2 sujets principaux dans ce film. Les relations pere-fils mais qui n'apporte rien de nouveau et meme presque anecdotique et le metier de vendeur qui montre un metier pas tres ragoutant , parfois un peu glauque et l'envers du decor souvent pas si loin de la realite.
Pour parler des relations difficiles, voire tendues, entre père et fils, le réalisateur imagine le premier en grand vendeur de cuisines intégrées, face à son fiston qui débute dans le métier. Comme il n’arrive pas à signer le moindre contrat, le voici à nouveau sous la coupe de son géniteur. Une idée de base bien intéressante et qui en préambule déballe pas mal de clichés bien vus sur le métier de vendeur baratineur. Après quoi les relations se nouent et se dénouent autour de l’intrigue, quand contre toute attente, Gérald le fiston se découvre un don pour le métier de son père qui lui commence à avoir le blues. Gilbert Melki bien assuré face à Pio Marmai bien empêtré, l’histoire se répète et puis patine. On fait maintenant dans les blablas et les stéréotypes de plus en plus surlignés. En fin de compte c’est je crois un gros problème de mise en scène, plate et conforme.
A travers les relations conflictuelles entre un père et un fils, un film social singulier qui nous plonge dans l'univers fascinant de la vente, desservi par un scénario convenu mais sublimé par l'interprétation de Gilbert Melki.
Vendeur - bon film pour dénoncer certaines méthodes de ventes ou l’humain est secondaire. C’est bien joué mais pas transcendant. Image froide et dialogues banals en dehors des ventes de cuisines mais représentatifs de la vie. On ne ressort pas avec le moral ! 2,8/5
C'est le premier film de Sylvain Desclous et c'est aussi le premier de ce réalisateur que je vois, et après ce Vendeur, j'ai envie de découvrir les autres. On prend plaisir à regarder ce film. Mais autant ne pas le regarder avant d'aller acheter une cuisine. Cela étant dit, ce film décrit les coulisses sous un certain angle bien sur du métier de vendeur. Les personnages sont attachants, une relation père fils compliqué. Dommage qu'on ne voit pas plus souvent G. Melki au cinéma, car il prend toute la lumière dans ce film avec son côté clivant, cynique et gentil à la fois. Le début du film est très sympa, ça s'enchaîne très bien, puis ensuite il y a une petite baisse de rythme mais c'est un film que je recommande. A voir.
Pour son premier long-métrage, sorti en 2016, Sylvain Desclous nous plonge dans l’univers des agents commerciaux. Parmi ce monde de requins, un homme excelle. Mais cela a un prix pour sa vie privée et sa santé. Dire que Gilbert Melki porte le film sur ses épaules reste un doux euphémisme. Il constitue l’unique intérêt de cette histoire terne et convenue. Si la vie de nomade des vendeurs est plutôt bien évoquée, la relation qu’il entretient avec son fils (un Pio Marmaï un peu faiblard) n’apporte aucune profondeur au récit. Entre errance professionnelle et déprime personnelle, le scénario peine à joindre les deux bouts. Bref, un drame humain sensible mais finalement anecdotique.
Traité comme un film noir, les personnages ne sont pas des caïds de la pègre mais des vendeurs de cuisines intégrées. Pourtant on est dans un monde aussi dur que celui des truands, ces hommes sont des tueurs à qui le chef des ventes, tel un parrain, réclame des résultats faute de quoi ils sont morts. La maison mère qu'on ne voit jamais, donne les ordres d'en haut, et les hommes exécutent, tout en bas. Dans ce monde violent, où les vendeurs consomment des stupéfiants pour tenir leurs objectifs, font la fête avec des putes pour célébrer leurs victoires, tels des voyous, un vieux vendeur se charge de former son propre fils. Tout se passe pratiquement de nuit, comme dans les polars les plus sombres, dans des chambres d'hôtels anonymes de zones artisanales, et le magasin des ventes où tous les jours on exerce son métier de tueur. Le vieux vendeur, comme un vieux tueur fatigué, essaiera de dissuader son fils de continuer le métier quand il le voit y prendre goût, goût de l'argent, de la conquête comme on a le goût du sang. Le père sait comment le fils risque de terminer : usé prématurément par une vie contre nature. Critique sociale et peinture de la vie quotidienne mélancolique et juste, dans laquelle Gilbert Melki Pio Marmai et Pascal Elso crèvent l'écran.
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1,5
Publiée le 15 septembre 2020
Serge est un gagnant un jeune Turc qui a les yeux fixés haut, il est sans égal quand il s'agit de vendre des meubles de cuisine même à des gens qui n'en ont pas besoin. Diablement astucieux il se débrouille avec les clients "C'est un mois trop tard pour profiter de notre offre spéciale" mais "Peu importe je peux faire une exception". La première connaissance montre un homme égoïste antipathique qui a divorcé de la mère de son fils Gérald et demande à peine des nouvelles d'elle. Cependant des fissures dans le miroir apparaissent, il boit il est un gros fumeur et il est souvent plein de cocaïne. On le voit tousser et suffoquer. Les scènes de briefing sont très impressionnantes avec Christian Hecq de La Comédie Française injectant une détermination plus farouche que vous ne pourriez imaginer mais cette route pavée d'or mène-t-elle quelque part ?. Non car le scénario est décousu et les rôles de Gérald et principalement de sa femme Karol sont trop souscrits ce dernier aurait pu contrebalancer l'attitude du père (il faut préciser qu'en 2016 il n'y ai pas une seule femme dans l'équipe des gars qui vendent des meubles de cuisine tout de même !). Par contre, les scènes avec la maîtresse Chloé sont trop longues et de pur remplissage. Et c'est exaspérant de voir la nouvelle venue Desclous qui succombe au vice principal de son collègue réalisateur : inclure des chansons en anglais tout au long de son film, la plupart d'entre elles n'ont aucun rapport avec l'intrigue et quand, à la rigueur elles le font si les mots sont plus ou moins adéquats l'ambiance du morceau ne correspond pas du tous au film...
Je crois que ce film à fait un flop quand il est sorti mais je l'adore c'est bien joué les textes sont marrants le duo melki-marmai fonctionne bien alors c'est une caricature c'est vrai mais les vendeurs sont comme ça .... je le re regarde souvent
Je me suis toujours méfié des films qui vantent un sujet ou un domaine dont tout le monde non averti souhaite découvrir, ici la vente. ayant vu un film hyper décoiffant il y a plus de 10 ans qui lui, montrait un vendeur hyper irrésistible avait réussi à lui tout seul à emballer le film: le "crime farpait" que je vous recommande. Ici le rythme est lent, Gilbert Melki que je vois pour la 2ème fois hors "la Vérité je mens..." nous habitue malheureusement à une tristesse dans ses rôles, le film ne décolle pas, et puis voir des scènes de sexe qui nous détournent du sujet du film démontre aussi une absence de recherche du scénario, c'est vraiment ennuyeux d'en voir à répétition, le film perd de son thème "vendeur". et la relation père-Fils ne vient que rajouter de l'ennui, je trouve, car c'est toujours une relation très difficile dans la vie, donc aucun apport attrayant dans le film. Je me suis fait avoir par l'approche du synopsis mais surtout par les critiques trop "idolâtres" postées ici.
Un petit film intimiste et réaliste dans lequel brille le duo Gilbert Melki - Pio Marmaï. Le sujet est intéressant et l'affrontement père - fils vaut le détour même si cela reste un film mineur.
C’est un film intimiste qui décrit un rapport père et fils houleux avec un une mise en scène réussie. Les images immergent le spectateur dans le quotidien des zones commerciales hideuses et des trajets routiers de ce vendeur de cuisine hors norme. Le charisme de Gilbert Melki est parfait entre ses tours de passe-passe commerciaux méprisables et son humanité, et son duo avec Pio Marmaï fonctionne bien. La bande son sympathique adoucit le cynisme des situations sans occulter notre société de consommation qui vit à crédit, sur compte en banque, mais aussi sur sa vie.
Le film explore le monde parfois sans pitié du métier de vendeur. Un père (superbement joué par Gilbert Melki) tente d'épargner à son fils ses propres désillusions, mais le fils se prend rapidement au jeu et s'enthousiasme pour ce nouveau défi. Si le scénario manque d'un petit supplément d'âme pour vraiment marquer les esprits, la réalisation reste soignée et mérite le coup d’œil. J'ai pour ma part passé un agréable moment.