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    Mary Shelley
    note moyenne
    3,5
    724 notes dont 85 critiques
    répartition des 85 critiques par note
    12 critiques
    23 critiques
    33 critiques
    16 critiques
    1 critique
    0 critique
    Votre avis sur Mary Shelley ?

    85 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

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    3,0
    Publiée le 17 août 2018
    « Mary Shelley » a eu une personnalité et une vie hors-normes ou hors époque, ce qui aurait sans doute nécessité plus de folie et d’audace pour l’adapter au cinéma ! Sans être désagréable à découvrir, il est curieux de constater que ce film est assez sage dans l’esprit, avec par ailleurs de très belles images avec des intérieurs savamment filmés ou photographiés, le tout parmi des éclairages en clair/obscur superbes. Il n’en reste pas moins que cette mise en scène apporte un côté un peu tranquille, un peu convenu à ce trio, que l’on aurait aimé voir décrit autrement, rien que par la personnalité de Mary Shelley elle-même et de son compagnon Percy Shelley ! Il manque ici la force, l’ivresse ou la fougue nécessaires afin de casser cet académisme de bon ton, en réalité peu en adéquation avec le mode de pensée de l’héroïne et de son compagnon. Malgré la prestation honorable de Elle Fanning, on ne peut que rester sur sa faim, surtout quand il s’agit de la créatrice du célèbre Frankenstein ! Même si le déroulement de sa vie avec tous les aléas qu’elle comporte, est bien décrit de manière très chronologique, la mise en scène respire un classicisme qui paradoxalement dérange un peu en n’ayant que justement très peu sa place ici... La naissance du personnage de Frankenstein est évidemment attendue, mais en arrivant sur le tard dans ce récit, elle ne semble servir plus qu’à vouloir l’étayer sous forme de conclusion, qu’à être le sujet central de ce film de Haifaa Al Mansour. On ressort de cette séance avec le sentiment d’avoir été juste renseigné et documenté sur la vie de Mary Shelley, plus qu’à être surpris et interpellé quant à sa véritable personnalité restée ici en demi-teinte. Un peu dommage sans être totalement irrémédiable évidemment !
    L'Info Tout Court
    L'Info Tout Court

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    3,5
    Publiée le 9 août 2018
    Entourée de personnages masculins aussi égocentriques que décadents, Mary Shelley brille par son intelligence et étincelle grâce à une sublime interprétation d’Elle Fanning (The Neon Demon). Du haut de ses 20 ans, l’actrice affirme une présence forte et laisse de bien pâles couleurs au reste du casting, qui peine à exister à ses côtés. Elle ne fait qu’un avec son rôle et prouve au monde entier que les hommes ne sont pas toujours les génies de l’histoire.
    Audrey L
    Audrey L

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    4,5
    Publiée le 28 mars 2018
    Vu en avant-première lors du Festival de Cinéma d'Alès, j'espère que le film Mary Shelley aura l'occasion de sortir prochainement en France (à l'heure où j'écris, il n'a pas de date de sortie), car il relève d'une justesse rare et d'une magnifique interprétation. La genèse d'un des livres les plus célèbres de la littérature du XIXème siècle (1818 pour être précise) est abordée au travers de la vie mouvementée de la jeune Mary Godwin, future Mary Shelley pour le meilleur et surtout pour le pire. Les épreuves de la vie, toutes plus dures et cruelles les unes que les autres, entre un mari volage et une sœur qui s'acoquine avec un Lord qui ne la veut pas, ceci sous le regard désapprobateur du père qui finit par la bannir... On en a mal au cœur pour cette pauvre jeune femme d'à peine 16 ans, qui connaîtra à 18 ans une des plus horribles calamités qu'une mère puisse connaître... Au fur et à mesure de la tourmente, on sent le livre prendre forme, la créature de Frankenstein naître d'entre les pleurs de Mary, et l'on finit même par en apercevoir quelques bribes monstrueuses lors des cauchemars de Mary. Le final fait du bien, car on assiste - enfin - à une marque d'affection et de loyauté des plus sincères, et le film pourtant si tragique nous laisse alors le sourire sur les lèvres... Très fidèle à la vie de Mary, interprété avec brio, et un final qui nous fait sourire après l'émotion compatissante qui file l'ensemble du film, Mary Shelley a sa place sur les grands écrans et dans notre soif d'apprendre.
    Ricco92
    Ricco92

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    3,0
    Publiée le 11 août 2018
    Après Wadjda, le second film d’Haifaa al-Mansour s’intéresse à nouveau à l’histoire d’une femme qui a voulu se libérer des carcans dans lesquelles la société voulait l’enfermer eu égard à son sexe. Hélas, contrairement à son héroïne, le film reste très conventionnel. L’histoire est intéressante mais Mary Shelley est très loin de la force que possédait le premier long métrage de la réalisatrice. Pas déplaisant mais assez décevant de la part de son auteur.
    orlandolove
    orlandolove

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    2,0
    Publiée le 16 août 2018
    Un drame historique assez poussif dans sa partie introductive, plus intéressant lorsqu'il développe davantage la psychologie des personnages. Trop conventionnel dans l'ensemble mais pas désagréable.
    Pascal C
    Pascal C

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    3,0
    Publiée le 15 août 2018
    La bande originale hideuse et inadaptée car anachronique agace tous le film et gâche l'immersion. La déclamation des vers de Shelley et Byron ne profitera qu'aux britanniques, et c'est bien normal, traduire de la poésie, c'est comme changer du Haggis en tournedos Rossini, ou du homard thermidor en coraya. Inepte et de mauvais goût. Dans les mauvaises idées, il y a le fait d'avoir, craqué pour une actrice américaine pour jouer Mary, une britannique cultivée du 19eme. Même moi, petit franchouillard j'entends à l'accent que ça ne colle pas. C'est dommage le reste de la distribution était très inspiré et le cinéma anglais avait suffisamment d'excellentes actrices pour faire vivre ce rôle...Je trouvais le film un peu trop facilement mélodramatique. Mais la lecture à posteriori des résumés biographiques des différents personnages montrent que le scénario est très fidèle à la réalité. Cruel 19eme siècle!
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    2,0
    Publiée le 11 août 2018
    Porté par la talentueuse Elle Fanning, ce biopic échoue néanmoins à séduire et passe à côté de son passionnant sujet.
    selenie
    selenie

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    2,0
    Publiée le 9 août 2018
    2nd long métrage de la première réalisatrice saoudienne avec le très réussi et remarqué "Wadjda" (2012). La cinéaste s'est cette fois engoncée dans le carcan du genre, un style très académique et très classique du biopic littéraire et, surtout, sans lyrisme ni romanesque. D'un point de vie historique on a l'impression que le scénario a simplement résumé un fiche wikipédia en retirant malheureusement quelques évènements qui leur aurait semblé anodins alors qu'ils sont au contraire fondateurs de la femme auteur Mary Shelley. Le film manque de souffle et de passion, et une fidélité plus neutre des faits historiques n'aurait pas été une sinécure. Dommage... Site : Selenie
    velocio
    velocio

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    3,5
    Publiée le 2 décembre 2018
    Même si nombreux sont ceux qui croient que Frankestein est LE monstre alors que ce monstre est une créature sans véritable nom créée par le savant Victor Frankenstein, même si nombreux sont ceux qui ne connaissent pas le nom de l’auteur du roman « Frankenstein ou le Prométhée moderne » et encore moins son histoire, rares sont ceux pour qui Frankenstein n’évoque absolument rien. Ce roman, c’est une jeune femme de 20 ans qui l’a écrit, au début du 19ème siècle, à une époque où il n’était pas imaginable qu’une femme puisse écrire autre chose que de la poésie ou de la littérature romantique. Au point que c’est anonymement, que, dans un premier temps, « Frankenstein » a été publié le 1er janvier 1818. Le film de Haifaa Al Mansour, nous permet, au prix, comme dans tout biopic, de quelques entorses avec la vérité historique, de mieux faire connaissance avec ce prodige de la littérature qu’est Mary Shelley. Il permet de comprendre comment, suite aux rapports avec son père, à la perte d’un enfant en bas âge et aux épisodes de sa vie passés auprès de Claire Clairmont, belle-fille de son père, des poètes Percy Shelley et Lord Byron, le thème de l’abandon, si important dans son roman, l’a si profondément marquée. "Mary Shelley" permet aussi de rendre compte du combat mené par une jeune fille pour s’imposer en tant que femme dans une société corsetée et face à des hommes qui, certes, avaient des qualités mais faisaient peu de cas des femmes qu’ils séduisaient. La réalisation menée par Haifaa Al Mansour est très classique, certains même utilisant le terme qui est pour eux l’injure suprême : académique ! Il est vrai que, dans sa forme, "Mary Shelley" ne révolutionne pas l’histoire du cinéma. Mais, heureusement, ce « classicisme » n’a rien d’ampoulé : il y a de la fièvre dans ce film, il y a de la vie, parfois même de la fureur. Il faut dire que la réalisatrice a reçu un renfort de poids : celui de Elle Fanning, l’interprète de Mary Shelley. Cette comédienne américaine combine deux qualités importantes : elle a l’âge du rôle tout en ayant une très grande expérience du métier de comédienne, commencé à l’âge de … deux ans et poursuivi depuis dans une bonne quarantaine de films.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 1292 abonnés Lire ses 4 430 critiques

    2,5
    Publiée le 10 août 2018
    A l'heure du mouvement #MeToo et des femmes qui prennent de plus en plus la parole pour dénoncer le patriarcat, un film comme "Mary Shelley" tombe à pic tant le portrait de la romancière a tout de la femme forte, défiant les conventions pour imposer au monde un récit terrifiant, né de son expérience de l'abandon, de la maternité, du deuil et des sentiments ressentis à son égard. Portrait de femme indépendante et libre, "Mary Shelley" se montre intéressant quand il montre combien la vie de la romancière a influencé l'écriture de "Frankenstein". Malheureusement, tout cela passe par un récit un poil laborieux et surtout un film bien trop corseté dans sa mise en scène classique pour vraiment surprendre et surtout nous faire ressentir de l'émotion. Les décors sont beaux, les acteurs aussi, les sentiments dépeints dans le film également et les costumes de même. Mais cette beauté figée, engoncée dans un scénario un peu mou, ne vient pas vraiment plaider en faveur d'un film qui aurait mérité de durer moins longtemps et d'être plus intense. Biopic sage, tout juste relevé par la présence d'Elle Fanning dans le rôle titre, "Mary Shelley" se montre intéressant dans les grandes lignes mais manque du souffle romanesque ayant habité ses personnages.
    dominique P.
    dominique P.

    Suivre son activité 623 abonnés Lire ses 2 027 critiques

    4,5
    Publiée le 12 août 2018
    J'aime beaucoup les films d'une autre époque, qui parlent d'histoire et de faits véridiques. Ce film là combine ces trois éléments. Ce film est vraiment excellent tant dans la réalisation que dans l'interprétation. Les tourments humains sont bien retranscrits et l'actrice principale est parfaite. Il y a beaucoup de sensibilité et d'émotions qui m'ont ravie.
    zorro50
    zorro50

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    2,5
    Publiée le 8 août 2018
    Un film réalisé et interprété avec soin et talent, sans oublier la petite touche féministe indispensable pour sacrifier à l’air du temps, cependant l’ennui et la torpeur nous gagnent dès les premières minutes, et il nous fait le même effet que si nous venions d’avaler 2 somnifères puissants. Je le déconseille vivement à toutes les personnes qui ont horreur du temps perdu !
    cineccita
    cineccita

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    4,0
    Publiée le 12 août 2018
    L'histoire de trois esprits éclairés aussi libres et brillants que scandaleux et dépravés, Lord Byron, Mary Shelley et Percy Shelley. La littérature et la poésie leur doivent beaucoup, le grand public les a quelque peu oublié.
    Chris58640
    Chris58640

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    2,5
    Publiée le 15 août 2018
    La réalisatrice saoudienne Haifaa Al Mansour a choisi de relire la vie (ou plutôt une petite partie de la vie) de Mary Shelley au travers du prisme du féminisme, qui est un sujet qui lui est certainement très cher. C’est un parti pris qui se défend, même si on peut le trouver un petit peu réducteur. Elle rend une copie propre, mais très académique : narration très linéaire, musique passe-partout, transitions sans imagination (un plan du ciel et hop… scène suivante !), « Mary Shelley » bénéficie d’une réalisation propre, d’une reconstitution assez fidèle à l’esprit étriqué de l’époque victorienne mais souffre de deux défauts qui font mal : c’est un film trop long et un petit peu trop bavard. C’est sans doute à cause du personnage de Percy Shelley, incarné par l’acteur Douglas Booth, qui visiblement adore s’écouter parler et pense faire tourner les têtes des demoiselles avec ses vers alambiqués. Booth prête son physique avantageux à un Percy Shelley dont il ne faut pas longtemps pour comprendre qu’il a tout de la planche pourrie : égoïste, infidèle et menteur, il vit à crédit, aime à crédit, séduit pour séduire et fuit ses responsabilités en permanence : le pervers narcissique victorien parfait. C’est sans doute pour cela qu’à coté de lui, Elle Fanning incarne une Mary Godwin qui a perpétuellement une tête de victime. On a un peu de mal, du coup, à trouver la femme forte, la créatrice littéraire dans son interprétation, elle fait un peu tendre pour le rôle, même si elle fait indubitablement de son mieux. Les seconds rôles sont intéressants, et on retrouve des têtes connues si on aime les séries TV de qualité comme Maisie Williams ou Stephen Dillane (« GOT ») ou bien encore Joane Frogatt (« Downton Abbey »). Ca fait toujours plaisir de revoir sur grand écran des comédiens qui se sont illustrés sur le petit mais quand on voit Maisie Williams au cinéma on se rends compte qu’il va lui falloir (et nous falloir) beaucoup de temps pour ne pas voir Arya Stark ! Je lui souhaite du courage pour rebondir après un rôle aussi fort dans une série aussi célèbre. Pour revenir à « Mary Shelley », son casting est réussi, même si certains personnages sont un peu excessifs et un peu caricaturaux à la longue : Tom Sturridge en Lord Byron en fait beaucoup ! Comme je le disais, le film raconte l’histoire d’une jeune femme victime de sa propre passion pour un homme toxique, et qui se sert de cette relation pour écrire ce qui sera un chef d’œuvre de la littérature fantastique. Le film nous montre en fait une jeune femme victime qui retourne sa situation de victime à son avantage et impose au final, difficilement, son nom sur l’œuvre qu’elle a écrite grâce à sa position de victime, presque une mise en abîme. Même si l’intrigue se situe dans une des périodes les plus rétrogrades pour la condition féminine européenne, son histoire résonne toujours aujourd’hui. Et je dirais même qu’elle résonne surement plus fort en 2018 que si elle avait été filmée il y a seulement 5 ans. Encore une fois, le parti pris de Haiffa Al Mansour est défendable, il est même tout à fait pertinent mais du coup, il fait l’impasse sur l’œuvre elle-même, son inspiration, sa gestation. Le film laisse entendre que le livre a été écrit très vite, presque en une nuit dans un moment de désespoir total. Je ne sais pas si c’est vrai mais « Frankenstein ou le Prométhée Moderne » (le vrai titre) a tellement marqué la littérature fantastique et le cinéma depuis plus de 100 ans qu’on regrette de ne pas en apprendre plus sur ce qui l’a inspiré. C’est évoqué dans le film, au travers d’une scène de cabaret ou d’un rêve mais c’est fugace, c’est frustrant. De même que la difficulté qu’aura Mary à imposer son nom sur le livre est sous-exploitée, expédiée en 10 minutes à la fin du film. En fait, « Mary Shelley » est un film qui aurait gagné à être plus centré sur l’œuvre elle-même et moins sur la longue adolescence de son auteur. Tout ce qui est vraiment intéressant, quand on aime la littérature, intervient trop tard et trop brièvement. Avant cela, on aura frisé parfois le roman à l’eau de rose ou le vaudeville, avec musique quand les amants s’embrassent et tout le toutim ! Le rythme lent, le côté assez bavard (et parfois inutilement précieux) des dialogues, les aspects un peu « fleur bleue » du scénario donnent au final l’impression d’une occasion un peu manquée. Mais je ne veux pas être trop dure avec « Mary Shelley », un film qui a le mérite de jeter la lumière sur une jeune femme passionnée de lettres, de mots, et qui aura donné au monde une histoire de monstres pas comme les autres : un monstre attachant, un monstre victime de la monstruosité de l’Homme. Si cela donnait juste envie de relire son roman, ou de revoir une des adaptations sur écran, ce serait déjà contrat rempli pour le film de Haifaa Al Mansour.
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 3160 abonnés Lire ses 7 252 critiques

    2,0
    Publiée le 11 septembre 2018
    Je l'ai déjà écrit : « Frankenstein » est une œuvre que j'ai beaucoup étudiée et pour laquelle j'ai un attachement extrêmement particulier : je ne pouvais, donc, décemment pas passer à côté de ce biopic consacré à sa « créatrice », Mary Shelley. Et j'avoue être un peu dubitatif. Alors soyons clairs : quand j'écris dubitatif, ce n'est pas par manque de rigueur historique ou de travail dans l'écriture ou même la réalisation. Cela a beau être classique, voire frôler l'académisme, c'est appliqué, soigné, exploitant convenablement un budget manifestement réduit, notamment dans les décors et la reconstitution. Il y a un vrai travail de recherche, de la rigueur, on ne raconte pas n'importe quoi histoire d'idéaliser ou romancer des personnages historiques qui ne le mériteraient pas... Malgré un manque manifeste de lyrisme et de passion, ça passe, d'autant qu'il peut se justifier par une volonté de réalisme : ça se défend. Ce qui se défend moins, me concernant, c'est le choix d'Haifaa Al-Mansour de transformer son film en plaidoyer féministe au détriment d'un peu tout le reste : je ne marche pas. Lorsque j'ai vais voir un biopic sur l'auteur de « Frankenstein », je veux qu'on me parle de littérature, pas de féminisme. Or, si la première n'est pas totalement exclue du propos, elle passe clairement au second plan, souvent de façon assez discutable. Alors je suis d'accord : au vu de l'époque et de la situation des femmes, moquées voire méprisées lorsqu'elles souhaitaient écrire et être publiées, il est ô combien normal que la réalisatrice l'évoque. D'ailleurs, la scène où l'on voit Mary spoiler: rencontrer toutes les maisons d'édition pour leur proposer sans le moindre succès son superbe roman est dans doute l'une des meilleures. Mais c'est un peu omniprésent, même lorsque cela ne se justifie pas, si bien que j'ai parfois un peu décroché, lassé de ne pas voir ce que j'espérais. Certains choix sont également étranges, notamment le choix d'Elle Fanning, actrice américaine pour interpréter une anglaise, d'autant que si elle ne démérite pas, son interprétation manque de ferveur et de passion. Elle est, en revanche, plutôt bien entourée par une belle galerie de seconds rôles (tous anglais, eux), parmi lesquels Douglas Booth et Stephen Dillane, tous deux très convaincants, notamment le second. Après, comme je l'ai écrit précédemment, et même si la relation amoureuse Mary - Percy Shelley est quelque peu embellie, elle ne l'est pas trop non plus, ne passant pas sous silence les conflits ou malheurs qu'a pu engendrer leur union, les autre personnalités de leur entourage (notamment ceux de la fameuse nuit où « Frankenstein » a pris forme), Lord Byron et le Docteur Polidori étant également présentés avec réalisme, mettant notamment à mal le statut du premier. Rien de déshonorant, donc. Faire le choix du réalisme historique au détriment d'une vision plus « bisounours », c'est très méritant. Transformer le portrait d'un des plus grands noms de la littérature en manifeste pro-féministe au détriment de son immense talent d'auteur, ça l'est nettement moins. La jeune femme méritait mieux que ce film respectueux et un peu longuet.
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