1198 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
148 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
58 critiques
3
66 critiques
2
11 critiques
1
2 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Mondocine
82 abonnés
293 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 7 janvier 2015
Le cinéma coréen continue de nous abreuver en bons films. Réalisé par Kim Seong-hun, auteur de son second long-métrage après la comédie noire How the Lack of Love Affects Two Men en 2006, Hard Day est le fruit d’un travail de longue haleine durant six ans, qui aura abouti à une présentation au dernier Festival de Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs. Hard Day est un thriller « qui dépote », l’histoire d’un flic qui va passer ce que l’on peut qualifier de « putain de journée de merde ». Et dans les grandes largeurs car quand le sort s’acharne, il y va rarement de main morte ! Le jour des funérailles de sa défunte mère, Go Gun-su apprend que la police des polices vient de débarquer dans son service pas des plus propres sur lui question corruption. Pris en étau entre ce qui se trame à son bureau et les préparatifs de la cérémonie, jonglant tel un équilibriste entre ses deux terrains de bataille, Go Gun-su est déjà embarqué dans une belle galère quand sur la route, il renverse un homme. Et c’est là que tout dérape. Le début d’un cauchemar qui va aller de mal en pis, poussant le malheureux aux pires acrobaties pour se sentir de la mouise dans laquelle il se voit s’enfoncer d’heure en heure. Pas de temps mort, les codes du thriller à la coréenne, un rythme trépidant et ultra-dynamique, Hard Day s’appuie sur un récit effréné au timing parfaitement maîtrisé, sur une mise en scène carrée et propre, sur un sens du suspens géré de main de maître, et sur un interprétation pleine de conviction d’un très bon Lee Sun-kyun.
L'année 2015 commence fort avec un très bon thriller coréen par un nouveau réalisateur et de nouveaux acteurs qui se débrouillent à merveille ! En route pour assister aux funérailles de sa mère, le lieutenant de police KO Gun-su renverse accidentellement un homme, dont il décide de cacher le corps dans le cercueil de sa mère spoiler: en le faisant passer par un conduit d'aération grâce à un fil relié au jouet rampant de sa petite fille. Le scénario de base est déjà vu et assez classique mais sa complexification maîtrisée montre le talent de ces jeunes artistes grâce à un jeu d'acteur convaincant, des plans simples mais efficaces et de superbes musiques suffisamment discrètes et haletantes renforçant le suspense. Gun-su se trouve vite confronté à un autre flic gradé spoiler: qui cherche à retrouver quelque chose qui repose dans le corps de la victime, dont il ignore la position et Gun-su va bien jouer là-dessus pour ne pas se laisser impressionner. Suivre le personnage principal est très prenant dans ses nombreuses phases de stress dont il parvient toujours à se sortir, le tout dans des situations très variées spoiler: comme la mise en bouteille, le policier qui veut le faire souffler dans le ballon et sa première confrontation avec l'antagoniste. La film varie très bien les phases d'enquête et d'action, avec des bastons de proximité très bien filmées. Le scénario a de quoi surprendre jusqu'au bout, même si on ne sait pas trop où ils veulent en venir tout à la fin spoiler: avec les billets . Un très bon thriller coréen dans la lignée d'Old Boy !
La Corée du Sud est décidément un vivier de réalisateurs talentueux. La preuve en est avec ce scenario semblable à bon nombre de thrillers américains auquel le metteur en scène insuffle une énergie et un humour revigorant typique d'un cinéma qui se veut inventif et en dehors des conventions d'un thriller occidental. Tout comme le rythme du film qui se veut sans temps mort, et qui délivre d'excellents moments d'action et de situations à la fois drôle et décalées avec en point d'orgue une dernière demie heure jouissive.
Dure journée pour ce chef de la brigade criminelle qui va enterrer sa mère avec un macchabée dans le coffre de sa voiture. Alors que ses magouilles financières sont découvertes le même jour, le voici donc en quête d’une cache pour le cadavre. Ce n’est que le début d’un film que je vous recommande si vous aimez l’action et le suspense, qui jamais ne sombrent dans la facilité du film policier. Bien au contraire, les fondamentaux du genre sont exploités avec pertinence dans un scénario ficelé comme il faut et une réalisation qui docilement adapte le ton de l’écriture. C’est efficace !
Décidemment les sud coréens sont balèzes dans le genre thriller/film d'action policier ! Mais ici avec un dose d'humour (noire presque) savamment dosée pour raconter l'histoire de ce flic, un peu corrompu, où galère sur galère lui tombe dessus après un accident qu'il tente de cacher. Histoire plus complexe qu'il n'y parait, tout se met en place petit à petit pour atteindre un bon rythme, malgré un début plutôt calme. non franchement une belle surprise !
Passé totalement inaperçu dans les salles françaises, Hard Day n’a été projeté que dans un nombre limité de salles alors qu’il méritait une attention plus importante. Certes, l’ensemble s’apparente à un film gadget qui ne prête guère à conséquence, mais il n’en constitue pas moins un excellent divertissement. Les rebondissements sont nombreux, souvent étonnants et inattendus, et même franchement drôles parfois. Je craignais l’humour coréen, rarement fin, mais ici les auteurs ont su trouver le ton juste pour aborder ce thème grave tout en lui insufflant une atmosphère cool et détendue. Réalisé avec un savoir-faire absolument renversant, Hard Day est donc une excellente surprise.
(...) Inconnu dans nos contrées, le réalisateur coréen Kim Seong-hun est un homme patient et perfectionniste qui prend le temps nécessaire pour écrire ses films. Avec Hard Day, il est à la tête de son second long-métrage, mais il s’agit du premier à trouver le chemin de nos salles hexagonales (...) Il revendique fièrement un film de genre décalé. Un long métrage qui serait à la croisée du cinéma des Frères Coen pour l’humour noir et du talent de son illustre aîné, Bong Joon-Ho (Memories of Murder, The Host, Snowpiercer) (...) Il en résulte au final un film nerveux, tendu, jouissif mais freiné par quelques longueurs, des scènes beaucoup trop alambiquées et une morale franchement discutable (...) faut-il agir immoralement pour le bien des autres ? Voilà un discours qui mérite particulièrement réflexion (...) Si le personnage remporte finalement (malheureusement ?) l’adhésion du public, il faut néanmoins avoir à l’esprit que Hard Day est un film où presque tous les personnages semblent être des anti-héros. Le réalisateur prend ainsi un malin plaisir à tacler la police de son pays (...) Les nerfs du spectateur sont cependant mises à rudes épreuves jusqu’à cet affrontement final, long, intense, tendu et particulièrement jouissif. Une petite merveille de mise en scène en huis-clos (...) La fluidité des plans aériens côtoie la brutalité d’une caméra à l’épaule en passant par une steady-cam des plus appréciables ou la magnificence de certains plans larges (...) Alors que le cinéma coréen a redéfini le genre polar par la noirceur et la violence de ses récits, Kim Seong-hun propose une alternative audacieuse au genre en lorgnant du côté de la satire, du thriller et de l’humour noir (...) L’équilibre entre le thriller et l’humour était une ambition louable mais reste au final trop convenu et terre-à-terre pour se démarquer des codes habituels du genre (...)
Le sort qui s'acharne vu par les Coréens, ça donne « Hard Day », premier film du réalisateur Kim Seong-Hun. L'histoire commence comme une comédie macabre à l'humour noir et cruel pour se poursuivre par un polar énergique tout aussi sombre et étouffant. A mesure que les crasses pleuvent et que la poisse colle aux basques du personnage principal, Go Gun-So, flic dont l'honnêteté et l'intégrité restent encore à prouver, le suspense monte progressivement avant de se conclure par un face-à-face physiquement éprouvant (marque de fabrique des polars coréens). Contrairement à certains autres films du genre émanant du Pays du Matin Calme, pas ou très peu de temps morts dans ce duel impitoyable entre le policier et son maître-chanteur. C'est noir, grinçant, drôle, parfois brutal, bref l'école coréenne démontre une nouvelle fois son savoir-faire en matière de polar brut de décoffrage. L'acteur Lee Seon-Gyoon livre une très bonne prestation et les dialogues sont souvent savoureux, et ce malgré quelques anicroches scénaristiques. Pour un premier film, c'est tout de même une très belle réussite.
Un thriller très divertissant, bourré d'humour noir, frôlant même la parodie. Malgré 15 dernières minutes un peu surréalistes et excessives, le scénario du film se tient, en restant captivant de bout en bout.
Un très bon policier sud-coréen! Une mise en scène assez atypique, un développement entraînant et plein de suspens, des scènes d'action efficaces. Un film plein de rebondissement, un scénario imprévisible avec de très bons acteurs! Je vous le recommande !
(...) A première lecture du synopsis rien ne laissait présager qu’Hard Day pouvait nous surprendre autant. Pourtant il suffit de quelques minutes pour emporter le spectateur et le maintenir sous tension durant près de deux heures (...) Autant la tension s’avère palpable durant la majorité du film, autant la scène finale qui met en scène un combat poussé à l’extrême dévoile la puissance physique de l’acteur. Ainsi l’action n’est pas en reste dans Hard Day. S’il a fallu 6 ans à Kim Seong-hun pour écrire le scénario, le tournage lui n’a duré que 55 jours. Une rapidité et une efficacité qui se ressentent dans la mise en scène dynamique. Le réalisateur fait encore parfaitement la part entre une réalisation boosté par l’adrénaline et des passages d’enquête offrant au spectateur quelques moments de répit avant de repartir de plus belle. Une intensité excellente qui fait de Hard Day un petit bijou (...
L'intégralité de notre critique d'HARD DAY, sur Le Blog du Cinéma
Disons-le tout de suite, Hard Day est un film singulier. En effet, pendant presque deux heures, le réalisateur Kim Seong-hun va glisser des bâtons dans les roues de la belle voiture coréenne Kia du personnage principal.
Ce qui est aussi fascinant dans le film est que son point de départ absurde (maquiller un accident et non un meurtre) va entraîner le personnage principal - qui, pour ajouter au plaisir, est très malchanceux - dans un engrenage implacable d'une succession de situations de plus en plus inextricables et... burlesques, genre souvent présent dans les films noirs coréens.
Bref, avec peut-être un twist de trop à la fin mais une utilisation efficace du thème entêtant de Dmitri Shostakovich (Valse No. 2), Hard Day est un très sympathique polar décalé qui comblera les fans du genre en cette fin d'année.
Un bon scénario, bien amené. Avec : 1 un peu moins d'indices nous mettant sur une piste (un peu moins gros en tout cas) 2 une musique plus personnelle (on dirait qu'il y a des musiques bateau de "style" action, mais peu de musiques "personnelles") 3 une fin un peu moins à l'américaine,
Film excellent et atypique truffé d'humour noir et de personnages plus corrompus les uns que les autres.
Comme dans un tour de manège pour adultes, sensations fortes et adrénaline garanties !
De plus la narration est originale, vive, avec des plans intéressants et des images soignées, sur le rythme d'une musique qui se confond avec les émotions ressenties.
Ne cherchez aucun message, juste du très très bon cinéma...C'est déjà beaucoup.
Bienvenue dans le monde corrompu des flics coréens. Lancé dans une fuite en avant, le héros (Lee seon-gyoon) ripoux pour arrondir ses fins de mois va croiser la route de l’infâme Park Chang men (Jo Jin-Woong), beaucoup plus ripoux, et leur rencontre va faire des étincelles ! Ce film d’action très réussi, mélange les genres car la première demi-heure fait plutôt dans le registre de la comédie noire, pour nous entrainer ensuite vers le pur thriller à travers une succession de rebondissements, certes attendus pour certains mais très surprenants pour d’autres, mais toujours ponctué de quelques pointes d’humour. Et cela jusqu’au duel final, violemment orchestré car la mise en scène est d’une grande précision, d’une belle nervosité sans tomber dans la surenchère et émaillée de magnifiques plans comme toujours dans le cinéma asiatique. Les deux heures passent à la vitesse de l’éclair et nous donnent un divertissement de haute volée.