Manchester by the Sea : un peu surévalué à mes yeux, mais ça reste un beau film ! J'aime beaucoup les drames mais je pense que je suis un peu passé à côté.. j'ai malheureusement ressenti de l'ennui à plusieurs reprises.. et surtout, j'ai été surpris de pas avoir été ému plus que ça malgré les épreuves traversées par le personnage principal. Le film a de trop nombreuses longueurs pour l'histoire qu'elle a à dire. Pour les points positifs, visuellement il y a rien à dire, les personnages sont touchants et Casey Affleck est très bon.
Portrait d’un homme brisé qui tait ses souffrances. D’extérieur presque mutique, il n’en est pas moins un tourbillon d’émotions, sorte de volcan constamment sur le point d’exploser. Immense performance d’un Casey Affleck qui arrive à tant exprimer avec si peu à dire. Vecteur (trop) attendu d’une reconstruction familiale et d’une rédemption tant recherchée, le neveu (flamboyant Lucas Hedges), assume le rôle de pendant presque optimiste de son oncle, quitte à être la source d’un humour inattendu, sorte de respiration dans une mer battue par des flots de mélancolie.
Kenneth Lonergan, s'appuyant sur la solide prestation de son acteur principal, Casey Affleck légitimement récompensé aux Oscars, livre un long métrage inespéré, un puissant drame familial qui nous renvoie inévitablement à une époque ou l'aspect humain primait sur les artifices. Épuré, habile, Manchester by the Sea se veut un film complet, dramatique, une œuvre solitaire dans un paysage cinématographique bien morne. Il convient donc de saluer l'effort, d'offrir enfin à ce cinéaste qui n'en est pourtant pas à ses premiers faits d'armes toutes les considérations qu'il convient.
Casting solide, on l'a dit Casey Affleck, résigné, blessé par les drames d'un passé pas si lointain, s'il tient à lui-seul une bonne partie du film sur ses épaules, partage l'affiche avec des excellents Kyle Chandler, Michelle Williams ou encore Lucas Hedges, tous parfaitement crédibles, droits dans leurs bottes. Le cadre, lui-aussi, se veut d'une importance cruciale, soit le littoral d'un nord-est d'apparence si sereine qui pourtant couve toutes les misères du monde pour une famille Chandler éclatée, souffrant des affres d'un destin qui ne leur à rien épargné. Entre la maladie des uns, l'accident tragique des autres, quel avenir espérer?
Le réalisateur, maîtrisant parfaitement la chronologie de son œuvre, jongle entre passé et présent, entre causes et effets. Jamais le film ne se veut mélodramatique, juste naturellement humain, poignant. Jamais le film ne s'égare, jamais il ne se complait dans une facilité quelconque. Le personnage principal, Lee Chandler, dont on ne connaît initialement rien, va murir à l'écran, à mesure que nous découvrirons ses maux du passé, au fil des évènements du présent, forcé de prendre sous son aile son neveu alors que lui-même ne semble pas pouvoir s'assumer.
Manchester by the Sea, c'est aussi, finalement, un très beau pamphlet contre la résilience, le portait même de la vie lorsqu'elle s'efforce de reprendre le-dessus. On notera que dans son exercice, Kenneth Lonergan nous fait l'offrande d'une bande-sonore tout-à-fait formidable, aussi vivifiante que variée. Pour autant, si je salue humblement les mérites de ce film, je ne me rangerais pourtant pas dans le camp des majoritaires, ceux qui voient en ce film le chef d’œuvre indéboulonnable de l'année 2016. Allez savoir pourquoi, il m'aura manqué quelque chose, ici, pour que j’adhère complétement. Mais s'agissant là d'une très belle réussite, laissons chacun s'y faire sa propre idée. 15/20
Encore un film qui pêche surtout par sa longueur. Il semble que ce soit devenu une manie pour les auteurs bien en vue (les autres se feraient jeter !) de délayer outre-mesure leur scénario. Manière de dire au public : vous voyez j'en ai fait plus de 2 heures, c'est donc que mon histoire était profonde, qu'il y avait des choses à dire, à explorer... Oui sans doute, mais ça pouvait rentrer dans un format plus standard. Sur le fond, un drame familial qui resurgit à l'occasion des retrouvailles autour d'un décès. Accident dont le spectateur ignore tout pendant un long moment. Alors que les personnages eux savent bien sûr. Que ça peut être agaçant et surtout nécessiter une grande attention pour suivre et reconstituer le puzzle que finalement on nous livrera assemblé tout d'un coup. Cette attente et ce mystère pour ça ! Aucune autre justification que de faire durer ! Et une fois la clé donnée, encore des longueurs à suivre la difficile reconstruction des protagonistes.
"Père, ne vois-tu pas que je brûle ?" déclare le rêveur à Sigmund Freud aux origines de la psychanalyse. C'est un rêve traumatique. Lee (brillamment interprété par Casey Affleck) est en deuil. Cela fait très longtemps. Ce qu'il peut évacuer de cet état mélancolique passe par la décharge motrice au cours des bagarres, qu'il déclenche. La clinique du deuil est ici traitée au travers des tragédies successives, qui ont ponctué la vie du héros. "Y a plus rien" dira-t-il à son ex femme, qui lui dit qu'elle l'aime. Et effectivement, pour lui, tout est asséché, il n'y a plus place pour le sentiment amoureux, tout au plus est-il en mesure de ne plus s'autodétruire. Survivre en attendant.
Drame sur le deuil, la culpabilité et la reconstruction, comme il en existe beaucoup, « Manchester by the sea » raconte le retour, dans la ville du même nom, de Lee suite au décès prématuré, mais prévisible, de son frère aîné. Nommé tuteur de son neveu, il doit se réinstaller dans une ville qu’il a fuie des années plus tôt suite à un drame épouvantable. Il doit prendre en main son neveu, les détails des funérailles en même temps que les fantômes d’un passé très présents pour lui. Multi-récompensé (un Oscar, un Golden Globe entre autres) Casey Affleck fait une nouvelle fois montre de son talent dans ce rôle d’oncle désemparé et en colère. Il est secondé par un excellent Lucas Hedges qui joue son neveu et offre une prestation très convaincante pour son jeune âge. La force du film c’est de ne jamais en faire trop, c’est bourré d’évènements tragiques, mais le film en fait ce qu’ils sont dans la réalité, des faits qu’on subit et qu’on doit pourtant surmonter, sans musique grandiloquente, ni grand numéro de tragédie. C’est dans les détails les plus anodins que la disparition et le chagrin sont le plus présents, un constat que le film met bien en lumière. Ce drame, un brin mélancolique, n’est pas pour autant une étouffe chrétien sentimentaliste, tant dans les petits riens de tous les jours un certain humour se dégage qui allège un film triste par ailleurs. Un excellent long-métrage qui dans une Nouvelle-Angleterre joliment filmée nous émeut au travers du destin de ces deux hommes qui doivent se reconstruire après ce décès. Un petit bijou de subtilité qui offre une œuvre prenante qu’il faut absolument voir.
"Manchester by the sea" est un drame fascinant ! Le film est extrêmement émouvant, aussi bien dans le scénario que dans le jeu des acteurs. Michelle Williams est poignante, et Casey Affleck nous fait part d'une remarquable prestation (comme à ses habitudes), son personnage est tellement touchant que sa tristesse indélébile nous envahit. "Manchester by the sea" est d'une justesse hors-norme !
Alors Oui, bien interprété, Oui beaucoup de retenu, Oui, une bonne musique contextuelle mais une intrigue très étirée qui ne contient pas assez de rebondissements et d'originalité malgré le flash back au montage, pour maintenir son spectateur complètement éveillé pendant 2h18.
L’association entre le scénario et le jeu des acteurs font des 140 minutes de « Manchester by the Sea », un drame familial particulièrement douloureux et authentique, mais en aucun cas sirupeux. La prestation oscarisée de Casey Affleck, continuellement sur le fil du rasoir et donnant véritablement l’impression de porter toute la misère du monde sur ses épaules, à de quoi impressionner. A ses côtés, le jeune Lucas Hedges est tout aussi convaincant alors que Michelle Williams m'a toucher à chacune de ses apparitions.
Très déçu par ce film lent et triste !! Bon il ne neigeait pas...(ici je veux dire - car là bas si en !! ) Pas besoin de 2h 20 pour tomber dans une léthargie compulsive... Les flash back assez agaçants, nous aident il est vrai à comprendre d'où vient ce mal-être de Casey Affleck, qui a des raisons, certes, mais c'est pénible.. Donc pas la joie, et assez difficile à suivre... dommage !!**
un mélo sans intérêt et interminable , des scènes qui n'en finissent pas pour nous montrer la pauvreté de l'Amérique profonde . le doublage est infecte on se dirait tout droit sorti d'un mauvais feuilleton américain. ce qui donne une sensation de mauvais jeu . la mise en scène est plate les dialogues pas très intéressants. pourquoi toutes ces récompenses ? que devaient être les autres films.
un drame où les minutes sont longues, parfois très longues! de la lourdeur ambiante, les rares moments de grâce (sur une bande son bien choisie) sont des éclaircies mais malheureusement le film ne décolle pas et l'on retombe toujours sur le même rythme triste, monotone. C. Afflleck est également à cette image, son personnage retient ses émotions, sa vérité, empêchant le spectateur d'être touché. ajoutons des personnages et séquences secondaires assez inutiles. il y avait de quoi faire un beau film mais il est ici annihilé.
mais qu'il est ennuyeux ce film !!! à un point difficilement imaginable !!!! 2 h 18 de scènes creuses, de scènes pseudo réalistes et intimes mais qui ne provoquent rien !!! je suis abasourdi par la tonne de critiques positives et de bobos en pamoison devant ce pensum interminable ! sans émotion, sans âme, laborieux, maladroit, prétentieux, boursouflé, quel temps perdu !!!!
Tourné en hiver dans le Massachusettes, Manchester By The Sea offre une vision exquise d’une amérique intime. Les lumières captées par la réalisation lors des levés de soleil donne un fond d’évasion. On reste cependant dans la plupart des scènes dans une grisaille caractéristique qui reflète l’ambiance difficile d’un drame psychologique.
Difficile de savoir ce que tous les festivaliers ont bien pu trouver à ce Manchester By The Sea. Le film de Kenneth Lonergan n’est qu’une simple chronique de vie d’un homme qui doit surmonter un drame familial pour accepter son rôle de tuteur. Plus souvent amusant qu’émouvant, le film se regarde sans déplaisir mais sans pour autant se montrer aussi remarquable qu’annoncé. [lire la critique complète sur le site]