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Magnifique adaptation par Albert Dupontel de l'œuvre littéraire. Les acteurs sont excellents et la mise en scène grandiose.
Au revoir là-haut, réalisé par Albert Dupontel, est une œuvre singulière qui oscille entre un drame poignant et une satire mordante. Si le film s’aventure avec succès dans des territoires visuels et narratifs audacieux, il s'accompagne néanmoins de quelques maladresses qui empêchent cette fresque historique d’atteindre une perfection absolue. Loin d’être un simple exercice d’adaptation, cette réalisation témoigne de la volonté de Dupontel de s’approprier une matière complexe tout en rendant hommage au roman de Pierre Lemaitre.
Dès les premières minutes, Au revoir là-haut s’impose par sa direction artistique impressionnante. Les décors des années 1920, soigneusement reconstitués, et les contrastes saisissants entre les tranchées lugubres et les salons bourgeois offrent une immersion totale. Chaque plan regorge de détails, et l’utilisation des masques d’Édouard apporte une dimension artistique mémorable.
Cependant, cette richesse visuelle frôle parfois l’excès. Quelques scènes, particulièrement dans les salons ou les moments plus contemplatifs, semblent davantage pensées pour éblouir que pour servir l’histoire. Ces embellissements, bien qu’esthétiquement réussis, risquent de détourner l’attention du spectateur de l’intensité émotionnelle qui devrait primer.
Le duo central formé par Albert Maillard et Édouard Péricourt constitue le cœur émotionnel du film.
Albert Maillard : Interprété par Albert Dupontel avec une sincérité touchante, Albert incarne l’homme ordinaire écrasé par des circonstances extraordinaires. Si sa maladresse et son humilité le rendent immédiatement attachant, certaines de ses réactions manquent de nuances, laissant parfois le spectateur à distance de ses dilemmes intérieurs.
Édouard Péricourt : Nahuel Pérez Biscayart brille dans le rôle d’un artiste torturé, littéralement réduit au silence par la guerre. Son interprétation est l’un des points culminants du film, notamment grâce à sa capacité à transmettre des émotions profondes à travers ses gestes et son regard. Cependant, son arc narratif, bien qu’intense, manque d’un fil conducteur clair, diluant légèrement l’impact de son tragique dénouement.
Henri d’Aulnay-Pradelle : Laurent Lafitte est parfait dans le rôle du cynique et opportuniste Pradelle. Mais son personnage, s’il est captivant, aurait gagné à être davantage nuancé ; il reste ici un archétype, celui du « méchant absolu », là où un peu d’ambiguïté aurait enrichi le récit.
Les personnages secondaires, tels que Louise ou Pauline, ajoutent de la chaleur à l’histoire, mais certains d’entre eux restent sous-exploités, notamment Madeleine et son rôle dans les intrigues familiales.
L’adaptation du roman de Pierre Lemaitre par Dupontel témoigne d’une ambition narrative indéniable. La trame principale, mêlant escroquerie, satire sociale et quête de rédemption, captive par son originalité et son souffle épique.
Toutefois, cette richesse narrative se révèle parfois trop dense. Certaines sous-intrigues — comme celle des monuments aux morts ou des magouilles de Pradelle — manquent de fluidité et s’entremêlent sans toujours trouver un équilibre parfait. Par moments, le spectateur pourrait ressentir une impression de surcharge, l’intrigue peinant à maintenir son rythme ou à donner une résolution satisfaisante à chaque arc.
Le film excelle néanmoins dans sa capacité à juxtaposer des thèmes graves — comme la brutalité de la guerre et les blessures invisibles qu’elle laisse — avec des touches d’humour noir. Cette dualité confère à l’œuvre une identité unique, mais ce mélange des genres peut parfois désorienter.
La bande originale de Christophe Julien accompagne le film avec une subtilité bienvenue. Les compositions mélancoliques, mêlées à des morceaux plus légers, amplifient les émotions sans jamais devenir envahissantes.
La photographie de Vincent Mathias est également un atout majeur. Les jeux de lumière, particulièrement dans les scènes d’intérieur, soulignent avec élégance les tensions entre les personnages. Les moments de guerre, eux, sont filmés avec un réalisme cru, sans tomber dans le sensationnalisme.
Au revoir là-haut est un film qui porte en lui une ambition immense. Dupontel, en artisan passionné, a manifestement voulu rendre justice à une œuvre littéraire dense tout en s’appropriant son récit. Si le résultat n’est pas exempt de défauts — notamment des choix stylistiques parfois excessifs ou un scénario trop chargé —, il reste une proposition cinématographique marquante.
Ce film offre une expérience riche, tant par sa profondeur thématique que par son esthétique soignée. Il aborde des questions universelles — la quête d’identité, le poids des responsabilités, et les abus d’un système corrompu — tout en ancrant son récit dans un cadre historique captivant.
Au revoir là-haut est une fresque ambitieuse qui, malgré ses imperfections, laisse une empreinte durable. Sa direction artistique éclatante, ses performances d’acteurs mémorables et sa capacité à jongler avec des émotions contrastées en font une œuvre qui mérite d’être découverte. Cependant, ce n’est pas un film parfait : certains choix narratifs et stylistiques divisent, mais ces failles participent à son charme atypique.
Albert Dupontel signe ici une œuvre profondément humaine, portée par un amour du cinéma et une envie manifeste de raconter une histoire qui compte. Une expérience à la fois exigeante et gratifiante.
Dès les premières minutes, Au revoir là-haut s’impose par sa direction artistique impressionnante. Les décors des années 1920, soigneusement reconstitués, et les contrastes saisissants entre les tranchées lugubres et les salons bourgeois offrent une immersion totale. Chaque plan regorge de détails, et l’utilisation des masques d’Édouard apporte une dimension artistique mémorable.
Cependant, cette richesse visuelle frôle parfois l’excès. Quelques scènes, particulièrement dans les salons ou les moments plus contemplatifs, semblent davantage pensées pour éblouir que pour servir l’histoire. Ces embellissements, bien qu’esthétiquement réussis, risquent de détourner l’attention du spectateur de l’intensité émotionnelle qui devrait primer.
Le duo central formé par Albert Maillard et Édouard Péricourt constitue le cœur émotionnel du film.
Albert Maillard : Interprété par Albert Dupontel avec une sincérité touchante, Albert incarne l’homme ordinaire écrasé par des circonstances extraordinaires. Si sa maladresse et son humilité le rendent immédiatement attachant, certaines de ses réactions manquent de nuances, laissant parfois le spectateur à distance de ses dilemmes intérieurs.
Édouard Péricourt : Nahuel Pérez Biscayart brille dans le rôle d’un artiste torturé, littéralement réduit au silence par la guerre. Son interprétation est l’un des points culminants du film, notamment grâce à sa capacité à transmettre des émotions profondes à travers ses gestes et son regard. Cependant, son arc narratif, bien qu’intense, manque d’un fil conducteur clair, diluant légèrement l’impact de son tragique dénouement.
Henri d’Aulnay-Pradelle : Laurent Lafitte est parfait dans le rôle du cynique et opportuniste Pradelle. Mais son personnage, s’il est captivant, aurait gagné à être davantage nuancé ; il reste ici un archétype, celui du « méchant absolu », là où un peu d’ambiguïté aurait enrichi le récit.
Les personnages secondaires, tels que Louise ou Pauline, ajoutent de la chaleur à l’histoire, mais certains d’entre eux restent sous-exploités, notamment Madeleine et son rôle dans les intrigues familiales.
L’adaptation du roman de Pierre Lemaitre par Dupontel témoigne d’une ambition narrative indéniable. La trame principale, mêlant escroquerie, satire sociale et quête de rédemption, captive par son originalité et son souffle épique.
Toutefois, cette richesse narrative se révèle parfois trop dense. Certaines sous-intrigues — comme celle des monuments aux morts ou des magouilles de Pradelle — manquent de fluidité et s’entremêlent sans toujours trouver un équilibre parfait. Par moments, le spectateur pourrait ressentir une impression de surcharge, l’intrigue peinant à maintenir son rythme ou à donner une résolution satisfaisante à chaque arc.
Le film excelle néanmoins dans sa capacité à juxtaposer des thèmes graves — comme la brutalité de la guerre et les blessures invisibles qu’elle laisse — avec des touches d’humour noir. Cette dualité confère à l’œuvre une identité unique, mais ce mélange des genres peut parfois désorienter.
La bande originale de Christophe Julien accompagne le film avec une subtilité bienvenue. Les compositions mélancoliques, mêlées à des morceaux plus légers, amplifient les émotions sans jamais devenir envahissantes.
La photographie de Vincent Mathias est également un atout majeur. Les jeux de lumière, particulièrement dans les scènes d’intérieur, soulignent avec élégance les tensions entre les personnages. Les moments de guerre, eux, sont filmés avec un réalisme cru, sans tomber dans le sensationnalisme.
Au revoir là-haut est un film qui porte en lui une ambition immense. Dupontel, en artisan passionné, a manifestement voulu rendre justice à une œuvre littéraire dense tout en s’appropriant son récit. Si le résultat n’est pas exempt de défauts — notamment des choix stylistiques parfois excessifs ou un scénario trop chargé —, il reste une proposition cinématographique marquante.
Ce film offre une expérience riche, tant par sa profondeur thématique que par son esthétique soignée. Il aborde des questions universelles — la quête d’identité, le poids des responsabilités, et les abus d’un système corrompu — tout en ancrant son récit dans un cadre historique captivant.
Au revoir là-haut est une fresque ambitieuse qui, malgré ses imperfections, laisse une empreinte durable. Sa direction artistique éclatante, ses performances d’acteurs mémorables et sa capacité à jongler avec des émotions contrastées en font une œuvre qui mérite d’être découverte. Cependant, ce n’est pas un film parfait : certains choix narratifs et stylistiques divisent, mais ces failles participent à son charme atypique.
Albert Dupontel signe ici une œuvre profondément humaine, portée par un amour du cinéma et une envie manifeste de raconter une histoire qui compte. Une expérience à la fois exigeante et gratifiante.
Un film touchant et poignant à la réalisation moderne et soignée. Les acteurs campent leur rôle à merveille.
Merci à Albert Dupontel de nous prouver que le cinéma français sait encore produire de grands films.
Merci à Albert Dupontel de nous prouver que le cinéma français sait encore produire de grands films.
Probablement un des meilleurs film des dernières années. Une bonne histoire comme souvent quand un film est inspiré d'un roman. Les acteurs sont tous crédibles, voir excellents. L'esthétisme est très réussi. Un drame qui se suit sans ennui, avec de la réflexion sur certaines choses de la vie. Un côté sombre, mais très poétique aussi, parfois simple et beau, parfois dur. Il y a trop peu de film de cette qualité. 5 sur 5, pas moins. Oui, en France on sait aussi faire des films magnifiques. BRAVO
Un pur chef-d'œuvre ! Dupontel est un génie. Une adaptation parfaite du livre de Lemaitre, revisitant la fin pour la rendre encore plus magnifique. Bref, que dire de plus ?
Je découvre un peu tard Au revoir là-haut de Albert Dupontel et quelle merveilleuse découverte. Un film ambitieux visuellement pour sa récréation de la France de 1919 dans une histoire qui mêle habilement les tonalités entre comédie, drame, film de guerre, avec l’histoire touchante de cette gueule cassée qui fuit sa famille et s'évade à travers la peinture… un très beau film avec un excellent casting, et preuve que le cinéma français est capable de faire des choses ambitieuses et touchantes.
Il s’agit assurément de l’un des films les plus aboutis d’Albert Dupontel. Tout en possédant une forme de poésie, ce long-métrage, sorti en 2017, se distingue des autres productions du réalisateur par son caractère plus sombre et profond. Les combines de deux rescapés de la guerre de tranchées qui gagnent de l’argent en vendant de faux monuments aux morts donnent lieu à la description d’une galerie de personnages hauts en couleur. Le récit provoque une multitude d’émotions allant de l’amour à la haine en passant par la joie et la tristesse, sans que les traits soient trop appuyés. Il convient de reconnaître que la belle distribution (Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel, Laurent Lafitte, Niels Arestrup, Michel Vuillermoz, Mélanie Thierry, etc.) constitue un gage de qualité. Bref, une grande histoire dans laquelle le misérabilisme humain reste malgré tout source d’espoir.
Je l'ai finalement vu et c'est un joli navet... Ce n'est pas que le film ou le cast soit mauvais, certes c'est totalement pompé sur le style Jeunet et le film feel-good façon Amélie Poulain, mais ça passe, ça joue bien et l'image est belle, le problème c'est le scénario. Je croyais comme dit dans la bande-annonce avoir affaire à une arnaque monumentale, un truc retors et génial, et finalement c'est tout pourri,
spoiler:
les mecs se contentent de faire payer en avance la construction de monuments aux morts et de se tirer avec la caisse sans réaliser les travaux...
et c'est réellement tout! Alors autour de ça il y a de grands sentiments faciles, une pseudo-critique de la guerre en version bobo du Café de Flore, mais vraiment rien de terrible. Notez bien que je ne critique pas le scénario du film, c'est le livre qui doit visiblement être médiocre à la base, un exemple classique de ces innombrables écrivains faiseurs (ayant vérifié, c'est effectivement le fond de commerce de Pierre Lemaitre) qui recherchent un évènement historique intéressant et méconnu puis se contentent de paraphraser les livres d'histoire en ajoutant les éléments de base d'un récit comme à la parade (histoire de coeur, histoire de famille, quête du héros, fin avec "payoffs", etc...) ce qui fait que si on est capable de voir au travers du truc (pas trop difficile pour ceux qui ont un minimum de culture), on voit le procédé et le reste est toujours exactement pareil. Mais du coup faire un bon film d'un mauvais livre, ça n'arrive presque jamais.
et c'est réellement tout! Alors autour de ça il y a de grands sentiments faciles, une pseudo-critique de la guerre en version bobo du Café de Flore, mais vraiment rien de terrible. Notez bien que je ne critique pas le scénario du film, c'est le livre qui doit visiblement être médiocre à la base, un exemple classique de ces innombrables écrivains faiseurs (ayant vérifié, c'est effectivement le fond de commerce de Pierre Lemaitre) qui recherchent un évènement historique intéressant et méconnu puis se contentent de paraphraser les livres d'histoire en ajoutant les éléments de base d'un récit comme à la parade (histoire de coeur, histoire de famille, quête du héros, fin avec "payoffs", etc...) ce qui fait que si on est capable de voir au travers du truc (pas trop difficile pour ceux qui ont un minimum de culture), on voit le procédé et le reste est toujours exactement pareil. Mais du coup faire un bon film d'un mauvais livre, ça n'arrive presque jamais.
Dupontel est un vrai conteur d'histoire , il a ce génie de créer son univers. Là il est pourtant question de la guerre, un bien noir mais c'est là où sa magie opère.
Il y a dans ce film une profonde humanité, de l'amour et des larmes.
Bravo !
Il y a dans ce film une profonde humanité, de l'amour et des larmes.
Bravo !
Albert dupontel prouve avec ce film qu’il a vraiment du talent.
Une excellente mise en scène, des acteurs irréprochables, et une histoire au scénario solide font de ce film une réussite incontestable.
Une excellente mise en scène, des acteurs irréprochables, et une histoire au scénario solide font de ce film une réussite incontestable.
Un film émouvant, qui retrace les traumatismes de la guerre avec une grande douceur, très bon jeu d'acteur
Très beau film, poétique, avec une magnifique bande son et un joli travail d'images et de couleurs sur les plans. Les masques sont une réussite, les décors également. Le film peut être parfois un peu lent d'où la note, mais j'ai revu le film avec plaisir.
Il n'y a pas a dire mais Dupontel a quand-même une patte reconnaissable entre mille.
Dans un cinéma français souvent ronflant et contemplatifs sa réalisation détonne par son dynamisme, ses plans et prises de vue originals , son action.
L'histoire est vraiment intéressante, les acteurs tous très bons ( j'ai vraiment bien aimé Lafitte).
On ne s'ennuie pas une seconde et on passe vite du rire aux larmes sans s'en rendre compte.
Bref un vrai grand film français comme il y en a trop peu malheureusement
Dans un cinéma français souvent ronflant et contemplatifs sa réalisation détonne par son dynamisme, ses plans et prises de vue originals , son action.
L'histoire est vraiment intéressante, les acteurs tous très bons ( j'ai vraiment bien aimé Lafitte).
On ne s'ennuie pas une seconde et on passe vite du rire aux larmes sans s'en rendre compte.
Bref un vrai grand film français comme il y en a trop peu malheureusement
Un vrai chef d'œuvre du cinéma ! Il y a des moments très touchants. C'est parfois un peu décousu ou tiré par les cheveux mais ça se regarde tellement bien et les acteurs sont tellement bons et attachants que finalement on est happé par ce bijou !
Merci Dupontel de ne pas faire des films comme tout le monde
Merci Dupontel de ne pas faire des films comme tout le monde
superbe film, poétique, artistique, politique et social !
il montre toute la nature humaine de la beauté à l'horreur
il montre toute la nature humaine de la beauté à l'horreur
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