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Un visiteur
2,0
Publiée le 28 décembre 2016
Absconspoiler: (une intrigue decalée au depart (la disparition d'un corps) avec un synopsis classique (l'héroïne connaîtra t'elle son père ?), des acteurs inspirés (viard, dissolier), des paysages magnifiques et puis patatra au bout d'une heure, tout bascule dans l'incompréhension. Qu'ont voulu dire les auteurs ?! Les questions posées n'auront pas de réponse au grand dam des spectateurs frustrés de ne pas comprendre. Commencée à 8 spectateurs la séance à fini à 2! Les délires intellectuels sont ils le drame du cinéma français ?! Saluons le professionnalisme des créateurs de Bande annonce pour vendre un film pareil! )
Des idées de scénario et de mise en scène, il y en a, dans ce film qui exalte le plaisir féminin tout en accordant d'une manière audacieuse eros et thanatos. Caroline (Isabelle Carré) descend dans un coin perdu du sud de la France pour y organiser les funérailles et de sa mère et y rencontre quelques hurluberlus parmi lesquels se détache Pattie (Karin Viard). Cette dernière entreprend aussitôt de raconter ses exploits sexuels à la première qui avoue être en panne de désir. Dans le même temps, voilà que disparaît le corps de la morte et qu'on se met en chasse d'un éventuel nécrophile. Tout ça est amusant, divertissant, mais finit par être lassant, l'enjeu essentiel de l'histoire étant de savoir si oui ou non Caroline renouera avec le désir. Un film qui ne manque pas d'originalité certes, mais qui est d'un intérêt très relatif. 6/10
Un très beau film encore des frères Larrieu , toujours atypique , différent de la production française traditionnelle .On est proche de la veine bucolique et naturaliste , de « Peindre ou faire l’amour ». Moins virulent et moins contestataire que « Les derniers jours du monde » .Ici Caroline vient pour l’enterrement de sa mère, Zaza qu’elle n’a pas revu depuis des années. Cette dernière s’était retiré dans la Causse ( Aude) pour vivre une vie hédoniste, proche de la nature ,du plaisir des sens ( piscine superbe, voisins paillards, bons vins..) . Mais le cadavre disparaît et le film commence un peu comme un policier. Très vite l’enquête laisse place à une réflexion sur le bonheur, sur la nécessité de prendre son temps, de savourer les plaisirs de la vie et la recherche d’un Hédonisme salvateur. Caroline qui arrive de la ville, se laisse petit à petit séduire et charmer par ce petit microcosme. Et puis dans le dernier quart d’heure, on passe à une réflexion douce sur la mort , sur l’âme, sur les corps, sur les priorités de la vie. La dernière nuit de Caroline, courant dans les hautes herbes sous les éclairs, en plein orage est magnifique. Elle se réveillera au petit matin comme transformée, couchée sur un lit de mousse sauvage, prête à vivre une 2e vie.. Isabelle Carré est encore radieuse, à l’affiche de deux films en même temps, la meilleure actrice de la génération des quadra nous éblouit . Si sensible, naïve et timide au début du film, coincée dans un mariage usé et usant, mais qui se libère petit à petit pour finalement retrouver toute sa sensualité en fin de film, et demander à son mari, qu’elle vient de retrouver par hasard dans un superbe plan d’aurore boréale, de lui « faire l’amour sauvagement, car son engin est magnifique , et qu’ elle est toute mouillée » . Sergi Lopez, même dans sa courte apparition est impeccable, égal à lui même. Bien sûr Karine Viard nous enchante par sa diction précieuse de ses textes érotiques, résumant ses aventures de libertine assumée, formidable, une délectation... Belle composition de Denis Lavant en diablotin lubrique, qui excite toutes les femmes, et bonne prestation de Dussolier qui s’adapte bien au cinéma des Larrieu . Une maestria de réalisation des deux frères, avec par exemple ce Zoom avant, ralenti, de plusieurs minutes sur le visage de Carré, qui nous récite l’explication de l’enlèvement , résolvant l’intrigue avant l’heure. Un plan à voir et à revoir. Formidable expertise cinématographique. Un grand moment de cinéma, même si on atteint pas tout à fait la hauteur de leurs meilleurs films (i.e.l'excellent "Un homme, un vrai"). Le cinéma des Larrieu est toujours un régal d’originalité et de poésie. Courrez le voir.
un film long long long pratiquement sans histoire. les acteurs ne sont pas mauvais dans leur rôle respectif mais ça manque de saveur, de réalité et d'enthousiasme dans leur mise en scène. ça voulait être une comédie ! bof !!! on ne rit pas et on s'endort !
Les professionnels de la critique aiment beaucoup les frères Larrieu, les spectateurs visiblement moins. On a parfois du mal à suivre ce genre de film complètement barré. L'amour est un crime parfais était le seul film que j'avais apprécié. Les autres sont souvent des films bavards et inintéressants, celui ci en fait partie. Le parler cru de Karin Viard m'avait amusé dans la bande annonce, mais tout au long du film cela devient répétitif et lassant. Cette affaire de nécrophilie finit non pas par choquer, car c'est dépeint avec humour, mais par mettre quand même mal à l'aise. Karin Viard devrait maintenant passer à autre chose, car le rôle de nymphomane commence à lui coller à la peau et c'est bien dommage pour elle.
Pour illustrer le vaste caravansérail des fantasmes sexuels allant du plus banal au plus sordide, 21 nuits avec Pattie, porno à petit budget tourné au format 4/3, choisit la voie des mots plutôt que celle des images. Le film des frères Larrieu n’en respecte pas moins les canons du genre : récit phallocentrique hautement pimenté placé dans la bouche d’une femme qui se veut « libérée » et « chaude » pour le plus grand plaisir supposé du spectateur masculin. Des arcanes d’un désir spécifiquement féminin, il ne sera jamais question ici, la logique du mâle – réduit à l’état d’organe – dominant sans partage. On compatit en imaginant les fins de mois difficiles que doivent connaitre les talentueux acteurs de cette pochade, en particulier André Dussolier qu’on a connu mieux inspiré chez Resnais. Quant à Jean-Marie Gustave Le Clezio, son nom étant appelé en renfort par le scénario comme caution vaguement littéraire aux pulsions nécrophiles d’un protagoniste, il risque fort de ne pas sortir indemne de l’opération. En résumé, un film foutraque et provocateur qui peut éventuellement plaire pour sa toile de fond "régionaliste".
Un film qui met mal à l'aise, non pas par le sujet et l'apparition du fantôme de la mère, ni par André Dussolier comme nécrophile, encore moins par Isabelle Carré qui est très juste dans son rôle d'épouse frigide, mais par Karin Viard avec son langage cru artificiel et "provocateur"qui en devenait vulgaire (je ne pense pas que des femmes parlent comme ça). Après Lolo où elle jouait déjà la copine "branchée sexe", elle remet le couvert et je suis loin d'être pudibond. Les spectateurs riaient jaune au début et plus du tout à la fin. En résumé pour moi un film faussement rebelle par ses dialogue outrancier et comme disait Coluche, je suis grossier mais jamais vulgaire. Dommage pour les acteurs.
Horible. Nous pensions faire une soirée filles avec une comédie drôle et egrillarde. on s'est retrouvé devant cette horreur glauque parlant de necrophilie!
Quand on suit la filmographie des frères Arnaud et Jean-Marie Larrieu [Peindre ou faire l'amour, Voyage aux Pyrénées, Les derniers jours du monde...], pas étonnant de retrouver "21 nuits avec Pattie" au rang des films déjantés. Dans leur univers fantasque ou la nature fait partie intégrante du scénario, le choix des comédiens est essentiel. Tout comme Sabine Azema dans "Voyage aux Pyrénées", Karine Viard, complètement addict au sexe, est parfaite dans ce film qui a obtenu le prix du meilleur scénario au Festival International de San Sébastien. Un prix mérité ? Oui et non. On ne cerne pas clairement ou veulent en venir les réalisateurs, l'ensemble du film étant plutôt déstabilisant...
un scénario abracadabrant à tendance intellectuelle, des dialogues vulgaires et répétitifs,une vision de la femme comme souvent dégradante (je me souviens de la pauvre sabine azéma vivant une belle histoire d'amour avec un ours dans le voyage aux pyrénées) ,cette fois les frères larrieu entraînent andré dussolier,isabelle carré et karin viard dans leurs délires , karin viard sort des énormités avec aisance et naturel, elle semble ne connaître qu'un seul mot (quatre lettres pour désigner le sexe de l'homme! ), je préfère me la rappeler dans des films ou elle montre une autre facette de son talent! isabelle carré de son côté a un rôle plus digne mais les frères larrieu ne pouvaient laisser passer çà ( voir la scène finale avec sergi lopez!) j'allais oublier, bien entendu le film est encensé par les critiques professionnels !
Inintéressant, banal, vulgaire et morbide. Les acteurs se déshabillent et parlent de sexe tout le long du film sans apporter aucun sens, ni charme à l'histoire. Une excellente déception.
Un film atypique et singulier. Les dialogues sont tous merveilleux de justesse, et si ceux de Karin Viard sont particulièrement crus ils ne sont jamais vulgaires et ont même une certaine poésie (érotique certe !). Plus que le deuil il s'agit avant tout d'un joli film libertaire, qui ne manque pas de fantaisie même dans la gravité et qui mêle amoureusement chair et verbe sans jamais trop en dévoiler. À déguster !
Malgré un léger flottement au cœur du récit (il était possible d’écourter un brin la fête aoûtienne) les frères Larrieu dominent à nouveau un sujet qui pourrait être scabreux, voire vulgaire dans la bouche d’une femme qui n’arrête pas d’élucubrer sur ses performances sexuelles. Mais l’élégance de Karin Viard (elle n’a peut-être jamais été aussi belle) s’accorde à l’écriture parfaite des deux compères. Ils nous racontent à la façon d’une légende la disparition du corps d’une femme. La vie poursuit cependant son cours, pendant que la fille de la défunte tente de comprendre. C’est Isabelle Carré juvénile et perdue dans ce monde trop grand pour elle quand son passé la rattrape au détour d’un mystérieux visiteur qui aurait parait-il bien connu sa maman. La direction d’acteurs, liée à des genres qui se mêlent parfaitement (un peu de fantastique dans un soupçon de thriller sur fond de comédie..) procure un excellent moment de cinéma. Si certains propos peuvent heurter, ils ne feront que ça. Le reste demeure de la littérature comme le rappelle André Dussolier. Enfin, son personnage… Pour en savoir plus
un film, ou plutot un ovni ? en sortant de ma salle je me suis senti assez destabilisé. les acteurs sont parfaits, le recit totalement fantasque et farfelu.
"21 nuits avec Pattie" lorgne du côté de la provocation sans aucune ambiguïté, pour un film pour le moins ambigu ! Les frères Larrieu ont mis le paquet pour que la sauce prenne et pas qu'un peu quant à l'écriture des personnages !!! Si bien qu'un sentiment d'amusement se mêle confusément à une sensation de gêne, on peut rire évidemment des situations plutôt scabreuses, des dialogues imagés et crus, du côté déjanté du scénario mais jusqu'à un point où notre "bonne" conscience nous rattrape et se réveille un peu quelque part... Briser les tabous en abordant le thème du sexe, de la mort puis surtout de la nécrophilie aussi crûment finit par déstabiliser et déranger un minimum tout de même. Peut-on rire de tout par n'importe quel biais, et de n'importe quelle façon ? En insistant de manière aussi lourde et appuyée sur ce sujet, les Larrieu, tout en voulant être drôles, légers et insouciants dans leur approche et leur démarche, arrivent à faire au final, l'effet contraire d'autant plus que le film semble en rajouter une couche à celle précédente, comme si toutes les idées possibles et tous les fantasmes relatifs à ces sujets semblaient bons et indispensables à décliner aussi exhaustivement. Et tout cela dure pendant deux bonnes heures !!! Les hommes sont dans leur majorité, décrits comme de bons gros rustres un peu (beaucoup) limités, sauf bien sûr notre écrivain sensible et élégant, interprété par André Dussolier... Quoique ce dernier cache bien son jeu jusque dans une scène qu'il prend plaisir à lire et à décrire outrageusement et ce, dans la perversion la plus totale... Et là, il faut s'accrocher absolument et pouvoir entendre ce qu'il a à confesser ! Karin Viard joue la nymphomane accomplie plus qu'à fond, et avec un naturel désarmant à couper le souffle quant au vocabulaire employé, à l'instar, dans une moindre mesure, de son jeu situé dans le même registre dans le récent "Lolo" ! Parmi ces énergumènes en tous genre pour le moins curieux, Isabelle Carré semble ailleurs et quasiment flotter en devenant presque irréelle, un peu comme l'est sa défunte mère ! L'éclairage qui la cerne et l'auréole renforce encore cette impression presque surnaturelle ou fantastique, au contraire de la musique bien trop présente et pesante... Sous la chaleur de l'été, seuls les très beaux paysages et ce petit village de l'Aude, semblent bien paisibles et rassurants en se demandant s'ils méritent autant leurs habitants ! On se verrait en effet bien là-bas assurément mais pas tout à fait dans ces conditions. Pour le coup et en conclusion, je reste très friand de l'esprit et de la forme loufoque au possible, ce que j'aime particulièrement découvrir au cinéma, mais plus réticent sur le fond qui s'aventure sur le thème de la mort d'une manière plutôt houleuse. Difficile à cerner dans ses intentions, ce film a de quoi questionner, amuser mais aussi déranger sur bon nombre de points épineux... Gratuit ou pas, message ou pas, telles sont les questions qui résultent de cette dernière réalisation de Jean-Marie et Arnaud Larrieu dont l'ambiance extrêmement libérée, délibérément décomplexée et vraiment assumée comme telle, pourra poser problème à certains.