L'Atalante
Note moyenne
3,9
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63 critiques spectateurs

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CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mai 2026
L’Atalante est une expérience étrange, fragile, parfois magnifique, parfois lassante, sur l’amour comme quelque chose d’instable et de fuyant. Jean Vigo filme un couple avec ses élans, ses frustrations, sa jalousie, son besoin d’ailleurs et cette peur très simple de perdre l’autre. Il ne se passe pas grand-chose, c’est vrai, et la lenteur crée parfois une vraie distance. Mais le film existe surtout par ses images, par cette façon de faire naître de la poésie dans le froid, la péniche, les corps fatigués et les petits riens du quotidien. La scène sous l’eau, avec Juliette qui apparaît comme une vision, reste l’un de ces moments où le film touche à quelque chose de pur. J’aime aussi beaucoup la tendresse de Vigo pour ces êtres en marge, jamais regardés de haut, mais à qui il donne une vraie grandeur. Michel Simon est éblouissant en père Jules, sale, drôle, tendre, excessif, comme si tout le désordre vivant du film passait par lui. L’Atalante avance un peu comme sa péniche : lentement, de travers, avec des creux, des fulgurances et des moments d’ennui. Je comprends qu’on puisse discuter son statut de mythe, peut-être renforcé par le destin tragique de Vigo, mort si jeune. Malgré ses limites, il reste dans ce film une liberté, une audace et une poésie concrète qui le rendent tenace.
ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mars 2026
Poème d’amour flottant entre réalisme et rêve, L'Atalante capte la fragilité du sentiment avec une grâce presque irréelle. Dans son dernier film, Jean Vigo insuffle au quotidien des bateliers une dimension lyrique, où chaque geste semble chargé d’une poésie secrète. La relation entre les amants, tiraillée entre désir d’ailleurs et attachement charnel, se déploie avec une sincérité bouleversante. Certaines images (le plongeon halluciné ou les errances nocturnes) touchent à une forme de pure magie cinématographique. De cette alliance entre trivialité et enchantement naît un chef-d’œuvre intemporel, d’une beauté et d’une liberté infinies.
Lilali_111
Lilali_111

5 abonnés 356 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 février 2026
"L’Atalante", aujourd’hui, n’est pas un film facile d’accès. Le premier obstacle, et non des moindres, est sa qualité technique : un son parfois inaudible, des dialogues difficiles à saisir, une image qui a mal vieilli. On pardonne volontiers ces défauts, inhérents à l’âge du film, mais ils rendent l’expérience de visionnage ardue.
Côté scénario, malheureusement, l’enthousiasme retombe vite. L’histoire suit un jeune couple : lui, marinier sur le bateau L’Atalante ; elle, prisonnière d’une vie monotone sur le chalutier, rêvant d’autres horizons. Le sujet est touchant, mais le traitement manque cruellement de profondeur. Peu d’émotions transpercent l’écran, et sans la présence magistrale de Michel Simon, qui sauve l’ensemble par son jeu, le film sombrerait dans l’oubli. Pourtant, le cœur du récit reste bien cette relation amoureuse… qui peine à convaincre. On a du mal à croire en ce couple, et l’histoire d’amour, au final, ne décolle jamais vraiment.
En somme, L’Atalante reste un film intéressant pour son époque et son ambiance, mais il ne transcende ni par son récit ni par sa mise en scène.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 septembre 2025
Jamais facile de se retrouver face à un film pareil. Pourquoi ? Parce qu'on en connaît tous la vie et surtout le destin tragique du père, ce qui fait que naturellement, on le voit bien meilleur qu'il ne l'est. Parce qu'en terme de film hautement surévalué, franchement, "L'Atalante", c'est quand même du sérieux. En terme d'histoire, c'est zéro. Les états d'âme d'une femme qui s'ennuie autant à la péniche qu'à la ville. Il existe de vrais grands films où il ne se passe rien mais qui fonctionnent, ce n'est pas le cas de celui-là. Dialogues faibles, auxquels il faut ajouter une piètre prise de son (la restauration n'y a rien changé) rendant la moitié des dialogues difficilement audibles. Et un jeu d'acteurs assez mauvais que même la truculence de Michel Simon ne peut compenser. Restent donc deux ou trois éléments de mise en scène qui laissent à penser que si Vigo avait eu le temps d'apprendre, il aurait pu avoir un style. La réputation de ce film, c'est une certaine presse qu'il l'a faite, les spectateurs les moins influençables auront eux un avis nettement plus mitigé et plus lucide par la même occasion.
QuelquesFilms.fr

353 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2025
En septembre 1934, alors que Jean Vigo se mourrait d'une septicémie (il décédera le 5 octobre), ce sont ses producteurs qui ont pris la main sur le montage de L'Atalante. Craignant la censure qui avait déjà frappé Zéro de conduite, il ont mutilé le film, allant jusqu'à lui attribuer un autre titre, Le chaland qui passe, emprunté à une chanson populaire de l'époque. La version voulue par l'auteur ne verra le jour qu'en 1940 et sera plus largement diffusée après la guerre. Cette version donne à la fois dans le réalisme social (la vie des mariniers dans les années 1930), le drame amoureux (un jeune couple qui se déchire) et la comédie truculente (via le personnage du père Jules interprété par Michel Simon, personnage haut en couleur malgré le noir et blanc). Loin du surréalisme de Zéro de conduite, le film est toutefois parsemé de touches de poésie, de fantaisie ou de sensualité, qui témoignent de l'inventivité du cinéaste, de sa modernité et de sa liberté (audacieuse pour l'époque). Citons deux scènes de lit, en miroir, qui évoquent le manque charnel des mariés séparés ; le thème de l'eau associé aux visions de l'être aimé, qui se concrétise en une étonnante scène sous-marine ; ou encore le décor de la cabine du père Jules (véritable cabinet de curiosités, peuplé de chats), ainsi que ses tatouages. Le film doit par ailleurs beaucoup à Boris Kaufman (frère de Dziga Vertov) pour la qualité ou l'originalité des prises de vue. Côté sonore, c'est plus compliqué, les dialogues n'étant pas toujours bien audibles. Au final, L'Atalante séduit moins par son histoire, assez classique, que par sa tonalité stylistique, sa sensibilité à l'expression du désir et de la frustration dans le couple, ou de la complicité tendrement rugueuse entre mariniers.
Dahrar
Dahrar

33 abonnés 152 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2024
On peut y trouver un intérêt historique, mais d'un point de vue cinématographique, c'est le néant. De nombreux réalisateurs avaient réalisé des merveilles quelques années auparavant. "L'atalante" ressemble à un film d'amateur ignorant de tout langage visuel.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 août 2024
Sitôt mariés, Juliette et le patron marinier Jean embarquent sur la péniche "L'Atalante" où les attend le mécano de bord, le père Jules (Michel Simon). Romantique, le voyage des deux amoureux ne restera pas un long fleuve tranquille.
Considéré culte par les cinéphiles, "L'Atalante" de Jean Vigo est une histoire d'amour qui a parfois la grâce et la sensualité de la jeunesse de ses interprètes mais qui n'est pas en soi passionnante ou émouvante. Sa singularité provient de séquences saugrenues attachées à la personnalité loufoque du père Jules, un original dans son genre, entouré de chats et de souvenirs de navigation.; elle provient aussi d'images poétiques telles que les scènes d'ouverture où les jeune mariés, devançant les invités endimanchés, traversent la campagne en costume noir et robe blanche pour rejoindre la péniche.
De ce film amoindri par une copie abimée, je garde le souvenir d'un père Jules truculent et fruste, et l'image romantique du jeune couple amoureux et bohème. Néanmoins, le sujet et la personnalité de Vigo m'ont moins touché que dans son "Zéro de conduite".
Clntra
Clntra

41 abonnés 270 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 juillet 2024
Un film poème qui traite de l'amour, du désir, de l'amitié avec une sensibilité qui prend aux tripes.
Vigo exprime un amour pour ses personnages qui ne sont jamais jugés. Un Michel Simon admirable, génial qui donne à cette histoire toute sa richesse. une direction d'acteurs avec une histoire d'une extrême banalité par la magie de la realisation ce film atteint le sublime
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 février 2024
Un mélodrame poétique au charme désuet des années 30 mais qui ne masque pas l'ensemble assez ennuyant.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 décembre 2023
Film mythique surestimé par la courte vie de son réalisateur, sa photographie, sa poésie anarchique mais guère plus. Simon, en roue libre, ne fait que marmonner de façon inintelligible et le scénario n'est qu'un foutoir généralisé. Carné et Renoir ont fait beaucoup mieux.
Président Bird
Président Bird

6 abonnés 181 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 décembre 2023
Très difficile à regarder: musique, comportements, dialogues…

Histoire réaliste moyennement intéressante, même s’il y a des éléments liés à l’histoire d’amour qui auraient pu être intéressants.

Rien de particulièrement notable dans la réalisation non plus, pas de choses marquantes. Par exemple, la scène où Jean plonge dans le fleuve et voit Juliette, ces plans en surimpression sont maladroits et n’ont aucune poésie.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 054 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 octobre 2023
Un chef d œuvre d un grand réalisateur qui est mort beaucoup trop tôt malheureusement. Une grande histoire d amour pur et simple sans chichi, avec ses hauts et ses bas.
Jean vigo nous laisse un film plein de poésie et d une certaine sensualité qui est surprenant pour l l'epoque.un michel simon immense comme d habitude.
François Huzar
François Huzar

10 abonnés 83 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 janvier 2023
Unique long-métrage de Jean Vigo, déjà mourant lors du montage, ce film possède un charme inouï. Au-delà de la sensuelle scène d’amour en montage parallèle – qui fut, on s’en doute, censurée –, il y a une grande liberté dans le ton. Vigo retrouve des accents du cinéma muet, avec notamment l’usage magnifique de la surimpression dans la scène du rêve aquatique. Michel Simon est merveilleux dans sa composition du Père Jules.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 décembre 2022
Même si les intentions poétiques se devinent, ce film incarne tout ce qui rend ce cinéma désuet! Un son inaudible, d'autant plus que nombre d'acteurs s'expriment avec un accent acéré. Un surjeu théâtral, résidu des années du muet que certains assimilaient à du mime ou à de la dramaturgie extravertie. Un humour populaire vieilli. Un rythme d'une lenteur assommante. Des chansons d'un autre âge. Rébarbatif.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 octobre 2022
« L’Atalante » le seul long-métrage de Jean Vigo (1934), est un chef d’œuvre intemporel même si le son est un peu criard (pour mémoire le premier film parlant français – « Les Trois Masques » de André Hugon - est sorti en 1929) et si le jeu des acteurs est parfois un peu théâtral. L’image en noir & blanc est sublime avec des plans tout à fait originaux, des plans serrés ou des plans avec une caméra à ras de terre. Je l’ai revu restauré en version 4 K et Michel Simon dans le rôle du fantasque et grincheux père Jules est toujours superbe avec tous ses chats et les objets qu'il a récoltés lorsque vieux loup de mer il a fait le tour du monde, et qu’il continue d’amasser au fil des escales de la péniche et qu'il bricole. Juliette (Dita Parlo), la jeune mariée qui n’a jamais quitté son village, est d’un érotisme sulfureux et est superbe lorsqu’elle fugue à Paris avec ses lumières et ses artifices après le numéro de séduction d’un camelot (Gilles Margaritis, le futur producteur de télé) tandis que son marinier de jeune époux (Jean Dasté) un peu brutal mais très sensible va péter les plombs et essayer de retrouver dans l’eau sa bien-aimée… mais le père Jules et le petit mousse veillent au grain !
Cette fable sociale est d’une grande poésie étonnante pour l’époque comme l’avait été le court-métrage « Zéro de conduite » sorti l’année précédente et Jean Vigo qui mourut quelques mois plus tard d’une tuberculose à l’âge de 29 ans, a à juste titre été qualifié de « Rimbaud du cinéma » par Henri Langlois.
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