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Chantal M
3 abonnés
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5,0
Publiée le 11 septembre 2025
Le formidable roman de Pierre Lemaitre est parfaitement restitué par Albert Dupontel. Est-il possible de faire un film plus beau que celui-ci ? On en sort bouleversé par l'intensité des émotions, l'horreur de la guerre, la puissance des sentiments, la beauté des images, des costumes... Que dire des acteurs qui sont tous absolument époustouflants de justesse. Albert Dupontel est un magicien des mots, des plans. Quel géni ! Bravo et merci.
Un très beau film sur la blessure et l’amour. Blessure physique et psychique des combats de la Grande guerre. Blessure de l’amour entre un fils et son père. Cupidité sur le dos des anciens combattants. Amitié entre deux anciens combattants. Amitié entre ces deux vétérans et une jeune fille abandonnée. Beau et touchant. A voir en famille.
Au revoir là-haut est une fresque baroque qui bombe le torse, maquillée comme un cadavre de la Grande Guerre qui aurait trop lu Prévert en snifant du Kérosène. Dupontel ose tout : le grotesque, la beauté, l’excès — et il transforme une tragédie historique en opéra visuel d’une insolence folle, où chaque plan hurle la poésie d’un monde broyé qui refuse de mourir en silence. C’est un feu d’artifice tiré dans un cimetière, un cri de vie peint à la truelle sur les murs de l’Histoire officielle. Et si parfois ça déborde ? Tant mieux. La vie aussi déborde.
Au revoir là-haut est une adaptation élégante et puissante du roman de Pierre Lemaitre. Albert Dupontel livre une mise en scène inventive, mêlant drame et satire sociale avec brio. Porté par des acteurs justes, le film capture avec finesse la douleur et l’absurdité de l’après-guerre. Un beau succès artistique et émotionnel.
Le film commence très bien, mais malheureusement s'essouffle vite. Et la fin laisse clairement sur la faim. Au final les gentils sont gentils et les méchants sont méchants. Un peu trop caricatural. Le personnage masqué est raté sur son développement et sa conclusion et le rôle de la fillette n'est là que pour le faire comprendre. Un peu dommage. De plus, j'ai vraiment du mal avec le jeu de Dupontel, ce que m’empêche d'être en immersion dans ce film. Ça reste agréable à regarder, bien qu'un peu longuet sur la deuxième moitié.
La sensibilité et l'imagination d'Albert Dupontel se font ressentir tout au long de cette très belle réalisation qui ́narre la rencontre de 2 "cabossés" de la guerre des tranchées, leur projet fou, et surtout, les sentiments profonds qu ils vont vivrent l'un pour l'autre. Les acteurs sont tous très bons, surtout Nahuel Pères Biscayard ! Qui a été une découverte pour moi ! Quelques moments "en dehors du temps", un peu "décalés", un univers fantasque, (comme aime souvent proposer Albert) qui font rêver et nous font quitter la terre ferme le temps d'un film ! Ça c est du cinéma !Un trés bon moment !
Que c'est long, lent et ch...t... Jeu à la française: ça joue mal, ça surjoue, ça récite son texte, avec Dupontel et son fameux ton nunuche, là où il aurait fallu beaucoup de sérieux. Après tout, c'est son film, hein... Les plans sont parfois à l'ancienne puis parfois filmés avec des méthodes modernes, c'est assez déroutant. Un scénario parfois clair, parfois tiré par les cheveux, mais c'est fait exprès ou pas? Ah j'ai compris, on veut nous perdre pour mieux nous faire apprécier la dinguerie du truc. Que dire du thème musical, on passe des phases de suspense des séries b des années 70, à celles accompagnant le grandiloquent des film de SF/fantasy des années 80/90/2000, pour finir sur du cabaret des années 20. Une première... Je pensais être le seul à ne pas comprendre certains dialogues, mais j'ai pu lire dans certaines critiques que nous étions plusieurs à ne pas avoir le décodeur du parlé dans sa barbe. Une assez belle reconstitution, tout de même, pour ce formidable navet, qui oscille entre comédie et fresque historique. Je n'ai pas lu le livre et le film ne m'en donne pas envie...
Décidément ce filme est à mon sens un appel à l’amour, un rappel de profiter des gens/choses qui nous sont cher et une bonne raison de se dire "Je t’aime" avant qu’il ne soit trop tard. Ce filme est drôle mais touchant, très violent mais d’une douceur rare. Laurent Lafitte est parfait dans le rôle du pourris. Encore une fois c’est une preuve de la puissance de l’art qu’est le cinéma Français.
Met en lumière un homme banal de l’époque sans intelligence notable. Contraste avec la complexité de l’art et des enjeux. Mise en parallèle de l’honnêteté et de la malhonnêteté. Pour autant pas de sensation forte à haute tension. Des images de qualité avec des couleurs chaudes. Un réalisme historique, des décors biens choisis. Réalités de l’époque sont mises en lumière. Jeu d’acteur du personnage principal peut parfois deplaire. Le protagoniste est très réussi avec l’exposition du mal, de la délinquance morale, de la psychopathie. L’approche artistique dans les masques confectionnés est réussi sans plus. Il aurait peut-être fallu quitter à certains moments le regard du narrateur qui ne perçoit pas cette sensibilité et se rapprocher de la complexité de l’artiste (gueule cassée). Personnage du père très réussi avec un bon jeu d’acteur. La comédie du film est légère, pas lourde ; une frontière fragile respectée. La dernière scène est très réussi avec un moment de haute tension (le masque rajoute en effet cette sensibilité artistique). Très bien.
Le film Au revoir là-haut commence de manière prometteuse. Le sujet est original, traité avec une mise en scène inventive et visuellement marquante. On est d'abord intrigué par cet univers singulier, ce ton mêlant burlesque et drame, et ces personnages atypiques qui semblent annoncer une œuvre forte.
Malheureusement, cette impression s'efface rapidement. Très vite, le film se perd dans une succession de scènes décousues, presque anecdotiques, qui donnent l'impression de n’avoir ni direction claire ni véritable enjeu. Le fil narratif se dilue dans des petites scénettes esthétiques, certes, mais sans consistance, au point qu’on finit par ne plus savoir où le film veut nous emmener – ni pourquoi.
Ce qui aurait pu être un récit poignant et audacieux devient une œuvre qui tourne à vide. L'ennui s’installe, et avec lui, la frustration de voir un potentiel gâché. En ce qui me concerne, je n’ai pas seulement été déçu : j’ai détesté ce film qui, à force de vouloir en faire trop, finit par ne plus rien dire.
Un film d’une humanité déchirante, qui montre comme beaucoup d’autres les horreurs des tranchées de la première guerre, mais aussi leurs suites terribles pour certains poilus rescapés. J’ai l’âge d’avoir croisé les dernières « gueules cassées » encore en vie. Il faut savoir que ces blessures épouvantables ont fait faire de réels progrès à la chirurgie maxillo-faciale. Mais malgré tout, pour certains comme le héros du film, la reconstruction, à tous les sens du terme, a été difficile, voire impossible… L’histoire d’amitié entre Edouard à la gueule cassée, Albert qui lui doit la vie et la petite orpheline Louise est magnifique. Le côté dramatique de l’histoire est atténué par une touche d’humour avec le personnage incarné par Michel Vuillermoz, le fonctionnaire intègre qui démasque les magouilles infâmes du personnage incarné par Laurent Lafitte. La fin est d’une beauté et d’une émotion rares au cinéma. Chef d’œuvre.
Très beau film, des images magnifiques, des acteurs attachants et une singularité pour un film de guerre qui fait plaisir à voir ! Je recommande vraiment
Originalité, qualité des décors, costumes et du jeu des acteurs principaux, un essoufflement du scenario en fin de partie mais un très bon moment de cinéma.