Flop en 2003 ayant mis à mal le studio l'ayant produit, "Le Libertin" n'aurait jamais dû sortir en salle. Un film avec un telle identité, voire une telle originalité, ne peut attirer un large public. Une sortie DTV aurait été beaucoup plus adaptée.
Il faut dire qu'il y a de quoi être déconcerté par le film de Gabriel Aghion. Les répliques sont très théâtrales, tout comme le jeu des acteurs qui sont dans une exagération permanente. Cela provient du fait que ce soit une libre adaptation de la pièce d'Eric-Emmanuel Schmidt.
Si cela a pu m'effrayer dans un premier temps, j'ai fini par aimer cette grandiloquence et me prendre au jeu. Si vous êtes dans ce cas là alors les répliques du film pourront être un délice et le jeu des acteurs auront un côté doucement anachronique : un tel jeu n'est plus permis au XXIème siècle et pourtant, c'est ce qui fait le charme de ce film.
J'ai aimé ce classicisme qui se mélange à une certaine vulgarité (Josiane Balasko en marquise boulimique, Arielle Dombasle en adepte du cunnilingus ...).
En outre, et pour ne rien lui enlever, c'est un casting 5 étoiles qui nous est proposé là : Vincent Perez, Michel Serrault, Fanny Ardant, Josiane Balasko, Arielle Dombasle, Audrey Tautou, Vahina Giocante, Bruno Todeschini ...
"Le Libertin" est donc un OVNI dans le cinéma français mais c'est tellement rafraîchissant lorsque l'on rentre dans le jeu !
On se sent mal à l'aise pour les acteurs et actrices, obligés de s'humilier dans des scènes dont l'humour si graveleux mettrait mal à l'aise Max Pécas. Fallait oser la scène porno gay avec de la techno dans un film sur Diderot. D'ailleurs Diderot joué par Vincent Perez... Enfin bon... La prochaine fois pensez à engager un directeur de la photographie ; et aussi la prochaine fois pensez à ne jamais engager Fanny Ardant.
Vincent joue a merveille se rôle décalé dans une époque très courtisé , on s'en amuse et le thème un peu coquin reste un point très rigolo.La réalisation représente avec brio le scénario et les décors et costumes marque l'époque dans laquelle le film se déroule.Les dialogues tournés au second degré mélangeant ancienne et l'époque moderne tourne au n importe quoi mais on adore !
Le style est plutôt sympa mais le film manque de continuité, c'est putôt une série de schetchs assez inégaux qui s'emboitent, avec des moments excellents et d'autres très faibles. Les prestations de Serrault et Balasko en particulier sont assez décevantes, au contraire j'ai été agréablement surpris par Perez et Lombasle, Ardant est parfaite même si son rôle tranche par rapport à l'angle du film.
Non ce film n'est pas vulgaire, il est tout simplement génial, avec de très bons acteurs, qui savent jouer qui savent donner la vie à un film! UN FILM A VOIR ABSOLUMENT, tant d'un point de vue historique que d'un point de vue de divertissement!
A part Perez qui cabotine un peu et quelques presences inexistantes d’acteurs ou d’actrices, c’est un chef d’oeuvre à voir et à revoir (on comprend certains clins d’oeil qu’en le revoyant)... Balasko Dombasle Ardant sont sublimes les dialogues percutants et cultes... Et les anachronismes presents sont delectueux. Mention spéciale sur les contradictions de Diderot pertinament présentés par Fanny Ardant la gouluterie de Josianne Balasko et la nymphomanie d’Arielle Dombasle!!
S'il faut bien reconnaître une chose à ce "Libertin", c'est l'audace. En effet, on ne peut qu'apprécier cet aspect très peu conventionnel et même assez corrosif si rare dans le paysage cinématographique français, qui plus est pour un film se déroulant au XVIIIème siècle. Hélas, Gabriel Aghion est un réalisateur vulgaire, et il le montre à nouveau de manière assez rance. Car que de grossièretés et de dialogues graveleux du plus mauvais effet, certaines scènes "dénudées" étant carrément du plus mauvais effet. On pourra alors s'amuser de quelques répliques de ci de là, les acteurs sauvant un peu les meubles (particulièrement Josiane Balasko et Michel Serrault, tous deux excellents), mais c'est bien le goût désagréable de cet humour lourdingue et salace qui prend en définitive le dessus sur le (petit) plaisir que l'on pouvait ressentir de temps à autre. A éviter.
En voilà un film qui fit grand bruit à sa sortie ! La plupart des gens ne s'en rappellent sans doute pas d'ailleurs, mais entre la brochette d'acteurs, son propos et la nudité qui le compose, "Le Libertin" à surtout essuté une sacré volée de bois vert sur le postérieur ! Les critiques n'étant pas franchement ditirambiques. Cela dit, j'aime bien laisser une chance aux films que la critique casse sur des pretextes falacieux ou parce que c'est de bon ton... Bref, une décennie après, quid de ce libertin ? Une pochade grossière et ridicule (rien à voir l'excellent film du même nom...) à peine digne d'un film de Max Pecas ! Sans rire, je parlais plus haut de la palette d'acteur, mais il faut savoir que cette dernière fait toute la gamme allant du plus mauvais au plus...eux...meilleurs, mais dans un autre film ! Tous sont aussi bêtes et risibles que le sujet qu'ils déservent avec brio. A savoir, la lutte entre les grands principes éthiques qu'un Homme peut revendiquer et leur application dans sa propre vie. Diderot est ici bouffon, se bornant à vociférer une caricature de lui-même en courrant la queue à l'air après le moindre jupon, et sans intérêt, puisque toute sa philosophie lui vient d'une Fanny Hardan peu convainquante en penseur sage et objective. On se demande même si il s'agit du personnage principale puisque le reste du film n'est qu'un étalage des pratiques plus ou moins perverses et faussement choquantes de ses hôtes qui, pour le coup, semble tout de même plus libertin que lui ! En gros, Balasko est une poubelle qui bouffe tout le temps et se fait masser le scrotum par son eunuque, et Domballe à toujours une langue dans la culotte... Et on a les même scénes pendant 1h30 ! Ce n'est même pas choquant ou émoustillant, c'est juste naze. Et que dire de la critique ridicule des censeurs épiscopaux, puisque les critiques sont plus sots que les critiqués... Un comble ! Bref, c'est encore une fois bien-pensant, mais là, ça rate tellement le coche, qu'aucun argument ne pourrait le sauver... Un film symptomatique des années 2000, avec des acteurs épileptiques et hystériques, un scénario bien-pensant bobo-hippie, une réalisation batarde et lourde. Ah oui. C'est forcément un film français...
J'avais pourtant hate d'aller voir ce film car j'aime bien Aghion. Mais je ne devais peut-etre pas etre bien réveillé car je ne suis jamais rentré dans le ton du film. J'ai trouvé ça triste et grossier (pourtant il m'en faut + en général). Une pantalonnade qui aurait pu etre de meilleur qualité étant donné la qualité des acteurs ! Dommage