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F. M
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0,5
Publiée le 18 mars 2020
Dommage d'avoir donné à Polanski une récompense pour un de ses plus mauvais films. C'est pompeux, ennuyeux, surjoué. Pourquoi avoir fait de Dreyfus ce personnage ridiculement grimé, raide, deshumanisé. E. Seigneur joue affreusement mal. Dujardin fait ce qu'il peut mais il peut peu.. comme d'habitude. A éviter.
Si derrière le cadre, la poussière, devant tout est passionnant. Malgré les connaissances d'une telle affaire qui entacha la France et son armée, cette visite guidée est captivante en tout point. Décors et cotumes somptueux.
Très documenté, froid, huis clos permanent, pas de focus (ou trop peu) sur l'avis de la population, allers-retours pénibles, interprétations qui font le travail, sans plus. Au final, pour moi, 2.5/5 !!! (surnoté).
Alors tout ce tapage pour ça ? Commence très bien, super image, belle réalisation..... On tombe très vite dans la prise de tête, le complot... Dommage au final que ce pédophile notoire de Polanski ait gâché une aussi grande page d’histoire.
Si J’Accuse a fait couler beaucoup d’encre, ce n’est, semble-t-il, pas tant en raison de sa valeur intrinsèque que pour ce qu’il représente dans le paysage culturel et médiatique, soit un film relatant d’une erreur judiciaire réalisé par un homme lui-même victime d’une défaillance de la justice. En effet, dans les deux cas, le procès était le prétexte à une condamnation-spectacle destinée à susciter la haine envers le coupable (Polanski) ou le suspect (Dreyfus). Et c’est cette dimension spectacle de la justice qu’interroge le film, un spectacle qu’il prend soin d’assombrir, de maculer de taches, saisissant parfaitement une époque marquée par la décadence. La fin de siècle est à l’image du bureau dans lequel travaille Picquart une fois promu lieutenant-colonel : un espace clos muni d’une fenêtre qui ne s’ouvre pas. Les lieux sont confinés, ça pue le renfermé, on y étouffe. C’est là pourtant que gît la vérité, écrasée sous une omerta institutionnalisée telle la cigarette, en gros plan, dans le cendrier. Le corps est plein de pustules et convulse dans son lit, le visage est gonflé d’obésité, les barbes et les moustaches collent à la peau, sales souvent. Roman Polanski compose une œuvre gangrenée, souffrant des mêmes maux que le microcosme militaire et, plus largement, que la société de la fin du XIXe siècle. Face à elle se dresse Picquart, toujours impeccable sur lui, droit et soucieux de « faire son devoir » : il incarne la rigueur, la soumission à la justice tant que celle-ci se subordonne à la vérité des faits. J’Accuse prend ainsi la forme d’un thriller paranoïaque où le surveillant se retrouve surveillé, où l’innocent devient coupable, où les preuves apparaissent et disparaissent, sont publiées ou falsifiées. La partition musicale signée Alexandre Desplat, en retrait, n’intervient qu’à de rares occasions et marque la marche de l’Histoire : la répétions d’une même note a quelque chose de machinal et semble traduire musicalement le rythme de l’imprimerie qui immortalise, noir sur blanc, l’évolution du procès. J’Accuse est donc, avant toute chose, un film d’ambiance, une immersion dans la décadence ainsi que l’acte de foi que place le cinéaste dans le rétablissement de la vérité et son triomphe final, coûte que coûte. Cette qualité ne doit pas toutefois divulguer les nombreuses disgrâces dont pâtit le film : si sa photographie est soignée et bénéficie d’un beau travail de la lumière, le recours au filtre sépia confère à l’une des séquences une impression de fausseté et d’amateurisme, de même que les fonds verts, surtout à la fin du long métrage, s’insèrent mal avec les prises de vue réelles, donnant lieu à une image hideuse. La direction d’acteurs, souvent excellente, demeure inégale : Jean Dujardin impressionne et trouve là l’un de ses meilleurs rôles ; on ne peut pas en dire autant d’Emmanuelle Seigner dont les dernières scènes frôlent la caricature ou de Melvil Poupaud, guère convaincant en Fernand Labori dont il exagère les traits et la diction. Certaines approximations verbales sont également dommageables, notamment l’emploi du verbe « réaliser » pour « se rendre compte », fléau contemporain issu de la langue anglaise mais encore inconnu de la langue zolienne. Des disgrâces pour un film qui traite de la disgrâce, dirions-nous. Il n’empêche qu’elles désamorcent en partie la virtuosité de J’Accuse, virtuosité essentiellement tonale – le film figure fort bien la décomposition d’une société par le prisme de l’institution militaire.
Content après toutes les polémiques d'avoir vu le film, car je connaissais peu cette histoire, dans les détails. Un excellent film sans être un chef d'oeuvre, mais il méritait bien sur l'attention du public. Tranquillement chez soi, on pourra finalement faire sa propre opinion, en s'éduquant un peu sur cette épisode honteux d'une France divisée plus que jamais en deux.
Un grand film servi par une pléiade d'excellents acteurs et une mise en scène remarquable. La reconstitution méticuleuse de cette fin de 19ème constitue un plus indéniable !!!!
On n'avait pas vu aussi bon film de Polanski depuis The Ghost Writer. Même si la fin est connue, on se laisse facilement emporter par cette histoire très bien menée et décrite par le réalisateur.Les dialogues sont bien écrits également. Film d'époque très bien reconstituée, film historique, film de procès avec suspense, thriller politique et dénonciateur de l'anti-sémitisme de la fin du 19è siècle. Les acteurs sont tous excellents, en première ligne Jean Dujardin en défenseur droit dans ses bottes et Louis Garrel en Dreyfus meurtri dans sa chair et son honneur. On retrouve comme second rôle Vincent Perez, Denis Podalydes, Matthieu Amalric et Emmanuelle Seigner (seule rôle féminin) entre autres, plus un caméo de Polanski lui-même ( à vous de le retrouver). Le message du film est au service de l'histoire et on ne s'ennuie pas un seul instant. Ce film méritait bien un César !!
LE meilleur film français de 2019 tout simplement, et tout ce qu'on peut lire ou entendre ne changera rien à cette inévitable vérité. Que voulez-vous reprocher à un film superbement mis en scène, parfaitement maîtrisé de bout en bout, avec une histoire vraie super prenante illustrée par des acteurs justes parfaits (Dujardin aurait bien mérité un César pour sa prestaion !). Complice ? Ouais, et j'irais même plus loin : je suis coupable....coupable d'aimer le cinéma, le VRAI !!!
Outre la polémique lié à son réalisateur, le film en tant que tel est plutôt bien réalisé. La distribution est vraiment bonne et la reconstitution des décors est soigné. Sûrement que plusieurs détails ne sont pas abordés ou seulement survoler mais le tous tiens la route sans réel temps morts. Plus que correcte dans l'ensemble.
Les premières secondes m'ont fait peur , mais l'immense talent de Polanski m'a une fois de plus entraîné dans une réalisation superbement travaillée. L'investissement de Dujardin dans ce projet d'un réalisateur contesté , colle parfaitement bien a son personnage rebelle en milieu hostile . Sa réaction d’après césar le conforte dans cette image. Il fallait avoir du courage ce jour là pour faire une déclaration droit dans ses bottes . Superbe film dont on ne sort pas tout a fait indemne , rien que pour ça il a atteint son but.
Relatant un fait historique, ce film use (et abuse) de flash back, on s'y perd au début puis ils opposent subtilement deux manières d'enquêter : l'une à charge, l'autre à pièces contradictoires. Une démonstration qui expose clairement jusqu'où peut aller l'antisémitisme, et ce n'était alors que le début, que "pipi de chat" par rapport à la suite...
Avec un souci du détail impressionnant, Polanski nous livre une version complète et passionnante de l’affaire Dreyfus via l’angle de l’officier Picquart, interprété par un grand Jean Dujardin. Tout est excellent, comme souvent dans le cinéma de Polanski ; le scénario, la mise en scène, le contexte historique, la musique, les décors et costumes… Il manque, je pense, un peu d’envergure a ce film dans le sens où il ne traite que rapidement de l’écho social et populaire de cette affaire, qui a pourtant mis le feu a la société française de l’époque, coupée en deux pendant près d’une décennie.
une reconstitution minutieuse d'une affaire qui ébranla le monde politique et militaire de la fin du XIXème siècle. un climat tendu et la conviction de Picart, personnage fort porté par J. Dujardin, rendent cette enquête jusqu'au procès, intéressants et passionnants à suivre.