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ned123
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4,0
Publiée le 19 octobre 2015
J'ai vu un film... qui m'a vraiment séduit tant l'histoire et l'intrigue sont fortes, et les comédiens tellement attachants... La réalisation et la direction d'acteurs est un petit bijou qui fonctionne à merveille et que dire du scénario et des images !... Ce film est un grand millésime de ce génie du cinéma qu'est Woody Allen. On pénètre dans les pensées les plus intimes des personnages en étant toujours frappé de la justesse du ton et de la qualité des dialogues. Joachim Phoenix et Emma Stone sont vraiment impeccables, dans leurs relations et la complexité de leurs échanges... J'ai vraiment particulièrement apprécié la virtuosité de la narration, et le sens du détail qui permet aux comédiens de passer d'un style à l'autre. Et en plus, on prend quelques leçons de philosophie dans cette comédiens grinçantes aux airs de thriller virevoltant et surprenant.
Moyen j'ai entendu parler de chef d'oeuvre, bof, je suis déçue. Le début est long et ce film ressemble étrangement à match point. Bref rien de nouveau.
"L'homme irrationnel" a tout d'un Woody Allen, ambiance unique et très personnelle, dialogues aux petits oignons, personnages fouillés au possible, avec en plus cette fois une intrigue originale dont l'enjeu est excellent qui rend cet opus extrêmement enlevé, léger et pétillant ! Franchement, même si je n'ai pas toujours apprécié la filmographie de WA, je ne peux qu'avouer que le fond est dans tous les cas particulièrement savoureux et intelligent, nous donnant des pistes de réflexion et d'ouverture pas si courantes au cinéma ! Alors avec Abe, ce prof de philo mal en point et son discours existentiel à plusieurs facettes, on est déjà gâté mais quand le "fameux élément déclencheur" en fait un être complètement métamorphosé, croquant tout à coup la vie à pleine dent, on se régale encore bien davantage !!! Sans dévoiler les petites ficelles et l'enjeu du scénario, on est séduit par l'opposition et la contradiction des concepts du prof, la façon dont il s'en dédouane très vite auprès de Jill, cette étudiante amoureuse, comme tout cet antagonisme entre ses théories et ses instincts, le bien et le mal, l'immoralité et la morale, le légitime et l'illégitimité, la réflexion et l'action... La décision qu'Abe prend aussi folle soit-elle de commette l'impensable, devient à son niveau une remise en cause pour générer un simple appétit de vivre, pour renaître et exister aux yeux des autres, en realisant un acte qui redonnera un sens à la vie ! Joaquin Phoenix est pour cette tâche, tout à fait dans la peau de son personnage en le rendant même captivant en tant que sujet d'étude, alors que Emma Stone à côté est épatante de sincérité, de vivacité en lui donnant le change avec un grand talent et rendant justement ce couple unique, brillant, drôle et juste. Tout l'intérêt repose aussi sur l'évolution de l'intrigue et ce qu'elle induit sur l'évolution contradictoire du couple... Woody est sacrément doué à ce niveau ! On reste accroché et intrigué face à ce que chacun nous réserve dans la suite de ses idées, très bien transcrites par ailleurs par des voix off pertinentes, telles des petites consciences égrenant leurs conseils, à la fois adressés comme petits messages aux spectateurs ! Le cheminement et l'introspection sont ainsi pour le spectateur un vrai plaisir, en étant plongé dans le plus vif du ressenti personnel de chacun des deux... Les rebondissements sont aussi plein de trouvailles avec des situations périlleuses, incroyables et même loufoques dont l'enchaînement est digne d'un puzzle ou d'un rébus, mais ici en plus doublé d'une psychologie très soignée. La fin nous fait monter d'un cran dans l'horreur en ne faisant que confirmer les craintes de notre étudiante face à l'engrenage ! Impressionnant, maîtrisé et savamment construit, ce dernier cru bouillonne d'idées et de réflexions philosophiques certes, toutes vite balayées par des considérations beaucoup plus terre à terre, bien instructives sur le comportement de l'homme et son fonctionnement face à sa propre ligne de conduite en réalité pleine de faux semblants ! Tout le tiraillement entre la raison et l'intellect face à la pulsion, est ici une excellente leçon que le réalisateur traite avec son savoir-faire si particulier pour nous enchanter simplement... Un peu dans la veine de "Match Point" ou du "Rêve de Cassandre", la gravité de la vie nous est montrée avec légèreté, espièglerie, en somme toute la patte de Woody Allen dont il a le secret !
N’étant pas un fan absolu de Woody Allen, j’avoue que cet opus est parmi ceux qui me réconcilient avec un réalisateur qui s’est visiblement bien amusé à tricoter ce genre d’intrigues pseudo-existentielles, pour un prof de philo légèrement sur la touche et qui voit son destin basculer le jour où une discussion de bistrot le ramène à la vraie vie. Ce qu’il en fera est autre chose, mais Woody Allen, le scénariste cette fois joue avec malice sur des tableaux divers, où la noirceur n’est que palabres, et le thriller, un placebo. Un amalgame de circonstances qui paradoxalement se révèle dans un dépouillement scénique total, bien agréable. Joaquim Phoenix et Emma Stone forment un excellent couple, contre-nature. Des interprètes de première urgence. Pour en savoir plus
Tout a déjà été dit. Un " bon" Woody Allen , mais très loin de ses meilleurs . Par contre le duo J.P et E.S est particulièrement intéressant . À voir un dimanche gris et froid .
Scénario bancal Comme si un professeur reconnu de philo tuait un juge parce qu il a entendu ,par hasard, à la table adjacente dans un café des propos d une femme critiquant ce personnage. Encore un simple d esprit ,pourquoi pas mais un prof de faculté.Irrationnel jusqu à un certain point quand même Pas crédible
Un film rythmé, enlevé dans lequel hallen laisse à nouveau s'exprimer son génie créatif. Et ce jazz, et ce jazz, et ce jazz. Et ce jazz qui par la tonalité guillerette qu'il donne au film, souligne l'atrocité du sublime final que woody vous réserve. Ce mec a son univers, et chacun de ses films procure un plaisir toujours neuf. Le sommum de son génie est de nous permettre de nous attacher et de comprendre la psychologie complexe de chacun des personnages sans pour autant nous permettre de trancher.
Woody Allen est un veritable vigneron, parfois il produit des grands crus, parfois c'est du pinard.
Malheureusement ce dimanche soir, j'ai eu à faire à une mauvaise récolte. Nous sommes ici face a un Joaquin Phoenix possédé par l'esprit Allenesque, ses névroses et angoisses y sont, le discours existentialiste y est, le désir de s'exiler dans des contrées boboisées y est, le tout en revanche habillé d'une enveloppe bien plus sexy sous les traits de Phoenix, balafré au lèvre...
et au cerveau accessoirement.
Souvent le problème avec Woody Allen ce qu'il veut incarner tous ces personnages, faire transparaître sa personnalité et sa gestuelle. Certains se hissent vers un jeu de comédien au delà des prétentions du réalisateur, peu y échappent finalement.
La scène d'ouverture est une répétition du "college film" étasunien, désuète et cliché. Une musique d'ascenseur ou de téléphone en attente, rythme les scènes tournées avec une lumière rasante qui tue le peu d’esthétique du film.
Le scénario est bancal et se maintient comme un vêtement trop lourd sous de pinces à linge. Je me demande par ailleurs si la marque Gap a fourni le vêtements de tous les comédiens, entre le mélange hideux "t-shirt-sur-chemise" de Phoenix et le répertoire "robe d'été brodée par de petits mains bangladaises" que porte constamment Emma Stone, même cela fini par déranger le spectateur.
Ce film aurait aussi pu être intitulé ainsi:
"Souviens-toi… l'été dernier 3" "Chaperon rouge va à l'université" "Comment récupérer sa libido" "Tuer ne mène à rien de bon" "Cliché" "Cette pipe n'est pas un film"
Où s'est il envolé le génie de Manhattan? La saveur souple du New York en noir et blanc? Le charme d'Annie Hall? La puissance du réglage millimétré de la seule opéra d'Allen, Matchpoint? Où est-il passé le seveux jeu d'acteur de Cate Blanchett?
Si vous vous aventurerez tout de même à goûter ce vin, soyez prévenus, vous aurez un goût acerbe en bouche, c'est malheureusement un nectar trop madérisé et pâteux. Il s'agit, vous le devinez, d'un vin fatigué.
L’annonce me laissait espérer un film du niveau de « match point » ; on en est loin. On a d’abord droit à un exposé didactique de philosophes parmi les plus médiatiques et de leurs contradictions pour démontrer que la philosophie littéraire ne peut pas expliquer servir à réguler le monde réel. En découle le nihilisme, la déprime et l’impuissance sexuelle du professeur de philo (et de Woody ALLEN ?!), lequel pour retrouver l’envie de vivre , ne voit comme solution que pratiquer un crime « légitime » et parfait. Jusque là, le film était encore acceptable grâce à sa réalisation (rythme, interprétation, décors, ...). Mais, par la suite, depuis l'organisation de l’assassinat jusqu’à son élucidation puis la … chute tragique du film, tout est d’une platitude et d’une prévisibilité affligeantes, proches du ridicule.
Un film qui traite de la géométrie variable de la morale humaine de façon brillante. Le subtil jeu des acteurs nous prend totalement d'empathie pour les épreuves délicates qu'ils doivent affronter, ce film ne laissera pas votre humeur de marbre.
Si ce film n'était pas un "Woody Allen", il serait original. Donc il l'est mais un peu répétitif de la recherche du crime parfait comme Match Point et évidemment de la pointe de psycho et ici de philo. Se voit agréablement.
Le scénario est ingénieux et mené tambour battant par un duo d'acteurs en grande forme. Emma Stone talentueuse et séduisante (alors que dans Spiderman je n'avais pas vu son potentiel). Phoenix excellent comme à son habitude. Je recommande ce film plaisant est une réussite