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Matching P.
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3,5
Publiée le 8 novembre 2015
Comme dans "Match Point" (notre film préféré de Woody, faut-il le répéter ?), on retrouve le thème du crime parfait. Mais ici le mélange de comédie sentimentale et de thriller a pour décor une université américaine et comme point de départ une réflexion philosophique sur la morale et l'action. Le prof de philo alcoolique et suicidaire retrouve la joie de vivre grâce au projet d'un passage à l'acte commis pour sauver son prochain. C'est pour lui une évidence qui donne enfin un sens à son existence de dépressif. Il n'est pas possible d'en dire plus à moins de déflorer l'intrigue et le suspens... Les fans de Woody retrouveront son humour désespéré. Il a pour cible Joachim Phoenix en séducteur désabusé et bedonnant qui tombe amoureux d'une nymphette, on y voit bien sûr le rappel de la vie privée du réalisateur. Moins brillant que "Match Point" en ce qui concerne la mise en scène mais plus ambitieux sur le plan de la réflexion philosophique (qui peut parfois sembler envahissante et convenue.) Certaines références, vu le thème, sont attendues : Dostoïevsky et "Crimes et châtiments" ou Hanna Arendt et "Le rapport sur la banalité du mal". Rien de vraiment surprenant, la seule surprise vient de... la fin du film !
encore un grand film de ce merveilleux réalisateur. j'ai pris un grand plaisir pour tout. mon seul reproche concerne le dénouement j'espérais qu'il nous surprenne qu'il ose mais il est resté très classique, dommage.
Une fois par an Woody Allen nous offre un nouveau film, un vrai rituel. Mais depuis longtemps, le maître du cynisme et des digressions sur l’existence et les hasards de la vie ne fait plus guère de chefs d’œuvre. Et il est de bon ton encore une fois, de la part des critiques hexagonaux, de vanter les mérites de chaque production. Pourtant depuis « Match point », il y a eu de bons Woody (« Wathever works » en tête) mais ils se font rares. Ici au travers de la dépression d’un prof de philo ne trouvant plus goût à l’existence, Woody va nous emmener dans une comédie mi existentielle mi policière. En effet, ce prof compte retrouver un sens à sa vie en commettant un acte fort ; un meurtre. Mais pas un meurtre gratuit, un meurtre utile pour l’humanité, même une petite partie de l’humanité. Ne plus souhaiter mais être acteur, tel est le leitmotiv du prof. Cependant comme dans tout bon Woody, le twist final va révéler que l’individu ne peut lutter contre le déterminisme… un déterminisme guidé ici par le hasard. On retrouve donc les vieilles recettes déjà servis dans les excellents « Match point », « Meurtre mystérieux à Manhattan », « Crimes et délits » ; la nouveauté en moins. Le principe est un peu éculé. Reste tout de même le plaisir de retrouver la patte Woody au travers des dialogues croustillants bien portés par Phoenix et Stone, les grandes questions allenniennes, le côté cynique de l’homme mûr,… Rien de neuf sous le soleil chez Allen… Un plaisir court en bouche que sauront juste apprécier les amateurs de l’oncle d’Amérique… Mais n’écoutez pas les critiques, c’est un Woody en mode mineur.
Un vrai bijou scénaristique, une mise en scène soignée, des acteurs au top, que demander de plus ? « L’homme irrationnel » est un encore un opus majeur de Woody allen, qui continue d’explorer les territoires de la comédie et du film noir, entamé avec «Match Point » mais avec une fin beaucoup plus morale, ici… Et il n’y a rien qui dépasse : Woody Allen reste l’un des rares réalisateurs américains à n’avoir besoin que de 01 h 30 pour tout dire alors que ses nombreux confrères ont besoin de 2 voire 2h 30 pour remplir un long métrage. Woody, lui, cisèle, taille dans le gros objet filmique pour garder le meilleur, et çà, depuis des années. Et il a bien raison.
Un des meilleurs films de cet extraterrestre du monde cinématographique. Une belle mise en valeur du jeu des acteurs et, pour une fois, une vraie fin. Que demander de plus.....
La dépression mêlée au génie peut faire des ravages. Abe Lucas, professeur de philosophie aux idées novatrices mais au comportement destructeur, vient d'arriver dans une nouvelle université. Il y fait la rencontre d'une collègue, solaire et débordante de vie. Mais aussi celle de Jill, étudiante fascinée par ce monstre incompréhensible.
La première partie, convenue et dénuée d'une réelle originalité, introduit des personnages archétypaux. Il est vrai que les stéréotypes ont toujours nourri le cinéma d'Allen. Pour analyser, dénoncer et être le témoin de son temps, le cinéaste écrit des fables tantôt pertinentes, tantôt creuses. L'homme irrationnel se situe entre les deux. Les protagonistes, prévisibles dans leurs actes et leurs paroles, paraissent, et c'est tant mieux, plus incontrôlables après l'assassinat commis par Abe. Si Joaquin Phoenix nous désarme une nouvelle fois par son charme empoisonné, on retiendra la nouvelle muse succédant à Scarlett Johansson, Emma Stone. Pétillante tout en restant contenue, mystérieuse tout en sachant inonder le cadre par sa présence, elle parfait ce duo complexé d'une maturité assumée.
Le passage à l'acte du professeur n'intervient que trop tard dans la chronologie du récit et rappelle un peu trop les thématiques bien connues du cinéaste ces dernières années. Le meurtre face à l'élite intellectuelle (Match Point), le dilemme sentimental opposant l'instinct et la raison (Vicky Cristina Barcelona) ou les questions existentialistes sur le bonheur (Whatever Works) viennent boucler la boucle d'un réalisateur qui ne se lasse pas de réaliser. Un film par an, c'est peut-être beaucoup pour construire un propos qui serait inépuisable. Une nouvelle fois percutante, l'histoire que nous narre Woody Allen ferait presque l'effet d'un coup d'épée dans l'eau si sa capacité à raconter l'être humain n'était pas restée intacte. A l'année prochaine, donc.
Je suis partagé au sortir de ce film : à son actif, c’est très bien joué avec une très bonne intrigue, de vrais rebondissements et des personnages complexes. A son passif, il y a quelques baisses de rythme sur la fin, des situations que le réalisateur n’a pas poussées assez loin mais surtout la chute choisie pour le scénario va à l’encontre de la « cohérence » (irrationalité / immoralité) dudit scénario. Autant j’avais beaucoup aimé la fin de « Magic in the Moonlight », le précédent film de Woody Allen, et celle de « Match Point », géniale et surprenante, autant j’ai été déçu ici par une fin qui gâche tout. Woody Allen est tellement talentueux et prolifique - près de 50 films à son actif – que je lui pardonne bien volontiers ce demi-succès (ou demi-échec selon votre humeur) eu égard à certains de ses précédents films bien mieux finis et qualitativement plus aboutis.
Bien souvent on voit les films de Woody Allen puis on les oublie aussi vite. L’homme irrationnel pourrait bien faire partie des films que l’on oubliera moins vite que les autres. Car cette histoire de prof de philo qui redonne un sens à sa vie en voulant rendre la justice à sa façon, même si l’on y croit moyennement, nous fait passer un agréable moment sans pour autant sauter au plafond. A mi-chemin en drame et comédie, le film bénéficie d’un trio d’acteurs épatant (Joaquin Phoenix, Emma Stone Parker Posey) et délivre une farce noire et cynique, filmée avec beaucoup de légèreté et d’élégance... même si le tout ça ne renouvelle en rien le cinéma de Woody Allen. Mais ça, on est un peu habitué.
Ce film est assez déroutant car il est représenté comme la rédemption d'un homme qui va tuer pour renaître. Une pensée philosophie très spéciale: Il tue pour donner un sens à sa vie. On peut dire que le sujet est scabreux mais le traitement est fidèle. Intéressant car original surtout à la fin qui nous surprend de plusieurs façons......
J'aime Woody allen sans être une grande fan! Avec l'homme irrationnel, le réalisateur fait ce qu'il sait faire et le fait bien!! Une histoire touchante et d'excellents acteurs: Joaquin Phoenix est incroyable à la fois touchant charismatique et complètement perdu, Emma Stones apporte sa touche de légèreté et de fraîcheur au film! Un bon Woody Allen
un très bon Woody Allen. Cela faisait longtemps que ce réalisateur ne m'avait pas fait plaisir. On sent qu'il maitrise de mieux en mieux le mélange analyse sociale et le pseudo policier. C'est cynique, brillant et finalement, cela en dit long sur la société américaine (et probablement occidentale). Un très bon divertissement mais pas uniquement A voir sans hésiter
Ah, Woody Allen... D'un côté on ne peut nier l'intelligence, le brio d'un artiste toujours capable de nous dessiner des personnages intéressants et subtils, à l'image de celui interprété par un excellent Joaquin Phoenix. De plus, le film se pare ici d'un certain cynisme lui allant plutôt bien, et s'avérant même le moteur d'un scénario assez bien huilé. Mais bon... Le problème, c'est que cet « Homme irrationnel », le réalisateur aurait dû le faire il y a une quinzaine d'années, à moins que cela ne soit déjà fait tant il nous évoque à plusieurs reprises « Match Point ». Cela se regarde sans trop d'ennui (quoique), parfois séduit par l'écriture et la tournure inattendue que pouvait prendre l'intrigue, mais sans jamais le frisson ni le plaisir qu'a pu me procurer l'auteur d' « Annie Hall » et « Manhattan » par le passé, à l'image d'une Emma Stone charmante mais peu marquante. Tout le cinéma du maître new-yorkais est là, sans jamais retrouver l'inspiration ou l'étincelle qui aurait fait à une époque de l' œuvre une nouvelle grande réussite. Heureusement, le dénouement « brutal » faisant la part belle au destin et au « hasard » permet de sortir de la salle un peu moins blasé qu'on aurait pu le craindre, sans pour autant être conquis. « Minuit à Paris » semble déjà loin.
Un bon Woody... Comme tous ces films, un peu lent, un peu glauque, un peu drôle. Je trouve néanmoins que ce film est en dessous du lot et n'est pas à la hauteur de nos espérances