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    Elvis
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Elvis" et de son tournage !

    Cannes 2022

    Le film a été présenté hors-compétition au Festival de Cannes 2022.

    Note d’intention

    Pour la productrice Gail Berman, Elvis dépasse le cadre du simple biopic : « C’est grâce à Baz [Luhrmann] qui a su percevoir chez Elvis non seulement la dimension humaine, mais aussi une figure captivante et mythique à travers laquelle raconter l’histoire de l’Amérique. Baz est l’un des rares à savoir raconter une histoire fascinante d’entrée de jeu tout en explorant des thèmes profonds et marquants. »

    Dans la peau d’Elvis

    Quand il a entendu parler du projet, Austin Butler a « senti qu’il fallait que je lâche tout ce que j’étais en train de faire pour décrocher le rôle. Je suis devenu totalement obsédé par l’univers d’Elvis. Je me suis mis à lire et à visionner tout ce que je pouvais sur la vie d’Elvis, ses amis, ses relations. Je n’écoutais plus que sa musique. Avant même les auditions, j’ai envoyé à Baz [Luhrmann] une vidéo où on me voyait jouer au piano et chanter Unchained Melody ». Pour s’approprier l’allure physique d’Elvis, l’acteur a travaillé avec la coach de mouvement Polly Bennett avant et pendant le tournage. Il a également été entouré de plusieurs coachs vocaux.
    Incarnant le King de 17 à 42 ans, le comédien est passé entre les mains de l’équipe des effets spéciaux maquillage. L’allure finale du chanteur en surpoids nécessitait 5h de maquillage : « Quand j'ai enfilé ce costume grossissant, cela me semblait vraiment très lourd. Puis on m'a installé dans la combinaison de scène et mes poumons étaient comprimés, je ne pouvais que respirer de façon superficielle et j'avais vraiment très chaud. Ça donnait une sensation de claustrophobie et ça m'a rendu profondément triste, car Elvis ressentait sans doute la même chose – il ne pouvait pas vraiment respirer. Et pourtant sa voix portait encore ».

    Recommandé par Denzel Washington

    Quand Baz Luhrmann est parti en quête de l’interprète d’Elvis, il avait entendu parler d’Austin Butler parce qu’il s’était fait remarquer à Broadway dans Le marchand de glace est passé, aux côtés de Denzel Washington. Ce dernier a même appelé le réalisateur pour lui chanter les louanges du comédien : « J’ai ensuite reçu un appel de Denzel, que je ne connaissais pas, pour me dire à quel point ce jeune homme avait une éthique professionnelle qu’il n’avait encore jamais vue. Il a passé de nombreux essais caméra et participé à des ateliers de musique et d’art dramatique et, à l’issue de cette longue préparation, j’ai su sans le moindre doute que j’avais trouvé un acteur capable d’incarner l’esprit de l’une des plus grandes légendes du rock ».

    La voix d’Elvis

    Les chansons de la période antérieure aux années 60 sont interprétées par Austin Butler et parfois par un mélange entre sa voix et celle d’Elvis. Pour la deuxième partie de la carrière d’Elvis, avec ses concerts gigantesques, l’équipe a utilisé les propres enregistrements de Presley.

    Un personnage ambivalent

    Si le film s’intitule Elvis, il s’agit tout autant de l’histoire du colonel Tom Parker, qui est le narrateur du long-métrage. C’est en faisant des recherches sur le chanteur légendaire que Baz Luhrmann a découvert l’association entre Presley et Parker. Si ce dernier a su déceler le potentiel de l’artiste, il était aussi un véritable bonimenteur : il n’a jamais été colonel et ne s’appelait ni Tom ni Parker. Quand il a repéré le jeune Elvis, c’est avant tout l’appât du gain qui l’a attiré : « Parker n’avait pas du tout l’oreille musicale, mais il a été totalement sidéré par l’effet que produisait Elvis sur les jeunes spectateurs. […] Parker recherchait toujours ce qu’il y avait de plus extraordinaire – l’artiste qui allait lui rapporter le plus d’argent, qui avait le costume le plus extravagant, qui enthousiasmait le public et qui avait un petit truc en plus… Un truc exceptionnel, comme Elvis », explique le réalisateur. Son interprète, Tom Hanks, ajoute : « C’était à la fois un génie et une crapule. C’était un type très discipliné mais il valait mieux recompter ses billets dans son portefeuille après l’avoir croisé … »

    Un rôle à contre-emploi

    Plutôt habitué à incarner des personnages sympathiques, Tom Hanks bénéficie d’une popularité qui n’a jamais faibli auprès du public. Dans Elvis, il a l’occasion de s’illustrer dans un registre différent. « Je crois qu’il était très content d’interpréter ce personnage qui n’est pas particulièrement aimable », affirme Baz Luhrmann. Le comédien s’est documenté sur son personnage auprès de Priscilla Presley, qui lui a fourni un autre point de vue sur Tom Parker : « Je m’attendais à ce qu’elle me dise à quel point elle s’était méfiée du colonel Tom Parker au cours de toutes ces années. Et elle m’a dit ‘C’était un homme merveilleux, et j’aimerais qu’il soit encore en vie aujourd’hui. Il s’est très bien occupé de nous. C’était une crapule à sa façon’ ».

    La métamorphose de Tom Hanks

    Tom Hanks a dû passer de nombreuses heures quotidiennement entre les mains des maquilleurs pour se glisser dans la peau du colonel Parker. Trois versions de Parker existent dans le film en fonction de son âge : de 45 à 50 ans, durant la soixantaine et 87 ans. « Pour le Parker d’une soixantaine d’années, il fallait qu'on lui épaississe son cou pour marquer le vieillissement, qu’on lui change sa perruque et qu’on l’affuble de taches de vieillesse supplémentaires. À 87 ans, il est très pâle et a l'air malade. On a appliqué de très nombreuses prothèses sur le visage de Tom, on lui a ajouté une perruque différente avec davantage de cheveux blancs, une prothèse dentaire, et davantage encore de taches de vieillesse et de bronzage », détaille le chef-prothésiste Jason Baird. L’application totale pour les deux premières versions prenait 3h30 par jour et la version la plus âgée environ 5h.

    Priscilla Presley

    C’est Olivia DeJonge, qui est née à Melbourne et a vécu à Perth, qui incarne Priscilla Presley. Le réalisateur a cherché « une comédienne qui, tout comme Austin [Butler], fasse preuve de maturité pour son jeune âge et puisse jouer ce rôle sur une longue période. C’est exactement le cas d’Olivia qui est d’une grande intelligence et possède une formidable assurance ». La comédienne, découverte dans les films d’horreur The Visit et Watch Out, s’est documentée en amont du tournage : « je me suis beaucoup appuyée sur le livre de Priscilla, Elvis et moi, j’ai visionné ses interviews et les petits films amateurs où on la voit avec Elvis, j’ai lu les livres qui lui ont été consacrés, pour m’imprégner du personnage autant que possible ».

    Changement de casting

    Avant que Richard Roxburgh et Helen Thomson soient choisis pour interpréter respectivement Vernon et Gladys Presley, les parents d'Elvis Presley, ce sont Rufus Sewell et Maggie Gyllenhaal qui étaient pressentis pour les rôles.

    L’Australie

    Le tournage d’Elvis s’est déroulé dans le Queensland, en Australie, avec le soutien du gouvernement du Queensland, de Screen Queensland et du Producer Offset program du gouvernement australien.

    Un environnement familier

    Le film a été tourné en Australie, pays natal de Baz Luhrmann. Ce dernier a sillonné le pays pour dénicher les acteurs qui entoureraient Austin Butler : « On a engagé la magnifique Helen Thomson, figure centrale du théâtre de Sydney et de Melbourne, pour camper Gladys, la mère d’Elvis, ou encore des acteurs avec qui je travaille depuis plusieurs années comme Richard Roxburgh, qui interprète Vernon, le père d’Elvis, et David Wenham, qui joue Hank Snow. Ce que j’aime dans ce métier, c’est poursuivre ces collaborations au long cours ».

    Des jeunes talents

    Baz Luhrmann tenait à réunir de grands noms de la musique et de nouveaux talents par souci d’authenticité et a donc engagé des stars montantes pour incarner plusieurs personnages majeurs du film : Kelvin Harrison Jr dans le rôle de B.B. King ; Shonka Dukureh – dont c’est le premier rôle – dans celui de Big Mama Thornton ; Yola dans celui de Soeur Rosetta Tharpe ; le mannequin Alton Mason dans celui de Little Richard (avec la voix de Les Greene); et Gary Clark Jr. dans celui d’Arthur « Big Boy » Crudup. Shannon Sanders et son gospel – Lenesha Randolph et Jordan Holland – ont campé des chanteurs pentecôtistes. La bande-originale contient également des titres d’artistes comme Doja Cat, Kacey Musgraves, Jazmine SullivanJack White et Måneskin.

    Les musiciens du King

    Au cours de ses recherches approfondies, Baz Luhrmann a collaboré avec le producteur Dave Cobb, plusieurs fois récompensé aux Grammy Awards, qui travaille au célèbre RCA Studio A de Nashville, où Elvis en personne a enregistré des centaines de chansons. Grâce aux conseils avisés de Cobb, il a réuni plusieurs musiciens d’exception exerçant à Nashville pour accompagner Austin Butler quand il a enregistré ses propres versions des tubes du King. Certains de ces musiciens avaient même joué avec le guitariste du premier groupe d’Elvis, Scotty Moore, en personne.

    Les décors

    À l’exception de quelques décors naturels, le film a entièrement été tourné dans les gigantesques studios de Village Roadshow sur la Gold Coast australienne.

    Graceland

    Pour reconstituer Graceland, les chef-décoratrices Catherine Martin et Karen Murphy ont eu accès aux archives de la fondation Graceland. Il a fallu dix semaines pour construire l’extérieur de Graceland, mais en raison du confinement lié à la pandémie, le décor est resté protégé sous une bâche en plastique pendant près d’un an. Toute la végétation a dû être déplacée et conservée en lieu sûr, mais aussi arrosée et entretenue pendant l’interruption du tournage, tout comme les pelouses autour de la propriété.
    L’intérieur de la maison est composé aussi bien de mobilier vintage datant des années 50 trouvé chez des brocanteurs que d’accessoires fabriqués par l’équipe. Enfin, le directeur artistique en chef Damien Drew a supervisé l’acquisition de plus de 300 automobiles et motos, afin de reconstituer l’incroyable collection du King : « Au bout du compte, on a dû acheter seulement une quinzaine de véhicules, et seuls six d’entre eux ont été acheminés des États-Unis. Les autres nous ont été prêtés par des collectionneurs australiens. »

    Beale Street

    Dans le film, Elvis se réfugie parfois dans des clubs de Beale Street, à Memphis, où il retrouve ses amis. Ce décor extérieur, construit à Suntown Landfill pendant trois mois, a été l’un des plus vastes et des plus complexes à bâtir. Il a fallu faire en sorte que la rue soit en pente, comme elle l’était à l’époque.

    Les costumes

    L’équipe costumes a eu le défi de couvrir trois décennies : les années 50, 60 et 70. Austin Butler porte à lui seul plus de 90 costumes différents. Dans les années 50, Elvis achetait la plupart de ses vêtements de scène et de ville chez Lansky Bros., sur Beale Street, à Memphis. La chef décoratrice Catherine Martin explique : « Lansky Bros était vraiment la boutique où se fournissaient les artistes de la région pour avoir fière allure sur scène. Le magasin incarnait une certaine idée du style pour ces futures vedettes, y compris le jeune Elvis Presley. Au cours de nos déplacements dans le cadre de nos recherches, j’ai particulièrement adoré discuter avec Hal et Julie Lansky qui perpétuent la tradition du magasin Lansky Bros. fondé par le père de Hal, Bernard ». S’agissant des combinaisons, Catherine Martin et son équipe ont collaboré avec Kim et Butch Polston de B&K Enterprises à Charlestown, dans l’Indiana, qui ont fabriqué la réplique exacte du costume de scène emblématique d’Elvis des années 70 avec la bénédiction du chef-costumier d’Elvis Bill Belew. Quant aux tenues de Priscilla Presley, Catherine Martin a collaboré avec les marques Prada et Miu-Miu.
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