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Un visiteur
4,0
Publiée le 23 janvier 2018
Diane Kruger porte ce drame intense et puissant du début à la fin sans jamais trop en faire ni pas assez. In the Fade est une réussite, qui souffre uniquement d’un léger bémol simplement technique : la réalisation n’est pas extraordinaire, certains mouvements de caméras sont brusques et agressifs. Probablement une volonté du réalisateur mais qui rend un aspect désagréable à l’écran. Néanmoins, le reste est maîtrisé d’une main de fer : le scénario, bien qu’assez simple, est rythmé grâce à sa structuration en trois chapitres. Le film, bien que dénué d’action, est poignant et fascinant, et très dur à voir. Certaines scènes sont difficiles, violentes, crues, aussi bien au niveau des enjeux que des dialogues. Un film allemand impressionnant et touchant, perturbant et marquant, qui mène à un dénouement un poil prévisible mais très efficace et inévitable.
Un film choc qui mérite largement son Golden Globe du meilleur film Etranger. Un film contemporain de société d'actualité, malgré un scénario un peu pauvre et une façon de filmée aléatoire, en deux temps, le film nous prend aux tripes, nous touche, nous rappelle à notre société aussi. Et surtout Diane Kruger comme on ne l'a jamais vue, méconnaissable, impressionnante, magnifique, touchante, en rage, bouleversante, elle mérite et de loin son prix d'interprétation au dernier festival de Cannes. Une actrice une vraie, quelle pépite !!!
Une sacrée performance d'actrice de Diane Kruger ! Autant on la voit splendide et apprêtée, autant on la voit complètement anéantie et prête à tout. Meurtrie dans ses chairs, elle donne une alternative à une décision de justice difficile à avaler et conduit à un comportement que nous pourrons comprendre - ou pas .... Un film fort, des images choc et des travelling marquant l'horreur de certains actes violents, et vraiment bien fait. On ne voit pas le temps passer et l'intrigue nous tient en haleine!!**
En tête d’affiche solitaire, Diane Kruger signe dans « In The Fade », une qualité artistique inaliénable au métrage. L’actrice parvient à combler le rôle démoli d’une femme vidée d’esprit et de sens qui a tout perdu par une prestation lourde. Trois chapitres dessinent un scénario d’anéantissement progressif avec cette idée de ne rien prendre pour acquis. La famille est le premier fondement désigné. Femme, et avant tout mère, Katja perd son fils et son mari dans un attentat. Cette perte soudaine sonne comme un choc, puis comme un deuil où ce n’est pas le chagrin qui émerge, mais la colère. Patience et mérite seront de mise pour le second chapitre qui entame l’onglet de la justice. Sûrement l’instant le plus intense du film, c’est un mélange d’amertume, de colère et d’espoir d’une revanche minime qui s’entrecroisent. Quelle rage que de voir l’accusée, heureuse dans les bras de son compagnon quand on sait ce qu’à perdu la victime… Les dialogues, les sentiments, le huit-clos du tribunal exacerbent nos ressentis dans des échanges consciencieux entre les entités judiciaires. Très fort ! Enfin, le livre se clos sur une dernière page qui s’intitule « La Mer ». Flou, peu explicite, l’appellation de ce paysage stylise une lancée imagée vers le large, symbole d’une vengeance subordonnée, un tantinet inattendue. Beaucoup de pression au gré d’une certaine attente où le dénouement est synonyme de soulagement, de libération même. « In The Fade » est la décantation de la descente aux enfers d’une femme qui perd peu à peu son essence de vivre. C’est avec beaucoup d’empathie que l’écriture s’élance dans une confrontation brillante de sentiments de haine, de colère et de tristesse. « L’atelier », « Chez Nous », « In The Fade » et bientôt « Une saison en France »… Il faut avouer un ras-le-bol auprès de cette bobocratie cinématographique dont la tendance est de caricaturer les partis politiques conservateurs visant à victimiser les musulmans dans des amalgames non justifiés. Bien dommage, car au-delà de l’aspect fictif et grandement qualitatif, « In The Fade » est aussi une belle leçon de moralité qui n’a pas lieu d’être… Y-a-t’il eu un film sur le djihad à ce jour ? Bilan : « In The Fade » agite les tripes d’une injustice… Politiquement engagée. Vos films d'hier, d'aujourd'hui et de demain sur Cinephilion.net !
Un film discutable porté par une actrice au talent indiscutable.
Le film possède une structure classique mais efficace: spoiler: présentation de la situation des personnages - film de prétoire - échec de la justice - vengeance .
Ce qui me dérange c'est le propos du film et sa simplification à l'extrême des enjeux qui se limitent à la victime et aux méchants vraiment très méchants. La volonté du réalisateur de rester collé à son actrice principale est un choix qui justifie ce traitement. Cependant il joue énormément sur le principe des rebondissements à l'instar des thrillers et autres divertissements (3 voire 4 retournements de situations dans le film) ce qui fini par amoindrir totalement la force d'un film qui semble se voir comme "plus qu'un thriller". Du point de vue de l’efficacité, cela fonctionne indéniablement car le réalisateur y applique la grâce d'un éléphant dans un magasin de porcelaine mais du point de vue de la réflexion c'est totalement creux. Le film aurait gagné à traiter le mal à la racine et de montrer aux yeux du monde les "limites intellectuelles" de la psychologie de ces groupuscules plutôt que de montrer les atrocités de leurs actes. Les partisans de ces groupuscules verront un film à leur gloire et les autres resteront écœurés. Chacun est à sa place et le film n'apporte rien.
Le fait de se placer du point de vue de la victime a pour objectif de montrer le calvaire de celle-ci suite à un bouleversement qui a fait exploser en miette sa vie. Cela peut se traduire comme une forme d'honneur à toutes les familles des victimes qui ont été touchées par toutes les horreurs commises depuis la nuit des temps et plus récemment ces dernières années en Europe. Et ça fonctionne. J'étais en empathie totale avec cette femme, j'ai cru à son combat, à sa volonté de justice, chacun de ses échecs était comme un coup de poing dans mon ventre.
Ce film est avant tout porté par une Diane Kruger comme je ne l'avais jamais vu. Le film a été réalisé avec la chronologie que l'on voit à l'écran et c'est juste parfait. L'évolution du personnage est visible, crédible, belle, touchante et j'ai encore une centaine de superlatifs. L'actrice déploie une palette d'émotions assez impressionnantes, de la femme brisée par la douleur à la femme froide, résignée et ivre de sang. Le cœur et la force du film réside en elle et je prie pour qu'elle ait un oscar tant c'est mérité. Sa performance me rappelle un peu celle de feu Heath Ledger, le Joker du Dark Knight, où l'acteur s'est complètement oublié dans le rôle et qui, dans son cas, causa peut être sa perte. Diane Kruger, elle-même, a avoué avoir eu beaucoup de mal à abandonner ce rôle, tant le temps du tournage, elle fut absorbé par toutes les voix des victimes. Elle a laissé entrer les ténèbres en elle et les a régurgité face caméra pour donner corps à un personnage de femme digne, grand et beau. Respect Mme Kruger.
Je ne saurais pas où situer ce film tant il a le cul entre 36 chaises sans avoir la force des types auxquels il fait référence: drame, thriller, film de prétoire, film politique, apologie de l'ancien testament... ? Malgré le talent indéniable de son actrice principale, le film est efficace sur l'instant mais reste vain sur le long terme.
C'est un film majeur, au-delà d'être je crois le premier de Diane Krüger en langue allemande, dans une ville qu'elle connaît, sur un sujet contemporain et complexe. C'est un film moderne et fort.
Exceptée la performance de Diane Krüger, ce film est selon moi dépourvu d'intérêt. Malgré le sujet sensible abordé, on ne peut pas dire que ça fasse beaucoup réfléchir car les contradictions y sont nombreuses. Des lenteurs inutiles, des personnages mal exploités et un scénario douteux. Un sentiment de ridicule à la fin du film. Bref, ne perdez pas votre temps !
F. Akin est un cinéaste intéressant, qui s'attaque ici au thriller en mode revenge movie. IL le fait donc avec sa bonne conscience en bandoulière, soucieux de livrer un film didactique au possible, qui recèle pourtant de très belles scènes, très émouvantes, portées par une D. Kruger dans ce que tout le monde jugera comme son meilleur rôle. Un rôle qui fait la part belle aux traumas, aux larmes, à l'intensité et l'actrice s'en tire très bien, offrant quelques passages sidérants. Reste que le film est assez manipulateur, étant à la fois bien pensant et flattant nos plus bas instincts. Manichéen même, on peut dire. Pas d’ambiguïté morale donc, uniquement des jugements et un film qui ne pousse à nous interroge sur la nature destructrice de l'Homme, mais bien à juger sont qui sont intolérants. Vaincre le feu par le feu. Ce manque de nuances est pourtant crucial dans le genre, surtout quand Akin ne peut s'empêcher de styliser sa mise en scène parfois à l'extrême, sans jamais questionner la probité de son protagoniste (son combat est juste, sa vengeance légitime). Confortable dans son idéologie, même si on trouve quelques belles scènes donc, avec un rythme bien tenu et un certain sens du suspense. Mais le message est délivré sans aucune force de percussion qui nous pousse à travailler sur nous même. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Kruger excellente dans ce rôle. Ce film d’une femme qui perds son marie et son enfant dans un attentât ne tombe pas dans me cliché et réserve une fin à la hauteur.
Très bonne prestation de Diane Kruger il est vrai. On aime ce goût pour le trash d’Akin et celui-ci est bien contrasté avec la profondeur des émotions exprimées par Kruger. J’ai bien aimé la toute première scène et la manière dont elle détonne avec tout le reste du film.
Thriller classique In The Fade manque d'impact, et manque d'équilibre entre ses parties. La morale demeure douteuse mais l'interprétation de Diane Krüger esquive les facilités, le pathos et le cliché.
Diane Krueger prouve qu'elle est une actrice formidable. Le film est assez dur, éprouvant, mais nécessaire pour montrer jusqu'où peuvent aller des terroristes de groupuscules d'extrême droite.