Mademoiselle
Note moyenne
4,2
8681 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

354 critiques spectateurs

5
97 critiques
4
144 critiques
3
68 critiques
2
27 critiques
1
9 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 janvier 2017
Un jeu détestable entre manipulatrices et manipulateurs. Trois récits racontent tout au long du film leur propre histoire, chacun apportant des éléments nouveaux. Les dialogues parfois virulents laissent passer de beaux moments d'humour. Un seul bémol. Certaines scènes trop récurrentes ralentissent le rythme sans laisser passer une réelle émotion. Toutefois, la virtuosité du scénario ne s'essouffle à aucun moment. L'intérêt, apporté par le point de vue des trois principaux protagonistes, tient le spectateur en haleine du début à la toute fin du film. L'amour donnera à celles que l'on imaginait faibles le plus beau rôle. Des années de souffrances les ont enfermées dans des univers différents. La mise en scène est éblouissante. Les décors et les costumes sont à la fois somptueux et raffinés. La photographie discrète et léchée magnifie l'ensemble que ce soit dans les intérieurs ou au beau milieu d'une végétation luxuriante, ordonnée et somptueuse. Le casting est remarquable. Un grand moment de cinéma.
Felgain
Felgain

5 abonnés 8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 janvier 2017
Un vrai bijou ce film. Ces dernière années où la majorité des films (américains surtout) sont des spin off / reboot & co, la surprise est devenue rare au cinéma. Mais parfois, on tombe sur de vraie perle, comme ici avec Mademoiselle. Le film est découpé en 3 parties, toutes plus surprenantes les unes que les autres. Une oeuvre à la fois poétique, de par ses paysages, la relations entre certains paysage, mais aussi glauque à certains moment. Mis à part la dernière scène que j'ai trouvé un rien inutile, c'est un sans faute pour ma part.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 janvier 2017
Petit sommet de perversité et de sensualité . Un film coréen qui donne à entendre le Marquis de Sade , c'est a voir .
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 2 janvier 2017
Mademoiselle ne laisse pas indifférent. A la manière d'un un conte, le film donne vie a des personnages extrêmes dans leur noirceur et mixte l'innocence avec la plus sombre perversité, un peu à l'image des scènes de lectures.avec la lectrice impassible d'un contenu "déraisonnable". Les personnages masculins n'y tiennent pas le beau rôle et on pourrait parler d'une certaine façon d'un film féministe. La mise en scène, la beauté des images (et des actrices), le mélange des costumes coréens traditionnels et occidentaux d'époque sont magnifiques.
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

108 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2017
Dans son premier film d’époque, Chan-wook Park mêle avec virtuosité les cultures coréenne et japonaise pour jouer des dualités Corée-Japon et homme-femme. L’histoire en chausse-trappe de Mademoiselle est découpée en trois chapitres à la cruauté allant crescendo pour autant de protagonistes principaux et de points de vue. Des qualités formelles de Mademoiselle résultent un sublime écrin, réceptacle parfait d’un récit d’émancipation saphique empruntant aux codes de l’érotisme, du fétichisme et du thriller sur fond de conte sadien. Plus de détails sur notre blog ciné :
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 janvier 2017
Le film est en 3 parties (3 personnages principaux et donc 3 versions de l'histoire). J'ai lu des critiques elogieuses sur la 1e partie et un peu moins sur les 2 autres.
Pour ma part, je me suis ennuyée sur la 1e partie, esthetiquement reussie mais tres lente jusqu'à la fin plus surprenante. Les 2 autres parties sont moins "romantiques" et plus rythmées.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2016
Visuellement stupéfiant, tant au niveau des paysages coréens des années 50, des décors, des couleurs, ou encore des costumes, "Mademoiselle" est un grand thriller mêlant manipulation, amour et perversité avec une habileté déconcertante, mais méritant pour ma part un degré supplémentaire dans la compréhension des liens entre les personnages
nadia22
nadia22

18 abonnés 86 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 janvier 2017
Troublant, sensuel, maîtrisé, ce film est envoutant, les images sont sublimes, les costumes et décors sont superbes, les acteurs/actrices sont époustouflants/es et la lumière (ou son absence) est comme une âme qui anime toutes les scènes. Même si le suspense n'est pas vraiment au rendez-vous, c'est un magnifique Park Chan-Wook, celui-ci a encore fait très fort, et dans un style totalement différent.
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 décembre 2016
Un thriller érotique, c'est ce que nous propose Park Chan-Wook. Et bien on adhère. L'intrique se découpe en trois parties où l'on découvre le point de vue de chacune des héroïnes pour les deux premières et la troisième nous dévoile le dénouement. On se laisse prendre au jeu même si on connait certaines ficelles de ce genre. La direction artistique est fabuleuse et le prix remis à la directrice artistique Seong-hie Ryu à Cannes est vraiment mérité. C'est très bien réalisé avec une caméra nerveuse et des cadrages magnifiques.
Le trio d'acteurs est très crédible et chacun amène sa fantaisie. Un bon film à la technique parfaite.
Roger Cola
Roger Cola

35 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 décembre 2016
Un film qui ne plaira certainement pas à tout le monde. Avec Mademoiselle, Park Chan-Wook signe un drame érotique très réussi. La réalisation est superbe et très imagée (certains plans ont l'air de peinture), foisonnant de petits détails. L'intrigue, au départ assez classique, s'envenime à partir de la deuxième partie pour mieux nous piéger. Les acteurs font très bien leur travail et le travail d'écriture des personnages est suffisamment fouillé pour ne pas tomber dans le cliché du milieu bourgeois sadique et pervers. En résumé, une très belle mais aussi dérangeante histoire d'amour, même si Wook appuie peut-être un peu trop sur la sexualité.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 décembre 2016
Une riche Japonaise, sa servante sud-coréenne et un escroc qui se dupent (ou s'aiment) pendant 145 minutes, c'est trop long ? Chef, oui chef, d'autant plus que les trois personnages n'ont aucune épaisseur et ne semblent guère intéresser Park Chan-Wook lui-même, qui raconte poussivement cette histoire en trois parties aux dialogues très explicatifs et aux voix off redondantes, même s'il se montre un peu plus habile pour dénouer les fils de l'intrigue que pour la mettre en place. On peut ajouter que le quatrième personnage (le tonton pervers), censé être assez effrayant, n'est lui non plus guère convaincant, mais s'avère un bon prétexte pour le cinéaste pour intégrer une dimension érotico-sadienne laborieusement transgressive. Formellement, on est aussi très loin du choc vanté par beaucoup: c'est relativement séduisant mais surtout vain, principalement à cause d'une virtuosité assez toc. On pense à Bound, qui faisait tout mieux: plus sensuel, plus nerveux, plus ludique, le film des Wachowski assumait son statut de série B haut de gamme, là où Park Chan-Wook veut jouer à l'Auteur forcément invité dans la compétition cannoise: en résulte un film pas désagréable, gentiment romanesque dans son dernier tiers, mais globalement boursouflé et assez fade.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 décembre 2016
La grande maîtrise du réalisateur ne suffit pas à faire coexister des intentions divergentes. Le scénario est trop complexe (et même peu crédible sur la fin) et la part de noirceur sadique, mélangée à une histoire du genre "épouse et courtisane", qui se pare de fantastique en conservant une trame de thriller (ero)exotique, est l'ingrédient inutile de trop pour la cohérence des l'ensemble. Les deux actrices sont très belles et jouent vraiment juste. Les scènes saphiques sont absolument magnifiques et font oublier celles plus prétentieuses mais assez vulgaires finalement de pornographie littéraire.
romano31

321 abonnés 1 543 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2016
Grand fan de Park Chan-wook, je ne pouvais bien évidement pas passer à côté de son dernier film, Mademoiselle. Revenu de son expérience américaine avec le très bon Stoker, Park Chan-wook adapte ici le roman Du bout des doigts de Sarah Waters à la sauce coréenne. Et le moins que l'on puisse dire c'est que Park Chan-wook s'en est très bien sorti. Admirablement mis en scène (comme d'habitude avec le cinéaste), le film est un subtil mélange de romance et de trahison le tout sou-poudré d'un érotisme à la fois élégant et pervers. Malgré sa durée, le film passe bien et même si ce n'est pas mon préféré du réalisateur, Mademoiselle reste une oeuvre à l'esthétique irréprochable et à voir pour tous les fans du cinéaste.
orlandolove
orlandolove

169 abonnés 1 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 décembre 2016
Parfaitement mis en scène, "Mademoiselle" mélange avec réussite un scénario à twist classique et des sous thèmes joliment décalés et osés (on est chez Park Chan-Wook tout de même).
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2016
''Mademoiselle'' ou la victoire de l'amour féminin sur la tyrannie masculine au début du XXéme siècle, selon Park Chan-wook. Soyons franc, un film profondément féministe réalisé par Park Chan-wook, c'est assez improbable. Petit rappel : Park Chan-wook est un réalisateur sud-coréen. Célèbre pour son excès dans la violence, ses films marquent en effet par un déchaînement de scènes violentes et cruelles. Ainsi, ''Sympathy for Mister Vengeance'' et ''Old Boy'' après visionnage, laissaient leur empreinte dans notre esprit de par leurs scènes de tortures (souvent insoutenables) et une réflexion sur la vengeance. Quant à la douteuse ''Lady Vengeance'', elle présentait déjà un personnage féminin revanchard et indépendant. Mais, jusqu'ici, rien ne laissait penser que ce coréen réaliserait un si beau thriller érotique avec des personnages féminins aussi forts.

Le postulat de base est assez classique : un escroc, se faisant passer pour un comte cherche à se marier avec Hideko (la mademoiselle du titre). Cette dernière vit dans un manoir avec son oncle bibliophile. Pour arriver à ses fins, l'escroc introduit une domestique, Sookee, chargée de servir Hideko et influencer ses sentiments. Mais les deux femmes vont irrésistiblement se rapprocher l'une de l'autre. De cette histoire, à l'origine toute britannique (tiré du livre ''Du bout des doigts'' de Sarah Warters) le réalisateur et le scénariste en ont fait un film tout coréen. En effet, ''Mademoiselle'' est en premier lieu un éblouissant patchwork des genres cinématographiques : du film historique, on passe au film de domesticité, puis l'érotisme arrive teinté d'une légère touche de comédie avant que le thriller ne se mêle à tout cela. En ce sens, le film est inclassable puisqu'il se classe justement dans le cinéma coréen, où le mélange des genres est d'usage. Certes l'érotisme et le thriller dominent mais, information pour les cœurs sensibles, ce n'est pas un film ultra-violent (comme les premiers films du réalisateur) ni un film morbide : c'est avant toute chose une histoire d'amour entre deux êtres qui découvrent leurs sentiments.

Thriller, ''Mademoiselle''? Oui, mais avant tout dans sa construction narrative plutôt que dans son suspense. Divisé en trois parties, ponctués de coups de théâtre et de flash-back, le film est diantrement tordu (son côté thriller vient de là), tout n'est pas compréhensible (comme souvent chez le metteur-en-scène) même si à la fin, le jour se fait dans l'esprit du spectateur (qui n'a pas intérêt à se faire larguer!). Le film est comme un immense dessin en bas d'une colline : on doit escalader cette dernière pour contempler dans sa totalité le dessin majestueux. On peut aussi voir le thriller dans le basculement de point de vue qui s'opère (le film démarre avec le point de vue de Sookee, pour se focaliser ensuite sur Hideko) et surtout dans la romance des deux femmes où la première scène d'amour peut être vu comme la chute d'un polar (l'avant était fondé sur des regards, des frôlements...

Mais que ne serait ce film sans son évocation de l'amour entre ces deux femmes ? A ce titre, Park Chan-wook parvient à délivrer aux spectateurs (avertis tout de même!) deux types d'érotisme. Le premier beau et simple vient de l'amour sincère de ces deux femmes qu'on découvre dans la première partie : les scènes d'amour parviennent à éviter la vulgarité par cette idée constante d'union et de double. En effet, tout le long du film, les femmes se déguisent, se coiffent de la même manière. On attendrait presque à voir les deux visages se superposer comme dans ''Persona'' de Bergman (1966). spoiler: Cette union, cette protection mutuelle apparaît clairement dans une scène d'amour : les deux jeunes femmes rejoignent et serrent leurs mains comme deux partenaires qui signent un pacte.
Vient ensuite dans la deuxième partie l'érotisme froid et clinique des hommes : spoiler: séances de lecture en costard cravate avec mannequin, manipulations et tortures
. Ici, la femme est dominée par l'homme macho et pervers. Deux visions pas si idiotes au fond. Le sexe au cinéma peut déboucher ou bien sur la douceur ou alors sur le morbide. Emotionnellement parlant, le film prend un grand tournant et d'ailleurs un grand risque : tout ce qui était beau et touchant dans la première partie est anéanti dans la deuxième, glaçante et dur. Deux parties antinomiques dans l'émotion mais cohérente dans la narration puisque elle éclaire certains points et révèle le véritable visage de l'oncle. Mais tout ceci n'est en fait qu'une tromperie : les personnages sont manipulés autant que Park Chan-wook dirige nos sentiments. Ainsi a t-il préparé la troisième partie où l'émotion revient en force et cela à un rythme rapide. C'est en cela que l'histoire d'amour est incroyable : à l'heure où les films romantiques (qui présentent la naissance des sentiments entre deux êtres) sont la plupart du temps lent , ''Mademoiselle'' présente l'histoire sentimentale à un rythme trépidant, dopé par le fait que le film est aussi un thriller, et par moment une comédie.

De cynique, Park Chan-wook est passé à romantique, d'outrancier dans la violence, Park Chan-wook est devenu tendre et franc dans l'érotisme féminin, de metteur-en-scène virtuose et quelque peu tapageur, Park Chan-wook est resté virtuose, le tapage en moins. Dans les films précédents, on pouvait être gêné par des scènes violentes et s'interroger sur l'utilité de certaines de ces scènes. Ici, tout est mis au service de l'émotion ce qui fait que la mise-en-scène est moins voyante qu'avant. Pourtant, celle-ci est absolument magnifique : il faudrait saluer toute la distribution artistique. Costumes et décors somptueux (on ne se dit jamais ''c'est très beau mais c'est gratuit et ça ne sert à rien''), musique émouvante, le tout mis en valeur par cet écran étonnemment large grâce à un objectif grand angle. Ajoutons à cela le talent des acteurs : les deux femmes sublimissimes (une préférence pour l'irradiante Kim Min-hee dans le rôle de Hideko) et même les hommes (beaucoup moins gatés!

Avec ''Mademoiselle'', Park Chan-wook mêle bon nombre de genres cinématographiques et livre un film plein comme un œuf. Complexe (je n'ai pas tout compris) pour notre plus grand bonheur, c'est finalement le thème de l'amour des femmes et leur libre-arbitre qui émerge du film. C'est la première fois que l'émotion apparaît chez Park Chan-wook sans recours au moindre effet gore (le film est interdit au moins de 12 ans et non 16). Enfin, il faut dire que ''Mademoiselle'' fut le grand oublié de Cannes qui préféra l'ultra-social et politique ''Moi, Daniel Blake''. Dommage, la belle ''Mademoiselle'' mérite tous les prix au monde.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse