788 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
110 critiques spectateurs
5
7 critiques
4
38 critiques
3
38 critiques
2
19 critiques
1
7 critiques
0
1 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Le film d'Ariane
87 abonnés
179 critiques
Suivre son activité
3,0
Publiée le 4 mai 2016
Un premier long métrage ambitieux, nerveux au sujet puissant : Serge, la cinquantaine, vend des cuisines. De foires en salons, il parcourt la France pour le compte de son patron dont il est de loin, le meilleur élément. Hyper séduisant, du bagou plein la bouche au service de sa mission, il sait mettre toutes les ménagères de moins de 50 ans dans sa poche. Sa vie privée en revanche est un naufrage. Seul, il passe sa vie dans les hôtels, en expert des relations féminines tarifées. Cigarettes, alcool et stress maximum impactent douloureusement sa santé. Quand son fils Gérald, qu’il ne voit pas souvent, vient lui demander d’intercéder en sa faveur pour être vendeur à son tour le temps de se renflouer, Serge hésite puis finit par accepter… Au-delà de la peinture au vitriol de la société de consommation et des pratiques ultra cyniques de vendeurs sans état d’âme, c’est le portrait d’un homme au bord du point de rupture et de sa relation filiale complexe qui m’ont intéressée. Gilbert Melki dans le rôle d’un père bourru, maladroit et protecteur fait des étincelles. Il est formidable et bouleversant, tout comme Sara Giraudeau en call girl au grand cœur (dont le personnage est malheureusement un peu vite sacrifié) et Pio Marmai, parfait en fils perdu. C’est assez drôle pendant la première partie, puis poignant pendant la deuxième… même si le dénouement, un peu précipité, m’a laissé sur ma faim. Je voulais aussi vous parler de la musique incroyablement pertinente, avec une mention spéciale aux percussions (qui m’ont rappelé le solo de batterie irriguant « Birdman » d’Iñárritu), qui suggèrent la tension avec beaucoup de subtilité.
un film qui je dois avouer au début on est un peu perdu mais on s'y repère vite, on comprend très bien le fond de la toile qui est le milieu de la vente mais n'oublions pas avant tout que c'est une histoire entre un père et son fils comme pas mal de film sur une histoire de famille. Lorsqu'on regarde bien le film on se rend compte que c'est un rôle fait pour Gilbert melki et pas Gérard lanvin comme ce devait être des le départ.
Vendeur oui mais vendeur d'un beau voyage Un film qui vous raconte enfin une belle histoire... ce qui dans un cinéma remplis de remake et suite divers fais beaucoup de bien. On rentre dans la salle avec sa vie et on sort avec de quoi l'oublier un peu ou surtout l'accepter un peu plus. Les acteurs et le réalisateur font mouche ils visent et touchent droit au cœur à notre humanité.
« On ne chasse pas le Lion, on le tue ! » Faisant des études commerciales et étant fort intéressé par le premier long-métrage de Sylvain Desclous, Vendeur est une bonne surprise ! Le scénario est ambitieux et décrit parfaitement le monde de la vente (pour ici, on traite des cuisines). Mais, il y a aussi une partie où l'on parle d'une relation père/fils assez froide. Serge (G. Melki) est l'un des meilleurs vendeurs de France. Ce n'est pas le cas de son fils Gérald (P. Marmai), qui vient pourtant lui demander de le pistonner pour obtenir provisoirement un emploi de vendeur afin de sauver son restaurant en faillite. Un décor composé uniquement de zones commerciales, de bars et de routes. L'atmosphère de l'oeuvre s'avère très sombre, indécise avec une bande son honorable... La distribution des acteurs est bonne. Gilbert Melki, un acteur que l'on voit peu de nos jours au cinéma, est saisissant et très juste dans son rôle de meilleur vendeur en fin de carrière. Un homme solidaire dans lequel il ne peut se passer d'alcool, de sexe et de drogues. Et, Pio Mamai apporte pas mal d'émotion à son personnage, il le rend attachant. Le tandem fonctionne correctement ! Les rôles féminins sont un peu mis à l'écart, Caroline Poidatz est bouleversante, malgré ses courtes apparitions à l'écran. Sarah Giradeau reste passable, sans plus et n'apporte pas de grand intérêt à l'oeuvre du cinéaste. Des dialogues qui donnent un ton dynamique. Le spectateur apprend que le milieu de la vente s'avère rude et sans pitié où seule la commande finale compte ! Pour finir, Sylvain Desclous réussit à faire de ce Vendeur une oeuvre très intéressante et profonde. Un portait du métier prenant. Un cinéaste à suivre, donc...