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Arkab Prior
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3,5
Publiée le 16 janvier 2026
Haifaa Al Mansour, réalisatrice saoudienne, s'intéresse à l'auteure du personnage de Frankenstein, Mary Shelley, femme du poète Shelley. On retrouve les thèmes féministes de Wadja, à travers le portrait de cette jeune femme qui voudrait être libre et écrire sous son nom, et qui réussit. Les hommes de l'histoire, Shelley, Byron sont ambivalents.
En vrai ça va, malheureusement j'ai l'impression que tout les biopics se sont mis d'accord pour être des copies pales en plus de pas raconter grand chose. En fait ça serait plus un bon drame qu'un bon biopic, bien que pleins de défauts, je l'ai trouvé moins lourd que d'autres, peut-être grâce à l'acting qui remonte un peu le niveau. Ceci dit vous n'apprendrez pas grand chose la dedans, si ce n'est quelque détails de la vie privée de mary. Même si c'est juste correct, je me suis pas ennuyé et l'ai trouvé un peu mieux que d'autres biopics, même si on y est pas encore en terme de biopics de qualité.
Le plus grand des paradoxes de Mary Shelley, comme de tant de biopics contemporains, est la prise en charge d’une trajectoire individuelle extraordinaire – entendue dans le sens où elle sort de l’ordinaire, distincte en cela du commun des mortels – par un récit et par une forme incapables de toute audace, figés au contraire dans le respect d’un classicisme que l’on plaque sur l’époque investie. La reconstitution historique, avec ses décors, ses costumes et ses verbes, prend le pas sur la singularité d’un rapport au monde qui gouverne pourtant l’écriture de Frankenstein. Attachée aux portraits de filles devenant des femmes, la réalisatrice saoudienne Haifaa al-Mansour range dans des cases de scénario davantage qu’elle ne dérange les conventions alors même que son propos se prétend émancipateur, explicité par la présence des écrits féministes de Mary Wollstonecraft ; elle trouve néanmoins en Elle Fanning une interprète talentueuse qui s’empare avec force du personnage de l’écrivaine amoureuse.
J'ai absolument adoré ce film. Tout est flamboyant, lumineux, hors norme, féerique. Les personnages authentiques, la reconstitution du cadre, le sujet, le choix des acteurs et la qualité de leur interprétation, la lumière, la musique, le scénario, chaque élément de ce film excelle dans son domaine pour nous transporter et nous porter vers une expérience rare.
Ce film raconte principalement l'histoire des deux années que Mary a passées avec passion pour sa survie, ce qui a conduit à la création célèbre et durable monstre de Frankenstein. C'est très bien rendu et on y voit la société anglaise à l'état brut. Ce n'est pas joli, pas facile, et ils n'avaient pas beaucoup de scrupules à ne pas abuser les autres. Excellent jeu d'acteur par Elle comme d'habitude, et une distribution très compétente. L'horreur de la réalité correspond tout à fait à l'horreur de l'histoire de Mary.
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1,0
Publiée le 13 août 2021
Haifaa al-Mansour avait impressionné avec Wadjda en 2012 le premier long métrage saoudien réalisé par une femme. Aujourd'hui avec Mary Shelley elle s'éloigne de son effort novateur mais il faut quand même la féliciter d'avoir élargi ses horizons. Mary Shelley est bien sûr surtout connue pour son premier roman Frankenstein publié en 1818 qu'elle a commencé à écrire chose étonnante à l'âge de 19 ans. Elle était également l'épouse du célèbre poète Percy Bysshe Shelley. Le biopic d'Al-Mansour met en vedette Elle Fanning dans le rôle de Mary avec une touche résolument féministe moderne. Cette histoire est trop axée sur la relation entre Mary et Percy et pas assez sur Mary Shelley. Préparez-vous à 90 minutes d'ennui et à 30 minutes de montage un peu rapide pour conclure l'héritage de Mary Shelley. Le film est mélodramatique tout au plus principalement à cause d'un scénario confus qui ne sait pas sur quoi se concentrer. De plus Elle Fanning semble terriblement mal distribuée dans le rôle du personnage titulaire son jeu étant terne et semblant avoir sérieusement besoin d'une charge électrique...
Un film féministe , sans lourdeur , filmé avec élégance mais sans audace . Les interprètes sont excellents et investis . Dommage que s'y glisse des approximations historiques qui font, par exemple, passer Hoggs pour un violeur repoussé ou passe sous silence la deuxième grossesse de Mary , précisément pendant sons séjour en Suisse . On modifie ainsi l'Histoire pour faciliter la charge politique du film . Détails, sans doute , mais qui ont leur importance . Cela dit le film est bon mais il manque de flamme et parfois de nuances . Fanning et Froggatt s'imposent comme des actrices qui vont compter .
J'ai trouvé la première partie chiante à mourir. J'étais bien tenté de passer à autre chose mais je voulais savoir qu'est ce qui a bien pu pousser cette jeune femme a créer un personnage aussi emblématique que Frankenstein. Heureusement, la seconde partie était un peu plus intéressante (avec une fin bâclée mais bon, il y a de la place pour l'amour mais pas pour l'histoire apparemment). J'ai quand même eu l'impression d'avoir regardé un de ces téléfilms sentimentaux du dimanche.
L'interprète de Mary a formidablement bien joué son rôle, les autres personnages paraissent fade à côté d'elle. Un peu déçue car on nous dit que c'est un couple avec des idées progressistes, mais je ne suis pas vraiment d'accord, Mary vas devoir accepter la noirceur de son conjoint, qui n'a pas du tout était un homme franc par la suite avec elle alors qu'elle avait abandonné sa famille. Elle vas être trompée, humiliée, et non soutenu durant sa grossesse puis la perte de son enfant. Tout ça n'ai pas progressiste à cette époque, puisque c'était courant pour les femmes de subir. certes dans son cheminement vas l'aider à avoir de la maturité, et écrire un livre qui sera finalement la seule chose progressiste qu'elle vas imposer.
L' image est la plus belle réussite de ce film. Le scénario est très bon aussi, d'autant plus que le film est un biopic, quoi de mieux qu'une histoire vraie pour apporter de la véracité, de la crédibilité à celui-ci. De plus, même si je ne suis pas fan d'Elle Fanning à l'origine, il faut dire qu'elle interprète Mary de façon juste, sobre, et cela ne rend que ce personnage d'autant plus émouvant.
Il n’est pas difficile de comprendre ce qui a intéressé la première femme réalisatrice saoudienne dans le parcours de Mary Shelley : pas spécialement le fait qu’elle ait écrit, avec son ‘Frankenstein ou le Prométhée moderne’, un chef d’oeuvre de la littérature gothique alors qu’elle avait à peine 18 ans - ce n’est qu’un détail dans ce biopic - mais plutôt le parcours atypique de cette jeune femme issue de la bourgeoisie anglaise de l’aube du 19ème siècle. Fille d’un écrivain proto-anarchiste et d’une philosophe proto-féministe, Mary Wollstonecraft Godwin a grandi dans un milieu ouvert aux idées subversives. A 16 ans, elle s’enfuit avec le poète Percy Shelley et mène une vie de bohème et d’errance à travers l’Europe, dans le cadre d’un ménage-à-trois (avec sa demi-soeur), qui scandalise la bonne société. C’est ce portrait d’une figure féminine avant-gardiste, dont la soif de liberté fut avant tout sentimentale et théorique, qui intéresse en premier lieu Haifaa al Mansour. Si la réalisatrice parvient à faire ressortir la forte personnalité et les emballements sentimentaux de la jeune auteure, le cheminement n’en reste pas moins très illustratif, reprenant sagement les étapes successives qui forgèrent le tempérament enflammé de la jeune femme et sa volonté de briser les carcans et, a contrario, celles qui lui firent prendre conscience que le nouveau monde libertaire prôné par son entourage artistique ne l’était que dans le sens d’un intérêt masculin bien compris. Il faut dire que dans cette sympathique oeuvre patrimoniale, seule Elle Fanning s’investit réellement dans son personnage, le reste du casting se montrant nettement plus falot.
Bof... C'est long, les dialogues sont pompeux et souvent déclamés de façon désagréable. Le tout légitimé parce que c'est de la poésie, de la littérature, sans doute... Surtout, la construction du chef d’œuvre (Frankenstein) ne m'apparait pas si limpide au regard du film. Seuls aspects qui m'ont intéressés, des sujets de société abordés succinctement: les relations homme femme, la fidélité au regard de la culture humaine et de la religion, la liberté de chacun au regard de ses conséquences sur les autres, etc. Pour le reste, rien n'a garder dans mon esprit.
Bien joué, peinture d'une vie singulière. Il manque un je ne sais quoi pour être entièrement captivée mais bon film quand même.. les personnages sont particulièrement esthétiquement beaux...
Un biopic sur une des auteures britanniques les plus emblématique du 19eme siècle ne pouvait évidement pas laisser totalement indifférent. Suivre pas à pas la vie de la jeune Mary Shelley (magnifique prestation de Elle Fanning), de sa rencontre avec celui par qui le scandale arrive, à son périple européen en compagnie de quelques uns des plus grands esprits de ce siècle, ainsi que le cortège de malheur qui vont l’accompagner, permet de comprendre la genèse de l’oeuvre majeure de cette jeune femme decidement hors norme. Haifaa al-Mansour (dont c’est le second long métrage) nous livre là un film à la réalisation très (trop?) académique qui n’est pas exempt de quelques longueurs, mais dont le romantisme s’accorde néanmoins parfaitement tant à l’époque qu’a la destinée exceptionnelle de la romancière.
Un film un peu convenu sur l'autrice d'un des plus grand livre d'horreur de l'histoire . Si j'ai effectivement appris pas mal de choses sur Mary Shelley et sur les conditions de la création de son oeuvre phare, au niveau cinéma je ne retiendrais pas grand chose d'un film fade et froid. Elle Fanning s'en sort très bien dans le rôle titre mais c'est surement la seule chose qu'il m'en restera.