Difficile de définir Hard Day tant ce thriller coréen flirte ouvertement avec la parodie sans jamais y succomber. Kim Seong-hun livre en pâture un flic dont la malchance n'aura de cesse de le poursuivre, avec des conséquences particulièrement morbides. De l'humour noir distillé à un rythme effréné du début à la fin du film. On rit autant qu'on frissonne. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète:
J'ai bien aimé ce films l'ambiance est là, on a pas la sensation d'être laisser en plan, on ne s'ennuie pas le scénario est bien mis en place. Les acteurs sont bons :-)
On a bien compris l’intention du réalisateur : proposer une intrigue gentiment loufoque (quelque part du côté des frères Coen) avec une bonne dose d’action. Idée louable mais, très rapidement, on s’aperçoit que la mayonnaise ne prend pas. La faute à une réalisation incapable de trouver la distance nécessaire pour souligner l’ironie de certaines situations et pour surligner les énormités de plusieurs rebondissements. Des rebondissements, par ailleurs, particulièrement prévisibles, ce qui gâte davantage encore le spectacle proposé. Il reste donc une intention, quelques idées de mise en scène et un postulat qui laisse songeur quand on sait ce qu’en auraient fait certains (les frères Coen encore ?). L’interprétation, quant à elle, est acceptable mais les personnages sont tellement caricaturaux que cela empêche d’adhérer tout à fait à ce polar dont l’intrigue s’évente avant même qu’elle pourrait commencer à être intéressante. Très décevant, ce film ne parvient pas longtemps à faire illusion et s’étire inutilement alors qu’il aurait gagné en concision. A défaut de trouver le bon ton, il aurait au moins trouvé un rythme plus adapté à son propos.
Bong Joon-Ho (Memories of Murder, Mother), Park Chan Wook (Sympathy for Mister Vengeance, Old Boy, Lady Vengeance), Na Hong-Jin (The Chaser, The Murderer), Kim Jee-Woon (A Bittersweet Life, J’ai rencontré le Diable) ou encore Lee Jeong-beom (The Man from Nowhere) ont introduit il y a déjà quelques années un genre bien particulier. Parfois ancré dans le polar, ces films naviguent du drame au thriller, de la comédie au cinéma d’horreur. Si la vengeance est souvent sous-jacente, le duel final se termine toujours dans un bain de sang. Kim Seong-hun ne fait pas office d’exception avec son premier long métrage Hard Day qui possède les atouts du cinéma de ses confrères mais aussi son principal défaut, le renouvellement du genre, si moderne soit-il, en se dissociant du modèle existant (où les réalisateurs complaisants ont pris le plaisir de s’y loger).
Le schéma d’Hard Day reste très classique, très commun à ce cinéma. Les étapes en sont claires et valables pour pratiquement toute cette génération sud coréenne. On commence par découvrir la vie de notre protagoniste, souvent un homme, souvent anti-héros. Cette mise en place terminé, le personnage devra s’appliquer à surmonter une embûche d’abord de petite envergure et dont la solution est quasi évidente. A l’instant où il se croit sauvé, notre héros replonge dans un traquenard qui ne cessera de le phagocyter jusqu’au point de non retour. C’est à cet instant que vient généralement la prise de conscience, la tache à accomplir est incommensurable et ne peut se régler que dans la violence et le sang. Le duel est donc inévitable, notre héros en ressort toujours meurtri mais sa prise de conscience n’est pas vaine puisqu’elle implique ensuite un nouveau mode de vie.
Dans Hard Day les choses se passent un peu différemment, la situation initiale est quasi réduite à néant. Un inspecteur de police Ko Gun-su (Lee Seon-gyoon) en route pour les funérailles de sa mère renverse un autre homme. A partir de ce moment, qui intervient en tout début du film, le spectateur n’aura plus aucune pause, la tension est accablante et les situations étouffantes. Chaque décision, chaque choix de Ko Gun-su paraîtront légitimes avant qu’une révélation les annihile et l’entraîne dans un piège encore plus complexe. Lorsque la pression devient trop forte pour notre héros qui ne peut se dénoncer pour deux raisons, d’abord parce qu’il risque d’aviver une enquête pour corruption concernant son service et parce qu’il a décidé d’enterrer le corps de l’homme renversé de façon irréparable, son état émotionnel devient incontrôlable à tel point que la violence devient le seul exutoire. Face à une telle impasse, l’angoisse du spectateur est insoutenable, amplifiée par une bande son où les basses sont omniprésentes et par le cadrage très spécifique sur des acteurs sud-coréens très expressifs. Heureusement, Kim Seong-hun parsème dans l’intégralité de son film un peu d’humour noir, de burlesque, qui attisent l’attention en apaisant notamment les scènes qui pourraient être trop rudes.
Un film excéllent , plein d'humour noir et très malin. Les coréens sont vraiment de grand réalisateur toujours novateur quelque soi le genre et les acteurs jouent toujours à la perfection. Du vrai cinéma sans nombrilisme et prétention.
Hard Day s’annonçait comme un thriller déjanté et haletant. Il faut dire que l’idée de base était très prometteuse et plutôt intéressante.
Go Geon-soo se rend aux funérailles de sa mère. Il est en voiture, et il est pressé, vraiment pressé, à tel point qu’il renverse un homme par accident alors qu’il conduisait en téléphonant. Ceci est le début d’une longue mésaventure pour notre infortuné flic, lequel va cacher le corps dans son coffre, échapper à des contrôles, se rendre aux funérailles, découvrir que l’homme qu’il a renversé était recherché par les forces de police… Je pense qu’il est inutile d’avancer dans l’énoncé de l’intrigue pour bien mettre en valeur le fait que notre flic va passer une sale journée.
“Hard Day”, voici un nom des plus explicites, qui nous a gentiment été offert en version anglaise, car probablement plus digeste que “Moo-deom-kka-ji Gan-da”, translittération aux apparences barbares pour nous pauvres occidentaux, bien que j’aie pu apprécier de mes yeux peu avertis les génériques écrits en coréen, une touche d’exotisme à laquelle on a peu souvent l’occasion de goûter dans les salles obscures françaises. C’était également l’occasion de voir un film asiatique dans la langue maternelle.
Passé ce petit aparté sur ma méconnaissance du coréen, je me permettrai de revenir à mon impression sur le film. Pour être franc, il a été à la hauteur de mes attentes. Hard Day est un pur concentré d’énergie et de situations cocasses qui vont vous faire grincer les dents entre deux crises de rires pendant une heure cinquante. Tout l’intérêt de ce film repose sur son histoire invraisemblable, où l’on accompagne un flic ripou dans ses mésaventures et que, malgré ses dérogations au code du bon policier, l’on est obligé de soutenir, et d’espérer le voir parvenir à s’échapper.
Le comique fait partie intégrante du film, bien qu’il ne soit pas trop envahissant, se manifestant principalement sous les traits du grotesque et de l’absurde. C’est avant tout un thriller déjanté, survolté, où tout va très vite, entre scènes burlesques (notamment la mythique scène de la dissimulation du cadavre dans le cercueil) et scènes d’action comme les films asiatiques savent nous servir à profusion. Ce film répond totalement aux attentes que l’on peut avoir de lui, en proposant un divertissement très efficace, stressant, drôle, et bourré d’adrénaline.
Une première heure au top, une deuxième en baisse de régime. Hard Day démarre au quart de tour, et suit un rythme échevelé tout en enchaînant les rebondissements, les virages à 180° et les retournements de situation. Impressionnant de maîtrise, il nous montre un flic frappé par une série de coups durs et qui se bat avec une ingéniosité proprement bluffante. Mais passé ce premier temps, le mystère s'envole et le film tourne malheureusement en rond. Le méchant, très réussi, agit cependant de manière erratique. Au départ manipulateur dans l'obscurité, il perd une bonne part de sa crédibilité à partir du moment où il se dévoile au grand jour. Dès lors, on ne comprend plus sa mystérieuse propension à épargner le héros ou à lui laisser le champ libre. Pour couronner le tout, alors que certains rebondissements sont surfaits, le film nous gratifie de 20 minutes supplémentaires complètement inutiles, vainement dépensées en scènes de combat dans lesquelles le méchant agit de façon absurde. Un bon thriller, mais qui rate la dernière marche.
Thriller efficace sans temps mort qui part dans tous les sens avec des effets domino ou un événement en provoque un autre. Cependant c'est un thriller classique mais qui reste moins morbide ou violent que d'autres mais qui ne se hisse pas à la hauteur des films références du genre coréen, car malgré que l'histoire soit bien montée et réalisée, elle à des défauts avec des scènes surréalistes (comme celle de l'explosion de la voiture) elle n'en reste pas moins dynamique, prenante et divertissante. Pour un premier film le réalisateur à soigné sa copie.
On a l'impression que Kim Seong-hun s'est servi des précédents excellent films (j'ai rencontré le diable, memories of murder, kundo, le bon la brute et le cinglé, old boy....) que nous a servi la corée du sud pour mettre une touche d'action, d'humour et de "d'increvabilité". Néanmoins, on a l'impression qu'entre action pure et humour noir, il n'est pas arrivé à trancher. Le film est bien fait et bien rythmé, mais le final est bien long, et le méchant, qui résiste à tout, finit par lasser.
Très bon polar brutal, avec cet humour noir, comme les sud-coréen savent très bien les faire! Film brillant avec un suspense du début à la fin, un scénario pleins de rebondissements.
Un petit bijou ce film ! Une chose rare de nos jours, le film ne prend pas le spectateur pour un imbécile. Les scènes sont réfléchies, c'est intelligent, ca change du cinéma hollywoodien.
Moyen. Scénario pas trop mal avec du suspens ainsi que des bagarres assez sauvages et des morts abruptes. Néanmoins des réactions émotionnelles surjouées et amplifiées par la musique trop présente. Et je trouve le doublage VF assez raté.