Au-delà des montagnes
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BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mars 2016
Un film qui a certes, énormément de qualités notamment esthétiques mais qui m'a personnellement beaucoup ennuyé... Je me suis laissé tenté après n'avoir lu que des critiques élogieuses ici mais surtout en me rappelant le super "Touch of Sin" du même réalisateur... Rien à voir! Mises à part quelques similitudes niveau mise en scène, J'ai même du mal à croire que ce soit Jia Zhang-Ke qui soit derrière la caméra ! L'interprétation est excellente, pas de problème là dessus, la mise en scène et la photo sont également quasi irréprochables mais, totalement étranger à cette culture bien différente, je trouve que le cinéma asiatique n'est pas facile à appréhender et ce, malgré mes efforts pour essayer de l'apprécier (un peu comme pour du Bollywood). Malgré quelques bonnes impressions comme "Touch of Sin" ou "Tel père tel fils" , ce cinéma-là ne me parle pas ( le plus spirituel "Cemetory of Splendour" ou "Still Water" et ) mais ceux qui ont peut-être un esprit plus ouvert que le mien devraient être satisfait... Personnellement, je l'ai trouvé long et ennuyeux.... Désolé!
Sandrine S.
Sandrine S.

23 abonnés 72 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2016
J'ai adoré !!! Très très très jolie histoire d'une famille chinoise au fil du temps, hier, aujourd'hui, demain. Bouleversant... <3 <3 <3
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 5 janvier 2016
Simple, voire simpliste, mais un film qui traite la relation avec une certaine pudeur et de la délicatesse, plutôt que la performance technique.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 janvier 2016
Encensé par les critiques !! c'est incompréhensible, pour moi: un mélo sans intérêt ni vraisemblance .
Très déçu car à part la qualité de la photo rien de satisfaisant.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 janvier 2016
Après le glaçant A touch of sin il y a pile deux ans Zhang-ke Jia revient déjà (de nouveau à Cannes, mais bredouille) avec sans doute le plus beau mélo de cette année qui s'achève. C'est simple, il y a peu de choses à dire : c'est splendide d'un bout à l'autre. Sur près de trente ans, il nous conte l’histoire déchirante d'un trio amoureux se transformant en drame familial. C'est subtilement écrit, brillamment mis en scène, magistralement interprété (femme et donc habituée du réalisateur, Zhao Tao est formidable, à voir aussi dans le très beau La petite Venise). Telle l’image qui s’élargie au fur et à mesure d'un récit qui prend de l'ampleur, notre émotion grandit. Une histoire de temps qui passe, d'erreurs, de choix, de regrets. Au-delà des montagnes est aussi beau que mélancolique, aussi réussi sur la forme que sur le fond. Il ne faut pas le rater, c'est l'un des rares chefs d'oeuvres de 2015. Magnifique.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 896 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 septembre 2019
Zhang-ke nous avait subjugué début 2014 avec l'explosif A touch of sin. Film jamais montré en Chine à ce jour...Il récidive en moins violent, mais avec une réussite autant convaincante dans le genre romance.

Il tourne en partie dans sa ville natale, un petit village de 350.000 habitants, du coup, on peut trouver des endroits qui ne sont pas bourrés d'une foule compacte! Il fait tourner sa femme, Zhao Tao, insouciante, libérée à l'image de son pays dans les années 90, héroïne involontaire d'un triangle amoureux à trois qui ne peut tourner rond...par définition.

Zhangke a écrit le scénario et parle probablement un peu de lui, des tensions énormes qui traversent une Chine en plein mutation, et qui ne font que commencer: migrations internes ou émigration vers l'Australie, réussite capitaliste ou vie campagnarde, populations qui ne parlent pas la même langue (les sous-titres peuvent nous faire oublier que si nous on comprend tout, ce n'est obligatoirement le cas entre certains des protagonistes!). Ses acteurs sont épatants, il les cajole et leur fait donner le meilleur d'eux-mêmes.

Film sur l'amour filial, sur l'amour tout court, sur le temps qui passe. Les thèmes sont universels, et par certain coté, la vie quotidienne des chinois ne nous parait plus si mystérieuse.

Zhangke est un créateur, ose des oppositions fortes entre musiques discos et ritournelles traditionnelles, et nous change le format de la pellicule durant le film (pour élargir notre vision?), insère des extraits de films qu'il a tourné il y a quinze ans en Chine.

Derrière l'histoire, il y a des signaux à découvrir, des interrogations restées en suspens, une vraie mine ( pas de charbon celle là!) qui donne au film une solide structure et on comprend mal qu'il soit passé à coté du palmarès à Cannes cette année. A l'inverse de Dheepan, je lui souhaite de survivre à l'épreuve du temps, il le mérite largement.

"Vérité en-deçà des Pyrénées, erreur au-delà" disait Pascal, voilà qui s'applique aux montagnes de la province du Shanxi. Allez voir ce qui se passe de l'autre coté de la muraille, vous ne le regretterez pas.
Décembre 15
Deuxième vision en petit écran. je ne retire rien à la première impression, sauf à souligner la grande palette d'expression de Tao Zhao: décidement une très grande actrice, qui crève l'écran durant la première partie. Un film de garde, décidément.- TV2 septembre 2019
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 janvier 2016
"Au-delà des montagnes" n'est pas un film chinois, c'est un film universel qui raconte les méandres amoureux et familiaux de plusieurs personnages entre 1999 et 2025. Filmé à la manière d'une rivière comme le Fleuve Jaune, omniprésent, contre lequel la jeune héroïne, Tao, enfonce la voiture de l'homme qu'elle va épouser au détriment du pauvre Lianzi, le long-métrage traverse plusieurs continents, plusieurs époques, plusieurs générations et plusieurs destins. L'amour, le pouvoir, l'argent, et la famille règnent en maîtres dans cette fiction dense, pareille à une tragédie grecque. Toutes ces humanités, tantôt heureuses, tantôt malheureuses, s'aguerrissent aux peines d'amour, et tentent de survivre à la solitude profonde qui les hante. La longueur apparente du film n'est pas du tout un problème. Le réalisateur prend au contraire le temps de regarder ses personnages douter, évoluer, et grandir sans jamais alourdir les dialogues. Le rythme est juste, et échappe à la tendance parfois des films chinois à l'immobilisme ou à l'ennui. Le spectateur est emporté dans cette grande saga, généreuse, où de toutes façons il aura l'opportunité de se reconnaître dans un geste, une parole, un caractère. L'amour est universel et le réalisateur réussit à créer une émotion qui transcende les cultures et les âges. En cela, cette œuvre magnifique est une nécessité poétique et psychologique dont aucun spectateur ne devrait sortir indemne.
colombe P.
colombe P.

144 abonnés 695 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 janvier 2016
J'aime beaucoup les films chinois en général.
Celui-ci est sensationnel et bouleversant.
Cela a été un plaisir de suivre l'histoire de cette femme de 1999 à 2025.
Par ailleurs je souhaite ajouter une précision : une personne a écrit que ce n'est pas logique que le garçon né en 1999 puisse avoir 7 ans en 2014.
Effectivement. Sauf que le garçon n'est manifestement pas né en 1999. Petit rappel : l'histoire débute en 1999 oui et ses parents vont se marier cette année là voire l'année 2000.
Mais si le petit garçon a bien 7 ans en 2014 cela veut tout simplement dire qu'il est né en 2007 ! Ils n'ont pas eu leur fils tout de suite après leur mariage mais plusieurs années après.
C'est simple à comprendre pourtant.
Arn. A.
Arn. A.

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2016
Une immersion dans le culture chinoise. Une réflexion sur l'amour et l'amour filial.
Avec une troisième partie un peu longue...
Bon film, à voir.
va A.
va A.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 janvier 2016
Première et deuxième parties superbes, en Chine, format carré car il n'y a de la place que pour deux, puis 16/9 quand la famille s'agrandit... mais troisième partie en Australie très mauvaise. Donne l'impression d'avoir été réalisé par une autre équipe. Scénariste compris. Comedien de la troisième partie insupportable. Symboles grossiers. Fin qui reprend la même image que le début mais de manière ridicule.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 janvier 2016
Jia Zhang-Ke change de registre. "A touch of Sin" était inconditionnellement violent. La barbarie de la contrée chinoise laisse sa place à une autre forme de violence : conjugale et sociale. La scène d'ouverture est assez ridicule je dois dire, pour ensuite rentrer dans cette épopée en trois séquences. Les scènes sont belles et justes, mais je n'y crois pas. Le cinéaste chinois à la chance d'avoir un très beau cadreur, certains plans sont saisissants. Et si on veut être tatillon, un fils qui naît en 1999 ne peut pas voir 7ans en 2014.. Après je dis çà, ..
Extremagic
Extremagic

80 abonnés 484 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2016
Alors c'est le premier Jia Zhang-ke que je vois et j'avais assez hâte de le découvrir en plus le film avait l'air pas mal du tout même si j'étais pas trop convaincu par l'idée de développer toute une partie sur 2025 mais c'était le discours politique qui m'intéressait à la base. Alors finalement en sortant du film je me dis que je suis déçu de ne pas avoir toute une partie sur l'enfance de la mère... mais bon je dirais qu'on s'en fout un peu un sens (c'est juste moi et mes délires). Le film m'a pas mal énervé, j'avais envie de me barrer de la salle à plusieurs reprise tellement les personnages étaient insupportables. Bon il faut dire que le film est assez caricatural en un sens, on a cette critique du capitalisme mais là on arrive au stade de l'absurdité et ça ne m'a pas vraiment fait marré que le père appelle son fils Dollar en un sens ça me débectait plus qu'autre chose et il y a eu plein de scènes comme ça, assez lourdes. De même que la femme est à choisir entre le prolo de base qui bosse à la mine et qui va crever d'un cancer des poumons ou le chef d'entreprise qui va se faire des couilles en or avec de l'argent placé en bourse, j'ai trouvé que c'était trop facile. Mais disons que si les deux personnages masculins sont des imbéciles, jaloux et prétentieux, se la jouant patriarcal en voulant tout imposer et contrôler sans se remettre en question je veux bien que ce soit vrai et sincère mais je ne supporte pas, ça me fout direct en rogne, d'autant plus que je suis très conscient que ça existe. Par contre j'espérais que la femme soit plus forte, qu'elle les envoie bouler quand c'est nécessaire mais non. On ne sait d'ailleurs pas vraiment comment elle en vient à se marier, parce que moi son keum après son chantage je lui aurais foutu une paire de torgnoles et il m'aurait pas revu de si tôt. Même chose ensuite quand son gamin vient, tu parles d'une mère... enfin tout son comportement me mettait hors de moi, j'en pouvais plus de la voir se comporter comme ça d'autant plus que les 3/4 des choses ne sont pas expliquées. Même si j'ai trouvé très juste tout les reproches qu'elle lui fait sur son éducation et tout, le fait qu'il parle une autre langue, ça me parle pas mal mais on est du point de vue du gamin et en même temps on ne connaît rien de ce gosse, on s'en fout de lui... Enfin bref, tout le discours sur cette déshumanisation due au capitalisme m'a pas mal indigné et je déteste ça... genre vraiment, parce que l'indignation ça marche très facilement avec la caricature. Alors forcément j'ai mis du temps à vraiment apprécier le film et puis contre toute attente c'était toute cette partie dans le futur imaginé qui m'a vraiment plu. Alors tout son délire d’imaginé l'évolution de la société et de la technologie, je dirais que c'est pas mauvais mais pas vraiment utile et un peu lourd, pas très subtilement emmené et enfin on a des relations humaines, mais des belles, des puissantes, le père avec son fils, avec sa prof, tout ça est très beau et très bien dosé. Et puis enfin on a cette scène finale avec la mère qui repart dansé sur les musiques de sa jeunesse, j'étais à deux doigts de pleurer tellement c'était beau et intense, mais je pense que le film ne me l'a pas permis, je n'étais pas assez attaché au personnage qui ne faisait qu les mauvais choix, qui avait les mauvaises réactions, je peux comprendre ça mais forcément j'étais pas assez proche d'elle, j'en aurais voulu plus et c'est les deux heures de film derrière moi qui devaient me les donner, mais qu'on ne vienne pas me faire croire que le gamin n'a jamais voulu voir sa mère, ne s'est jamais posé de question, comme si l'un et l'autre n'avaient rien fait pour se retrouvé. Et puis cette scène n'aurait pas du durer aussi longtemps, juste le temps de te faire vibrer et... noir. Je pense qu'il aurait été beaucoup plus fort aussi de rester dans le plan rapproché que d'avoir un plan large sur le lieux alors qu'on devine où on est et que d'autre part on s'en fiche, le lieu n'a pas tant été mythifié que ça, en tout cas pas assez à mon goût. Bon voilà je pinaille mais forcément je ne suis pas rentré dans le film. Alors qu'on se le dise c'est pas mauvais je suis juste déçu et je n'ai aimé que la troisième partie. Ca m'a bien fait bizarre tout de même d'avoir le titre du film en plein milieu. Et puis il y a plein de scènes bien comme celle dans la voiture où ils roulent de nuit, j'ai ressenti comme une sensation toute enfantine des longs voyages automobiles de nuit. Mais trop de choses m'ont énervé et trop peu sont expliquées sans parler de l'aspect caricatural du discours politique qui a au moins le mérite d'être clair de dénoncer certaines vérités.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 janvier 2016
Film magnifique et bouleversant.
Une petite remarque : un internaute écrit que quelquechose n'est pas crédible dans ce film, il dit que le chien acheté en 1999 se retrouve vieux en 2014 puis jeune et fringant en 2025.
Je voudrais apporter la réponse pourtant évidente : au départ en 1999 l'héroïne a acheté un chiot que l'on voit évidemment vieux en 2014. Ensuite le chien que l'on voit en 2025 ce n'est bien entendu pas le même chien ! L'autre étant mort entre-temps, l'héroïne qui aime manifestement cette race de chiens (labrador), a souhaité acheter le même.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 janvier 2016
Un film digne de ce nom, à la fois très touchant et chaleureux qui nous fait entrer dans une atmosphère tout à fait exceptionnelle, une fois plongé dedans on n'en sort plus. Un père obnibulé par le fric et une mère très à l'écoute et très émotionnelle montre une belle image de la femme. J'ai été un petit peu déçu par la fin mais le reste du film étant simplement magnifique je ne peux que tirer mon chapeau et mettre 5 étoiles!
Et sinon petit bémol pour les placements de produit Apple qui reviennent fréquemment...
Anne M.
Anne M.

85 abonnés 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 janvier 2016
Le film se déroule sur trois époques, de 1999 à 2025, d’abord en Chine, pour finir dans une province australienne aseptisée.

Il raconte les destins croisés de trois personnes, un triangle amoureux, une femme, deux hommes, il raconte un choix peut-être mauvais, la naissance et l »histoire d’un enfant, des relations qui se délitent.

Le héros de ce film est surtout le temps qui passe, dans une Chine à l’industrie déclinante prise dans la finance, avec une conclusion magnifique.

Je n’ai pas vu le temps passer, le film est pourtant long. Il reste une saveur de nostalgie, relayée par la chanson récurrente en cantonais qui accompagnait le passage en l’an 2000 au départ.
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