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benoitparis
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5,0
Publiée le 17 août 2010
L’Atalante est peut-être le film auquel le qualificatif de réalisme poétique s’applique le mieux. Il n’a pas son pareil pour insérer des personnages (le père Jules) et des séquences (le bal) proprement magiques dans un milieu social modeste, un quotidien rude et confiné. Comme dans Zéro de conduite, cette magie est associée à l’esprit d’enfance. Le juvénile n’est jamais mièvre, il est la marque d’un essentiel sans fioriture - la curiosité, l’émerveillement, la jalousie, l’attachement amoureux, le manque charnel - traduit dans des symbole et une intrigue simples et limpides. C’est bien le film d’un homme pris par l’urgence, fauché par la maladie dans sa prime jeunesse.
Avec des images très belles et des réflexion percutantes le film est étonnant de vitalité. Michel Simon est encore meilleur que dans Boudu, si on peut ne pas aimer le film, on ne peut être que bluffé par son jeu à moins d'aimer la guimauve et le consensuel.
On le décrit comme l'ultime chef d'oeuvre de Jean Vigo et bien personnellement je n'ai pas trouvé pourquoi... A part quelques scènes et quelques plans vraiment bien trouvés, je n'ai pas du tout accroché au film... La prise de son est très mauvaise, ce qui fait que souvent on ne comprend pas ce qui est dit, le film manque clairement de rythme et m'a vite ennuyé, je n'ai pas trouvé l'histoire et les personnages passionnants.
Il y a dans L’Atalante une imagination foisonnante, qui culmine avec le rêve de Jean imaginant sa jeune épouse nager dans les profondeurs de la mer, en robe de mariée. Mais on pourrait citer de nombreux passages cultes de cette merveille visuelle et sonore, des boniments du camelot incarné par un acteur qui semble improviser (Gilles Margaritis), aux exhibitions du père Jules, dont le burlesque cinématographique est digne des frères Marx. Surnommé le « Rimbaud du cinéma » par Henri Langlois, Jean Vigo nous laisse avec L’Atalante l’une de ces œuvres uniques et magiques qui ont fait la réputation du 7e art.
Une jeune femme (Dita PARLO) décide d'épouser un marinier Jean DASTE) et vivre avec lui sur sa péniche en compagnie du père Jules(Michel SIMON).La jeune femme finie par sz lasser de cette existance et reve d'une vie aventureuse et citadine. Ce film de Jean VIGO ,décédé prématurément à 29 ans) est un chef d'oeuvre de surréalisme .L'interprétation est magistrale .Jean DASTE et Dita PARLO forment un couple torturé par la vie d'un naturel absolu pour le cinéma de l'époque . Michel SIMON est éblouissant dans son role de confidant et baroudeur-raleur au coeur d'or. Ce film est sorti muutilé à l"époque ,le sujet ne plaisant pas à la critique.La version actuelle n'a été reconstituée que bien plus tard pour nous livre cette merveille.
Le jeunesse a toujours préféré le torrent impétueux au long fleuve tranquille ; c’est ce que découvre Juliette qui, tout juste mariée, embarque sur la péniche de Jean. Vigo réalise un magnifique poème d’amour fou hanté par le spectre de la mort.
Le film a des airs de Pagnol. Revisité évidemment par un cinéaste qui choisit un ton presque burlesque voire iconoclaste. L'histoire d'un amour hésitant dans un lieu original qui voit Michel Simon camper un personnage farfelu qui aurait bien plu à Tati s'il avait été muet..... Parfois poétique mais assez étrange dans l'ensemble.
En septembre 1934, alors que Jean Vigo se mourrait d'une septicémie (il décédera le 5 octobre), ce sont ses producteurs qui ont pris la main sur le montage de L'Atalante. Craignant la censure qui avait déjà frappé Zéro de conduite, il ont mutilé le film, allant jusqu'à lui attribuer un autre titre, Le chaland qui passe, emprunté à une chanson populaire de l'époque. La version voulue par l'auteur ne verra le jour qu'en 1940 et sera plus largement diffusée après la guerre. Cette version donne à la fois dans le réalisme social (la vie des mariniers dans les années 1930), le drame amoureux (un jeune couple qui se déchire) et la comédie truculente (via le personnage du père Jules interprété par Michel Simon, personnage haut en couleur malgré le noir et blanc). Loin du surréalisme de Zéro de conduite, le film est toutefois parsemé de touches de poésie, de fantaisie ou de sensualité, qui témoignent de l'inventivité du cinéaste, de sa modernité et de sa liberté (audacieuse pour l'époque). Citons deux scènes de lit, en miroir, qui évoquent le manque charnel des mariés séparés ; le thème de l'eau associé aux visions de l'être aimé, qui se concrétise en une étonnante scène sous-marine ; ou encore le décor de la cabine du père Jules (véritable cabinet de curiosités, peuplé de chats), ainsi que ses tatouages. Le film doit par ailleurs beaucoup à Boris Kaufman (frère de Dziga Vertov) pour la qualité ou l'originalité des prises de vue. Côté sonore, c'est plus compliqué, les dialogues n'étant pas toujours bien audibles. Au final, L'Atalante séduit moins par son histoire, assez classique, que par sa tonalité stylistique, sa sensibilité à l'expression du désir et de la frustration dans le couple, ou de la complicité tendrement rugueuse entre mariniers.
On peut y trouver un intérêt historique, mais d'un point de vue cinématographique, c'est le néant. De nombreux réalisateurs avaient réalisé des merveilles quelques années auparavant. "L'atalante" ressemble à un film d'amateur ignorant de tout langage visuel.
Je suis très déçu, je m'attendais à une perle rare, quelque chose de beau et bucolique… Un truc qui déchire sa maman en somme. Et si je vois tout ce qu'on peut trouver génial dans ce film, j'avoue que ça n'a pas pris. Peut-être parce que le son de très mauvaise qualité m'a empêché de rentrer dans le film ? c'est possible. Après il y a pleins de scènes que j'ai trouvé pas trop mal, intéressantes, mais l'histoire du film je ne suis pas rentré dedans. Pourtant j'ai pas grand chose à lui reprocher. Du coup je ne sais même pas quoi dire, si ce n'est qu'il y a un réel sens de la poésie, qu'il y a des plans très beaux, mais que malheureusement je suis reste hermétique à tout ça. J'essayerai tout de fois de voir d'autres Vigo (ses courts métrages).
Jean Vigo n'a réalisé qu'un seul long-métrage, mais quel style pour ce film de 1934 ! "L'Atalante" est une romance particulièrement originale, autant sur le fond que sur la forme. L'ingéniosité de certains plans, quelques photographies talentueuses, mais surtout des idées de scènes remarquables (les chats, la marionnette, les tatouages, le jeu de dames etc...) qui viendront donner une âme au film pour enrichir la poésie qu'il recèle (ce n'est d'ailleurs pas pour rien que "L'Atalante" sera une référence pour des cinéastes tels que Michel Gondry ou encore Jim Jarmusch). Jean Vigo allie la simplicité de ses personnages avec l'originalité de ses scènes pour livrer une romance, à la fois comique et dramatique, unique en son genre.
Sitôt mariés, Juliette et le patron marinier Jean embarquent sur la péniche "L'Atalante" où les attend le mécano de bord, le père Jules (Michel Simon). Romantique, le voyage des deux amoureux ne restera pas un long fleuve tranquille. Considéré culte par les cinéphiles, "L'Atalante" de Jean Vigo est une histoire d'amour qui a parfois la grâce et la sensualité de la jeunesse de ses interprètes mais qui n'est pas en soi passionnante ou émouvante. Sa singularité provient de séquences saugrenues attachées à la personnalité loufoque du père Jules, un original dans son genre, entouré de chats et de souvenirs de navigation.; elle provient aussi d'images poétiques telles que les scènes d'ouverture où les jeune mariés, devançant les invités endimanchés, traversent la campagne en costume noir et robe blanche pour rejoindre la péniche. De ce film amoindri par une copie abimée, je garde le souvenir d'un père Jules truculent et fruste, et l'image romantique du jeune couple amoureux et bohème. Néanmoins, le sujet et la personnalité de Vigo m'ont moins touché que dans son "Zéro de conduite".
Film mythique surestimé par la courte vie de son réalisateur, sa photographie, sa poésie anarchique mais guère plus. Simon, en roue libre, ne fait que marmonner de façon inintelligible et le scénario n'est qu'un foutoir généralisé. Carné et Renoir ont fait beaucoup mieux.