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laurence l
171 abonnés
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3,5
Publiée le 29 novembre 2015
Quel film bizarre, on est tout autant intrigué que passionné par cette disparition qui révele beaucoup de part des personnages. Ce film est inclassable mais qu'elle interprétation...
Film par moment limite érotique mais uniquement par suggestions et paroles, quasi littéraire, ce qu'un certain public peut apprécier. Des éléments oniriques, fantastiques, fantasmagoriques aussi. Et du sordide ! Ce qui donne au final quelque chose de pas très clair sans qu'on ne sache trop où est vraiment le vrai sujet. Même l'intrigue qui sert de fil conducteur (la disparition d'un cadavre) n'est guère exploitée et j'avoue que je me demande encore si j'ai tout compris si toutefois il y avait quelque chose à comprendre. C'est un film de genre. On ne sait pas trop lequel. Ennuyeux, lassant, bien trop long pour ce contenu pseudo-psychologique (presque deux heures), ce qui n'aide pas à garder un bon souvenir. Ne me demandez même pas de raconter, je ne suis pas sûr d'y arriver.
Pour leur nouveau film, les frères Larrieu surprennent encore. Filmé dans les superbes décors de l'Aude, "21 nuits avec Pattie" nous conte l'histoire de Caroline, débarquant dans un petit village pour enterrer une mère qu'elle n'a presque pas connu. Une idée de départ peu originale certes. Jusqu'au moment où le corps de la mère se fait enlever et que la gendarmerie émet la thèse d'un nécrophile. Ne sachant que faire, Caroline enchaîne les rencontres, avec Jean, écrivain troublé par la mort de sa mère et surtout avec Pattie, une femme qui parle de ses aventures sexuelles comme on parle de la pluie et du beau temps, avec un naturel déconcertant. Un brin longuet, le film emprunte néanmoins de jolis chemins de traverse pour parler du deuil mais aussi de libertinage, opposant une Pattie à la sexualité débridée (Karin Viard, irrésistible, assumant les dialogues crus de bout en bout) à une Caroline qui a sérieusement du mal à éprouver du désir (Isabelle Carré, superbe). Un peu délirant, surtout poétique et toujours surprenant, voilà bien un film sacrément charmeur qui impose une bouffée d'air bienvenue en cette fin du mois de novembre.
Décidément l'automne 2015 est triste pour ceux qui aiment le cinéma. Un nouveau film sans intérêt sauf si le sexe dans sa vulgarité vous intéresse. Comment Karine Viard et André Dussolier, acteurs que j'apprécie ont-ils put s'égarer dans un tel navet. Histoire sans aucun sens, personnages secondaires vulgaires,seul quelque paysage sont vus avec plaisir. Ne gachez pas votre temps et votre argent pour ce film affligent.
c'est ça le cinéma se permettre des choses, avoir de l'audace, créer, déranger, inventer des histoires, là nous sommes servis une histoire atypique avec une galerie d'acteurs tous aussi loufoques et un duo d'actrices magistrales. que du bonheur.
L'intérêt du nouveau film des frères Larrieu est double : la prestation des acteurs est somptueuse et le scénario est ébouriffant.
Commençons par les acteurs. Karin Viard est tout simplement bluffante, en nymphomane décomplexée narrant avec bonhomie ses aventures sexuelles en tout genre. Elle souffle sur tout le début du film comme les vents d'Espagne qui ne sont pas capable d'assécher l'humidité de ses parties intimes.
Isabelle Carré est son exact contraire en tout : réservée, timorée sexuellement (impuissante dit-elle joliment), poitrine menue contre attributs mammaires impressionnants. André Dussollier vieillit à merveille, jouant avec un brio délicieux le vieux beau.
Les seconds rôles sont à un niveau rarement atteint dans le cinéma français : Denis Lavant qui donne l'impression de brûler la pellicule à chaque apparition, Laurent Poitrenaux excellent en gendarme perspicace et Sergi Lopez très convaincant en mari soucieux.
Deuxième point fort du film, le scénario nous entraîne dans un labyrinthe qui mélange habilement la logique la plus cartésienne et le surnaturel. Il parvient à le faire, il est vrai parfois de justesse, par le biais des fantasmes et des désirs. Comme toujours chez les Larrieu, le désir sexuel tient donc une place importante : il apparaît ici clairement comme le vecteur de réalisation personnelle, quelque soit son objet, et à condition qu'il soit bien détaché de ce vieux concept rétrograde qu'est l'amour.
Un festival d'acteur et un jeu intellectuel stimulant, pour un bon moment de cinéma.
J'ai détesté les trop copieux détails porno. de Pattie, qui enlèvent tout érotisme à des propos que Caroline entend, amusée, sans se choquer ni adhérer, preuve que que si sa sexualité de femme mariée et de mère n'est pas débordante, elle n'est pas pour autant une femme coincée. Le rôle de DUSSOLIER est un peu du n'importe quoi, inconstant, mais bien interprété (forcément !). Le cadavre n'a ni la couleur verdâtre ni la raideur normales pour être un personnage crédible. Les dialogues longs et récurrents en font un film lent et verbeux, finalement : ennuyeux. Enorme cerise sur ce mauvais gâteau : la symbolique de la modification graduelle des deux personnages féminins, l'un vers plus de sexualité, l'autre vers plus de sentimentalité ; l'image carrée et au format timbre poste du début du film s'ouvre progressivement vers une image aux formats et tailles normales. Quelle subtilité ! A force de prendre les spectateurs pour des imbéciles, .... La qualité des images de paysages ne suffit pas à compenser les défauts de ce nanar. Alors, recommanderai-je ce films à des tiers ? Oui, à ceux que je n'aime pas !
S'il s'agissait de musique, on la trouverait sans hésiter dans le rayon "alternative". Les dialogues sont au cordeau, les acteurs formidables dans les rôles de composition de " frappadingues", la réalisation soignée, les décors superbes. Maintenant, vu le sujet et son angle de vue, c'est sûr que le risque est grand de ne pas aimer, pour peu que l'on refuse de jouer le jeu du voyage poétique au second degré. Ceux qui s'y sont ennuyés ne sont peut-être pas montés dans le bon wagon.
21 nuits avec Pattie, ou comment parler de sexe pendant 1h55 sans jamais en montrer ! Après un passage par le drame apocalyptique (Les derniers jours du monde) et le thriller (L'amour est un crime parfait) les frères Larrieu nous concoctent l'une des comédies les plus divertissantes de l'année. Ça parle donc beaucoup de cul, (sans que, paradoxalement, ce ne soit jamais vulgaire) mais aussi de mort, de deuil, d'amour, d'amitié, de temps qui passe. C'est aussi léger que (parfois un peu) grave mais toujours plein d'humour, de vie, et d'une belle énergie à la limite du fantastique. Le casting n'est pas la moindre des satisfactions. Après quelques errances, Karin Viard retrouve les sommets. Elle est impayable, on écouterait Pattie raconter ses expériences sexuelles pendant des heures. Isabelle Carré et André Dussollier sont aussi, comme toujours, très biens. Tout comme le reste d'un casting très masculin : Denis Lavant, Sergi Lopez, Laurent Poitrenaux, Jules Ritmanic et Philippe Rebot. Bref, une comédie pleine de soleil, plus que réjouissante, vraiment très drôle, fraîche et irrévérencieuse. Les frères Larrieu font une fois de plus preuve de leur talent particulier (à part un petit accident avec Le voyage aux Pyrénées). Un vrai plaisir jubilatoire. Dans cette morosité ambiante ça fait un bien fou...
Comme dans leur précédent film (l'amour est un crime parfait), les frères Larrieu semblent gâcher leur talent dans des digressions hasardeuses qui, à la fin, tournent au presque ratage. Sur la base d'une histoire à la Marcel Aymé - une source miraculeuse, des personnages bizarres, des morts qui vont et viennent parmi les vivants - avec des acteurs épatants (dont Karine Viard inoubliable en serial fuckeuse), ils finissent par nous ennuyer à force de redites pour ne pas dire radotages. Réussissant à rester drôles en parlant beaucoup de sexe et un peu moins d'amour, tout en restant plutôt prudes au niveau des images, les réalisateurs se perdent dans les méandres d'un scénario inabouti. Au final, on peut se contenter de regarder la bande-annonce pour éviter les déceptions.
"21 nuit avec pattie" est un film qui part dans tous les sens à mi chemin entre comédie fantaisie et policier qui m a parfois un peu pertube cependant j ai trouvé ce film envoûtant par son côté décalé poétique philosophique et barre bravo à karine Viard dans le rôle d une nympho barge.
Déroutant du début à la fin! De la comédie avec des dialogues qui fusent à tout va, merci Karin Viard qui est géniale dans ce rôle. Du paranormal, un côté sordide et un côté poétique avec Isabelle Carré et André Dussolier. C'est complètement décalé et c'est génial. A voir!
C’est l’été dans une belle demeure de l’Aude. La proprio, une avocate volage, vient de mourir. Caroline, sa fille qui ignorait sa double vie, rapplique pour préparer les obsèques. On fait d’abord la connaissance de Pattie, censée s’occuper de la maison et qui saute sur tous les types alentour. Seul le sexe de ses amants l’intéresse et elle parle cruement de ses ébats amoureux. Caroline est tout son contraire, donc sévèrement coincée sur ce qui obsède l’autre. La nympho qui accueille l’oie blanche : il y a du déniaisement dans l’air !
Depuis « Peindre ou faire l’amour, jusqu’à « l’Amour est un crime parfait », les frères Larrieu nous ont habitué à beaucoup parler de la chose, sans pour autant la montrer. Mais qu’est qui a donc bien pu leur prendre pour y mêler cette fois-ci deux variations « abracadabrantesques » ? D’abord une histoire de fantôme avec le cadavre de Saza, qui s’en va et qui revient. Et puis cette présence surréaliste d’un écrivain, ancien amant de la défunte, qui se vit en incarnation de J.-M. Le Clézio !
Magie des morts et fantasmes des vivants n’arrangent pas le scénario hésitant d’un film au genre incertain. Si Karine Viard ne s’en tire pas si mal en « bombasse » libertine et qu’Isabelle Carré à la naïveté requise pour son rôle, on a un peu plus de mal André Dussolier. A part son moment d’égarement avec Pattie, il a du mal à se départir d’un certain cabotinage. L’amour chez les Larrieu, c’est un sujet dont on parle tant qu’on finit par ne plus savoir à quoi ça ressemble. 21 nuits avec Pattie, c’est pas un pied terrible !