devient artificiel. Surtout à la fin... Franchement... le pont des espions... voilà, on sait tous où ça va nous mener, à un pont avec des espions, ça ne sert à rien de faire monter le suspens comme ça pendant des plombes alors qu'on sait tous comment ça va se finir.
Par contre on a une scène de tension plutôt sympa avec un coup de téléphone, qui bien qu'inutile fonctionne grâce au silence.
Sinon c'est rondement bien mené, sans temps morts... Tom Hanks m'est pour la première fois pas totalement insupportable, même si à sa première apparition j'avais malgré envie de voir sa tête de carpe sur un barbecue... j'ai pu me contrôler... Après son personnage me laisse un peu perplexe par moments, notamment au début, on le voit discuter affaires avec un autre avocat et je ne sais pas si Tom Hanks est juste naïf et s'il croit vraiment les bêtises qu'il raconte ou s'il est cynique. Car s'il croit ce qu'il dit, c'est grave et s'il est cynique ça n'est pas réellement réexploité dans le film, où il semble quand même être un héros bien vertueux comme il faut.
Et c'est là où forcément le fait de ne pas connaître la véritable histoire fait se poser des questions, surtout si on a vu Éloge de l'amour de Godard... Film où on voyait des producteurs américains raconter l'histoire d'un type (un résistant je crois) et amener la veuve dudit résistant à signer les droits... la petite fille s'en mêlant et disant : "c'est vraiment ça qu'il vous est arrivé avec papy ?" évoquant ensuite la veuve Schindler qui a vu son histoire massacrée par Spielberg (enfin pas vu le film, je ne le verra sans doute jamais et je ne connais pas la vraie histoire, je ne fais que citer éloge de l'amour).
Parce qu'un type aussi vertueux, juste, droit dans ses bottes, bon, ouvert d'esprit, etc... mouais... J'ai du mal... et puis on a les scènes assez lourdes où l'espion russe l'appelle "'l'homme debout", tu sens là-derrière toute la machinerie hollywoodienne qui se met en route, bien que le film soit par ailleurs assez intimiste, si on excepte une séquence en avion sympa, même si un peu "trop" vu le ton relativement posé du film... ça n'a rien à faire là en gros... on dirait que ça vient de la séquence finale du dernier Tsui Hark... (que je ne dévoilerai pas ici, faut voir le film...).
Comme dit j'ai pris pas mal de plaisir à voir ce film, mais ça ne me marquera pas outre mesure, c'est intéressant, tant au niveau de la mise en scène que dans ce qui est dit, mais ce n'est pas intense non plus, même si encore une fois il n'y a pas une scène en trop. D'ailleurs je me demande même s'il n'y a pas eu des coupes, notamment avec l'assistant d'Hanks et sa fille, vu qu'on laisse supposer au début qu'ils avaient rendez-vous... et puis plus rien...
En gros c'est bien, mais tu sens les grosses pattes de Spielberg qui manipule tout et qui fait tout ça très bien, mais à un moment donné ça devient un peu lourd.
Niveau lourdeurs je trouve le film un peu manichéen malgré tous les efforts faits, parce que bon les allemands et soviétiques à part Vogel ont quand même une sale gueule et ils ont tous l'air bien mal intentionné. Heureusement que le personnage d'Abel est réussi.
Et j'aimerai juste mentionner un plan que je trouve génial lorsque Hanks est dans la bagnole avec Vogel, qu'il lui balance son petit discours pour le faire changer d'avis et que le type sort de la voiture, parle avec les soldats allemands et que tu vois Hanks seul dans la voiture, puis en contre champ les soldats et Vogel qui regardent Hanks tout en étant filmés en contreplongée... Le rapport de force qui s'inverse... C'est génial.
Une reconstitution vraiment superbe de cette période de la fin des années 50 et début années 60. Une histoire tirée de faits réels. Le début se fait en douceur, on se demande même si on ne va pas s'endormir, puis, progressivement, ça avance, ça accélère, l'histoire s'intensifie, les personnages s'approfondissent et on est porté par la maîtrise de l'image, de la photographie et de la réalisation de Spielberg, comme toujours. Des petits points noirs qui montrent une image très propre et merveilleuse de la société états-uniennes et une image froide, sale et glauque de la RDA et du monde communiste. Alors bien entendu que ce n'était pas des sociétés rêvées, mais parfois les comparaisons et les insistances sont clairement exagérées. Enfin malgré cette petite remarque, l'ensemble reste très bon et depuis Tintin, je m'étais un peu ennuyé avec le maître.
Un bonheur de voir Tom Hanks s’agiter à nouveau devant la caméra de Spielberg. Une nouvelle collaboration sur un film émouvant et réussi, traitant d’humain sur toile de fond d’Histoire.
En pleine guerre froide, le pont Glienicke à Berlin a servi de lieu d’échange entre espions américains et russes. Comme en 1962, entre William Fischer, alias Abel, à la tête d’un réseau d’espions soviétiques aux Etats Unis et Gary Powels, pilote d’avion, capturé alors qu’il était en train de faire des photos à l’Est à bord de son U2. C’est sur ce pont que Steven Spielberg a situé l’épilogue de son dernier film, largement inspiré de faits réels. Tout avait débuté cinq ans plus tôt, quand James Donovan, avocat d’affaires Newyorkais, a accepté de défendre Abel. A la suite de son succès devant la Cour suprême, il a été contacté par la CIA pour négocier l’échange en les deux hommes. Chaude tranche d’histoire pour magistrale leçon de cinéma. Apparaît d’abord le traître, Abel, seul face à la vindicte américaine ; puis la figure de l’homme intègre, Donovan, fier et têtu jusqu’au bout de ses convictions. Entre ces deux-là, que leurs cultures opposent, la confiance va pourtant vaincre la méfiance. Et puis cette relecture de la guerre froide, d’abord guerre de l’info jusqu’à l’intox, entre les deux grandes puissances, qui maintient la tension. La psychologie des personnages et l’air du temps : tout est rendu avec un sens du détail plus vrai que nature et une mise en scène d’horlogerie. Le Pont des Espions est un thriller historique classique mais terriblement efficace. Il est en plus servi par un casting royal, à l’image du tandem Mark Ryance-Tom Hanks.
Trois ans ont passé depuis la sortie de l'excellent Lincoln, et pour signer son retour Steven Spielberg a décidé de continuer à travailler sur l'histoire des Etats-Unis mais en avançant de deux siècles. Cette fois-ci, le réalisateur a décidé de nous faire découvrir ou redécouvrir la guerre froide. Évoquer ce conflit qui n'en porte pourtant pas le nom, c'est aussi sortir de cette vision américano-américaine et donc de montrer l'Europe et les conséquences de la seconde guerre mondiale. Le pont des Espions nous montre un monde divisé en deux où chaque camp vit dans la peur de l'autre et d'une guerre nucléaire. Si la seconde guerre mondiale a ériger de nombreux héros, des soldats qui ont fait preuve d'un courage extraordinaire (Il faut sauver le soldat Ryan, Frères d'armes), des hommes auxquels Steven Spielberg a rendu hommage, ici le réalisateur au multiples oscars nous montrent les héros de l'ombre qui ont sévi durant la guerre froide: les espions.
Inspiré d'une histoire vraie, le pont des espions raconte l'histoire d'un avocat spécialisé dans le droit des assurances qui va se retrouver chargé de défendre l'homme le plus détesté des Etats-Unis à cette période, un espion russe à qui l'on promet la peine de mort. La guerre froide étant une guerre d'information comme de propagande, le gouvernement demande à cet avocat : James Donovan, de représenter l'ennemi public numéro 1 afin de montrer l'impartialité du système américain. Bien décidé à donner une véritable défense à son client, Rudolf Abel, James Donovan va rapidement s'attirer les foudres de l'opinion publique. Alors qu'il ne semble plus y avoir d'espoir pour l'espion russe de retrouver la liberté, un pilote américain chargé du renseignement pour la CIA va être capturé par l'Union soviétique. James Donovan est alors mandaté non officiellement pour se rendre à Berlin Est et négocier un échange de prisonniers. Mais les choses se compliquent lorsque l'avocat découvre qu'un jeune étudiant américain a été arrêté. L'avocat décide alors de tenter un coup de maître pour faire libérer les deux américains.
Pour l'occasion Steven Spielberg a fait appel à un acteur qu'il connaît très bien et avec lequel il a l'habitude de collaborer: Tom Hanks. L'acteur de 59 ans interprète avec brio, l'avocat James Donovan, un homme têtu et d'une intelligence surprenante. Le second personnage clé de cette histoire est Rudolf Abel joué par Mark Rylance, un officier russe, d'un calme olympien et bien souvent déconcertant. L'amitié qui va lier les deux hommes est profonde de part le respect que les deux hommes ont l'un pour l'autre mais aussi parce que ce duo nous amène bien souvent à sourire.
Avec le pont des espions, Steven Spielberg a une nouvelle fois réussi à réenchanter une histoire pourtant très noire. Le réalisateur est parvenu à restituer l'ambiance de ces années difficiles. On retrouve un Berlin Est détruit, on voit la volonté des habitants de fuir à l'Ouest, c'est également la construction du mur. Une Allemagne coupée en deux et dont une partie est toujours à genou, voici ce que nous présente très justement le réalisateur. La musique est également et comme toujours une formidable réussite. Pour finir, je dirai que la puissance du pont des espions tient bien entendu à la performance de Tom Hanks mais aussi à l'intensité de l'histoire qui tient les spectateurs en haleine. Si vous ne l'avez pas encore vu courez le voir vite.
Un film qui passe bien, un sujet intéressant, du Spielberg agréable à regarder, juste assez intrigant pour se laisser embarquer, Mark Rylance parfaitement excellent et Tom Hanks que j'adore. A voir
Un film "historique" du Maitre Spielberg, avec Tom Hanks dans le rôle principal, peut sentir le réchauffé et faire rouler les yeux de certains, moi inclus... Mais, après avoir visionné "Le Pont des Espions", force est de constater que cela reste un duo imbattable sur son "secteur" cinématographique. Avec un Hanks qui se transforme en une veritable icône américaine à la James Stewart avec chaque film qui passe et un Spielberg qui tient encore solidement la route au niveau de la réalisation, nous sommes encore servis. Mais le petit plus qui transforme ce film en un quasi chef-d'oeuvre surprise est la performance d'un acteur qui à connu une solide année 2015. Je parle bel et bien du dénommé Mark Rylance (notamment découvert grâce à l'excellent Wolf Hall, sur la BBC), qui campe un espion soviétique certes mimétique, mais avec un degré d'humanité et de vécu qui le rend attachant, et dont le sort devient un enjeu aussi politique qu'humain. Et c'est ce mélange qui transforme ce film en un classique...
Un bon spielberg, vraiment. Mais il a tout de même fait des films historique bien meilleur (je pense a war horse ou le soldat ryan). C'est tout des même un thriller politique ultra captivant et on comprend très vite les enjeux qu'ils soient personnels, politiques voir même vitaux. Les acteurs sont excellents et grâce à eux, entre autre, on entre à fond dans le film. Le côté sombre du film et les images chocs, nous montre bien l'ambiance de l'époque. Le scénario rythme très bien le film (et le film repose beaucoup voir uniquement sur les dialogues), et permet encore une fois de comprendre très vite les enjeux. Dans ce film tout est bon sauf un truc à mes yeux. On ne pousse pas assez loin UN enjeux... Ce que pense les USA de ce qu'il fait... On a le droit a seulement 2 scène spoiler: (dans le métro tout le monde le regarde méchamment, et les coups de feu) qui dure seulement 4-5 minute. Le reste est tout traduite par l'intermédiaire du juge et des avocats. Bref, encore un bon Spielberg qui vous ravira.
Un nouveau film de Spielberg est toujours un évènement. Alors, avec en plus les frères Coen aux dialogues, et le grand Tom Hanks dans le rôle principal, les attentes sont encore décuplées. C’était aussi le premier film du réalisateur dans le domaine de l’espionnage, ce qui rajoutait encore du piment. Bref, j’étais vraiment impatient, et je dois dire que j’ai été légèrement déçu. Alors, les points forts habituels des films de Spielberg sont toujours là : son génie de la mise en scène, sa capacité à nous intéresser avec un sujet pourtant austère, des acteurs irréprochables (avec notamment la révélation Mark Rylance), un rythme maîtrisé. Mais j’ai eu la sensation d’une machine, certes parfaitement rodée, mais qui manque d’imprévu et de folie. Le scénario reste très prévisible, et spoiler: la fin en mode « bisounours » m’a refroidie. Certes c’est l’adaptation d’une histoire vraie, mais est-ce qu’on verra un jour Spielberg tuer ses héros ? Ses happy end permanentes me semblent un peu dépassées, à l’époque de Game of Thrones ou Breaking Bad. Tout comme son héros père de famille honnête, courageux et bonhomme, même si Tom Hanks excelle dans ce genre de rôle.
La première partie en Amérique est du reste un peu lente, et surtout très bavarde. Là aussi j’ai été déçu de ne pas retrouver le mordant habituel des frères Coen, ou alors par fulgurances, alors qu’il avaient pourtant la matière pour se lâcher. La deuxième partie à Berlin est en revanche plus animée, avec une magnifique reconstitution des années 60. Le point fort du film reste d’ailleurs pour moi la retranscription des négociations entre puissances, qui se font vraiment sur un coin de table et en toute illégalité.
En résumé, cela reste un bon film, qui parvient à nous garder concernés du début à la fin. Mais on n’en ressort pas vraiment ému ou marqué par ce qu’on a vu. Insuffisant pour Spielberg à mon sens, quand on sait ce dont il est capable, d’où ma critique un peu sévère.
Je viens de visionner le pont des espions et je ressors enthousiaste. Commençons par scénario qui nous tient en haleine du début à la fin par je ne sais quel ressort, sans doute par l'authenticité de cette histoire superbement mis en scène par l'un des plus grands réalisateurs de notre époque. Que dire de l'interprétation de tous les acteurs qui tiennent leur rôle avec force et intensité; Tom Hanks se distingue bien évidemment par sa prestance et son talent mais que dire également de la prestation de David Mark Rylance Waters dont le flegme, à la limite d'une forme de sagesse intérieure, nous laisse admiratif. N'oublions pas les décors dont le réalisme est une performance cinématographique à elle seule. Quel plaisir pour un cinéphile de pouvoir contempler du cinéma de ce niveau de qualité. Encore merci et bravo à Mister Steven