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    La Belle Promise
    note moyenne
    3,7
    68 notes dont 12 critiques
    répartition des 12 critiques par note
    1 critique
    6 critiques
    3 critiques
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    Votre avis sur La Belle Promise ?

    12 critiques spectateurs

    Jmartine
    Jmartine

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    3,0
    Publiée le 11 juin 2015
    Film palestinien réalisé par Suha Arraf, qui présente un aspect inattendu de la Palestine…les sœurs Touma sont les survivantes d’une aristocratie palestinienne, chrétienne, qui a perdu terres et statut social après la guerre des six jours de 1967…sans vraiment de ressources, elles s’accrochent à leur vie passée, dans cette grande villa de Ramallah, sous la tyrannie de l’ainée Juliette, qui veille à ce que ordre et calme règne dans leur maison, alors que la violence s’entend à l’extérieur…Juliette a du très tôt prendre en charge l’éducation de ses sœurs, ses parents étant décédés jeunes…les trois ont raté leur vie sentimentale, la seconde Violette en a développé une névrose , la plus jeune et la plus sympathique, Antoinette a elle aussi eu un amour que ses sœurs n’ont eu de cesse de détruire, le prétendant étant sans richesse ni statut social…arrive dans cette famille Badia, la nièce, sortie de l’orphelinat dont on apprend que le père, frère des trois sœurs Touma, était fantasque et original puisqu’ayant épousée une musulmane…ce qui lui a valu d’être exclu du caveau familial et de reposer dans une pauvre tombe sans entretien….la jeune Badia, jeune et jolie est dans l’insouciance de la jeunesse…les trois sœurs se mettent dans l’idée de l’éduquer à l’ancienne, français, piano, tenues élégantes…( les jeans et autres modernités sont brulés par la sœur ainée)., puis de lui faire faire un beau mariage…mais malgré sept enterrements et cinq mariages et une dizaine d’invitations à la maison, aucun prétendant ne se fait jour…d’autant que les jeunes des vieilles familles « convenables » partent aux USA….les quatre actrices sont remarquables mais le hui-clos étouffant et oppressant de ces femmes prisonnières de leur passé, finit pas nous étouffer nous-mêmes malgré quelques scènes d’une grande cocasserie, notamment quand les quatre femmes ultra habillées sortent dans la rue et se confrontent à la société palestinienne, telle que nous pouvons nous la représenter…. La fin irracontable est un peu bancale dans la mesure où nous quittons l’ambiance de conte cruel pour retrouver une réalité inattendue et glaçante …
    SebLefr3nch
    SebLefr3nch

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    2,5
    Publiée le 13 juin 2015
    Le cinéma palestinien regorge souvent de pépites. La déception s'y fait rare. Pour "La Belle Promise", c'est avec un sentiment mitigé que l'on quitte la salle. Une orpheline va vivre chez ses trois tantes célibataires qui l'accueillent sans joie et plus par obligation et dignité. Chaque tante est différente : l'une dirige avec fermeté, l'autre est dépressive et voit tout en noir et la dernière est pleine de vie et de compassion. Difficile pour la jeune femme de se faire une place mais elle y arrive petit à petit en étant disciplinée. Par dignité, et surtout pour s'en débarrasser, les trois tantes décident de la marier à jeune homme de bonne famille. Malheureusement, le cœur de l'orpheline en décidera autrement. L'histoire n'est pas incroyable. Quelques belles séquences nous font sourire mais ça ne va pas plus loin. Par moment, la réalisation est soignée. Mais dans l'ensemble, elle reste scolaire. Heureusement que les quatre actrices sont toutes convaincantes ce qui lève un peu le niveau du film. Ce film palestinien ne fera pas parti des pépites comme "Omar" et "Alata", c'est sûr.
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

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    1,0
    Publiée le 20 juillet 2015
    La femme, la romance et l'aristocratie. Arraf fait vivre son oeuvre comme il filme ses personnages : de manière rapprochée, douce et attendue, n'étonnant son public que lorsqu'il lui permet de souffler... Alors, enfin, les actrices peuvent dégager des expressions, relever la tête, parler de passés douloureux qu'elles préfèrent oublier ou de futurs qui n'ont pu se réaliser. Dix minutes dans lesquelles on peut retrouver une envie d'émouvoir et de progresser dans l'histoire. Le reste n'est que remplissage vite oubliable, car Arraf garde son style de réalisation unique pour filmer la détresse d'une jeune femme se retrouvant en proie avec des tantes sévères ou l'amour furtif. Au programme : conte revisité des milliards de fois mais qui ne peut jamais déborder du cadre son auteur l'interdit. mais où est le prestige et l'inventivité d'un "Blancanieves", la saveur âpre et désuète d'un "Tale of Tales" ou même la chaleur et l'animosité s'envolant de ces deux films pour nous rejoindre nous, spectateurs, et nous toucher au coeur? Alors, ne surprenant plus et terminant son bout de chemin dans une attitude poussive à l'extrême, Arraf ne fait qu'ennuyer, et ce jusqu'à un final avec un ton ironiquement cruel bien pensé, mais, arrivant sur un tas de défauts et d'os, ne se fait que peu remarqué... Triste.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,0
    Publiée le 14 juin 2015
    La première leçon considérable que nous offre ce film, c'est de nous montrer qu'on peut être arabe et chrétien. Et même plus encore qu'un arabe chrétien peut épouser et faire une fille à une musulmane. L'histoire se passe à Ramallah, en Palestine, en Cisjordanie, à quinze kilomètres de Jérusalem. La guerre des six jours tapisse l'arrière fond du film. Trois soeurs vieilles filles issues de la grande bourgeoisie recueille leur jeune nièce, qui a vécu jusqu'alors à l'orphelinat. Son père avait eu l'audace de prendre pour épouse une musulmane et lui a donné une fille. Ce film est magnifique et bouleversant, il nous expose comment on peut s'empêcher de vivre au nom de principes moraux, de maintien d'un rang social... Ces trois femmes et cette plus jeune fille, qui vient troubler leur vie, sont toutes magnifiques dans leurs rôles, parfois exemplaires dans l'horreur de ce qu'elles peuvent dire ou penser ou faire. Un film à voir à tout prix, qui nous montre la complexité des sentiments, la relativité des principes et l'empêchement auxquels ceux-ci conduisent.
    traversay1
    traversay1

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    4,0
    Publiée le 15 juin 2015
    Dans son travail de scénariste (Les citronniers), comme aujourd'hui, pour la première fois, de réalisatrice, dans La belle promise, la palestinienne Suha Arraf ne fait que parler d'isolement et donc d'occupation. C'est le cas dans La belle promise dont on percera aisément la symbolique cisjordanienne actuelle. Presque entièrement tourné entre les quatre murs de la villa Touma, La belle promise nous présente trois soeurs célibataires (ou veuve) issues de l'aristocratie chrétienne de Ramallah et restées cloîtrées et confites dans la tradition depuis la guerre des Six jours. L'arrivée d'une nièce orpheline, qu'elles vont s'obstiner à tenter de marier, va sérieusement troubler l'ordonnancement de ce gynécée aux rituels immuables. Plutôt que d'explorer une veine totalement dramatique, le scénario l'y inciterait pourtant, Suha Arraf installe un climat délétère où l'humour et la psychologie ont leur place. Les portraits de ces femmes sont particulièrement fins et la sensibilité et la délicatesse de la manière de la réalisatrice, quand le trait ne se fait pas cruel, participent à la réussite d'un film où les regards et les silences pèsent comme du plomb. Une belle oeuvre, triste et sentimentale, derrière son austérité apparente.
    velocio
    velocio

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    4,0
    Publiée le 12 juin 2015
    Nous connaissions Suha Arraf par son travail de scénariste auprès d'Eran Riklis dans "La fiancée syrienne" et "Les citronniers". Dorénavant, il faudra compter avec Suha Arraf en tant que réalisatrice, "La belle promise", son premier long métrage de fiction, étant, en la matière, ... une belle promesse. Ramallah : une jeune fille sort d'un orphelinat pour gagner une grande villa située dans les faubourgs de la ville. Badia Touma a perdu très jeune ses parents et les 3 sœurs d'Anis, son père, l'accueillent chez elles uniquement parce qu'elle n'est plus en âge d'être acceptée dans un orphelinat. Il faut dire que la famille Touma est une vieille famille de l'aristocratie chrétienne de Ramallah et qu'Anis, le père de Badia, avait commis l'affront de se marier avec une musulmane. Juliette, l'ainée des sœurs, gère la maisonnée avec la tendresse d'un adjudant-chef et elle ne se cache pas de montrer à Badia qu'elle n'est pas vraiment la bienvenue. Très vite, Juliette n'a qu'une idée en tête : marier Badia. Leçons de français, leçons de piano, rencontres de familles chrétiennes lors de mariages, d'enterrements ou en organisant des thés dans la villa Touma, tout y passe. Mais il n'est pas facile de trouver un célibataire chrétien dans une ville qui voit partir les jeunes de cette confession vers l'Europe ou les Etats-Unis. Difficile, pourtant, pour Juliette, d'admettre que l'amour n'a pas de religion. A mi chemin entre Tchekhov et Buñuel, "La belle promise" permet à Suha Arraf de faire une entrée remarquée dans la famille des réalisateurs. On remarquera que, pour une fois, un film palestinien s'écarte du contentieux avec Israël, même si on entend souvent le bruit d'un conflit comme fond sonore, pour s'intéresser à des relations entre palestiniens, avec sa population musulmane d'un côté, sa population chrétienne de l'autre. Il n'est toutefois pas interdit de voir dans l'enfermement que subit Badia une représentation de l'enfermement subi par les palestiniens, représentation dans laquelle Juliette pourrait être l'état d'Israël, Violet les Etats-Unis et Antoinette l'Europe.
    desiles ben
    desiles ben

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    5,0
    Publiée le 13 juin 2015
    Chef d'oeuvre que ce huis clos étouffant mettant aux prises une orpheline ayant la vie devant elle à ses trois tantes qui s'étiolent dignement et n'attendent plus rien de l'existence - si ce n'est un mariage arrangé pour leur nièce. C'est Tchekhov transposé à Ramallah mais à la mélancolie tchekhovienne s'ajoute une dimension morbide de sadisme et d'hystérie. Ces femmes sacrifiées n'entendent pas que leur nièce soit heureuse et leur cruauté dépassera l'imagination. Magnifique film psychologique et intimiste qui fait parfois aussi penser à des récits de réclusion oppressante comme "Adrienne Mesurat" ou "Mont-Cinère" de Julien Green. Le jeu des actrices est extraordinaire, leur thébaïde lugubre à souhait. On en frissonne...
    cyclo86
    cyclo86

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    4,5
    Publiée le 18 juin 2015
    J'ai été subjugué par ce huis-clos étouffant de femmes frustrées. Ne pas trouver ici un film sur le conflit israélo-palestinien, encore que... Cet enfermement, n'est-ce pas celui de toute une société palestinienne ?
    On est plus près ici de Visconti et de ses derniers films avec cette haute bourgeoisie ("aristocratie" ?) chrétienne condamnée par l'histoire, comme "Le guépard" sicilien...
    C'est bouleversant d'intensité et de vérité humaines. Chapeau !
    Elo U
    Elo U

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    3,5
    Publiée le 27 janvier 2016
    Il s'agit là d'un film intimiste, presque un huis clos, et il n'y a pas ni explosions ni poursuites en bagnole.
    Il y a même une forme d'approche quasi documentaire de la part de la réalisatrice, une petit côté "striptease" (l'émission sans indications en voix off pas le truc d'enterrement de vie de célibataire).
    Un film qui raconte comment ses trois femmes (dont une qui subit un peu plus qu'autre chose) se sont enfermées dans un carcan anachronique, comment elles refusent toute forme de modernité alors que la société a évolué, comment elles choisissent et s'imposent de vivre dans un passé et des traditions archaïques.
    Et le résultat est extrêmement intéressant avec des personnalités particulièrement fouillées, des rapports entre les personnages aussi complexes que vrais et des actrices fascinantes et inspirées.
    Un film très intelligemment réalisé et (...)
    La suite ici :
    conversation
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    3,5
    Publiée le 24 juillet 2015
    Film très sensible, très triste, très beau, mais je n'ai pas bien compris pourquoi il y a tant de différences entre Palestiniens chrétiens et Palestiniens musulmans.

    10/06/2015
    Shiraz.DZ
    Shiraz.DZ

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    4,0
    Publiée le 13 juin 2015
    Film très émouvant.
    Drame familial.
    On en apprend beaucoup sur la manière dont vivent les arabes d'Orient.
    J'ai beaucoup apprécié la fin du film.
    Tout est dans la gestuelle .
    Vraiment bravo au réalisateur.
    kris M.
    kris M.

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    4,0
    Publiée le 20 juillet 2015
    Dans ce film, on ne tombe pas dans le cliché habituel manichéen du conflit politique et on notera le beau jeu d'actrices !
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