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SebLefr3nch
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2,5
Publiée le 23 novembre 2015
Le film a tout pour attirer : deux prix à la dernière mostra de Venise (prix d'interprétation pour Luchini et prix du scénario) et la présence de la sublime Sidse Babett Knudsen, très connue pour la série sensation "Borgen". Deux histoires s'entremêlent. La première met en scène un procès autour d'une histoire sordide, de la sélection des jurés à leur délibération. C'est assez intéressant de suivre ce huit-clos, de comprendre l'implication de chacun et des interactions entre les jurés et la cour. La deuxième suit le jeu de séduction entre le juge, Fabrice Luchini, et une jurée, Sidse Babett Knudsen, se connaissant par le passé mais rien n'était arrivé entre eux. Nous sommes donc spectateurs de ces deux histoires, l'une interagissant avec l'autre. Ce n'est pas déplaisant mais pas incroyable. C'est original mais sans plus. Certaines scènes et lignes de dialogues sont très drôles et nous permettent de mieux apprécier le film. La réalisation est classique. Les acteurs sont attachants. Luchini est drôle dans ce personnage de juge aigri et Sidse Babett Knudsen crève l'écran. Son français parfait avec son accent danois a un charme fou. Un film français qui sort un peu du lot par sa forme et son casting mais qui ne laissera pas un souvenir impérissable.
Joli film au scénario minimaliste au final mais extrêmement bien écrit. Je ne m'attendais pas du tout à rester "confinée" dans la cour d'assise. Car on assiste bien au procès d'un infanticide, mis en parallèle avec la vie même du Président de cette cour (et pas Juge). Enfin, ce n'est pas sa vie puisqu'au final, on ne fait que (entra)percevoir dans ce film. Pas d'explication de caractères des personnages : juste un moment T de vies : celles des jurés par exemple (on ne fait que survoler la différence des classe et lors d'une scène dans un restaurant, de manière un peu caricaturale sans être inintéressante), d'une femme médecin-anesthésiste (sublime actrice allemande qui interprète avec éclat et finesse Bitte, et sa fille), de ce Président (vu comme austère, dur alors qu'il mène les débats de manière humaniste et juste - comme il se révèle un amoureux transit et beau) et tout le monde de la justice qui gravite autour (avocats débordés mais surtout ambitieux, assesseurs, témoins paumés...). Cela pourrait être lourd, froid et sans consistance (car sans but au final si ce n'est assisté une tranche de vie ou une "session de procès" et de vie qui va avec : qui reprend vie pour le Président!), c'est tout le contraire : un kaléidoscope de notre société, autour d'un thème difficile (le meurtre d'un bébé). On y ressent beaucoup d'émotions (lors du procès comme dans les touchés, regards, sourires si tendres). On apprend bcp aussi. Personnellement, je ne voyais pas une cours d'assise ainsi : la proximité entre Président et jurés, les débats menés surtout par le Président, le choix des jurés rapidement et le début du procès aussitôt (est-ce la réalité? J'espère que le réal C. Vincent nous tend ici un parfait miroir). Le film démontre aussi que nous nous figeons face à nos idées reçues, concernant ce Président par exemple qui n'est pas ce qu'il laisse entendre (nous ne comprendrons jamais qui il est et pourquoi il est aussi différent dans sa cour). Si on accepte ce parti pris, on se laisse alors prendre par cette petite berceuse émotive et intelligente. Car les dialogues ciselés sont fins et tendres, même dans les moments les plus intenses et durs, face au présumé coupable. Ces scènes sont donc contrebalancées par celles plus intimes entre cet homme et cette femme qui lui a sauvé la vie il y a un certain temps. Ce rôle est interprété avec grande subtilité et sagesse par Luchini (On retrouve sa verve/patte dans sa déclamation d'un poème et sa déclaration d'amour. Comme là, il ne jouait plus et s'était autorisé une petite récréation : juste ce qu'il faut pour ne pas en devenir agaçant). La réalisation est sobre et parfaite pour faire ressentir l'essence de l'humain. Rares ajouts inutiles ou lourds de musique, pas d'esbroufe donc : droit au but et au coeur. Simple et efficace, sans révolutionner le genre, sans apporter non plus de nouveautés ou de questionnements existentiels sur notre monde et le fonctionnement de la justice (belle leçon du Président sur la notion de "vérité" absolue dans la justice, elle n'existe pas : le but étant d'évaluer selon une règle de droit, avec des faits précis, des preuves ou pas, implacable, selon la conviction intime de chacun). On passe un juste un moment émouvant et terriblement humain.
Du cinéma d'un autre âge, surécrit, prévisible, académique, avec pénibles numéros d'acteurs et une esthétique de téléfilm. Où est passée la grâce de "La Discrète" ?
A voir! Luchini excellent dans son rôle de président de cour d assise. Une justice rendue humaine avec ses défauts et ses vérités. Une belle histoire sans préjugés.
Beau film de Christian Vincent [La discrète, Beau fixe, La séparation, Je ne vois pas ce qu'on me trouve, Sauve moi, Les enfants, Quatre étoiles, Les complices...], qui, 25 ans après, fait à nouveau appel à Fabrice Lucini pour illuminer sobrement une déclaration d'amour à la comédienne danoise Sidse Babeth Knudsen (1er film en france), dont il est difficile de ne pas succomber, il est vrai, ce qui vaut de belles scènes, intense, douce, charmante et puissante. Autour d'un procès judiciaire un peu trop lent mais néanmoins passionnant, qui permet de retrouver l'excellente Corinne Masiero [De rouille et d'os, 11.6, Suzanne, Lulu femme nue, Discount...], et derrière la réanimatricre de l'hôpital, il est question d'amour et d'humanité...
Un excellent film où 2 genres s'intègrent parfaitement l'immersion dans un procès et une romance Pour le procès c'est très réaliste notamment le travail orientateur du président et son effort pour faire ressortir l'humain dans un contexte qui a priori l'exclut puisqu'il s'agit du meurtre d'un enfant....il manque peut être quelques scènes notamment d'interventions de l'avocat et du procureur qui dans un vrai procès font planer le doute parmi les jurés ou du moins dans l'importance de la peine à appliquer. .... tous les acteurs sont parfaits et enfin un vrai prix d'interprétation pour luchini . Le voir se départir de son statut de président tout en assurance et se mettre à nu de manière très fine et délicate devant la femme qu'il aime fait jaillir une émotion qui se fait assez rare au cinéma et nous rappelle qu'il ne faut pas laisser son orgueil nous faire passer à côté de l'essentiel..... bref bravo au metteur en scène et aux interprètes
Un grand film parfaitement joué. De l'émotion en particulier quant au procès. Un eclairage sur le fonctionnement d un procès et certains aspects cocasses sur les a côtés du procès. Une histoire d un amour naissant avec beaucoup d emotion.
Des clins d oeil qui font sourire voire rire. L atmosphère des gens du nord. A voir vraiment.
Un film difficile à classer, à la fois juste et un peu inconsistant sur la partie judiciaire, mais porté par deux acteurs au sommet. Une critique plus détaillée et d'autres sur
La banalité du Bien : ce portrait touchant et précis de gens qui ordinaires qui rendent la Justice et qui s'aiment. L'histoire volontairement simpliste laisse s'exprimer un gens d'acteurs époustouflants.
Une justesse de jeu et de dialogue incroyable. On assiste de très près à ce procé comme si on était juré. On est donc tenu en haleine par tous les personnages si vrais. Et ce président de cours si glacial mais finalement si juste. Métier si prenant qui donne besoin d'un peu d'air à travers cette douce et belle rencontre... Un bon scénario.
un film qui est tout en délicatesse, regards échangés entre les 2 principaux protagonistes, une naissance de romance sur fond de procès pour infanticide dans le Nord de la France Des gens riches, beaux, avec de bonnes situations professionnelles (le président de la Cour d'Assises et sa bien aimée) et en parallèle la France d'en Bas, misère économique, sociale, intellectuelle .... des scènes très drôles parfois
Je me suis demandai si je ne regardai pas une retransmission télévisuelle d' une cour d'assise car chaque acteur joue son rôle pleinement sans surjouer, de Luchini au plus insignifiant des seconds rôles. Il y a bien quelques scènes anesthesiantes mais j'ai presque été déçu que la fin du film arrive si vite. J'ai été pleinement immergé dans un procès. A recomander même si nous sommes plus présence d'une pièce de théâtre que d'un film rempli d'effets spéciaux. Il y a un faux raccord lors de la première rencontrer dans la brasserie entre le président et la jurée , Luchini déboutonne deux fois son manteau.
Film d'une grande sensibilité où Luchini excelle sans jamais surjouer son rôle d'un président de cour bourru et mal aimé...excellent jeu aussi de la belle Sifse Babett Knudsen dans sa simplicité et des acteurs tous plus vrais que nature...un agréable moment plein de justesse et de sensibilité où l'amour triomphe de tous les aprioris.