On ne le sait pas forcément mais il s'agit ici du remake du film homonyme écrit et réalisé par le regretté Claude Berri qui était sorti en 1977. Un moment d'égarement c'est un programme estival situé sur l’île de beauté où des sangliers ravagent le jardin d'un François Cluzet plutôt savoureux en père de famille dépassé par les événements. De l'autre coté, on a un Vincent Cassel parfaitement calibré en tant que quarantenaire sexy et le duo féminin Alice Isaaz / Lola Le Lann aussi rafraîchissant que charmant. Une comédie rythmée en quiproquos et qui fonctionne bien même si on peut trouver étonnant que ce soit Jean-François Richet (Assaut sur le Central 13, Mesrine …) qui se trouve derrière la caméra.
Très moyen, si je suis allé voir ce film c'était pour Cassel, l'un de mes acteurs français préféré, l'ambiance vacances du film et aussi parce que j'espérais bien rigoler. Le film est rigolo, pas drôle à s'en décrocher la mâchoire mais ça passe. Le jeu des acteurs principaux est moyen dans l'ensemble, beaucoup de choses sonnent faux par moment et je ne parle même pas des faux raccords ! Seul Alice Isaaz réussi à sortir du lot. Quant à l'intrigue, elle aurait pu être intéressante sur le plan psychologique si on avait creusé de ce côté là, au lieu de ça on préfère bêtement et simplement mettre en avant le fait que Cassel a "couché" avec la fille de son meilleur ami, faire travailler le fantasme du spectateur pour le pousser inconsciemment à aller voir un film au cinéma, relativement moyen... mais osé ! Ceci dit la thématique principale du film est un énième conflit générationnel plutôt qu'un véritable moment d'égarement.
très bon film , réaliste , drôle vraiment bien jouer ... c est la première fois que je vois vincent cassel dans ce registre et il est doué ! un vrai comédien , on a tendance a penser qu il joue ce qui convient a sa nature et son physique , mais c est faux ! il peut tout jouer .L histoire sonne vraie ,une gamine qui veut vivre ! et un homme qui perd le contrôle 5 minutes ça déclenche le drame
Beaucoup moins dérangeant que l'original de 77 (une autre époque sans doute) cette comédie grinçante reste dans une trame très classique voire trop attendue. Cependant, le talent des 4 acteurs principaux sauve l'ensemble.
J'avais vu le premier film en 1977 avec l'inimitable Jean-Pierre Marielle, la délicieuse Agnès Soral et le slow de Michel Stelio "She's a lady" sur lequel nous avions tous dansé à l'époque...... Vincent Cassel reprenant le rôle de Jean-Pierre Marielle, je ne pensais pas que ça marcherait de la même manière...
J'appréhendais beaucoup le remake, comme je les appréhende presque tous, dois-je avouer, d'une façon générale.
Eh bien, ce fut pour moi une très bonne surprise. Tous les acteurs s'en sortent fort convenablement dans ce film remis au goût du jour puisque se déroulant actuellement non plus à St Tropez mais en Corse (nous avons droit à des images somptueuses) et avec les "progrès" de notre époque (téléphones portables, Facebook, musique techno, etc. etc.).
Ce n'est pas un film qui avait, je pense, des ambitions internationales et il fait passer un très agréable moment. L'histoire en elle même bien entendu et ce "démon de Midi" entre un homme et une jouvencelle que 20 ans ou 25 ans séparent devait plus choquer en 1977 que ce qu'elle peut choquer aujourd'hui.
Elle m'a toujours fait penser, surtout avec la question de Louna (Lola Le Lann) vis à vis de Laurent (Vincent Cassel) "c'est vis à vis de moi ou vis à vis des autres ?".... à la chanson de Serge Reggiani "il suffirait de presque rien, peut être de dix années de moins".....
Adeptes de lolitas, ce film est pour vous... Fan de cinéma, passez votre chemin... Cassel excelle dans la médiocrité d'un jeu d'acteur inadapté, le scénario est d'un pauvre que s'en est pitié, et si ce n'est les charmes dévoilés de Lola Le Lann, ce "film" ne présente strictement aucun intérêt tant il est gonflé de stéréotypes, et de déjà vu...
De bons acteurs.... toujours cette ambiguïté de l'histoire; mais il manque la magie de l'original et surtout la musique qui fait que presque 40 ans après on a pas oublié ce film....
Ça se regarde jusqu'au bout, on ne passe pas un mauvais moment mais tout semble très caricatural: le père cool, l'autre rigide, les ados insupportables, les situations et Cluzet que j'aime beaucoup en fait des caisses.
un sujet intéressant, traité partiellement. un casting de qualité. par contre, je reprocherai par moment le manque de crédibilité du scénario, mais au delà de ça, je recommande ce film, qui assure 2h de divertissement.
J'ai vu ce film sans avoir vu la bande annonce et sans connaître le sujet. Ne sachant pas à quoi m'attendre, j'ai été d'autant plus surprise par la tournure que ce film prenait. Mon passage préféré, très simple, mais efficace: lorsqu'ils rentrent de canyoning... La jeune fille qui observe cet homme dans cette voiture... Même si ça m'avait vaguement traversé l'esprit, je ne m'y attendais pas... A cet instant, le film est en place...! Au final, j'ai aimé ce film qui traite d'un sujet délicat avec un Vincent Cassel, il faut bien le dire, plein de charme, pris dans cette tourmente un peu malgré lui...
Très bon acteurs féminins et masculins!! L'ensemble des relations entres les personnages est très bien abordé, tant le coté amitié que jeux de séduction!!! On passe un très bon moment, le réalisateur dose bien les séquences émotions et séductions, ce qui en fait un film sans prétention bien réalisé! Petit bémol, la fin aurait pu être pu mieux traitée!!!
Je ne comprends pas certains ici qui écrivent que cette version est différente de l'originale, c'est exactement la même mais avec d'autres acteurs. L'évolution de l'histoire est la même seuls le lieu est différent et quelques détails sans importance. Et justement, ce que je reprochais au premier film se reproduit ici aussi c'est à dire une fin abrupte, un peu en queue de poisson, pas exploitée. Sinon, bons acteurs, des scènes succulentes. On passe un bon moment.
Antoine et Laurent (Cluzet/Cassel) deux amis quadras accompagnés de leurs filles respectives (Alice Isaaz/Lola le lann) se retrouvent en Corse dans la maison familiale de l'un (Cluzet).
Tiraillés entre leur devoir d'autorité et la volonté de ne pas être trop stricts, les deux compères ménagent comme ils peuvent la chèvre et le chou sans vraiment réaliser que les deux jeunes filles ne sont plus vraiment les bébés d'antan, l'une (Le lann) s'étant entiché du père de l'autre (Cassel) qu'elle finira par corrompre dans un moment d'égarement (sur fond de cocktail fatal alcool/frustration sexuelle)...
Construit sur la double problématique âge/amitié, le film de Richet multiplie les pistes de réflexion sur le coté morale d'une relation intergénérationnelle entre un homme mûr et une nymphette délurée qui s'imagine éprise du meilleur ami de son père (lui même en crise dans son couple avec la mère de sa fille) quand tout concours à traduire le mal être d'une gamine tiraillée entre son besoin d'émancipation (l'exhibition de ses charmes pour exister socialement) et le coté sécurisant de rester la fifille à papa (le personnage allant dans le lit de l'un ou de l'autre au gré de l'émotion du moment) dans le plus classique complexe d'Oedipe qui soit
A cela s'ajoute un regard non sans pertinence d'une génération de papas cools, désireux de s'affranchir des traditions tout en en portant la nostalgie (Cluzet), dont le laxisme en matière d'éducation se manifeste à la fois dans le langage et dans les tenues hypers sexualisées des deux ados (qu'on s'attendrait presque à voir jouer à touche pipi tant elles frisent l'indécence!) se pensant femmes, mais à des années lumières d'en saisir les réelles responsabilités (peu aidées il faut dire par des mères elles même démissionnaires
Evocation subtile de tout ces manquements qui transforment le regard bienveillant en regard concupiscent (le sein dépassant du maillot de bain) produit d'une société de l'inversion des valeurs, des Lolitas perverses aux papas poules devenus papa gâteaux qu'elles manipulent par le bout du manche à un âge où elles n'ont pas encore le permis de conduire, que le progressisme à tout crin interdit de contester sous peine de se voir relégué au statut de vieux réactionnaire.
Alors quoi, mission accomplie me direz vous? Hélas non comme le suggère les dernières secondes d'un film qui aurait tant gagné à ne pas trahir ses analyses, en suggérant sournoisement la possibilité d'une idylle assumée entre un Cassel repentant (d'avoir blessé son ami, pas d'avoir culbuté une gamine) et une adolescente puérile comme pas possible (l'antithèse de la femme avec un grand F) que ne renierait pas Nabokov, le tout sous le regard complice d'un Cluzet s'imaginant noble et courageux d'accepter l'immoralité sous son toit, avec sait on jamais, la possibilité d'une partie à quatre avec la fille de l'autre (dans l'esprit sordide et pervers de Perfect Mothers!) pour un final confondant d'ignominie pour quiconque à un niveau de réflexion un peu plus élevé que le niveau de la braguette!
Le genre de réalisateur à qui je ne confierais pas mes gosses!