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Hubert Guillaud
137 abonnés
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5,0
Publiée le 23 décembre 2019
Qu'est-ce qu'être une femme quand on est encore une enfant ? Comment conquérir sa liberté et échapper à la tradition qui dresse et dispose des corps ? La formidable réponse que livre Deniz Gamze Ergüyen dans son premier film, c'est de le traiter par la joie de vivre et la rébellion, pour ne pas se laisser dompter. Un film solaire, tourbillonnant, radieux, poignant, fougueux et lumineux. Un feu sacré à la liberté.
Quand c'est du cinéma venu d'ailleurs, c'est plutôt pas mal ces réalisations étrangères, ne connaissant pas assez l'histoire de ce pays, pour le situer sur une carte d'échelle du globe, il n'y a pas de problème pour les cultivés expérimentés, il faut absolument de l'intelligence afin de regarder le cinéma pour gens intelligents.
On apprend un peu de connaissance, d'instruction utile, donc soyons spectateur du monde qui nous entoure, ça sert à cela le cinéma avec l'aide nécessaire d'autres nations qui s'occupent assidûment côté production.
Une intrigue de sœurs d'une telle tristesse familiale qu'on y penserait au dénouement d'impatience, laissant une porte ouverte au vague, après tout ce déroulement, ce n'est que une fiction, il n'y a pas de romance. Non et c'est toujours le cas, ne soyons pas bête, liberté des chaînes contrariétés obligations conventionnelles, avis aux révoltés, cette réalisation contrarie tant que ça.
Un regard critique sur des mœurs d'un autre monde. Un sujet sensible et intéressant décrit dans une histoire dramatique et touchante. Un film qui entrerait bien dans des programmes culturels scolaires. A titre purement cinématographique, c'est un film relativement simple et sans véritables défauts. Il ne marquera pas nécessairement les esprits mais il aura le mérite d'exister.
Mustang de Deniz Gamze Ergüven (2015) décrit littéralement l'emprisonnement progressif de cinq jeunes sœurs par leurs parents (l'oncle et la grand-mère) après une fin de l'année scolaire trop joyeuse. La misogynie de la société turque, mise de côté par le système scolaire laïque, s'exprime alors avec une violence inouïe. Peut-être pas assez resserré (2h15) le film, très bien interprété par des jeunes filles bien choisies et bien dirigées, est un brûlot contre le patriarcat et le machisme promus officiellement depuis l'arrivée des sinistres intégristes de l'AKP en 2003, en contradiction avec les lois laïques qui fondent la république turque.
Film dramatique turcs L'histoire ce passe a 1000km d'Istanbul 5 jeunes filles élevée par leur grand mère vivent cloîtré dans une maison dans un petit village où la promiscuité garçon fille est très mal vu
Un très bon film, qui montre la difficulté d'être femme dans la campagne turque. La réalisatrice montre une société patriarcale et très archaïque pour des yeux occidentaux, avec un poids de la religion omniprésent. Un film sur la frustration d'une certaine jeunesse avide de modernité, porté par cinq jeunes actrices fantastiques. J'ai bien aimé la mise en scène soignée, qui laisse une certaine place au suspense notamment vers la fin.
J'ai trouvé les personnages extrêmement attachants et profond et l'histoire et très émouvante, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et ce film m'a bouleversé. Je le recommande vivement !
Cette version turc de " Virgin Suicides " est très touchante. Mustang suit la course à la liberté de cinq sœurs entre l’enfance et l’adolescence. Un long-métrage d’une grâce et d’une fougue lumineuse, à la fois questionnement sur la place et la perception de la femme dans la société turque et réflexion sur le passage à l’âge adulte. Il est donc un film cherchant à raconter ce qu'est une femme dans la société turque d'aujourd'hui, où sa place fait encore débat, alors que la remonté en puissance du patriarcat fait rage. Le film réussi à conjuguer toutes ses thématiques grâce à une parfaite mise en abime, et scène après scène, et ce jusqu'au dénouement, montre la dégradation progressive des libertés de ces sœurs. Les jeunes actrices sont crédibles et jouent leurs rôles à la perfection.
Cinq sœurs vont se retrouver cloisonnées dans une famille rongée par le conservatisme et les traditions. C’est le combat de leur émancipation que narre Deniz Gamze Ergüven avec l’aide de l’énergie de ses interprètes.
Mustang, Mustang, combien de fois ai-je entendu parler de Mustang. Et maintenant que je l'ai vu, je me demande pourquoi j'ai attendu si longtemps, pourquoi je n'ai pas emprunté le dvd quand l'occasion se présentait. Car la beauté est là. Sans grands artifices, simplement par la gravité de l'histoire, la réalité injuste et contemporaine des destins qu'elle raconte, la grâce des actrices, l'humanité de leurs personnages. Et cette humanité nous touche. Et nous marque à jamais.
Ce sont les premières scènes qui restent en mémoire: la liberté à tout prix, les provocations gamines, l'effervescence d'un corps pentacéphale qui part dans tous les sens et tout le bleu du monde... spoiler: Puis l'acmé, avec la sortie au match, la beauté des sourires, l'effervescence L'essence de l'été, la chaleur, la beauté du corps exposé, qui précède le corps caché, exhibé qu'en l'occasion du mariage: le désir, les frontières de plus en plus peremptoires et indépassables (qu'elles soient physiques ou morales), l'enfermement, la séparation, jusqu'à ce que le film lui-même ne se supporte plus et s'échappe.
L'ingrédient principal du film en fait sa petite faiblesse: en proposant un scénario fondé sur la répétition et la variation, il n'arrive que peu de nuances, et le temps se fait un peu long, malgré la beauté incontestable et la maturité de la psychologie qui se développe, les tiroirs qui s'ouvrent pour se refermer immédiatement empêche le film de sortir, comme une harmonie imitative: en développant les prisons, c'est le scénario lui-même qui s'enferme sur lui-même et qui se fait sa propre prison: la fin n'échappe que peu à ce phénomène.
Je l'ai vu en VOSTFR au cinéma, et bien laissé moi vous dire que j'ai adoré, les personnages sont attachants et la moral de l'histoire est plutôt profonde.
Fort, puissant. Sujet dur et pourtant il y a une certaine légèreté dans le traitement. La photo est sublime. Tantôt très éclairée tantôt dans la pénombre qui démontre le décalage des générations et des cultures. Bon film.
À travers ce portrait dur et sensible de cinq jeunes adolescentes évoluant dans une région reculée de la Turquie d'aujourd'hui, la réalisatrice franco-turque Deniz Gamze Ergüven dressait un portrait sans concession de son pays d'origine, dans lequel les droits des femmes sont fragilisés, notamment depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan au début des années 2000. Mais au-delà du propos parfois terrible, Mustang est aussi un film lumineux et plein d'énergie sur l'éveil aux premiers émois, une superbe ode à la beauté féminine, et un acte de foi sur la liberté et la possibilité de se rebeller contre une société patriarcale étouffante.