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Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
148 abonnés
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2,0
Publiée le 22 novembre 2015
Un homme. Un tribunal. Une vie passée dedans, des gestes et des paroles qui se répètent, inlassablement, alors que les têtes passent, les-unes après les autres, et que les affaires se ressemblent. Fabrice Luchini offre sa dépendance à un personnage fermé sur lui même, dont on ne sait rien et en même temps pas mal de choses. « L’ Hermine » est une belle romance qui ne se ridiculise pas à entrer dans la comédie la plus grotesque pour satisfaire les spectateurs qui s’ennuieraient. Il est même difficile de s’ennuyer, car la caméra poursuit non pas seulement le juge et sa réputation aux deux chiffres, mais aussi les autres membres présents dans le tribunal à ce moment propice. Le montage est un pur travail d’orfèvre, réussi et bien finalisé. Les dés semblaient lancés dès le départ contre le mâle qui a soi-disant abattu sa propre fille à coup de Rangers. « Je n’ai pas tué ma fille », s’éperdue t’il à dire au comité poseur de questions. Intervient alors l’Amour, placée telle une allégorie, sous la doucereuse voix de Knudsen. Luchini et elle se complètent avec grand talent, dansant sur le fil aiguisé des répliques lancées avec peu de voix mais beaucoup de volonté. Aimer. Implacable sentiment qui prend à la gorge un être d’habitude affairé à juger les autres sur des preuves et des faits. Un être fatigué par une grippe, soudaine fièvre de douleur qui s’est installée en toute précipitation. Visage livide, Luchini sidère, impressionne, aidé par une mise en scène qui nous laisse analyser sans trop s’appuyer. Le problème de l’oeuvre n’est pas contenu dans les relations mises en chantier sous l’angle d’une caméra pas assez créative, c’est que le tout manque douloureusement de caractère, certes la caméra ne nous laisse pas nous ennuyer, elle n’est juste pas assez déterminée, persuasive et laisse trop ses personnages en suspens. Comme le serait un trou noir laissant baigner des acteurs qui, vu qu’ils sont bons, plongeraient tête la première sans se soucier d’un scénario décevant car pas assez maîtrisé. Au moins n’y a t’il pas une empathie balancée bêtement sur le papier, comme dans la plupart des mauvais drames français d’aujourd’hui. Une musique qui revient en intonation, assez barbante. On est juste présents, au final, pour les excellentes interprétations des deux acteurs principaux, voire des rôles secondaires. On reste donc sur notre faim car au final, « L’ Hermine » ne s’impose que grâce à un casting de qualité… Dommage.
Le pitch résume assez bien ce qu’est l’hermine à la fois une réflexion analogique entre la justice et le théâtre mais aussi une romance entre deux êtres différents. Si cette dernière est traitée de manière subtile tout en restant très belle et que le duo fabricie luchini/Sidse Babett Knudsen sublime leurs rôles respectifs, on ne peut pas en dire autant du reste du film. La faute a son sous-texte traité avec beaucoup de maladresse ( trop en avant et appuyé), à ses seconds rôles mal écrits et mal exploités et à ses trente premières minutes où Christian Vincent casse volontairement le rythme pour y insère des scènes de discussions qui traînent en longueur. Au final, ce n'est pas un mauvais film, il est même plus tôt pas mal, mais, avec un prix du scénario a la dernière Montra de Venise, je m’attendais à mieux.
C’est petit à petit que Christian Vincent capte l’attention du spectateur, grâce au spectacle toujours étonnant de la justice en marche. Il s’appuie notamment sur la prestation digne et sobre du grand Fabrice Luchini qui prend toujours plus d’étoffe de film en film. Mais là où le long-métrage étonne, c’est qu’il donne une vision presque apaisée de la justice, sans juger qui que ce soit justement. Il greffe à cela une belle histoire d’amour, et finalement, des cendres d’un monde triste et glauque naissent cette petite part de miracle nécessaire à chaque vie qui s’appelle l’amour et l’espérance en un avenir meilleur. Tout ceci est filmé sans afféteries ni recours au sensationnel, avec beaucoup de pudeur (parfois trop peut-être, au détriment de l’émotion). Un joli film assurément.
Film très plaisant, bien filmé avec une histoire qui à la base ne parait pas des plus évidents à raconter. Le mélange judiciaire et romantique est harmonieux. Luchini est toujours aussi génial, sa manière de mener l'interrogatoire en tant que Président y est excellente. Son côté rigide, presque coincé dans sa profession jusqu'à ce qu'il tombe sous le charme de Knudsen s'efface peu à peu et laisse place à un homme charmant et bien abordable. Le rôle de Knudsen s'épaissit au fur et à mesure (on aimerait qu'il le soit davantage pour davantage de relationnel avec Luchini). Le côté théâtral des affaires judiciaires est pertinent ici avec des dialogues qui éclaircissent certaines zones d'ombres sur ce que l'on peut attendre des affaires difficiles. A voir!
L'hermine est intéressante à plus d'un titre : style réaliste, personnages truculents, mise en scène dans le milieu judiciaire proche du documentaire... et pourtant la fiction ne prends pas, l'intrigue reste sans aspérité. On devine où le cinéaste veut nous embarquer sans être vraiment touché par les personnages. En réalité le spectateur ne s'identifie pas avec le président de tribunal joué par Luchini plus sobre dans ces propos que d'habitude mais qui n'arrive à faire oublier son cabotinage habituel, ni à être ému par les beaux yeux de Sidse Babett Knudsen malgré les gros plans et la musique de circonstance. L'arrivée du générique final laisse sur sa faim. Dommage. Le thème était original et les acteurs bien trouvés, la réalisation malheureusement peu inspirée.
J'ai beaucoup apprécié le fond du film, plus que sa forme assez commune.....Pour moi il sonne juste, on suit un juge (président de cour ?) dans un procès unique (un cas d'infanticide intéressant en soi) ce qui évite une certaine dispersion et c'est aussi un bonheur que ce soit Lucchini, (avec lequel je crois le réalisateur avait fait un de ses premiers films dans les années 70)......Le film fait penser dans son réalisme un peu à Depardon, mais s'en éloigne aussi beaucoup , en s'autorisant un côté affectif avec une jurée fort séduisante pour un homme de 60 ans (?) et des petites manies de la vie de Lucchini....On a donc un film subtil, au réalisme attrayant, qui s'intéresse aussi aux jurés ( réunions au café) et qui n'est en rien austère.....La vie au tribunal nous est ainsi dévoilée avec précision, on y est immergé sans aucune esbroufe, ainsi que dans la tache et les lois qui attendent un juge......Peut être que certain découvriront ce que c'est d'être juré ou juge.....On notera aussi quelques touches subtiles d'humour.....Attention le film n'a pas de musique ni de fantaisies (un parti prix il faut l'avouer), mais cela n'empêche pas de ne pas voir le temps passer sur un sujet des plus intéressants (la justice)......Je conseille....
Un film d'une belle simplicité, aux dialogues simple mais efficace et à l'interprétation juste et intense, qui arrive à nourrir un scénario somme toute un peu léger mais sensible. À voir.
La mise en scène est un peu simpliste, il s'agit de suivre le coeur d'un procès, en suivant les dires du Président de la cour, des jurés, des avocats dans la sphère public et privée. Même s'il est intéressant de plonger dans le fonctionnement d'un tribunal et la reconstitution d'une audience, le point de vue abordé abordé en terme de cinéma reste moyennement pertinent.
Le héros du film est interprété par Fabrice Luchini, une hermine dans les deux sens du terme. Il se voit troubler quand une femme qu'il a aimé est tiré au sort pour faire parti du jury. Pour tonifier le scénario, une histoire sentimentale vient donc se greffer entre deux personnages. C'est tendre mais la dynamique est vraiment trop surfaite et simplette. Heureusement, la retenue des comédiens permet
voila du cinéma intelligent ou comment on peut faire un film admirable sans chercher des complications inutiles , "des effets de manches" . ici tout coule de source l'interprétation est au summum la mise en scène sobre est brillante les caractères bien dessinés le tout fait un film admirable qui méritait plus d'un prix vive ce cinéma français
Bon film, pour son intérêt documentaire (les coulisses d'un procès d'assises) et surtout l'histoire d'amour toute en délicatesse et pudeur entre F. Luchini Président de la Cour, et la charmante Sidse Babett Knudsen, jurée. L'interprétation est parfaite. Le film est court, trop court. Un seul problème, la belle actrice danoise Sidse Babett Knudsen…. Je m'explique, avec Borgen j'étais tombé amoureux de Birgitte Nyborg Christensen Premier Ministre du Danemark et maintenant je suis amoureux de la chirurgienne (ponctuellement jurée d'assise) Ditte Lorensen-Coteret.
Un film avec des longueurs et un manque de rythme, qui ressemble un peu trop souvent à un reportage sur le déroulement d'un procès. Heureusement que Fabrice Luchini tient bien son rôle.
Christian Vincent n'est pas Claude Sautet car il met beaucoup plus d'humour dans les situations c'est sans doute pour cela qu'on perd sans doute en noirceur et en intensité , il n'en reste pas moins que le film est plutôt réussi car les personnages principaux rendent crédible cette histoire d'amour sur fond de procès . Mais je préfère Sautet ( revoir Max et les ferrailleurs et le couple Piccoli Romy Scheider )
J'ai adoré ce film porté par deux formidables acteurs, Fabrice Luchini (Michel Racine) qu'on connait bien maintenant, et une Danoise éblouissante Sidse Babett Knudsen, "Ditte" dans le film...Beaucoup de sobriété (étonnant , mais si !!) et de finesse, aussi bien dans la Cour d'Assises qu'en dehors. Il faut dire que le choix musical est excellent et la synchronisation avec l'action relativement lente est judicieuse. L'horreur du procès qui se joue est reléguée au second plan - tant l'histoire qui se tisse entre ces deux là crève l'écran. F Luchini retrouve mes faveurs et je vous conseille de ne pas rater cette très belle sortie de la semaine - une idée de sortie toute trouvée !! **
Le procès en toile de fond est prenant, l'histoire d'amour entre le président de la cour d'assises et une membre du juré est magnifiquement interprétée par un duo d'acteurs au jeu tout en finesse. Luchini est remarquable et le réalisateur, par ses plans, des regards, des gestes, réussit à capter l'amour de luchini pour cette femme. C'est finalement un film assez bizarre car on suit un procès sur quelques jours sans forcément chercher à connaître la vérité, mais on se laisse prendre par l'histoire qui gravite autour et par les différents personnages présents au tribunal.