Mary Shelley
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89 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 20 septembre 2018
Voilà un film au rythme lent, presque trop, il aurait gagné en rythme avec un quart d’heure de moins, et l’histoire n’en aurait pas pâti pour autant. Intéressante incursion dans la vie de Mary Wollstonecraft Godwin, à qui sa romance torturée avec le poète Shelley (qui deviendra son mari), et la relation de sa sœur Claire avec Lord Byron, ont inspiré le chef-d’œuvre Frankenstein. Parce qu’elle se voulait libre dans une société rigoriste qui ne permettait rien aux femmes, féministe engagée avant l'heure, elle a tout quitté pour vivre sa passion avec lui. Elle a vécu le scandale, la misère, la fausse opulence. et a tout perdu à cause de lui, y compris leur enfant. Et pourtant, elle ne se remariera jamais après son décès prématuré. Shelley et Byron, les deux poètes maudits, incarnent bien la décadence et l'image du dandy britannique. Ils s’étourdissent dans l’alcool, sans doute d’autres substances illicites, ont des vies dépravées et entretiennent le mythe qu’on ne peut créer du beau que dans la souffrance et la douleur la plus totale. Ils sont tout bonnement ignobles tous les deux. Mary apporte une touche de grâce dans ce monde impitoyable. Elle Fanning est lumineuse, et parfaite de droiture et de détermination. Mais le film manque de lyrisme et du souffle épique qui auraient vraiment rendu hommage à cette femme exceptionnelle, et à son œuvre.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 15 septembre 2018
Un biopic sur un personnage intéressant, l'écrivain Mary Shelley, qui nous permet d'entendre du très bel anglais et qui nous promène pendant deux heures entre Londres et l'Ecosse, entre meublés loqueteux et maisons de maître.. Beaucoup de passion (destructrice), des deuils, du scandale, mais finalement bien peu de littérature dans cette histoire et c'est dommage. On aimerait en savoir bien plus sur la création poétique de ces poètes romantiques aux amours scandaleuses, sur Coleridge, lord Byron, sur les expériences scientifiques qui ont inspiré à Mary son récit de Frankenstein, le Prométhée moderne, sur la réception de ce livre... Le film aurait sans doute passé un peu plus vite.et on serait ressorti en ayant appris des choses.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 14 septembre 2018
Profitant que j’avais des entrées gratuites, j’ai été voir « Mary Shelley » pour entamer mon retour petit à petit vers les salles obscures. Ne connaissant rien de l’auteur de « Frankenstein ou le Prométhée moderne », c’est avec une certaine curiosité que je me suis plongé dans ce long métrage. Dès les premières secondes, j’ai été pris par ce récit. La dureté de l’époque, l’abandon, la condition féminine dans la société, la passion, l’importance de la parentalité et la poésie sont autant de thèmes abordés ici que j’ai trouvé intéressant. Si par moment le côté littéraire de l’oeuvre se fait trop ressentir, j’ai quand même su être toucher par cette histoire tragique. De sa rencontre avec Percy Shelley jusqu’à la publication de son roman, découvrir le combat de cette femme qui se bat pour ses idéaux et sa liberté donne une dimension plus forte encore à cette histoire. Le film aurait pu jouer la facilité en mettant le plus possible en avant le roman de Frankenstein mais il a l’intelligence de se servir de cette oeuvre culte comme d’un simple élément de décor. Le vrai sujet ici, c’est la passion et la fougue de Mary Shelley ainsi que sa façon de lutter contre l’éternel abandon de ceux qui l’entoure et qui nourrira son oeuvre. C’est ce que l’on suit et ce qui nous accroche réellement dans ce long métrage. Il faut dire aussi que le film est remarquablement porté par Elle Fanning (Mary Shelley). L’actrice est très convaincante dans son évolution. Elle passe de la naïveté à la tristesse avec beaucoup de réussite et prend son personnage au sérieux. Son personnage est celui que l’on met en avant et la comédienne lui donne toute la force nécessaire pour s’imposer. Derrière, le reste de la distribution est plus en retrait mais néanmoins très bon aussi. Douglas Booth (Percy Bysshe Shelley) joue très bien l’ambiguïté de son rôle même si l’on devine tout de suite que cette romance ne sera pas toute rose même sans connaître leur histoire à l’avance. Cette romance est d’ailleurs très bien dosé. Elle est très présente car c’est le moteur de la naissance de Mary Shelley en tant qu’auteur, de ce qu’elle est devenue aux côtés de Percy mais elle n’étouffe pas le reste. Sinon, la réalisation de Haifaa Al Mansour est convaincante. Comme d’habitude avec ce genre de films, on n’échappe pas à certaines longueurs et à un côté un peu poussiéreux par moment mais cela reste quand même très beau. Il y a d’ailleurs des passages qui m’ont ému dans la joie (l’émancipation de Mary Shelley) comme dans la peine (l’histoire de Clara). On n’échappe pas non plus aux longues diatribes poétiques. Cela peut plaire à certains, de mon côté je trouve (même si je comprends leurs présences) que cela alourdit le scénario. Le film aurait gagner en rythme en sacrifiant un bon quart d’heure à mes yeux. On peut aussi évoquer les nombreuses ellipses qui arrivent un peu brutalement je trouve. Là encore, je le comprends c’est juste que cela arrive un peu de façon sèche dans le montage. « Mary Shelley » n’est donc pas totalement parfait pour moi mais il reste quand même un très bon film très intéressant à voir et porté par une Elle Fanning habitée par son personnage. Oublier Frankenstein – même si ce film donne envie de lire ou relire le roman – le vrai sujet va bien au-delà et mérite quand même un petit coup d’œil.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 septembre 2018
Je l'ai déjà écrit : « Frankenstein » est une œuvre que j'ai beaucoup étudiée et pour laquelle j'ai un attachement extrêmement particulier : je ne pouvais, donc, décemment pas passer à côté de ce biopic consacré à sa « créatrice », Mary Shelley. Et j'avoue être un peu dubitatif. Alors soyons clairs : quand j'écris dubitatif, ce n'est pas par manque de rigueur historique ou de travail dans l'écriture ou même la réalisation. Cela a beau être classique, voire frôler l'académisme, c'est appliqué, soigné, exploitant convenablement un budget manifestement réduit, notamment dans les décors et la reconstitution. Il y a un vrai travail de recherche, de la rigueur, on ne raconte pas n'importe quoi histoire d'idéaliser ou romancer des personnages historiques qui ne le mériteraient pas... Malgré un manque manifeste de lyrisme et de passion, ça passe, d'autant qu'il peut se justifier par une volonté de réalisme : ça se défend. Ce qui se défend moins, me concernant, c'est le choix d'Haifaa Al-Mansour de transformer son film en plaidoyer féministe au détriment d'un peu tout le reste : je ne marche pas. Lorsque j'ai vais voir un biopic sur l'auteur de « Frankenstein », je veux qu'on me parle de littérature, pas de féminisme. Or, si la première n'est pas totalement exclue du propos, elle passe clairement au second plan, souvent de façon assez discutable. Alors je suis d'accord : au vu de l'époque et de la situation des femmes, moquées voire méprisées lorsqu'elles souhaitaient écrire et être publiées, il est ô combien normal que la réalisatrice l'évoque. D'ailleurs, la scène où l'on voit Mary spoiler: rencontrer toutes les maisons d'édition pour leur proposer sans le moindre succès son superbe roman
est dans doute l'une des meilleures. Mais c'est un peu omniprésent, même lorsque cela ne se justifie pas, si bien que j'ai parfois un peu décroché, lassé de ne pas voir ce que j'espérais. Certains choix sont également étranges, notamment le choix d'Elle Fanning, actrice américaine pour interpréter une anglaise, d'autant que si elle ne démérite pas, son interprétation manque de ferveur et de passion. Elle est, en revanche, plutôt bien entourée par une belle galerie de seconds rôles (tous anglais, eux), parmi lesquels Douglas Booth et Stephen Dillane, tous deux très convaincants, notamment le second. Après, comme je l'ai écrit précédemment, et même si la relation amoureuse Mary - Percy Shelley est quelque peu embellie, elle ne l'est pas trop non plus, ne passant pas sous silence les conflits ou malheurs qu'a pu engendrer leur union, les autre personnalités de leur entourage (notamment ceux de la fameuse nuit où « Frankenstein » a pris forme), Lord Byron et le Docteur Polidori étant également présentés avec réalisme, mettant notamment à mal le statut du premier. Rien de déshonorant, donc. Faire le choix du réalisme historique au détriment d'une vision plus « bisounours », c'est très méritant. Transformer le portrait d'un des plus grands noms de la littérature en manifeste pro-féministe au détriment de son immense talent d'auteur, ça l'est nettement moins. La jeune femme méritait mieux que ce film respectueux et un peu longuet.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 septembre 2018
La seule curiosité (anecdotique) de ce (bout de) "biopic" est son écriture en collaboration, et sa réalisation par la Saoudienne (de naissance) de "Wadjda", Haifaa al-Mansour, totalement occidentalisée depuis son mariage avec un diplomate américain. On constate ainsi qu'elle a définitivement rejeté l'idéologie étouffante de ses origines, en enchaînant les portraits de "rebelles" au féminin !
Que dire de ce "Mary Shelley" ? De la personnalité atypique de l'écrivain, qui, née en 1797, mourra en 1851 (soit de très longues années après le décès prématuré, à 29 ans, de Percy Shelley), le film ne retient que de vagues reflets, les (très longues) 2 heures du récit n'ayant qu'un dessein : contextualiser (d'ailleurs très imparfaitement, et quant à la véracité factuelle, et quant à la genèse littéraire) l'écriture du livre le plus connu de l'auteur, "Frankenstein" (fort loin d'épuiser une oeuvre fournie). Elle livre un travail appliqué, avec de belles images - d'une grande banalité. Cela fait (au mieux) penser à quelque téléfilm de la BBC, pas déplaisant à visionner, mais si mièvre, si réducteur...
Elle Fanning compose, dans le rôle-titre, un personnage cohérent, mais bien loin de la réelle "Mary".
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 septembre 2018
Loin du grand film gothique que l’on était en droit de s’imaginer en repensant à toutes les bonnes adaptations de Frankenstein, Mary Shelley n’est qu’une romance à l’eau de rose qui n’arrive pas à véhiculer le message féministe qui semblait pourtant tenir spécialement à cœur à la réalisatrice Haifaa Al Mansour. Au final, la cinéaste semble être un bien mauvais choix pour écrire et mettre en scène la vie de la romancière qu’elle s’est permis de rendre bien moins complexe qu’elle ne fût vraiment. Alors qu’on espérait tout savoir de la genèse du livre qui a marqué la littérature, on sort de la projection avec des notions bien trop floues et qui ne sont peut être même pas vraies. On ne retiendra de ce ratage que la toujours aussi craquante Elle Fanning qui ne pourra pas sauver le film de l’ennui face à des partenaires insupportables. [lire la critique complète sur Freakingeek.com]
Rod C.
Rod C.

2 abonnés 60 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 septembre 2018
Film attachant, interprétations réussies qualité photo et mise en scène léchées. Histoire surprenante de cette femme écrivaine de romans de monstres...
Marina J.
Marina J.

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 septembre 2018
Très bon film, intrigue prenante, contexte historique bien restitué. Elle Fanning y joue très bien. Je recommande!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 septembre 2018
“Les histoires d’amour et de fantômes se vendent, les oeuvres sur les idéals sont destinées à perdurer�. Parole de William Godwin, père de Mary
Shelley.
Celle de Frankenstein a-t-elle jamais été une histoire d’horreur comme nous l’entendons, nous, aujourd’hui? Un film sur la vie de Mary Shelley peut-il rapprocher du sens originel de son oeuvre, sinon en passant par son histoire d’amour avec son compagnon?
Par des reconstitutions gothiques plutôt réussies et des costumes soignés dans les moindres détails, le film d’Haifaa Al Mansour va jusqu’au bout de son intention. À côté d’une Mary Shelley (Elle Fanning) à la beauté fine et plutôt fragile, on aperçoit un Percy Shelley (Douglas Booth) adolescentiel et décidément au-dessous de la “substantialité� qu’évoque justement sa future épouse. Mais cela n’est que le début. Délaissées les exigences commerciales, les dialogues bien tournés, tout particulièrement les répliques de Mary Shelley, permettent d’évoquer positivement l’esprit de l’époque, respecté dans ses rythmes et jusque dans son ironie.
Dommage que le film ne se débarrasse pas immédiatement du must commercial, désormais débordant, de la très belle protagoniste et du co-protagoniste agrémenté d’un couvre-chef voltigeant dont seuls les dandys savent se parer, mais il a du moins le mérite d’insérer dans sa distribution
des visages aux traits typiquement anglais.
Nombreuses, et souvent couronnées de succès, les tentatives de rapprocher les lecteurs ou les spectateurs de personnalités historiques marquantes par l’étude individualiste du personnage et l’évocation de leur biographie. Moins assurée parmi ces tentatives la restitution du rapport du personnage même avec son époque et avec les idéals qu’il représente, ceux en vertu desquels il a acquis sa notoriété. Donc, ce qui marche dans
ce film d’Al Mansour ce sont les feux de la rampe qu’il offre à Mary Shelley, moins connue du grand public que sa créature, Frankenstein le monstre.
Dans cette pellicule, comme cela fut le cas dans la vie réelle, le personnage plus vrai et plus vif, bien que rendu dans le gel rigide de sa sombreur, c’est justement celui de Mary Shelley.
Une femme si acérée dans sa douleur à l’écran, cela fait plaisir, de temps en temps. Elle rappelle aux autres femmes, qui lui ressemblent, ce qu’elles
pourraient être … et apprend à toutes les autres en quoi elles sont défaillantes.

Un sentiment romantique enflammé parvient à percer du drame adolescentiel redouté durant le quart d’heure initial et à prendre forme dans la difficile restitution d’un personnage passionné jusqu’à la limite de la violence, fidèle en tout et pour tout au courant romantico-gothique qu’il
représente, parvenant à exprimer quelques-uns au moins des aspects du roman du Docteur Frankenstein: le thème de l’abandon, la duplicité du
désir et de la réalité, l’abysse séparant la beauté d’un rêve et une douleur toute réelle dans laquelle se consumer.

Ph: lecinetheatre.fr
lericou34
lericou34

5 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 août 2018
Une belle reconstitution et des acteurs que j’ai trouvé crédibles et incarnant des personnages loin d’être lisses. A voir pour ceux qui se posent la question. En VO de preference.
Galactus
Galactus

9 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2018
Un film dramatique absolument magnifique, avec des acteurs aussi excellents les uns que les autres. Une belle histoire (vraie) dans des décors très beaux.
jeff21
jeff21

76 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2018
Malgré quelques longueurs, voici une très belle réalisation. Les costumes, les décors, la lumière sont parfaits ! Et puis il s'agit de la genèse de l'écriture de l'histoire de monstres tels que Frankenstein qui nous est présentée ici. Une découverte pour moi et sûrement pour de nombreux spectateurs qui n'imaginaient pas qu'une si belle fille ait pu créer un personnage si mystérieux et tellement terrifiant. L'explication nous est donnée...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 août 2018
j'ai vue le film il et super je le conseille d'aller le voir car ont apprend des chose sur mary shelley et percy chelley aussi
amonje5
amonje5

8 abonnés 224 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 août 2018
La mise en scène, les acteurs, les couleurs de l époque tout est là pour notre grand plaisir. Film à voir et revoir en ayant relu Franchestein
tifdel13
tifdel13

104 abonnés 519 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 août 2018
Premier film en anglais de Haifaa Al-Mansour, Mary Shelley aborde deux thèmes intrinsèquement liés : la vie sentimentale de l’écrivain et l’écriture de son célèbre roman.
En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin a 16 ans quand elle entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley. Deux ans plus tard, le couple condamné par les bienpensants, est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein.
La réalisatrice saoudienne signe un film vraiment intéressant car aussi historique que féministe, mais malheureusement aussi très académique. Sans grande originalité dans son format, Mary Shelley vaut surtout pour...

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